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- Abbaye N.D. du Bec
- Présentation
* Culte : Catholique Romain
* Type : Abbaye
* Début ds travaux : (1034), puis (1039)
- enfin (1060)
* Fin des travaux : (XVIIIème siècle)
-par les Mauristes
* Style dominant : Régence
* Protection : Classée Monument Historique
- (2008)
- Situation
* Pays : France
* Région : Normandie
* Département : Eure
* Ville : Le Bec Hellouin
- Historique
L’abbaye Notre Dame du Bec est Catholique Bénédictine faisant aujourd'hui partie de la Congrégation de Ste Marie de Mont Olivet et située, près de Brionne. Elle a été fondée en (1034) par Herluin, Chevalier du Comte Gilbert de Brionne. Avec l’arrivée de l’Italien Lanfranc de Pavie, Prieur et Maître de l’école Monastique, puis d’Anselme de Cantorbéry, le Bec devient l’un des principaux foyers de la vie intellectuelle du (XIème siècle), le futur Pape Alexandre II y étudie vers (1050 ainsi que nombre de futurs Légats et Evêques. Depuis près de 1.000 ans, l’abbaye du Bec est liée par l'histoire à la Cathédrale de Cantorbéry, à laquelle elle a donné 3 Archevêques. Laissée en ruines par la Révolution, l'abbaye est classée, à partir de (1840), au titre des Monuments Historiques, et aujourd'hui gérée par le Centre des Monuments Nationaux. Elle a retrouvé vie grâce aux Moines Bénédictins qui, depuis (1948), y perpétuent à nouveau la vie Monastique, sous l'égide, depuis son élection en (1996), de Dom Paul Emmanuel Clénet, 49ème Abbé. L'abbaye se compose aujourd’hui de la Salle Capitulaire, du Cloître (XVIIème siècle) et des majestueux bâtiments Conventuels (XVIIIème siècle). La grande église Abbatiale (XIVème siècle) ne possède plus que ses fondations, l’église actuelle se trouve dans l’ancien Réfectoire). L’ensemble est dominé par la puissante tour St Nicolas (XVème siècle).
- Fondation de l'abbaye
Contrairement à ce qui se faisait le plus souvent au (XIème siècle), l'origine de la fondation de l'Abbaye du Bec n'est pas une Dotation de riches Seigneurs Normands, mais celle d'Herluin, simple Chevalier sans éducation, tardivement touché par la Dévotion. Propriétaire de terres à Bonneville, sur le plateau à l'Ouest de la vallée du Bec, Herluin s'y retire et y bâtit un Ermitage en (1034 avec l'accord du Comte Gilbert de Brionne, le Seigneur local et son ancien Maître. Cette 1ère Donation se limite au Patrimoine de son Fondateur, et la Charte mentionne :
"Que tous ceux qui font profession de la religion chrétienne sachent que moi, Hellouin, fils d'Ansgot, en présence et de l'agrément et de l'aveu de mes Frères, Eudes et Roger, avec l'approbation de Gilbert, Comte, d'Albert et de Ranulphe, du consentement de Robert, Comte, et de Robert, Archevêque, j'ai donné à Notre Dame le tiers de Bonneville, y compris les dépendances, Quevilly et Surcy, avec ce qui dépend de ces 2 domaines, la terre de Cernay avec ses attenances, biens qu'Ansgot, mon Père, a possédés pendant sa vie, j'y ajoute la dot de ma Mère qui, par la volonté expresse de mon Père, m'a été donnée en entier, en présence des témoins Fulbert, Prêtre, Vital Rainald et autres."
Le 24 Mars de l'année suivante, l'Evêque de Lisieux le nomme Abbé, à la tête du Monastère soumis à la règle de St Benoît, et consacre la Chapelle dédiée à Notre Dame.
