Les Béguines.

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L'encadrement des Béguines et des Cisterciennes représentait un danger moral pour l’Eglise. A côté des mesures radicales pour limiter le contact des religieux avec ces Femmes, on voit aussi percer le profit que l’épreuve pouvait engendrer. Les Hagiographes ont mis en avant que dans une perspective pénitentielle, la Femme pouvait aussi être un instrument de salut. Et puis, ces, saintes, avaient comme dépassé leur sexe. Tout ce qui rappelait la condition Féminine faisait horreur à Ivette de Huy, qui, comme Marie d’Oignies, avait été Mariée.

Très vite est donc né le besoin de légitimer l’expérience religieuse de ces "Mulieres Religiosae" et qui peut-être de deux types, la Piété Evangélique axée sur la pauvreté et le travail ou une vie strictement contemplative, marquée par l’Ascèse. Le premier permettait de devenir Béguine, de rester au monde, d’oeuvrer dans les hôpitaux, tandis que le second rendait la vocation Cistercienne plus attrayante, dans un Ordre Contemplatif où le travail manuel n’était pas de rigueur. Du reste, ce n’était pas tant le type de piété qui inquiétait l’Eglise que le fait qu’elles échappaient aux structures de l’Eglise, et c’est pourquoi dans le Diocèse de Liège, on assiste dès le début du (XIIIème siècle) à l’institutionnalisation ecclésiastique du Béguinisme, en particulier par l’ hagiographie. A propos de la "Vita Mariae Oigniacensis" de Jacques de Vitry vers(1215) , dans le Journal des Savants, (1989)" " /1, p. 61-104".