Glossaire
Photos
- Plourinois
- Situation
* Pays : France
* Région : Bretagne
* Département : Finistère
* Arrondissement : Morlaix
* Canton : Plouigneau
* Intercommunalité : Morlaix Communauté
Plourin vient du "Breton" "Ploe = Paroisse", et de "St Rin", personnage inconnu qui est aussi l'éponyme de
Plourin Ploudalmézeau. Plourin est une ancienne paroisse primitive. A l’origine, Plourin lès Morlaix englobait le
Cloître St Thégonnec et la paroisse de St Mathieu. Elle dépendait alors de l’évêché de Tréguier. On trouve les
appellations suivantes, Plurin en (1128), Ploherin en (1185), Ploerin dès (1321).
On trouve aussi successivement les
formes suivantes, Plourin Treguer, Plourin, puis Plourin Morlaix et enfin Plourin lès Morlaix.
L'église Notre Dame (XVIIème siècle), jadis sous le vocable de St Pierre, dont il reste le chevet, des fenêtres et
des Enfeus, a remplacé une vieille église Gothique. L'édifice actuel comprend, précédée d'un clocher, de plan carré,
édifié en (1728) abritant un escalier à vis. Une nef de 5 travées avec bas côtés, terminée par un choeur. Sur
chacun des bas côtés, se trouvent 5 chapelles ouvertes et ajourées de grandes fenêtres en plein cintre. L'église date
de plusieurs époques, le choeur, qui date du début du (XVème siècle), a été restauré en (1673), la nef date de la fin du
(XVIIème siècle) et le clocher est reconstruit en (1728).
- Plourin lès Morlaix
L'"Enclos Paroissial" de Plourin a conservé la quasi totalité de ses éléments, l'église, le cimetière,
l'ossuaire, le mur d'enceinte. L'ancien ossuaire destiné à recevoir les ossements des sépultures qu'il fallait ouvrir, pour
laisser la place aux nouveaux trépassés, "des ossements sont toujours conservés dans une fosse en sous sol", la
chapelle ossuaire est placée sous le patronage de St Mathurin, invoqué pour le salut des âmes du purgatoire. Datant de la
fin du (XVIIème siècle), l'édifice a été reconstruit au (XVIIIème siècle). Il est de plan Rectangulaire, avec chevet à
3 pans et façade percée d'une porte en anse de panier et de 6 baies. Il abrite aujourd'hui 6 statues en granit
polychromes (XVIIème siècle) de Roland Doré, provenant d'un ancien calvaire qui complétait l'enclos. Les statues disposées
sur le mur d'enclos composaient également ce calvaire, aujourd'hui disparu. On peut encore remarquer le porche Sud de
l'église, caractéristique du (XVIème siècle), ainsi que l'if séculaire et, à la sortie, le monument aux morts édifié en
(1925).
L'église du (XVIIème siècle)-(XVIIIème siècle), N.D. de Plourin était jadis placée sous le patronage de
St Pierre. Son plan est très original pour l'époque. Le clocher, de plan carré, date de (1728). De style classique, très
sobre, il est couronné d'un dôme amorti par un clocheton et une flèche. Il est flanqué d'une tour circulaire, dont le rayon
décroît en montant, et abrite un escalier à vis. La tour du clocher porte l'inscription, "Noble et discret Messire Bernard
Salaun. R. Jean Poidevin. Fabriq. (1728)". L'une des cloches date du (XVIIIème siècle) et porte l'inscription,
"C. Chaudard fondeur Lorrain (1740)". Les autres datent de la 2ème moitié du (XIXème siècle). L'axe du clocher est
décalé par rapport à la nef. Les chapelles situées au Sud sont plus profondes que celles placées au Nord, ce qui
rétablit la symétrie de l'ensemble. La nef (XVIIème siècle) comporte un vaisseau central lambrissé à 5 travées qui
se termine par le chevet Gothique. Le long des bas côtés s'ouvrent 10 chapelles latérales que de riches familles de
la paroisse avaient fait construire, les Coatanscour étaient de celles là, un des piliers porte leur écusson. Les arcades de
la nef retombent sur des colonnes octogonales avec chapiteaux. Il n'y a pas de transept. L'église renferme aussi une
pierre tumulaire d'Yves de Coatanscour et de son épouse Jeanne de Kersulguen, mariés en (1501).
Les fonts baptismaux sont datés du début du (XVIème siècle). Les visages sculptés sur la cuve illustrent les diverses
conditions sociales et les différents âges de la vie. La chaire, du (XVIIème siècle) est également remarquable.
- les Chapelles
* de St Mathurin : (XVIème siècle), située dans l'enclos de l'église Notre Dame. Il s'agit de
l'ancien reliquaire reconstruit au (XVIIIème siècle). Le clocher mur possède une chambre de cloche. La chapelle abrite
les statues de Ste Barbe avec sa Tour et de St Mathurin, costumé en Prêtre, on dit qu'il guérissait maux de tête,
faiblesse d'esprit et folie.
* de la Vierge : dédiée à N.D. de Plourin. Au dessus de l'autel, un arbre de Jessé représentant
l'arbre généalogique du Christ. Sur le côté, Enfeu ogival.
* de la Vierge des Douleurs : Tableau signé Edmond Puyo, peintre Morlaisien du (XIXème siècle). La Vierge porte
ici un vêtement vert et non le vêtement bleu traditionnel. A ses pieds, les instruments ayant servi à la Crucifixion. Au
mur, un Christ mutilé de Roland Doré, et une pietà en bois polychrome (XVIème siècle)-(XVIIème siècle).