Pendant 5 ans, Herluin et ses compagnons cultivent et défrichent les terres autour du Monastère. Puis, vers (1039), ils doivent descendre dans la vallée en raison du manque d'eau sur le plateau et s'installent à Pont Authou, à la confluence du Bec et de la Risle. Une seconde Eglise est consacrée le 23 Février (1041) par l'Archevêque de Rouen Mauger. 136 Moines font profession sous l'Abbatiat d'Herluin. Les possessions s'étendent notamment par une part de la forêt de Brionne, le Parc du Bec, grâce au soutien de Guy de Bourgogne, Seigneur de Brionne après l'assassinat du Comte Gilbert, et l'abbaye de St Evroult, apportée par Guillaume Giroie dans laquelle Herluin restaure la vie religieuse.
- l'Ecole du Bec
Le rayonnement du Monastère commence à se faire sentir avec la création de l'école du Bec, en (1045), par Lanfranc de Pavie arrivé en (1039) dans la Communauté, et qui devient Prieur de l'Abbaye. Comme les monastères Bénédictins au (XIème siècle), elle ouverte non seulement aux Oblats mais aussi aux fils d'Aristocrates, destinés ou non à une carrière Ecclésiastique. Selon Guillaume de Malmesbury, cette école publique permet à la communauté de récolter de larges fonds financiers. Les qualités d'enseignement du Prieur, déjà exercées à Avranches, font venir des élèves de toute la Normandie, fils de Barons et de riches Laïcs. Ils étaient 1 centaine à suivre les cours de Lanfranc. Passeront par ce "centre intellectuel le plus considérable de la Normandie et même de la France", de nombreux intellectuels, comme Anselme de Laon, plusieurs évêques dont Yves de Chartres et le futur Pape Alexandre II, et Anselme d'Aoste, qui succèdera à son Maître Lanfranc à la tête de l'école puis au Siège de Cantorbéry.
La Nouvelle Abbaye se révèle trop petite et malsaine, pour son nombre de Moines, Lanfranc, devenu proche conseiller du Duc Guillaume de Normandie sans abandonner la communauté d'Herluin, une translation et une extension sont envisagées. Financés par les dons des Seigneurs Normands dont les enfants fréquentent l'école, les travaux débutent en (1060). En 3 ans, les bâtiments Claustraux sont achevés, mais les Moines ne quittent Pont Authou qu'à l'Automne (1073). Anselme, arrivé comme élève en (1059), devient Prieur et Ecolâtre du Bec quand son Maître Lanfranc est appelé par Guillaume le Conquérant à la tête de l'Abbaye St Etienne de Caen en (1063). Après que Lanfranc soit nommé par le Duc, Archevêque de Cantorbéry en (1070), l'élève et le maître, tous 2 Italiens, poursuivent à distance une relation épistolaire faite de respect mutuel. Le Primat d'Angleterre vient consacrer le 23 Octobre (1077) la nouvelle Eglise, en présence des évêques de "Bayeux, Évreux, Lisieux, Sées et Le Mans", et de nombre de "Seigneurs Normands, français et anglais". Herluin meurt en (†1078), et Anselme lui succède comme Abbé du Bec, avant d'être appelé en (1093) à succéder à Lanfranc à Cantorbéry.
- Lanfranc et Anselme de Cantorbéry
Sous la direction de Lanfranc puis d'Anselme, l'enseignement du Trivium et du Quadrivium à l'école du Bec a gagné une réputation de qualité, exceptionnelle, qui a fait venir pendant un (1/2 siècle) des élèves :
"de France, de Gascogne, de Bretagne, de Flandres, d'Allemagne et de Rome. Si le sanctuaire Normand possède aussi des Chaires de Théologie, d'écriture Sainte et de Droit Canonique et Civil, il se différencie des autres communautés scolaires de cette Epoque par l'importance donnée par ses 2-1ers Ecolâtres à la Littérature, la mettant presque autant à l'honneur que la discipline Monastique. Et lorsque Baudri de Bourgueil visite l'Abbaye, il loue l'esprit Religieux dans toute sa plénitude, sans mensonge, sans flatterie, sans défaillance. Un esprit de douceur et de bénignité vanté également par l'abbé Porrée dans son Histoire de l'Abbaye du Bec, et que Bernard Gicquel attribue aux 3 fondateurs de l'Abbaye Herluin, Lanfranc, et Anselme ayant respectivement apporté la Piété, la Science et la Mansuétude. A l'enseignement de la Scolastique, s'ajoute la participation de l'abbaye aux controverses Théologiques de son temps, telle celle sur la nature de l'Eucharistie pour laquelle Lanfranc défend contre Bérenger de Tours sur le principe d'une présence substantielle et non seulement spirituelle du Corps et du Sang du Christ dans l'Hostie et le Vin, ou encore la dénonciation du nominalisme de Roscelin de Compiègne par Anselme. Autre trace de cette activité intellectuelle, l'écriture très probable dans cette enceinte vers (1050) de la Chanson de St Alexis, et plus tard la Chanson de Roland de Turold. La musique y est également pratiquée."
