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(Brasparts, Canton de Pleyben, département du Finistère, dans les Monts d'Arrée, Bretagne.).

- Descriptif


* Gros oeuvre : granite, pierre de taille.
* Couverture : ardoise.
* Plan : en croix latine.
* Couvrement : lambris de couvrement, voûte d'arêtes.
* Toit : à longs pans, noue, croupe, flèche en maçonnerie.
* Escalier : escalier dans oeuvre, escalier en vis sans jour, en maçonnerie.

- Historique

Brasparts vient de, "bras = piquer" et de, "perz = buisson". La légende veut que Brasparts ait eu pour 1er titulaire, au (VIème siècle), St Jaoua, disciple et neveu de St Paul Aurélien, à qui aurait succédé St Tujan. A l’origine, le territoire de Brasparts fait partie de la paroisse primitive de Plouemenez qui englobe Brennilis, Berrien, la Feuillée et Loqueffret. Plouemenez est démembrée avant le (XIème siècle) et Brasparts se constitue en paroisse indépendante, dépendant de l'évêché de Cornouaille, avec comme trève, St Rivoal. On rencontre les appellations suivantes, Bratberth au (XIème siècle), Brasperz en (1368), Brasparts en (1536).

Brasparts au centre d'une des régions les plus caractéristiques et les plus pittoresques de la Bretagne intérieure, bénéficie d'une position géographique privilégiée. Le calvaire de l’enclos paroissial (XVIème siècle) comporte, en haut, le crucifix et au revers l'"Ecce Homo". Sous la croix, St Michel terrasse le dragon et au dessous une étrange Pietà, la Vierge et 2 Saintes femmes soutiennent le Christ dans une attitude hiératique avec un visage fermé. L’ossuaire de l’enclos paroissial (XVIème siècle) de plan rectangulaire, comprend 6 ouvertures en anse de panier sans décoration, 2 portes et un oeil de boeuf. De style Flamboyant, il a été reconstruit en (1715). Sur les rampants du pignon, on peut voir un squelette représentant la Mort, un Ankou, tenant un javelot.

- l'Eglise

L’église N.D. et St Tugen (XVIème) est surmontée d'une flèche, en maçonnerie octogonale flanquée de gâbles et d'amortissements, soutenue par une chambre de cloches à 2 galeries, on accède au clocher Cornouaillais par une tourelle d'escalier en vis. La 1ère galerie du clocher, toute Gothique, est portée par une corniche très saillante sous laquelle existent des colonnes en nid d'abeilles. La 2ème galerie porte des balustres Renaissance ajourée et quatre fausses gargouilles.

Le porche latéral Sud (1589)-(1592) hors oeuvre flanqué de contreforts latéraux à niches surmontés d'amortissement en forme de clochetons, niche du pignon surmontée d'un cadran solaire inséré dans le gros oeuvre. L'intérieur du porche, couvert d'une voûte d'arêtes avec traces de polychromie, les murs latéraux occupés par des niches, Notre Seigneur bénissant et les statues des apôtres reposant sur des supports figurés, la statue de St Jean porte une inscription et la date de (1592).

La nef basse et aveugle de 6 travées éclairée par les baies des bas côtés Nord et Sud, édifice couvert d'un lambris de couvrement. Le côté de l'Evangile est éclairé par un vitrail de la Passion qui date du (XVIème siècle). Le mobilier réunit de belles statues du (XVIIème siècle), Vierge Mère (XVIIème siècle), Pietà, St Tugen (XVIIème siècle), St André, St Roch. La statue de St Herbot est plus récente.

Une porte du (XVIème siècle) est remployée dans l'aile Sud. La sacristie date de (1784). Les fonts baptismaux, à baldaquin, datent du (XVIIème siècle). La chaire de style Louis XIV est décorée à ses angles des statuettes des évangélistes. Le retable du Rosaire, dû à Maurice le Roux, date de (1668). Le maître autel à baldaquin date du (XVIIIème siècle). L'autel du bras Sud du transept est surmonté d'un tableau de St Pierre aux Liens, qu'un ange délivre de sa prison. La porte Occidentale, sous le clocher, est surmontée d'une accolade toute Gothique et date de (1551), ses pieds droits portent des moulures prismatiques.

- l'Ossuaire

La chapelle des morts, avec pignons découverts à crossettes sculptées représentant respectivement un ange et l'Ankou la mort, phylactères portant des inscriptions, en rapport avec la mort et la résurrection, bénitier d'angle. En inscription pignon Nord, "JE VOUS TUE TOUS", et en inscription pignon Sud, "REVEILLEZ VOUS/OS AR E (?)". Représentation d'anges, à tête humaine, humain fabuleux, buste de femme, buste d'homme, sirène, la mort, faux, animal fantastique. Scène profane, têtes humaines, hommes montrant leur sexe, tour Occidentale. Lions crossettes du pignon Ouest. Sirène, figures fantastiques, bustes d'hommes et de femmes, porche Sud, frise supportant les statues des apôtres. Anges, lions, l'Ankou, personnification de la mort, brandissant la faux, dans l'Ossuaire.

- L´enclos paroissial

Il englobait jusqu´à la fin du (XIXème siècle) le cimetière entouré de murs, l´ossuaire à usage de chapelle des défunts, un 2ème ossuaire plus petit, disparu, un calvaire et une croix disparue, dans la partie Est. La construction de l´église remonte, pour l´essentiel, à 3 périodes. Au (XVIème siècle) sont bâtis le choeur avant (1543), le massif Occidental (1551), la nef flanquée de bas côtés et le porche (1589) qui abrite une série de statues dont une porte la date de (1592). Le chantier est initié par la fabrique et la famille la Marche. Le choeur d´origine conservait une maîtresse vitre réalisée vers (1543) qui a été remontée dans la baie Nord du nouveau choeur achevé en (1724). Au 1er quart du (XVIIème siècle) sont construits le bras Nord du transept (1623) et la sacristie Nord (1648).

Au (XVIIème siècle) fut également réalisée une grande partie du mobilier monumental remarquable, statues, retables, tableaux. Le choeur a été reconstruit en (1724), date portée sur le pan Sud Est, entraînant la réfection du transept avec, au Sud, remploi d´éléments provenant de l´édifice ancien, contreforts, porte Ouest du bras Sud, la sacristie Sud qui semble également dater de cette époque, conserve des boiseries en partie contemporaines. Détruite par la foudre en (1816) selon certains auteurs, la flèche, dessinée par l´architecte Joseph Bigot en (1868), a été reconstruite au (XIXème siècle). Les baies des bas côtés ont été agrandies au (XIXème siècle), probablement lors de la réfection totale de la charpente et du lambris de couvrement. L´ossuaire à usage de chapelle des morts, bâti au (XVIème siècle), a été restauré en (1715). La statue de St Apolline en kersantite, placée devantla façade Sud, pourrait être contemporaine des apôtres du porche fin (XVIème siècle). Classé "Monument Historique", l'église avec le calvaire et l'ossuaire, par l'arrêté du 21 décembre (1914).

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