* de St Etienne : Des colonnes torses encadrent un tableau, signé Quéguiner, représentant la Lapidation de
St Etienne, 1er martyr à Jérusalem. Au mur, statue en bois de St Jean fin (XVIème siècle).
* de St Yves : évêque du diocèse de Tréguier, auquel était rattachée la paroisse
de Plourin jusqu'à la Révolution. Sur le tableau, St Yves rend la justice entre le Riche et le Pauvre, le riche a
gardé son chapeau, tandis que le pauvre, agenouillé, l'a ôté. Statue géminée de Roland Doré, en granit de Kersanton,
représentant St Yves et une Sainte femme.
* de St Jean Baptiste : Retable entièrement sculpté représentant le baptême de Jésus dans le Jourdain par
st Jean Baptiste. Au mur, panneaux peints retrouvés lors des travaux de restauration de l'église.
* le Baptistère : Sur la cuve des fonts baptismaux, visages sculptés de 7 personnages portant de grandes coiffes du
(XVème siècle). Cette cuve est surmontée d'un baldaquin de type Renaissance, aux armes de la famille de Coatanscour, qui
serait bienfaitrice de l'église. Une colombe, symbole de l'Esprit Saint, domine l'ensemble. Sur le pilier, de l'autre
côté de l'allée, statue polychrome, en chêne, de St Fiacre (XVIème siècle).
* le Choeur : un retable de type classique, entièrement restauré. Lors du démontage, un autel en pierre, plus ancien, est
apparu sous les boiseries. Les colonnes en tuffeau, qui avaient été peintes en noir, ont retrouvé leur couleur d'origine,
mutation marbre. Dans les niches, de chaque côté de l'autel, statues de Pierre et Paul. 2 panneaux représentent des
personnages de l'"Ancien Testament", Moise à droite et Aaron.
* du Rosaire : un retable d'inspiration baroque. N.D. du Rosaire est entourée de St Dominique qui, selon
la légende, aurait fait escale au couvent de Morlaix, et de Ste Catherine de Sienne. 15 scènes de la vie de Jésus
et de Marie forment une couronne au dessus des 3 personnages.
* de Ste Philomène : dédiée aussi à Ste Geneviève. Sous la verrière, bel Enfeu en plein cintre. Le vitrail
en anse de panier est un compromis entre les styles Gothique et Roman. En face de l'autel, le tableau "Ecce Homo" début
du (XVIIème siècle) s'inspire de l'Ecole de Vérone.
* de St Sébastien : Tableau (1868) signé Jean Louis Nicolas. Le culte à St Sébastien, martyr Romain invoqué
par les pestiférés, s'est développé à partir de la Renaissance. Sur le côté, statue en bois polychrome de St Sébastien
(XVIIIème siècle).
* de l'Eucharistie : dans un retable richement orné, tableau signé du peintre et maître verrier Jean Louis
Nicolas, représentant la Cène, dernier repas du Christ avec les Apôtres. Au dos de la toile, des commentaires, dates du
11 Août (1870), évoquent la capitulation de Paris devant les Prussiens.
* de Ste Anne : au centre du retable, statue en chêne de Ste Barbe (XVIIIème siècle). Au mur, une statue en
granit polychrome de Roland Doré représentant Ste Anne, la Vierge et l'Enfant vers (1630) et une statue en bois
polychrome de Ste Marguerite et le Dragon (XVIème siècle)-(XVIIème siècle). En face de l'autel, près de la verrière, un Christ
en Croix (XVIème siècle)-(XVIIème siècle). Cette statue très expressionniste retrouvée dans l'ossuaire lors des travaux de
restauration en (1993) rappelle la sculpture du sud de l'Europe plutôt que celle de la Bretagne de l'époque. Vestiges
de sablières (XVIème siècle), retrouvés lors des travaux de restauration de l'ossuaire.
* la Chaire à prêcher. Elle date du (XVIIème siècle). Elle est ornée de panneaux sculptés, sur la rampe, l'Annonciation
et la Nativité, sur la cuve, les 4 évangélistes, Marc, Luc, Matthieu et Jean, à l'arrière, une Assomption de
Marie entourée d'angelots.
* le Confessionnal : en châtaignier, avec un filet de marqueterie alliant ébène et if, ce meuble est de style
Louis Philippe et date du début du (XXème siècle). Pièce à la fois religieuse et civile par son style, rare pour du mobilier
religieux.
* les Verrières : La verrière principale du choeur, ainsi que les 2 verrières latérales toutes proches, témoignent de
l'ancienne église Gothique. Au centre des verrières latérales sont intégrés des fragments des vitraux d'origine commandés
par la famille de Coatanscour, au Nord, un évêque, au Sud, l'ange Gabriel (XVème siècle). Les autres vitraux datent du
(XIXème siècle) et sont issus des ateliers du peintre et maître verrier Morlaisien Jean Louis Nicolas, à l'exception de celui
qui se trouve au-dessus de la porte d'entrée, qui est contemporain.
Nota. Des travaux de restauration du patrimoine religieux se sont déroulés depuis (1982), pour l'église,
toiture et charpente, enduits intérieurs, clocher, vitraux, retables, chaire, fonts baptismaux, ensemble des statues,
l'Ossuaire, la toiture, aménagement intérieur. Aménagement des abords, parvis, cimetière.
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