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Glossaire - Biographies
Photos

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- Abbaye N.D. de Bellevaux.
* Ordre : Cistercien.
* Abbaye Mère : Abbaye de Morimond.
* Fondation : (1119).
* Fermeture : (1830).
* Diocèse : Diocèse de Besançon.
* Fondateur : Pons Ier de La Roche.
* Protection : Inscrit Monument Historique (1946).
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- Localisation.
* Pays : France : Franche-Comté.
* Haute-Saône : Cirey.

Bellevaux, Bella Vallis" fut fondée par Pons Ier de la Roche et Étienne de Traves en (1119), il s'agit de la 1ère fille de l'abbaye de Morimond et fut aussi la 1ère Abbaye Cistercienne en Franche Comté. La naissance de l'Abbaye de Bellevaux coïncide avec l'apparition de la lignée des Seigneurs de La Roche sur Ognon vraisemblablement issus des Seigneurs de Scey et de Traves, un domaine foncier lui est constitué avec l'aide des Seigneurs de Cirey et de Chambornay.

L'église est consacrée en (1143) et dédiée à Notre Dame. De l'Abbaye dépendent 4 Granges en (1139), 8 en (1178) "Cirey, Magny, Valleroy, Baslières, Trevey, Argirey, Champoux et Braillans" les 2 dernières permettant des défrichages aux alentours. Bellevaux participe à l'essaimage des Abbayes à la suite de sa Mère Morimond, dès (1124), elle concourt à la création de l'abbaye de Lucelle au diocèse de Bâle puis, au diocèse de Lausanne, à celle de Montheron vers (1130). Dans sa proximité immédiate, elle crée les établissements de Rosières (1132) et la Charité (1133), puis, les sires de La Roche étant devenus Seigneurs en Attique à la suite de la 4ème croisade, l'abbaye de Daphni, parfois appelée "Abbaye de Laurum" dans certains actes, en Grèce actuelle.

Ala fin du (XIIème siècle, l'Abbaye a la chance d'obtenir des reliques très importantes, celles de Pierre de Tarentaise. Ancien Moine devenu Archevêque de Tarentaise (1141) (1174), il parcourt la Bourgogne pour obtenir au Pape des soutiens dans sa lutte contre l'Empereur quand la Mort le surprend. Malgré les voeux des chanoines de Tarentaise, il est enterré à Bellevaux et, fort de sa réputation de Saint Homme et de thaumaturge, est Canonisé dès (1191). Bellevaux devient dès lors un important centre de Pèlerinage tandis que de nombreux Nobles des alentours, au 1er rang desquels les Sires de La Roche et même 3 Archevêques de Besançon Gérard, Nicolas et Eudes de Rougemont se font enterrer dans l'Abbatiale. Après la Révolution Française, les reliques sont transférées dans l'église de Cirey.

A partir du (XIVème siècle), les granges sont affermées et l'abbaye investit dans les salines de Lons le Saunier et de Salins les Bains. Ils font construire un hôtel particulier à Besançon. Les effectifs baissent pour atteindre une vingtaine de Moines 18 en (1352) lors de la visite de l'Abbé de Morimond. La situation est de plus en plus difficile, l'Abbaye ne compte plus que 6 Moines en (1497) et on en vient à exposer exceptionnellement les reliques de Pierre de Tarentaise pour attirer les aumônes afin de réparer l'église.

La Commende s'impose peu à peu, Jean Rolin, fils du Chancelier Rolin devient abbé en (1455). Elle est définitive à partir de (1551) et l'Abbatiat de Pierre d'Andelot. La guerre de 10 ans frappe l'abbaye de plein fouet, en (1650), le Prieur dit n'avoir plus de nappe pour l'autel ni de livre pour dire la Messe. Il est le seul occupant. Au (XVIIIème siècle) la situation s'améliora considérablement, Les revenus des nombreuses possessions étaient abondantes, les 4-5 Moines avec une douzaine d'employés menaient une vie confortable, et des bâtiments somptueuses sont érigé sous le dernier Abbé Commendataire, par ailleurs évêque d'Évreux, Louis Albert de Lezay Marnésia.

L'abbaye est vendue comme bien National en (1791) à Thomas de Vesoul, qui les revend en 1795 au général Pichegru. En <(b>1817, Eugène Huvelin, ancien moine de l'Abbaye de Sept Fons, et 2 convers du même monastère rachètent les bâtiments des héritiers de Pichegru et y installent une nouvelle communauté de 25 moines, sous l'observance de Sept Fons. Dom Huvelin fait revenir les reliques de Pierre de Tarentaise, installée dans une chapelle aménagé dans une prolongation du bâtiment avec les écuries en dehors de la clôture.

