Glossaire
Photos
- Commanéens
- Situation
* Pays : France
* Région : Bretagne
* Département : Finistère
* Arrondissement : Morlaix
* Canton : Landivisiau
* Intercommunalité : Pays de Landivisiau
- Historique
Commana, vient du Breton "cum = Vallée" ou
"komm = Auge" et de Ste Anne. Certains historiens pensent que le nom de Commana
doit être rapproché du Breton
"Koumanant ou Kemeuned"
qui signifie Fief. La paroisse de Commana est mentionnée
dès le (XIème siècle). La tradition locale
prétend que l'église de Commana est construite à
l'endroit où fut découverte une auge de pierre en breton
komm contenant une statue de Ste Anne en breton Anna.
L'unique terre importante de Commana, était autrefois celle du
Bois de La Roche, propriété successive des familles de
Kermellec, de Kernéau, de Coatarel et de Bouvans. Avant de
devenir Commana elle fut, "Cummanna in plebe Berriun"
au (XIème siècle), Comanna en (1160),
Commanna en (1310), Comanha vers (1330), et
Commana en (1426).
Les
Hospitaliers de St Jean de Jérusalem possédaient jadis
à Commana une Commanderie, au lieu nommé
Kaerformérit dans la charte de (1160) attribuée au Duc
Conan IV et qui s'appelle aujourd'hui Kerfornédic. Ils avaient
aussi construit non loin de là un établissement sur la
voie de Quimper à Morlaix, l'aumônerie du Mougault, avec
chapelle. La "Porte Monumentale" constituée d’une seule
arche que couronnent 3 lanternons donne accès à
l’ensemble paroissial. Le cimetière possède 2
croix, la 1ère fut érigée en (1624), la
2ème à double traverse date de (1742). La chapelle ossuaire
(1687) présente des rampants agrémentés de motifs
classiques mais a conservé des gargouilles de style Gothique. Le
porche (1655) suit la grande tradition de la Renaissance Bretonne avec
l’arcade ornée d’une feuille d’acanthe et
colonnes à tambours cannelés. Cette ouverture
s’inscrit entre 2 hautes colonnes Corinthiennes. De part et
d’autre du porche, les contreforts renouvellent le décor
de niches, pilastres, frontons et lanternons.
L'église
St Derrien (1592), remplace une église primitive,
composée d'une nef de 5 travées avec
bas côtés et un chevet à 5 pans. Au Sud, au
droit des 2 dernières travées, se trouve une chapelle
en aile sur le bas côté. L'église, qui date de la
fin du (XVIème siècle) et du début du
(XVIIème siècle), restaurée en (1976). Le bas du
clocher porte la date de (1592). Le porche Sud porte les dates de (1645)
et (1650), sous les apôtres et (1655), sous une tête d'ange.
L'abside à pans coupés est édifiée vers
(1680). Le chevet date de (1680) et la sacristie à étage
date de (1701).
Le
mobilier comprend notamment 3 retables du (XVIIème
siècle). Le retable de Ste Anne est sculpté en (1682)
et doré en (1691) par Pierre de Lesmeur ou Mesmeur peintre au
Huelgoat, restauré en (1963), il est timbré aux armes de
Gabriel de Bouvans, ou Bouvens, Seigneur du Bois de la Roche. Ce
retable comporte 3 niches encadrées de 4 colonnes
torses et de 4 colonnes à découpures et rubans, la
niche du milieu abrite les statues assises de Ste Anne et de la
Ste Vierge avec l'Enfant Jésus. Dans les niches
latérales sont les statues de St Joseph et de St Joachim,
plus haut dans les niches supérieures sont les statues de la
Ste Vierge et l'ange Gabriel dans le Mystère de
l'Incarnation, et tout en haut, on trouve la Ste Trinité,
Dieu le Père tenant devant lui son fils.
- les Retables
Le
retable du Rosaire édifié en (1690) est attribué
à Maurice Le Roux, maître sculpteur de Landerneau. Le
retable du Christ est sculpté en (1682) par Honoré Alliot
ou vers (1672) par Gabriel Carquain pour la Confrérie des
Cinq Plaies ou de la Ste Agonie, on y voit Notre Seigneur assis,
montrant ses plaies et des niches renfermant les statues de St
Sébastien et de Ste Marguerite. Le reliquaire date de (1738).
On y voit un baptistère qui date de (1656) – (1683), la cuve
est surmontée d'un baldaquin portant la date de (1683), oeuvre
d'Honoré Alliot, sculpteur de Brest, reposant sur des pilastres
où s'appuient 5 statues, "la Foi, l'Espérance, la
Charité, la Justice et la Tempérance". On y trouve
quelques statues anciennes, la Vierge Mère, l'"Ecce Homo", St
Bernard et St Derrien.
- le Cimetière
Le
cimetière possède un arc monumental, il est fermé
par une grille en fer forgé du (XVIIIème siècle),
la chapelle ossuaire du cimetière date de
(1677)–(1686)–(1687). L'ossuaire, de plan rectangulaire, porte
plusieurs inscriptions, Yves Messager, recteur (1687), F. Groguennec et
H. Fagot (1687) et I. Picart A. Steffan (1686), sur le bénitier.
Cette chapelle contient un autel provenant de la chapelle ruinée
de St Jean du Mougau.
- Visite
* L'arc de triomphe du (XVIème siècle)
* L'Ossuaire,
* 2 Calvaires dans le cimetière, l'un de (1624), l'autre de (1742).
* L'Eglise avec son clocher culminant à 57
mètres, son porche Sud pure merveille d'architecture
Renaissance, son intérieur aux multiples joyaux,
* Le Retable de Ste Anne, le plus somptueux des retables bretons,
* Le Retable du Rosaire et le retable des cinq plaies.
* Les Fonts baptismaux au centre d'un baptistère du (XVIIème siècle).
* La Stèle tronconique en granite datant du second âge du Fer et Christianisée au Moyen âge.
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