retour
Glossaire
St Séverin- Intérieur- Extérieur

- Ségalais


- Situation
* Pays : France
* Région : Bretagne
* Département : Finistère
* Arrondissement : Châteaulin
* Canton : Pont de Buis lès Quimerc'h

- Eglise Saint Séverin

St Ségal vient de St Sengar, un Saint Irlandais. Le territoire est habité dès l'âge du fer, comme le prouve une stèle de cette époque. La paroisse de St Ségal du Breton Sant Segal, qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille, est un démembrement de la paroisse primitive de Pleyben au (XVIème siècle), à laquelle elle était d’ailleurs unie au (XVIIème siècle). Elle a été diminuée d’une partie de son territoire au profit de Port Launay en (1840) et de Pont de Buis en (1949). On rencontre les appellations suivantes, Sanctus Severinus ou Seint <Sengar vers (1330), Seint Sengar en (1368), Sainct Segal en (1535). cette commune est connue pour des faits liés à la révolte des "Bonnets Rouges" en (1675). Le 16 Juin (1795) durant la Révolution Française, des Chouans dirigés par Georges Cadoudal et venus de Locoal Mendon dans le Morbihan pillent de la poudrerie de Pont de Buis et sur le chemin de retour assassinent le Recteur Constitutionnel de St Ségal ainsi que celui de Briec.

- Descriptif

l'église St Séverin (1896)-(1897) batie par l'entreprise Mazé de Brasparts, sur les plans de l'architecte Gassis. Son architecture composite s'inspire à la fois du Roman et du Gothique. La flèche est réalisée en (1901)-(1902). L'architecte, qui demeure à Châteaulin, est l'auteur des plans de nombreuses églises, dont celles de l'Ïle de Sein, de Névez et de Collorec. Plan en Croix Latine à 3 vaisseaux. Chevet à pans coupés encadré de 2 sacristies de plan rectangulaire. Tour clocher hors oeuvre, à 4 niveaux surmontée d'une flèche encadrée par 4 clochetons et 4 frontons et d'une galerie sur corbelets, un transept et un choeur, la 1ère travée est dépourvue d'arcades entre le vaisseau et ses bas côtés. L'église abrite les statues anciennes de la Vierge Mère et de St Séverin. Elévation extérieure enduites de ciment à l'exception des encadrements des baies et des chaînages d'angle en pierre de taille de granite, murs en moellon enduits de ciment et de plâtre à l´intérieur. Nef éclairée par des fenêtres hautes, couverte d'une voûte à croisées d´ogives en brique. 5 travées dont la 1ère est dépourvue d'arcades, arcs en plein cintre reposant sur piliers carrés cantonnés de 4 colonnettes. Bas côtés voûtés d´arêtes. Sol recouvert de ciment. Edifice antérieur du (XVIème siècle) détruit, figuré sur le cadastre de (1847) à l'emplacement du cimetière. Eglise actuelle construite de (1895) à (1897). Chambre des cloches et flèche du clocher édifiées en (1903).

Site inscrit, le 9 Mai (1931) cimetière avec ses arbres et sa clôture. Eglise de style Néo Roman à l'exception du clocher de style Cornouaillais. Cimetière avec ses arbres et sa clôture. Ne subsiste de l'ancienne église que l'entrée de porche réutilisée comme portail du presbytère et quelques pierres sculptées remployées dans son mur de clôture. Etat sanitaire mauvais. Les vitraux ont été déposés et sont en attente de restauration. Les fenêtres sont obturées par des planches en bois. Il existe de nombreuses infiltrations d´eau, dues en parties aux gouttières partiellement bouchées. Les enduits de ciment et de plâtre se décollent. La voûte de la nef a été repeinte à la chaux en (1998). Les clefs de voûtes dans le bas côté Sud se déchaussent. Une fissure est bien visible tant à l´intérieur qu´à l´extérieur de l´édifice sous la fenêtre du transept Sud.