En (1830), après la mort de Dom Huvelin, l'abbaye est rattachée à La Trappe. Cependant, devant l'hostilité des villageois à l'occasion de la Révolution de (1830), les religieux préfèrent se retirer d'abord en Suisse. Leur situation impose la vente de Bellevaux, et après l'échec des tentatives de racheter leur ancien monastère franc comtois au Val St. Marie Doubs et puis dans les abbayes de la Grâce Dieu Doubs et de Tamié Savoie. L'abbaye repasse en main privée en (1838) et a servi depuis lors d'habitation (1837) (1957) de la famille de Ganay, de centre de vacances et de formation et, depuis (1994), de nouveau d'habitation. L'abbaye a été inscrite aux "Monuments Historiques" par arrêté du 27 Décembre (1946) et son site classé par arrêté du 20 Juin (1951). Elle est aujourd'hui propriété privée.

- Bâtiments, réseau hydraulique

L’abbaye fut construit au fond d’un petit vallon, qui s’ouvre vers la vallée de l'Ognon. Les bâtiments se trouvent au milieu d’un terrain à peu près rectangulaire d’environ 8 hectares entouré par un mur d’enceinte. La fondation ne fut point situé dans un désert, mais sur un terrain cultivé dans la voisinage de 2 villages Cirey et Chambornay. L’orientation des bâtiments suivait la topographie du vallon, le choeur de l’église ne fut donc pas orienté vers l’Est, mais vers Sud-Ouest.

Dans les bâtiments actuels on ne peut observer que des restes de l’Abbaye Médiévale. L’église Abbatiale Romane, dédiée en (1143), est très mal documentée. Des sources du (XVIIIème siècle) parlent de 3 nefs voûtées, 3 autels dans le choeur et 2 Chapelles latérales qui donnent sur le bas côté gauche. La longueur totale était d'au moins 50 mètres. Plusieurs éléments de la décoration sont conservés, "clef de voûte, chapiteaux, ogives". Ils démontrent que l’édifice n’était pas tout à fait un exemple de la simplicité Cistercienne, alors que l'église est à peu près contemporaine de l’abbaye de Fontenay. Ce fait était peut être dû au fait que la famille fondatrice de l'abbaye, les La Roche, voulaient faire de l’église leur sépulture familiale. Sur la façade Sud-Est de l’actuel bâtiment Conventuel, on voit un pilastre in situ avec un chapiteau, décor végétal, y inséré au (XIXème siècle) et une console avec ogives, probablement "in situ", ainsi que 3 portes qui donnaient sur le transept, le choeur, la porte de la sacristie avec jambage Médiévale, au moins en partie pas "in situ", la porte à l’escalier du dortoir et la porte au cloître (1786)(1788). Une sondage archéologique en (1986) a mis au jour une petite partie du sol de l’église, Post Médieval peu sous la surface actuelle. Les mêmes sondages ont démontré que le cloître était un carré exact, surface intérieure 43m,50 x 43m,50. Pendant des travaux en (2012) un reste de la jambage d’une porte était visible devant la façade Nord-Est, avec le seuil à 1m,40 sous le niveau actuel.

Au plus tard vers la fin du (XVIIème siècle) l’aile Nord-Ouest du complexe, au Moyen Âge l’aile des frères Convers, fut transformé en logis Abbatial, l’abbé César de Marnais de La Bastie y ajoute un pavillon. Un projet détaillé de (1741) pour la construction d’un nouveau logis Abbatial indépendant, probablement sur la surface au Sud-Ouest du Bâtiment Conventuel n’aboutit jamais. Plusieurs travaux d’entretien sous la direction de l’architecte Claude Pierrot de Besançon sont documentés pour les années (1740) et (1750) . Le logis Abbatial fut rénové. Les chapelles latérales au bas nef droite, au Sud-Est de l’église furent démolies pour permettre la réparation du mur extérieur. Le niveau du pavé de l’église fut levé 1,50 pieds. Le clocher fut reconstruit. 4 ogives du cloître furent reconstruites pour mieux soutenir les voûtes de l’église. Le grand bâtiment avec écuries et grainiers est daté (1762), le porche (1764). Probablement aussi dans les années (1760) le mur d’enceint fut reconstruit. En (1777) on prolongeait le bâtiment avec les écuries et on commençait à reconstruire et voûter les canaux, qui étaient jusqu’ici seulement couvert par des planches. La plus grande entreprise de reconstruction se déroula entre (1786) et (1788), le Bâtiment Conventuel notre maison, l’aile Sud-Est et une partie de l’aile Nord-Est, fut reconstruit sous la direction de l’architecte Joseph Cuchot de Besançon. Un souci permanent était le niveau des bâtiments, qui était plus bas que les alentours, et l’état précaire des plusieurs conduits d’eau. Pour le nouveau bâtiment on y porta remède avec le renouvellent intégral du réseau hydraulique et un rehaussement considérable du niveau du rez de chaussée. Seulement autour du cloître et vers l’église des anciens murs furent intégrés dans la nouvelle bâtisse.

