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(Ploudiry, dans le département du Finistère, Bretagne).

- Historique

Ploudiry vient du "Breton" "Ploe = Paroisse" et "Diri = Chênes". C'est une ancienne paroisse primitive, qui fut fondée entre le (VIème siècle) et le (VIIème siècle). Elle comprenait, à l’origine, outre les trèves de La Martyre, Pont Christ, aujourd'hui en La Roche Maurice, Pencran et St Julien de Landerneau, les territoires de Loc Eguiner et du Tréhou, ainsi que ses trèves Trévéreur, aujourd'hui en Le Tréhou, et Treflévénez. Ancien prieuré cure de l’abbaye de Daoulas, Ploudiry avait autrefois parmi ses dépendances le manoir d’Irsiry, à La Martyre, noté Hirdiry en (1473), et dépendait de l'ancien évêché de Léon. On rencontre les appellations suivantes, Ploediri en (1173), Ploeziry en (1292), Ploediri vers (1330) et Ploueziry en (1357)./p>

- l'Eglise

L'église St Pierre (XVIIème siècle), reconstruite en (1854)-(1857) par Joseph Bigot. Outre la travée du clocher encastré, l'église comprend une nef de 4 travées avec bas côtés, un transept et un choeur terminé en hémicycle. Le clocher actuel date de (1854), l'ancien s'étant écroulé en (1850) sur les plans de Nestour. La reconstruction a conservé l'abside et le bas côté Sud daté de (1700), le bas côté Sud porte l'inscription "Cette église a été rebâtie de nevee l'an (1700) lors fabriques Jean Kerbrat Joseph Hellouet". Le porche Sud date de (1665), il porte l'inscription "M. Le Roux F. G. Sanquer (1665)". et sur les contreforts les noms des fabriques, "F. Kergoat, M. Omnes, G. Le Coulm, H. Nicolas". Une porte intérieure, plus vieille de (I siècle), était décorée des armes en alliance d'Olivier de Brézal, sieur dudit lieu et de Rosnivinen, et de Jeanne de Névet, sa compagne, en (1560). Un bénitier sculpté, oeuvre de Jean Le Bescond, date de (1675-(1680). 3 autres bénitiers datent de (1643), (1673) et (1715). Faute de moyens, il ne fut pas possible de remonter la tour à l'identique, et le nouveau clocher, avec une seule galerie de cloches, n'est plus visible à 8 lieues à la ronde.

Le porche est de style Renaissance et date de (1665). L'arcade d'entrée comporte des montants et des voussures peuplés de figurines représentant des scènes de l'"Ancien Testament" et de la Passion du Christ, ainsi que les Prophètes et les Docteurs de l'Eglise. Un St Sébastien en Kersanton prend place dans une niche en contrefort.

- les Retables

Du Maître Autel proviendrais, semble t'il, de la chapelle de N.D.des Portes à Châteauneuf du Faoudate des (XVIIème siècle)-(XVIIIème siècles) la face avant est formée de 3 panneaux représentant à gauche la Nativité, au centre un Berger et une Bergère et à droite la visite des Mages. Le tabernacle est un véritable retable miniature dont les niches abritent les images des 4 Evangélistes. Les panneaux représentent des scènes de la Ste Famille et de l'Annonciation.

De l'Enfant Jésus (XVIIème siècle) du côté Nord. dû à François Lerrel puis refait en (1759) par Louis Magado, il intègre un tableau de (1657), Il fut transféré de l'église de La Martyre en (1793). Il est articulé en 3 corps par 6 colonnes. De part et d'autre de la table d'autel, 2 niches abritent les statues de St Guillaume et de St François d'Assise. A l'étage au dessus, les niches latérales présentent une Ste femme et un "Ecce Homo". Le fronton porte la statue de Ste Anne apprenant lire à la Vierge. De part et d'autre, 2 petites niches abritent les statues de st Pierre et St Paul. Enfin, au milieu du fronton, une très belle statue de l'Enfant Jésus couronne le tout. Le centre du retable est occupé par un tableau représentant le triomphe de l'Enfant Jésus.

Du Rosaire (XVIIème siècle) du côté Sud. Les tableaux, représentant respectivement la Glorification du St Nom de Jésus (1657) et le Rosaire (1657). Les niches latérales abritent les statues de St Dominique et de Ste Catherine de Sienne. Les médaillons correspondants en dessous représentent les apôtres Pierre et Paul. La niche du fronton abrite une Vierge à l'Enfant. Le tableau central (1662) représente la Vierge remettant le chapelet à St Dominique et à Ste Catherine. Une guirlande de médaillons reproduit les 15 mystères du Rosaire. Ils ont été restaurés en (1954) par Mlle Queinnec de Landivisiau.

- Curiosités

La Maitresse vitre de l'abside est un témoin de l'ancienne église. Elle comprend à la partie supérieure une Crucifixion (XVIème siècle), et au dessous, Notre Seigneur au jardin des Oliviers, la Cène et l'Arrestation. Les vitraux modernes sont du maître verrier quimpérois Guével.

La Chaire a prêcher (XVIIème siècle), dont les sculptures fines évoquent la vie de St Pierre, Patron de la paroisse de Ploudiry. L'ancienne boîte de Saintes huiles, transformée en reliquaire, date du (XVIIème siècle). La Pieta, face à la chaire, exprime la douleur de la Vierge tenant le corps pantelant du Christ sur ses genoux. L'attitude de l'angelot qui se trouve près de la tête du Christ est remarquable. St Côme, ou St Damien, accolé au pilastre Sud-Ouest du transept. Ste Barbe avec sa Tour, près de la chaire.

Les Fonts Baptismaux, à baldaquin, avec dôme amorti par une gloire surmontée d'une couronne, datent du (XVIIIème siècle), la fontaine est en pierre. Sur une colonnette est posée la statue de St Jean Baptiste. 2 panneaux représentent en bas relief l'Adoration des bergers et l'Adoration des mages, il s'agit d'oeuvres de François Lerrel, datées de (1682).

Les 2 Bénitiers en granit datent du (XVIIème siècle). Le crucifix sculpté sur toute la surface de l'un des bénitiers se dresse sur une tête de mort. La "Porte Trimphale" entrée monumentale de l'enclos, côté Nord, avec ses 3 pittoresques statues en Kersanton. Le Calvaire du cimetière, côté Nord, qui porte les dates (1633) et (1868).

- l'Ossuaire

La chapelle ossuaire St Joseph (1635)-(1731), restaurée en (1731). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire et daté de (1635). La porte en plein cintre, encadrée de 2 colonnes cannelées aux chapiteaux d'ordre Corinthien, est surmontée d'un fronton Grec dans le tympan duquel est un buste de St Pierre, coiffé de la tiare. 5 baies en plein cintre, séparées par des pilastres d'ordre dorique, sont couronnées des personnages d'une "Danse Macabre", le laboureur, la noble dame, le juge et le guerrier qui conduit la Mort, tenant un dard. A l'angle du contre fort, un ange au dessus du bénitier, qui semble daté de (1635), tient une banderole portant "Bones Gentz qui par. icy. passez : priez Dieu. pour les Trepassez (1635)" et les chapiteaux des gaines portent l'inscription "G. Goulx. V. Bosec. Fabriques. Lan (1635)".

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