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Biographies Chronologie - L'Ordre - Introduction Règles - Saint Gall - le Flou Monastique - Pérennis - Les Moniales Cisterciennes![]() Le
L'uniformité ne semble pas avoir été imposée car les coutumes et l'horaire étaient très variés. Au début du (XIIIème siècle), les maisons de Moniales qui avaient un quelconque lien avec l'Ordre étaient si nombreuses qu'une méthode d'incorporation des Moniales et d'administration plus organisée et officielle s'imposait. Un statut de (1213) établit que Dorénavant les Couvents ne pourront être incorporés à l'Ordre qu'à la condition qu'ils adoptent une Clôture Stricte . En outre, aucune Abbaye de Femmes ne pourra établir de nouvelles fondations sans l'accord du Chapitre Général. Le succès poussa même le Chapitre Général de (1228) à émettre un décret interdisant de nouvelles maisons. Il ne pouvait pas empêcher un couvent d'observer les règles de Vie Cisterciennes, mais il ne s'engageait ni à lui offrir un soutien Spirituel, ni à assurer les Visites Régulières. Les
Femmes
pénètrent de façon massive dans
l'univers religieux du (XIIIème siècle). Au
Diocèse de Liège et dans l'Empire, des
Religieuses occupent une place de choix dans l'histoire de la mystique;
plusieurs sont inscrites dans la mouvance Cistercienne; Ide
de Nivelles morte en (†1231), Lutgarde de Tongres morte en (†1246),
Béatrice de Nazareth morte en (†1268), Ide de Léau
morte en (†1273), Ide de Louvain morte vers (†1300) sans compter la
mystique Mechtilde de Hackeborn morte vers (†1299) et la grande
Théologienne Gertrude de Helfta morte vers (†1302).
Ces Femmes ont faim de Dieu et en témoignent dans leurs
discours et leurs comportements empreints d'affectivité.
Elles cultivent l'art de parler de l'indicible et de
l'expérience vécue au cours de leur rencontre
avec Dieu. Elles sont inspirées par les textes de Bernard de
Clairvaux et de son ami Guillaume de St Thierry, mais il faut aussi
souligner l'influence des Dominicains et des Franciscains, leurs
Maîtres Spirituels et Biographes
. Leur vie vouée à un idéal
Pénitentiel est un constant itinéraire de
conversion fondé sur le repentir et la mortification, non
sans une certaine propension à la démesure. Selon
leurs biographes, elles arborent toutes les facettes de la perfection
monastique, L'incorporation
de Maisons de Femmes
déclina en même temps que le mouvement des
- Expansion et réformeAvec
le support de la Papauté, des Rois et des Evêques,
l'influence de St Bernard dans
l’expansion de l’Ordre fut décisive. A
sa mort, Cette
expansion assure aux Cisterciens
une place prépondérante non seulement au sein du
monachisme européen mais aussi dans la vie culturelle,
politique et économique. Ils prennent part aux grands
événements de la vie de l'Eglise.
Reconquête de la Terre sainte, des Cisterciens
prêchent la En
(1354), l’Ordre comptait
Déjà en (1335), le Pape Benoît XII, alias Jacques Fournier, Abbé de Fontfroide, avait mis au point une réforme pour ses Frères Cisterciens. Son intention était de reconsidérer l'organisation de l'Ordre en fonction des besoins du moment, tout en rétablissant les valeurs primitives de pauvreté, de simplicité et de solitude. De sévères admonestations sont adressées à propos de la nourriture et de l'habillement. L'austérité semble relâchée. Bon nombre de religieux ont adopté l'usage des Cellules Individuelles le dortoir commun est donc rétabli. Les domaines cisterciens sont devenus gigantesques le pouvoir des Abbés en matière de gestion des biens est limité par un droit de contrôle attribué aux chapitres chargés de vérifier la comptabilité. Le (XIVème siècle) est un un temps particulièrement pour l'Eglise, déchiré par le Grand Schisme (1378) à (1417) qui oppose le Pape d'Avignon au pape de Rome. Chacun choisit son camp selon les intérêts de son pays. Les dévastations de la Guerre de Cent Ans (1337) à (1453), les ravages de la Grande Peste (1348) et leurs conséquences économiques et sociales ruinent moralement et physiquement les populations. Les monastères n'échappent pas à ces Fléaux. L'Ordre de Cîteaux n'est pas épargné par les déchirures. Il oscille entre une volonté farouche de maintenir l'unité et les tendances nouvelles qui favorisent l'éclatement Nationaliste et le respect des particularismes. Le Concile de Constance (1414)-(1418) réunit un grand nombre de Dignitaires Ecclésiastiques pour mettre un terme au Grand SChisme et élaborer un