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- Enéouriens


- Situation
* Pays : France
* Région : Bretagne
* Département : Finistère
* Arrondissement : Morlaix
* Canton : Morlaix
* Intercommunauté : Morlaix Communauté
* Ville : Plounéour Ménez

- Historique

Plounéour Ménez vient du breton "Plou = Paroisse", et de "Eneour", un St breton du (Vème siècle) ou (VIème siècle). Enéour est le frère de Ste Thumette, l'une des compagnes de Ste Ursule. Plounéour Ménez est une ancienne paroisse primitive créée vers le (VIème siècle) par St Eneour, venu de Grande Bretagne. C'est sur le territoire de Plounéour Ménez qu'est fondée le 30 Juillet (1132), à l'emplacement d'un monastère auquel la tradition donne le nom de Gerber, l'abbaye Cistercienne du Relecq, fille de l'abbaye de Bégard. Plounéour Ménez englobait autrefois le territoire de Loc Eguiner, St Thégonnec qui en fut détachée en (1866). Plounéour Ménez dépendait autrefois du diocèse de Léon. On rencontre les appellations suivantes, Ploeneoul ou Pleoeneoul, en (1173), Ploenaourq en (1279), "Ploeneour in Monte" vers (1330).

L'église St Eneour et St Yves (1651)-(1684), dont la reconstruction est décidée en (1649), comprend une nef de 7 travées avec larges bas côtés. Le clocher, qui ne comporte pas de galerie, est ouvert à sa base sur 3 côtés. De l'ossuaire, il ne reste que quelques colonnes. Le clocher porche date de (1651), date inscrite dans la pierre, la foudre ayant touché la flèche le 7 Décembre (1847), il est restauré aussitôt. L'église de Plounéour Ménez, dédiée à St Yves et placée sous le patronage de St Eneour, date du (XVIIème siècle). Selon la légende, le Saint y serait enterré. Elle fait partie de l'ensemble architectural appelé "Enclos Paroissial". L'enclos construit en granit provenant des environs immédiats, se composait initialement, de l'église, du cimetière entourant l'église, de l'ossuaire, du calvaire situé dans le cimetière, du mur de clôture, percé de plusieurs entrées dont une "Porte Monumentale appelé "Arc de Triomphe". A Plounéour Ménez, il subsiste, l'église, le calvaire, le mur d'enclos et l'arc de triomphe. Le cimetière a été transféré en (1924), à 200 mètres à l'Ouest du clocher. L'ossuaire, situé au Sud-Ouest du clocher, a été détruit.

Le 8 Février (1642), le recteur Denis Rousselet adressa une supplique à Mgr de Rieux pour l'embellissement et l'agrandissement de son église. La reconstruction de l'édifice, réalisée avec l'aide des habitants et de Guillaume de Coetlosquet, débuta en (1649) pour s'achever en (1651), comme l'attestent 2 inscriptions en bas relief, situées l'une dans la sacristie, l'autre sur le 1er contrefort, à l'angle Sud-Est de l'édifice. A la base de la tour figure l'inscription "Pierre de Lespinay", recteur de l'époque. Les moines de l'Abbaye du Relecq, revendiquant le titre de fondateur de l'église paroissiale de Plounéour Ménez, ont peut être influencé l'architecture de l'église dans le sens d'une plus grande sobriété, l'une des règles architecturales des Cisterciens préconisant un grand dépouillement des édifices et des décors.

* l'Eglise : est de type à nef obscure et comprend une nef de 7 travées avec de larges bas côtés lambrissés. Le clocher, dont la base est presque séparée de l'église ressemble à celui de Commana avec sa tour sans galerie et sa flèche sans clocheton, foudroyé le 07 Décembre (1847). Le porche Sud est surmonté d'une chambre d'archives. Sous le portail latéral, on voyait jadis les statues des 12 Apôtres. L'église abrite aussi les statues de la Ste Trinité, de St Enéour en évêque et de St Herbot. On y voyait jadis un cadran solaire avec 2 anges soutenant un Calice.

* la Chaire : à prêcher (XVIIème siècle) figure parmi les dernières de Bretagne. Très richement décorée, elle présente sur sa cuve les 4 évangélistes, facilement identifiables à leurs attributs, l'Ange pour St Matthieu, le Lion pour St Marc, le Boeuf pour St Luc, et l'Aigle pour St Jean. Ces 4 panneaux sont complétés par des scènes représentant le sacrifice d'Abraham, l'Agneau Pascal, la Cène et le reniement de Pierre.