La Prestigieuse école forme durant cette période des auteurs de la pensée Ecclésiastique, :
"Des acteurs du Monachisme Normand, des Réformateurs de l'Eglise d'Angleterre. Ainsi, on compte parmi ses élèves le futur Pape Alexandre II, Guillaume Bonne Ame, Archevêque de Rouen, Yves, évêque de Chartres, les évêques de Rochester Hernost, Gundulf et Arnoul, Foulques, évêque de Beauvais, Turold d'Envermeu, évêque de Bayeux, Guillaume, Abbé de Cormeilles, les 1ers Abbés de Lessay Roger et Geoffroy, Henri, Abbé de la Bataille, Richard, Abbé d'Ely, Richard, abbé de Ste Vaubourg, Lanfranc, neveu de l'écolâtre, abbé de St Wandrille, Adelelme, Abbé d'Anchin, Lanfred, Abbé de St Wulmer, William, écolâtre de Bamberg, Moine de Fulda et Abbé de Mersbourg, Henri, doyen de Cantorbéry, Bernard, Abbé du Mont St Michel, Durand, Guillaume, Normand, Abbés d'Ivry, Jean, Abbé de St Sabas, et Jean, Abbé de Telese, en Italie, ou encore les Théologiens Anselme de Laon et Guitmond."
Les Edifices de l’Abbaye fondés par Helluin n’existent plus mais ont été remplacés par des bâtiments des (XVIIème et XVIIIème siècles), joyaux de l’architecture Mauriste, de la congrégation de St Maur. L’actuelle abbatiale comporte des voûtes et 19 baies qui l’apparentent à la Nef.
Au fond de l’église sont exposées des statues de l’ancienne Abbatiale telle que N.D.du Bec. La tombe à l’effigie du Père Helluin est dans le Choeur. Le Cloître du (XVIIème siècle) est l’un des 1ers de types classique avec une terrasse à l’Italienne et a été construit sur les ruines de l’ancien Cloître. Il conserve une porte décorée de style Gothique. Les bâtiments Conventuels sont de style Régence et sont à la recherche d’espace et de lumière. Ils comportent de larges fenêtres qui ouvrent sur de grands volumes. La Tour St Nicolas, de style Anglo Normand, construite au (XVème siècle), domine la composition.
- le Déclin
Appelé à Cantorbéry, Anselme choisit en (1093) pour lui succéder à la tête de la Congrégation, Guillaume de Montfort sur Risle, Prieur de Poissy après avoir passé 15 ans au Bec. De (1077) à (1106), le Bec enregistre la fondation de 11 Prieurés aussi bien en Normandie qu'en Ile de France et en Angleterre. A ce moment, l'Aristocratie est très impliquée dans le développement du Bec, tant au niveau le plus élevé avec les Ducs de Normandie et les Rois de France, qu'au niveau des familles qui gravitent dans l'entourage des précédents, ou de la petite Aristocratie qui dote le Bec de terres, de fours, de moulins et d'églises dans le voisinage de l'Abbaye. On trouve notamment parmi ses bienfaiteurs les noms de Richard de Bienfaite, Henri d'Eu et Hugues III de Meulan.