programme de réformes destinées à l'ensemble de l'Eglise. Le Chapitre Général Cistercien décide d'établir un rapport général sur la situation de l 'Ordre. Des visites à grande échelle sont organisées. Une commission est constituée en (1419) pour mettre au point une liturgie uniforme pour l'ensemble des Cisterciens. Une nouvelle collection des statuts Cisterciens est entreprise en (1439). A l'assemblée de Tours de (1493), l'Abbé de Cîteaux Jean de Cirey dénonce l'ingérence du bras Séculier dans la gestion des affaires Ecclésiastiques et la dilapidation des biens monastiques par les Abbés Commendataires. A l'origine la Commende, était une tentative de la part de la Papauté d'Avignon d'exercer plus de contrôle sur les charges ecclésiastiques, mais ce système se révéla désastreux pour l'Ordre Cistercien. Les communautés monastiques n'avaient plus le droit d'élire leur Abbé, lequel était directement nommé par le Pape ou par le Roi. En général on choisissait, non des Moines, mais des Prélats Séculiers, qu'on récompensait ainsi de leurs bons et loyaux services. Le système de la Commende fit des ravages, en particulier en France et en Italie. L'absence d'un véritable guide ou le manque d'intérêt entraîna l'appauvrissement, la détérioration et la désaffectation de nombreuses Maisons. Il faut toutefois tempérer cette appréciation. Tous les Commendataires n'ont pas précipité la ruine de leurs Abbayes. Certains leur ont témoigné beaucoup de sollicitude. Il en est même qui se sont convertis et ont ensuite dirigé leurs Moines en bons Pasteurs. Les
pillages et
déprédations de la Réforme, des
guerres de Religion et, en Angleterre, de la Dissolution des
monastères, n'arrangèrent pas la situation.
L'Eglise demeurée fidèle à Rome
s'arme pour une Contre Réforme de choc et songe à
une Réforme en profondeur de ses institutions et de son
état d'esprit. Des Cisterciens sont présents au
Concile de Trente (1545) à (1563). Cependant la situation n'était pas dramatique dans toute l'Europe. Dans des régions catholiques comme la Bavière, l'Autriche, la Bohême, la Pologne, la Hongrie, le Portugal et l'Espagne, l'Ordre continuait d'être florissant, quoique sous des apparences baroques et rococo. En France pourtant, au (XVIème siècle), on n’assiste pas seulement à la dégradation, et dans certains cas à l'annihilation, des établissements Cisterciens, mais également à des tentatives énergiques de réforme. Jean de la Barrière, le très austère Abbé Commendataire des Feuillants, entreprit l'une de ces réformes et fonda la Congrégation des Feuillants. Précurseur de l'Abbé de Rancé, il tenta, avec succès, de réintroduire l'austérité de la Règle Bénédictine ou Cistercienne primitive et de mettre un terme à la décadence morale et au relâchement dans son Abbaye. La
naissance de l'Etroite Observance
au début du (XVIIème siècle) est bien
plus importante. Lorsque Rancé
arriva à La Trappe, il fut horrifié par le
spectacle qu'offrait l'Abbaye. L'ancien courtisan, qui avait pour
parrain le Cardinal de Richelieu, embrassa les idéaux de la
réforme Cistercienne avec la même fougue qui
l'avait poussé jadis à rechercher les plaisirs du
monde. Les partisans de la réforme désiraient
revenir aux idéaux ascétiques remontant aux
origines de l'Ordre, et en particulier au
végétarisme primitif. Leur refus absolu de manger
de la viande leur valut le surnom d'Abstinents. La Bulle In
suprema, promulguée par le Pape en (1666),
n'était qu'un compromis dans le conflit qui opposait les
Les
Moniales songent aussi
à réformer leur mode de vie et leurs
institutions. L'attitude
des Cisterciens face au
Jansénisme sont diverses, quelques uns s'immiscent dans le
débat Théologique, la plupart ne font
qu'adhérer au discours moral, d'autres sont totalement
indifférents à la controverse et au
problème. En revanche, l'influence d'Ignace de Loyola,
fondateur des Jésuites, est manifeste dans bon nombre de
Cloîtres. De nombreux Jésuites deviennent
Directeurs de Conscience de Cisterciennes et viennent prêcher
les retraites.
Au début du (XVIIIème siècle), la
réforme catholique parvient enfin à s'imposer de
manière visible un changement de situation
s'opère dans l'Eglise. L'institution s'affirme triomphante,
pour la plus grande gloire de Dieu. Il faut le proclamer à
la face du monde de manière éclatante, Fastes
Liturgiques, Symphonies Baroques et explosion de Dorures y contribuent
dans toute l'Europe. Des critiques virulentes sont
énoncées dans la |