* l'Autel : du Rosaire. Le retable du Rosaire (XVIIème siècle) est illuminé par un panneau polychrome en haut relief représentant la Vierge donnant le Rosaire à St Dominique et à Ste Catherine de Sienne, avec De chaque côté les statues de Ste Anne apprenant à lire à la Vierge et de St Charles Borromée.

* l'Autel : des Trépassés, le retable provient du couvent des Dominicains de Morlaix et date du (XVIIème siècle). Il est composé, de l'enfant Jésus dominant les flammes, 3 Dominicains et 3 Augustins le contemplant, en bas relief, du Père Eternel, en haut et de scènes de la vie de Marie, en bas.

* Statues : anciennes en pierre de St Thomas et St Jean l'Evangéliste. En bois polychrome de la Ste Trinité, du Père Eternel, de la Vierge, de St Paul Aurélien, de St René, de Ste Anne, de St Etienne, de St Yves, de St Paul Apôtre et de St Pierre.

* le Vitrail : situé du bas-côté sud (1868) est l'oeuvre de J.L.Nicolas.

- les Inscriptions

* "CETTE TOVR FVT FONDEE LAN (1665) LORS RECT(eur) MI(ssi)re PI(erre) DE LESPINEY ET FABRI(ques) HER.COR Y. MARTIN", inscription sur le contrefort Nord-Ouest du clocher.

* "JACQVES BEVSIT HERVE NICOLAS F.F. LAN (1651)", inscription du contrefort du Bas côté Sud.

* "G : NICOLAS M : MER ; F : F : LAN (1684)", inscription au dessus de la porte Nord.

- Réfections

Entre (1954) et (1959), des travaux de couverture et de charpente ont été réalisés. En (1954) également, le beffroi du clocher fait l'objet d'une réfection. En (1961), des travaux de maçonnerie sont réalisés et en (1970), le retable du Rosaire est restauré. L'église est classé "Monument Historique" en (1914). En (1980), la toiture fait l'objet de travaux. En (1990), 5 vitraux sont déposés en vue d'une restauration. Vue l'état de délabrement de l'église, l'accès de l'édifice est interdite par un arrêté du 19 Février (1994). Les travaux de restauration de l'église, estimés à plus de 15 millions de francs en (1996) pour la 1ère tranche débutent en Septembre (1997) et se terminent en fin d'année (2000).

Le mur de l'enclos, est sur sa partie Est et Nord, dans un style monumental, fait d'un appareillage de pierres tout à fait exceptionnel. La crête se termine en double doucine et en saillie. 3 échaliers, escaliers barrés par une dalle posée à chant, percent le mur et permettent d'accéder au Placître. L'un d'entre eux fait partie du porche d'entrée, les 2 autres sont situés au Nord et à l'Ouest.

L'"Arc de Triomphe" (XVIIème siècle). Cette porte monumentale, située à l'Est, constitue une des pièces maîtresses de l'enclos. Traité dans le style de celui de l'église paroissiale de St Thégonnec, mais sans ornementation architecturale, est composé de 3 piliers surmontés de lanternons et volutes. Dans les niches creusées dans les pieds droits, on pouvait voir quelques statues en granit, aujourd'hui disparues, une Vierge de l'Annonciation et un St abbé. Ces piliers, reliés par 2 arcs en plein cintre, constituent 2 entrées, l'une formant un échalier et l'autre, autrefois munie d'une grille, aujourd'hui disparue. Des travaux de restauration, faits par l'entreprise Goavec, commencés en Novembre (1999), se sont achevés en Avril (2000).

- les deux Calvaires

Le 1er, situé dans l'"Enclos Paroissial" et datant de (1540), est l'un des plus anciens des 26 croix et calvaires que compte la commune, statues géminées de la Vierge Madeleine, Jean et Pierre. Il se peut que le socle, daté de (1540), et le fût soient plus ancien que la croix. Lors d'une restauration du (XVIIIème siècle) ou (XIXème siècle), le croisillon a été changé, comme le suggèrent les arêtes vives. Les sculptures sont peut être d'origine.

Le 2ème calvaire, situé à l'Ouest de l'enclos, est daté de (1641), le fût semble daté de (1896). Ce calvaire se distingue par une iconographie quelque peu inhabituelle, notamment un oiseau. On y trouve un moine, sans doute St Benoît également représenté à l'Abbaye du Relec, et un autre St Colomban ?, ou plutôt St Divy car un vitrail de la chapelle de St Divy en Plounéour Ménez, figure un Saint avec un oiseau. Il est à double croisillon, il porte des statues géminées dans sa partie haute, la Vierge et St Pierre, St Jean et St Paul, oeuvre de Rolland Doré.

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