L'école du Bec perd de son rayonnement au début du (XIIème siècle), époque correspondant au départ d'Anselme pour l'Archevêché de Cantorbéry et avec lui l'émigration en Angleterre de plusieurs de ses Compagnons, ainsi qu'à l'affaiblissement général des écoles Monastiques au profit des écoles Urbaines qui se multiplient, en particulier celles de Paris. Tandis que le nombre des Moines sur place diminue au profit des Prieurés donnés ou fondés sous l'autorité de la Communauté, il n'y a plus au Bec ni Philosophe, ni Théologien au milieu du b>(XIIème siècle). Jusqu'à la fin du Siècle, l'Abbaye poursuit toutefois sa tradition scolaire et intellectuelle, accueillant en ses murs le Chroniqueur Robert de Torigni et les poètes Etienne de Rouen et Pierre de Dives, et sa réputation attire toujours de nouveaux Frères, à l'instar du Roi Philippe Ier et le Dauphin Louis VI qui s'affilie au Bec sous l'Abbatiat de Guillaume.
L'abbaye continue de s'agrandir et de voir augmenter son rayonnement. La célèbre Abbaye possède dans tout le pays de si gros revenus et de si vastes propriétés que l'on dit à son propos : "De quelque côté que le vent vente, l’abbaye du Bec a rente". Elle profite de la générosité de nombreux donateurs, parmi lesquels Henri Ier d'Angleterre, proche de l'Abbé Boson, puis sa fille Mathilde l'Emperesse qui s'y fait inhumer en (†1167). Avec la conquête de l'Angleterre par le Duc Guillaume de Normandie, les Barons lui concèdent maints domaines en Angleterre même : ainsi, le village de Tooting Bec, aujourd’hui dans la banlieue Londonienne, tient il son nom de ce que l’abbaye en possédait les terrains.
En (1138), Thibaut, ancien Prieur du Bec, puis Abbé, est élu à son tour Archevêque de Cantorbéry. A l'Abbaye, lui succède Létard, Moine natif du village du Bec, qui fait construire la salle Capitulaire de (1140) à (1146), grâce aux libéralités de Robert de Neubourg qui prend la Robe à la fin de sa Vie. Le successeur de Létard, Roger 1er, fait rénover entièrement l'église Abbatiale, dont la 1ère pierre est posée le 14 Août (1161) par l'évêque Rotrou et la consécration célébrée en Avril (1178) en présence du Roi d'Angleterre. Roger fait également édifier une Infirmerie et une Maison pour recevoir les Voyageurs, rénover le Dortoir, creuser des canaux pour porter l'eau aux Appartements.
L'église est partiellement détruite en (1195). En (1214), l'Architecte Enguerrand, successeur de Jean d'Andely pour l'édification de la Cathédrale de Rouen, entame sa reconstruction. Les travaux sont poursuivis par Gautier de Meulan, mais elle est brûlée à 2 reprises avant d'être reconstruite vers (1275).
Mais au milieu du (XIVème siècle l'Abbaye doit s'organiser en raison de la Guerre de 100 Ans. Le plan de Louis d'Harcourt qui prévoit de démolir l'église à peine érigée n'est pas appliqué, mais en (1358) la Basilique et le Chapitre sont fortifiés et entourés de fossés, tandis que 3 côtés du Cloître et une partie du Dortoir et du Cellier sont rasés. Financièrement exsangue, partiellement détruite par le conflit, l'Abbaye est restaurée à l'ultime fin du (XIVème siècle). Mais la lutte entre Anglais et Français se poursuit, et en (1418), après un siège d'1 mois par le Duc de Clarence, la place forte se rend en laissant l'Abbaye aux pillards. Reprise en (1421) par les Français, les fortifications du Bec sont par la suite rasées par les troupes Anglaises. Pour abriter ses Moines durant le conflit, l'Abbé Robert III fait construire l'hôtel du Bec à Rouen, à l'emplacement de l'hôtel des Fontaines. C'est surtout à partir de (1450), à la sortie des hostilités, que l'Abbaye commence à se redresser sous l'administration de Geofroy d'Epaignes, qui restaure Eglise, bâtiments Claustraux et Infirmerie, et de celle de Jean Bouchard, 1er Abbé Commendataire, qui fait achever le Beffroi. Robert d'Evreux lui succède en (1484) comme Abbé Régulier, il démissionne l'année suivante en faveur de Guillaume Guérin (1492)-(1515), 33 Abbé du Bec, et dernier Régulier. Cependant, le Roi Louis XI, quant à lui, confirme les privilèges de l'Abbaye, par ses lettres Patentes, en avril (1479).
