Retour
Glossaire - Biographies
Abbesses
Photos

(Arles, chef lieu d'arrondissement des Bouches du Rhône, sur le Rhône.)

- Haut Moyen Age

Le Monastère St Jean est fondé le 26 Août (512) par l'archevêque d'Arles, Césaire qui en nomme sa soeur Césarie, 1ère Abbesse. Ce monastère fait suite à une 1ère tentative d'implantation hors de murs dans les années (506)-(507) détruite par les troupes Franques et Burgondes lors du siège d'Arles en (507)-(508). Un peu plus d'un (½ siècle) plus tard autour de (567), une épouse du Roi de Bourgogne Gontran, probablement Marcatrude ou Teutéchilde d'après Grégoire de Tours, y est enfermée. Le rayonnement du monastère et de ses 1ères Abbesses permettent à la Règle de Césaire de se diffuser largement dans le Royaume des Francs, à commencer par le monastère créé à Poitiers par Radegonde, l'ancienne épouse du Roi Clotaire, qui effectue un séjour à Arles vers (570). Le 12 Août (632), l'archevêque d'Arles Théodose participe aux funérailles de Ste Resticula ou Resticule, la 4ème Abbesse du monastère.

Le monastère paraît avoir cessé d’exister du (VIIème siècle) au (IXème siècle). Vers la fin des années (860), l'archevêque d'Arles Rotlang arrache de l'empereur Louis II, l'autorité sur le monastère. En (887), dans son testament l'archevêque Rostang, successeur de Rotlang, donne un nouveau départ à l’abbaye. Elle connait ensuite une période de sujétion à l'archevêque et d'indépendance.

- Moyen Age

En (972), elle retrouve son autonomie sous la direction de l’Abbesse Ermengarde nommée par l’archevêque d’Arles Ithier. 20 ans plus tard, le Marquis de Provence Guillaume Ier lui restitue d’importants domaines. En (1194), le pape Célestin III la replace sous son autorité directe. Du (VIème siècle) au (XIIIème siècle), l'abbaye St Jean apparait comme un grand propriétaire foncier doté initialement par Césaire puis par Rostan dans leurs testaments, et enrichi par des achats ainsi que de nombreuses donations. Ainsi en (972), la villa de Nimes est citée dans un acte de donation des églises St Vincent et St Ferréol de Nions à l'abbaye St Césaire. Peu après (1060), la veuve d'Uc des Baux, Enaurs, et ses fils restituent les Albergues qu'ils perçoivent sur la villa d'Agon en Camargue. L'abbaye possède aussi un des 3 cimetières des Alyscamps comme l'évoque une sentence arbitrale de (1121) fixant les droits de sépulture respectifs avec celui de St Honorat.

- Moyen Age tardif

Au (XIVème siècle), l'abbaye se transforme en exploitant agricole dans ses domaines de Camargue Agon, Granouillet initialement en exploitation directe, puis au (XVème siècle), compte tenu de l'insécurité et de l'accroissement des coûts de main d'oeuvre sous la forme de métayage ou de fermage à l'instar des Hospitaliers. La crise démographique liée en grande partie aux épidémies de peste, qui fait perdre à Arles plus de la moitié de sa population entre (1320) et (1430), touche encore plus durement la communauté de Moniales d'origine essentiellement Arlésienne et noble, dont le nombre passe de 108 en (1343) à 22 en (1428). A cette époque, l'abbaye se heurte à plusieurs reprises à l'archevêque et est secouée par des conflits internes liés à la personnalité des Moniales ainsi qu'à la discipline monastique qui se relâche sensiblement. Le problème ne semble toujours pas résolu à la fin du (XVème siècle), quand une Moniale décide de quitter le monastère pour rejoindre une autre commauté à Aix, en raison de la légéreté des moeurs de l'abbaye.

- Ancien régime

En (1559), l'Abbesse Marguerite de Clermont demande aux autorités de faire boucher le passage entre le monastère et le rempart de la ville en raison d'intrusions intempestives de jeunes gens venant faire scandales jusque dans l'enceinte du couvent. En (1628) l'archevêque du Laurens effectue une visite du couvent. Par la voix de son procureur, il juge nécessaire d'établir une prison afin de remettre les religieuses désobéissantes dans le droit chemin. Au milieu des années (1630), l'archevêque d'Arles Jean Jaubert de Barrault introduit la réforme Bénédictine de St Maur dans le monastère.

- Après la Révolution

Sous la Révolution le couvent est fermé puis vendu en (1792) comme bien National. Il est alors détruit en grande partie. En (1877) la congrégation des soeurs de Notre Dame des Sept Douleurs s'y implante et installe un hospice pour personnes âgées qui nécessite des travaux de réaménagement importants confiés à l'architecte Arlésien Auguste Véran. Inauguré le 16 Octobre (1898), le site devient l'hospice St Césaire. En (1995), les bâtiments sont définitivement abandonnés. Le monastère St Césaire était situé au Sud Est de la cité, sur les hauteurs qui dominent l'intersection des boulevards Emile Combes et des Lices.

Haut de page