Glossaire -
Biographies
Abbés
Photos
- Abbaye de Cadouin
- Présentation
* Diocèse : Sarlat
* Fondation : (1115)
* Début construction : (1115)
* Dissolution : (1791)
* Abbaye mère : Abbaye de Pontigny
* Lignée de Abbaye de Pontigny
* Abbayes filles
* Granselve jusqu'en (1145)
* Abbaye Gondon
* Abbaye Bonnevaux
* Abbaye Ardorel
* Abbaye La Faise
* Abbaye St-Marcel
* Style : Roman
* Protection : Classée Monument Historique (1840)
* Patrimoine Mondial (1998)
- Situation
* Pays : France
* Province : Duché d'Aquitaine
* Département : Dordogne
* Commune : Le Buisson de Cadouin
- Ses origines
L'Abbaye de Cadouin classée "Monument
Historique", elle a été fondée en (1115) dans un
étroit vallon au Sud de la Dordogne. Dès (1119), elle a
été rattachée à Cîteaux, Abbaye
bourguignonne fondée en (1098). St Bernard, qui y fit profession
en (1113), il inaugura la réforme dite Cistercienne. Cadouin est
très vite devenue la plus prestigieuse Abbaye
Périgourdine. Sa notoriété s'est en grande partie
construite autour d'une pièce de tissu qui a longtemps
été considérée comme le St Suaire. Un
important pèlerinage s'est développé autour de
cette relique ce qui a enrichi l'abbaye.
Complètement
insérée dans le village, l'Abbaye de Cadouin semble se
fondre dans le paysage, rien qui ne veuille lui donner trop
d'importance, et pourtant c'est à l'Abbaye que le petit village
de Cadouin doit sa renommée. L'abbaye est fondée par
St Géraud de Salles et une dizaine de moines envoyés
par l'Abbé de Pontigny. Rapidement rattachée à
l'ordre Cistercien, l'abbatiale fut dédicacée en (1154).
Probablement entre (1201) et (1215), date de la 1ère mention
du Suaire dans un acte de Simon IV de Montfort, l'abbaye entre en
possession du Suaire du Christ et le conserve durant plusieurs
siècles. Cette relique insigne vaut à l'abbaye de devenir
un grand lieu de Pèlerinage sur le chemin de Compostelle. Les
pèlerins viennent se recueillir sur ce morceau de tissu, d'une
grande finesse qu'un moine a ramené d'Orient et qui aurait servi
à envelopper la tête du Christ. Le petit bourg va profiter
de cette manne et rapidement prospérer.
Ce
pèlerinage décline pendant les Guerres de Religion, mais
est relancé en (1644), par la publication d'un
procès verbal d'authenticité de Mgr de Lingendes. Les
abbés Louis d'Arodes (1660)-(1666) et Pierre Mary (1666)-(1696)
profitent de cette embellie, avant un déclin qui dure
jusqu'à la Révolution et la dispersion des moines. Le
St Suaire est sauvé de l'incendie par le Maire, qui le cache
chez lui sous son plancher, jusqu'à ce qu'il puisse être
rendu au culte le 8 Septembre (1797). Cependant, il ne fait l'objet que
d'un pèlerinage paroissial jusqu'à ce que Mgr Dabert,
évêque de Périgueux, le relance en (1866), regain
de ferveur qui dure jusqu'à (1934).
A
cette date, un historien Jésuite démontre
l'Inauthenticité de l'objet du fait de la présence de
bandes décoratives. Il y relève également une
inscription en Coufique, style d'écriture de l'alphabet Arabe.
Ouvert par la fatiha, la profession de foi Islamique, le texte
indique ensuite que le voile fut tissé pour Al-Musta'li, calife
de l'Égypte fatimide de la fin du (XIème siècle).
Dès le lendemain de la publication de cette information,
l'évêque de Périgueux annula le pèlerinage
à Cadouin, qui perdit là une grande partie de ses
revenus. Habituellement visible dans le cloître de l'abbaye, le
Suaire est parti en restauration à Périgueux en Juillet
(2005). Un fac similé sera bientôt présenté
au public.
L'église
est de style Roman tandis que le cloître, enserré par les
bâtiments conventuels et l'église, est rebâti au
(XVème siècle). Église en Croix Latine, nef
à 3 baies en plein cintre, transept, choeur à abside
avec 2 Absidioles. Coupole à la croisée du transept
surmontée d'un clocher couvert de bardeaux de châtaignier.
Voûtes Romanes de l'église et cloître de style
Gothique Flamboyant. Vous pouvez admireré dans l'église
le plafond du choeur entièrement décoré et peint,
subtilement mis en valeur par une douce lumière et par
l'élégante sobriété de l'édifice.
Dans la "Salle Capitulaire", vous apprendrez l'histoire de cette
étoffe précieuse longtemps prise pour le St Suaire.
Hors les murs, vous remarquerez la porte St louis, vestige de la
1ère enceinte ainsi que la vieille halle du (XVème
siècle).
- Anciennement, N.D. de la Nativité
* Achevé en : (1154).
* État : en service.
* Type de construction : Voûte cylindrique en tonnelle.
* Fonction-usage : Église.
- Dimensions
* Longueur : extérieure 49 mètres.
* Hauteur : à la clé de la coupole de la croisée du transept 16m,50 .
* Largeur : de la nef 7m,70 .
* Largeur : de chaque collatéral 4m,60 .
* Largeur : du transept 23 mètres.
- Chronologie
* XIIème siècle : Un chanoine Périgourdin ramène après la
première croisade un drap de lin passant pour avoir
enveloppé la tête du Christ. L'abbaye devient alors le
siège d'un pèlerinage fréquenté aussi par
des personnages importants Richard Coeur de Lion, Louis IX, Charles V,
Louis XI.
* 1115 : Fondation par Géraud de Salles.
* 1119 : L'abbaye s'affilie à l'ordre de Citeaux.
* 1154 : Consécration de l'église.
* XIVème siècle : Destructions du cloître Roman pendant la guerre de 100 ans.
* XVème siècle et XVIème siècle : Grâce aux libéralités du Roi Louis XI, le
cloître est reconstruit à partir de (1463) par l'Abbé
Pierre de Gaing en style Gothique Flamboyant.
* 1934 : Une étude scientifique montre que le Suaire est un
tissu Egyptien datant du (XIème siècle). Des bandes
brodées portent des caractères coufiques mentionnant un
émir et un calife ayant gouverné l'Egypte vers
(1100). Suppression du pèlerinage.
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