Les inventaires révolutionnaires mentionnent le mauvais état des bâtiments qui n’étaient pas reconstruit. Probablement peu après la vente aux enchères de (1791 la démolition de l’église et l’exploitation de ses matériaux commencèrent. En (1830 encore les tristes ruines de l’église furent mentionnées. C’était donc la famille de Ganay qui faisait raser les derniers restes des bâtiments autour du cloître qui précédaient celui de (1786)(1788), y inclus le logis Abbatial. Le Bâtiment Conventuel, appelé château sous la famille de Ganay, a une façade principale asymétrique, probablement une axe de fenêtres à gauche était adossé au transept de l’église. L’aile principale, Sud-Ouest contient un aile complète du cloître, celui avec l’entrée principale et la cuisine Nord-Ouest) une partie d’un autre. Beaucoup d’éléments de la décoration intérieur d’origine sont conservés, mais les pertes et dommages causés de (1957(1993) sont considérables. L’intérieur avec les somptueuses décorations sont surprenant peu monastique et montrent la bienséance de l’abbaye du (XVIIIième siècle). Au rez de chaussée on trouve une enfilade de réfectoire, grand salon avec boiseries de Sieur Faivre sculpteur et ébéniste à Besançon, vestibule, petit salon, et 2 chambres d’hôtes. Un splendide escalier de pierre calcaire de Chailluz pierres de taille, Sieur Bataillan à Besançon, rampe Sieur Saint serrurier à Besançon mène à une grande galerie à l’étage, où des portails avec frontons donnent accès aux chambres des moines. Le petit bâtiment au Nord de l’aile de la cuisine, construit au même temps que le Bâtiment Conventuel, était destiné pour le lavoir, la boulangerie et le cave des vins. Le porche d’entrée de (1764) donne sur un chemin entre 7 anciens platanes et le bâtiment de (1762)-(1777) avec les écuries et les grainiers, fortement modifié dans les années (1970).

Le réseau hydraulique avec une source abondante capté au Nord-Est du lavoir, certainement depuis les origines de l’abbaye la source principale d’eau potable, jusqu’au <(XIXème siècle) on lui attribuait des forces miraculeuses surtout pour les maladies des yeux, est bien conservé dans l’état du (XVIIIème siècle).

- Listes des Abbés


* 1119-1156 : Pons de La Roche, fils de Pons Ier de La Roche, fondateur de l'abbaye.
* 1156-1163 : Burchardus (écrivain rénommé).
* Bernardus - Conradus - Guido I - Guillelmus I - Wecilo - Herbertus - Odo - Simon - Humbertus I.
* Stephanus I - Petrus - Theodoricus - Jordanus - Nicolaus - Pierre II de Gy - Jean de Nant.
* Guido II - Johannes II - Antonius I - Stephanus II - Guillaume II de Moûtier.
* 1455-? : Jean Rolin.
* Jacques de Theulley de Pontailler - Antonius II de Nant.
* 1530-1546 : Marc Cussenet.
* Jean II de Tartre.
* 1551-? : Pierre III d'Andelot.
* Pierre IV d'Andelot - Louis I de Tartre - Pierre V d'Albamey.
* 1607-1621 : Philippe Boitouzet.
* 1621-1633 : Jean-Baptiste de Cuzance.
* 1633-1660 : Louis II Delatour.
* 1660-1682 : Humbert II de Precipiano.
* 1682-1731 : César de Marnais de la Bastie.
* 1731-1790 : Louis-Albert de Lezay-Marnésia.

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