Glossaire -
Biographies
l'Abbatiale -
Les Fresques
l'Abbaye -
Fresques
- Saint Savin
- Présentation
* Culte : Catholique
* Type : Abbaye
* Rattachement : Ordre de Saint Benoît
* Début de la construction : (IXème siècle)
* Style dominant : Roman
* Protection : Patrimoine mondial (1983)
* Monument historique classé : Abbatiale en
- (1840)
* Abbaye en (1974) et (1978)
- situation
* Pays : France
* Région : Nouvelle Aquitaine
* Département : Vienne
* Protection : Patrimoine mondial de l'UNESCO
* Subdivision : Vienne, Nouvelle-Aquitaine
* Type : Culturel
- Historique
L’abbaye de St Savin sur Gartempe est située à St Savin dans le département de la Vienne. Elle est classée au patrimoine mondial de l'Unesco car elle abrite un ensemble de Peintures Murales Romanes très complet, bien conservé et Unique en Europe. La charte de fondation de l'Abbaye ayant disparu lors des Guerres de Religion en (1598), la date de sa fondation reste imprécise mais elle a été fondée sous Charlemagne au début du (IXème siècle). Elle fut édifiée pour les Sts Savin et St Cyprien dont on ignore beaucoup de choses encore aujourd'hui. Au (XIème siècle) a été créé un ouvrage, La Passion de St Savin et St Cyprien, qui tient surtout du genre épique. D'après la tradition, c'est au (Vème siècle) que 2 frères, Savin et Cyprien, qui fuyaient la Macédoine où ils étaient persécutés car ils étaient Chrétiens, furent finalement rejoints sur les bords de la Gartempe. Ils y furent Martyrisés et Décapités. Savin fut inhumé par des prêtres non loin de la ville actuelle, en un endroit appelé Cerisier.
Les reliques des martyrs furent retrouvées (III siècles) plus tard, sur les lieux de leur massacre, Badillus, Clerc à la cour de Charlemagne, décida d'y fonder une église Abbatiale pour y conserver les précieuses Reliques. St Benoît d'Aniane, en (821), y fit appliquer la règle de St Benoît et y fit installer 20 Moines. Il désigna l'Abbé Eudes Ier, qui fit construire la 1ère Eglise.
En (1010), Aumode, Comtesse du Poitou et d'Aquitaine, fit un don considérable à l'Abbaye pour le salut de son âme et celui de sa famille. Cette somme d'argent permit de construire l'église Abbatiale actuelle. La construction et la décoration durèrent de (1040) à (1090), finança la construction des Bâtiments Conventuels. Durant de très nombreuses années, St Savin est restée l'une des plus influentes Abbayes de France. La guerre de 100 Ans sonna le glas de la prospérité du monastère qui changea plusieurs fois de main "Anglais, Français, le Prince Noir". En (1371), le Prince Noir met à feu et à sang le monastère. Durant les Guerres de Religion, Catholiques et Protestants se disputèrent sa possession. Elle fut dévastée d'abord par les Huguenots en (1562) et (1568) qui incendièrent les Stalles Médiévales, les 2 Orgues, les Reliques, les Archives et la Charpente, puis par l'armée Royale en (1574). Ensuite, des Abbés Laïcs furent nommés. Ils étaient plus soucieux de percevoir les revenus de l'Abbaye que de faire entretenir les bâtiments. Vers (1600), un de ces Abbés, le Vicomte de la Guerche, fit démanteler les bâtiments pour en vendre les pierres, c'est ainsi que disparurent en grande partie les bâtiments Conventuels et le Cloître.
A partir de (1611), un de ces Abbés, Henri de Neuchèze, chassa les Moines et s’installa dans l’Abbatiale dont il fit son logis. Il en fut, à son tour, chassé sur ordre du Roi Louis XIII en (1640). C'est aussi en (1640) que l'installation par le Roi de religieux de la Congrégation de St Maur venus de l'Abbaye de Nouaillé permit de mettre fin à cette longue période de destruction. Entre (1682) et (1692) commencèrent la restauration de l'Abbatiale et la construction de nouveaux Bâtiments Conventuels. Les Moines participent à sauver les murs de l'église. Ils la modernisèrent en remplaçant les Autels et en construisant des Bâtiments Monastiques Contemporains. Durant (I siècle), l'Abbaye retrouva sa fonction 1ère jusqu'à la Révolution Française.
En (1792), l'église Abbatiale devint une église Paroissiale et les 4 derniers Moines quittèrent l'Abbaye. Les bâtiments Conventuels devinrent logement d'Instituteur, Gendarmerie jusqu'en (1971), et le Cloître devint le théâtre de fêtes Révolutionnaires. En (1820), la foudre détruisit en partie la Flèche du (XVème siècle), située au dessus de la Tour Porche. Elle s'effondra sur la toiture de l'Abbatiale, ce qui lézarda la voûte de la Nef sur toute sa longueur.