- Régime de la Commende
Le régime de la Commende est établi par le Concordat de Bologne de (1516) conclu entre le Pape Léon X et François Ier. L'A bbé n'est plus élu, mais nommé par le Roi de France. Ces Abbés sont mis en place plus pour les revenus des Abbayes que pour assurer leur direction ou la défense de leurs intérêts. En effet, une part importante des rentes de l'Abbaye leur revient, cette part, d'au moins 1 tiers, peut se monter aux 2 tiers. Le Bec connait 7 Abbés Commendataires dont le plus jeune est âgé de 9 ans. Le régime de la Commende affaiblit beaucoup l'Abbaye financièrement, mais aussi spirituellement si bien que l'esprit Monastique s'étiole. A cela, il faut ajouter les troubles causés par les guerres de Religion. L'Abbaye est complètement saccagée par les Huguenots et 2 Moines sont égorgés. Les Moines sont obligés de quitter l'Abbaye et les Abbés Commendataires laissent les bâtiments à l'abandon, très vite l'Abbaye n'est plus que ruines.
- Réforme de Saint Maur
La Congrégation Bénédictine de Saint Maur entreprend de Réformer la plupart des Monastères Français par une restauration de la Discipline régulière, une vie austère tournée vers le travail intellectuel et des travaux d'érudition. Elle engage aussi de vastes entreprises de construction, dont le Bec, une des 1ères Abbaye à être Réformées, bénéficie largement. Malgré la forte réticence de la plupart des Abbés Commendataires, l'Abbaye du Bec est restaurée avec beaucoup de soin. Le rayonnement intellectuel de l'Abbaye s'en trouve également grandi. Mise en économat en (1766), l'abbaye du Bec est donnée en (1782) à Yves Alexandre de Marbeuf (1782)-(1790), évêque d'Autun, puis Archevêque de Lyon à partir de (1788). Il devait être le dernier Abbé du Bec.
- la Révolution
La Révolution Française arrive et, en (1792), le dernier Moine est expulsé. Pendant une dizaine d'années, les bâtiments subissent dégradations et pillages divers. Le chartrier est brûlé, la bibliothèque pillée, les sculptures martelées, jusqu'à ce qu'en (1802), les lieux soient transformés en dépôt d'étalons à usage de l'armée. Le mobilier cultuel Maître Autel, Jubé, les pierres tombales des Abbés sont transférés en l'église Ste Croix de Bernay. L'église Abbatiale et la salle Capitulaire sont vendues comme carrière à pierres en (1809) et détruites. Les bâtiments Conventuels, transformés en écuries et en chambrées de Caserne, résistent malgré tout à cet état de choses qui dure jusqu'en (1940). En (1802) Napoléon transforme le Bec en dépôt d'étalons dépendant du haras du Pin. Le nombre d'étalons au Bec varie dans le temps de 25 à plus d'une cinquantaine . L'arrivée des chevaux sauve l'Abbaye d'une destruction qui aurait fini par être complète, mais pour adapter un Monastère aux nécessités d'un haras on a engagé d'importantes transformations et quelques démolitions. Malgré cela, les bâtiments n'ont jamais été parfaitement adaptés à ce nouvel usage. Le manège est installé dans le Cloître du (XVIIème siècle), et la grande écurie dans le Réfectoire Mauriste du (XVIIème siècle), l'église Abbatiale actuelle. Quand le corps de Remonte est créé en (1831), le dépôt de remonte du Bec devient une succursale du dépôt de Caen actuel Quartier Lorge, siège de la 1ère Circonscription de Remonte. A partir de (1945), les chevaux ont également accès au 2ème étage par l'escalier des Matines dont la conception aux larges marches, peu hautes, permet cette ascension. Photos à gauche le logis de l'abbé commandataire construit en 1735 sur les fondations d'anciens bâtiments, et à droite la tour, construite en 1467 et destinée à recevoir les grosses cloches dont le poids ébranlait les tours du portail de l'abbatiale lorsqu'on les sonnait en volée.
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