Le 6 Novembre (1840), lettre du recteur M. Corbé à l'évêque,

"Aujourdhui, à midi et demi à peu près, le tonnerre est tombé sur le clocher de l'église. Dans sa chute, il a écrasé une partie considérable de la nef, et toute la toiture est comme si elle était criblée de boulets de canon, effet des pierres brisées et lancées par la foudre. Les fonts baptismaux, les confessionnaux, les autels, les boiseries du choeur récemment faites en neuf n'ont heureusement pas été endommagés, mais tous les vitraux brisés et tout le reste de l'église offrent un spectacle à arracher les larmes."

Le conseil municipal vote un crédit immédiat pour travaux provisoires. D'autres crédits devront être votés les années suivantes pour réparer la toiture et le clocher. Une souscription est lancée. L'Etat accorde un secours de 1.000 Francs en (1842). Malgré les travaux, l'église reste fragile.

Le calvaire de l'Eglise est composé de statues ou groupes de provenances diverses, une Descente de Croix, Marie Madeleine agenouillée avec le vase de parfum, St Yves, la Vierge, St Jean et un Christ aux liens. La traverse supporte les statues de St Sébastien et de St Pierre, de Marie et de St Jean encadrant un St François d'Assise montrant ses stigmates. Au noeud de la traverse, un Christ du "Jugement Dernier est assis sur un arc en ciel. Un Crucifix du (XIXème siècle) surmonte l'ensemble.

- Chapelle St-Sébastien de St-Ségal

la chapelle St Sébastien (XVIème siècle), de style Renaissance son, porche, sa sacristie, son linteau et sa source ou fontaine. Dédiée à St Sébastien que l'on implorait pour se préserver de la peste a pour origine la terrible épidémie qui venant de Brest s'étendit jusqu'à Hanvec et le Faou. Cette chapelle fut installée sur les terres du Seigneur de Kergoët dont la famille participa aux rénovations et transformations de la chapelle jusqu'à la fin du (XVIIIème siècle), comme en attestent les armoiries du calvaire ou des peintures murales qui ornent la chapelle. Il s'agit d'un édifice lambrissé qui comprend une nef de 3 travées avec bas côtés, un transept et un choeur peu débordant communiquant avec une sacristie Octogonale. Sur l'une des poutres se trouve l'inscription "M. P. Cunat. Cure. Ch. Lharidon. Fa. (1586)". Le choeur est construit dans le 2ème ¼ du (XVIème siècle). Le transept, les grandes arcades de la nef et la porte Occidentale sont édifiés vers (1554) date du mariage de Gilette de Kergoet et de Michel du Bot, les maîtres d'ouvrage. La nef, la charpente et le clocher porche sont reconstruits à la fin du (XVIIème siècle) par René François de Kergoet et son épouse, née du Dresnay le charpentier et le maçon sont Ch. et I. Lharidon. La tour porte l'inscription "I. Lharidon (1696)". L'ensemble est restauré au (XXème siècle). Le porche Sud, surmonté d'une Vierge Mère, date de (1695) et porte l'inscription "S. Sebastien prie pour nous (1695)", sur l'un des piliers du chevet se trouvent les armes mi parti Kergoet du Bot. La sacristie porte les dates de (1707)-(1708) celles de la construction et (1742) celle d'une restauration, ainsi que plusieurs inscriptions, sur un linteau, l'inscription "Faite Lan (1708). F. Autret. F. (1707)", sur la porte, l'inscription "Sebastien Joncour Ptre et C. C. Mocaer Fabrique", sur le mur, l'inscription "Mire Julien Bornic Recteur. Mire Michel Gravec ucre (1742). Mre Jehan Helgouarc'h chapelain. Mire Iean Bris Ptre".