- Prosper Mérimée
En (1833), à la suite d'une visite d'Alexis de Jussieu, préfet du département, au moment où le maire faisait boucher une fissure de la Nef et Badigeonner les peintures murales, l’alerte fut donnée par celui ci auprès du 1er "Inspecteur Général des Monuments Historiques", Ludovic Vitet. On prit alors conscience de la valeur de St Savin et sa sauvegarde fut entreprise. Prosper Mérimée, 2ème "Inspecteur Général des Monuments Historiques", para aux restaurations les plus urgentes dès (1836). Dans un appel adressé à François Guizot, "Ministre de l'Instruction Publique et des Cultes", Prosper Mérimée écrira le 31 Octobre (1835).
"Je n'hésite pas à dire, Monsieur le Ministre, que dans aucun pays je n'ai vu de monument qui méritât à un plus haut degré l'intérêt d'une administration amie des arts. Si l'on considère que ces fresques de St Savin sont à peu près uniques en France, qu'elles sont le monument le plus ancien de l'art de la peinture dans notre pays, on ne peut balancer à faire des sacrifices même considérables pour les conserver".
Pendant 10 ans, Prosper Mérimée devra se battre pour la protéger de la destruction ou de la détérioration par des restaurateurs abusifs. . En (1840), l’église fut classée, et de nombreuses restaurations des maçonneries furent entreprises pour mettre hors d’eau le bâtiment et ainsi stopper la dégradation des peintures. Ainsi en (1849), grâce à Mérimée, elle est considérée comme provisoirement sauvée. En (1877, la Flèche est restituée par l'architecte Jean Camille Formigé, qui intervint aussi sur l'église Ste Radegonde de Poitiers pour la construction du buffetd'Orgues. De (1967) à (1974), des restaurations ont été effectuées, sur la Voûte de la Nef et sur ses Peintures, dans les Cryptes, le Choeur et sur la Tribune.
L’abbatiale en (2006), fut créé de l'Établissement Public de Coopération Culturelle de l'abbaye de St Savin sur Gartempe et Vallée des Fresques, chargé de la gestion touristique et économique de ce site unique en Europe. L'ensemble Abbatial et ses peintures ont connu un important chantier de restauration entre (2005) et (2008) pour améliorer la conservation des Peintures, "éclairage par fibres optiques, restauration des peintures, réfection des vitraux et l'accueil des visiteurs".
- L'église abbatiale de St Savin sur Gartempe
De manière générale, la construction est datée du (XIème siècle). On trouve 3 campagnes de constructions, la 1ère dans le début du (XIème siècle) a vu la construction du Transept puis du Choeur, une 2ème campagne à la fin du (XIème siècle) concerne la construction des 3 travées de l'ouest, une dernière campagne vers (1090) a permis l'édification du Clocher Porche puis des 6 dernières Travées de la Nef.
L’église est bâtie selon un plan en forme de Croix Latine, ce qui était la règle pour les églises Romanes. La croix est tournée vers l’Est pour indiquer aux fidèles le levant, la lumière, symboles du Christ. Elle frappe par l'ampleur de ses dimensions : 76 mètres de Longueur totale, 77 mètres de Hauteur pour la Flèche et 31 mètres de Longueur pour le Transept.
Elle commence à l'Ouest avec un Clocher Porche. Il a été plaqué sur la 1ère façade de l'Abbatiale. Le Clocher, carré, décoré d'arcatures, a été couronné au (XIIème siècle) de 2 étages percés de baies. Il est surmonté d'une haute Flèche à crochets, Pinacles et Parapet, datée du (XIVème siècle), très restaurée au (XIXème siècle). La Nef a 3 Vaisseaux qui comporte 9 Travées. Le Transept vient dans la continuité, long et étroit. Le bras Sud est plus court que le bras Nord car les bâtiments Monastiques y étaient accolés. Des Chapelles orientées sont jointes sur chacun des bras. Le Transept se caractérise par son aspect austère. Le soubassement de ses 2 Chapelles orientées sont dépourvues d'arcatures et leur unique fenêtre est décorée seulement d'un cordon d'archivolte. Au dessus d'elles s'élèvent les hauts murs du Transept renforcés d'étroits Contreforts et percé de fenêtres non ébrasées.
Le Chevet est caractérisé par l'étagement des volumes du Déambulatoire avec ses 5 Chapelles Rayonnantes de même hauteur et des volumes du Sanctuaire. L'unité du 1er niveau est souligné par la présence, au soubassement, d'une arcature aveugle continue. Les courbes dominent. Les fenêtres sont surmontées par des archivoltes moulurées et elles sont encadrées par des Colonnettes. Les murs sont articulés en pans coupés. Ils sont renforcés par de petits contreforts et les fenêtres, non ébrasées, sont dépourvues de décor. Cette modification des traitements des différentes parties du chevet n'est pas connue, changement du parti pris en cours de construction, volonté de hiérarchiser les volumes.
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