La poutre de gloire, avec un Crucifix entre la Vierge et St Jean, date du (XVIIème siècle). La chaire à prêcher date du 1er ¼ du (XVIIIème siècle) ou de la fin du (XVIIème siècle) et porte l'inscription "N. et D. Mre Y. Coquet docteur et recteur". Le confessionnal date du XVIIIème siècle et porte l'inscription "N. Mre G. Leon. Bachelier en Sorbonne Recteur (1766)". Les retables datent de (1698)-(1710). Au retable du maître autel (XVIIIème siècle), dû, semble t'il, à l'atelier Cevaer, on voit 2 scènes du supplice de St Sébastien, aux 2 côtés de l'autel les vertus Théologales, 4 vertus Cardinales et un St Roch. Les peintures et dorures du maître autel, oeuvre d'Ollivier Le Grall de Landerneau, datent de (1729). Le retable et les boiseries du bras Sud, peints et dorés en (1714) par Louis Cozic, datent de (1708). A l'autel Nord (XVIIème siècle), 18 bas reliefs rappellent l'histoire de la Sainte maison de Lorette, celle d'un Saint évêque et l'Enfance de Jésus. L'église renferme un calice en argent du (XVIIIème siècle) et un cadran solaire avec l'inscription "I Lharidon (1696)". On remarque 2 vitraux armoriés. La chapelle abrite les statues de Ste Anne, la Vierge Mère, St Zacharie, St Fabien en pape, St Sébastien, St Maudez, St Joachim, St Jean évêque, St uénael, St Joseph et un Crucifix en pierre du (XVIIème siècle). Sur l'arc d'entrée du cimetière, on trouve St Sébastien entre 2 archers, St Yves et St Laurent. Les retables polychromes déjà présent lors de l'édification de la chapelle au (XVIème siècle), furent développés selon le style dit du Baroque Breton au tout début du (XVIIIème siècle) et sous l'influence du recteur de Pleyben, paroisse dont dépendait St Ségal, Yvon Coquet. C'est à cet amateur d'art et Prédicateur en Sorbonne que l'on doit la plupart du mobilier actuel, chaire, poutre de gloire, confessionnal, statues. Un enclos cultuel, dit Placître, et non Paroissial entoure la chapelle. En effet, St Sébastien n'a jamais été une chapelle paroissiale et n'a donc jamais eu ni ossuaire, ni baptistère.

- Calvaire et l'échalier
de St Sébastien

Séparé de la porte monumentale par un échalier, le calvaire est orné de nombreuses scènes et personnages. L'une des faces, à la base du fût à écots, comprend la Résurrection et un soldat endormi est taillé en bas relief dans le socle. Sur le 1er croisillon se trouve une Déploration, et sur le croisillon supérieur St Sébastien percé de flèches par 2 archers. De l'autre côté du calvaire, sur le socle, la statue de Marie Madeleine côtoie celle d'un donateur. Sur le 2ème croisillon, la Vierge et St Jean encadrent la Crucifixion. Le soubassement du calvaire en pierre jaune de Logonna-Daoulas est décoré de 16 lunes. Calvaire aux armes de Jean de Kergoët et de sa femme Perrine de Kerpaën, face Ouest, érigé entre le 27 Aout (1541), jour de leur mariage, et le 12 novembre (1550), date où Perrine devint veuve. Partie constituante de la chapelle St Sébastien. L'écu écartelé du Seigneur Jean de Kergoët, sur le fief duquel est bâtie la chapelle. Classé "Monument Historique" 05 Juillet (1958). Des masques, identiques à ceux sculptés sur la base du calvaire, ornent la façade de la maison des lunes, place St Thomas, à Landerneau.

Ce Calvaire est en kersantite sur soubassement en moellon intégré au mur d'enclos de la chapelle. Fût rond monolithe à écôts, croix de section ronde aux extrémités fleuronnées en boules godronnées. Double traverse supportant statues géminées, groupes sculptés et statues. Base en kersantite posée sur un 2ème socle plat en Microdiorite Quartzique. Les sculptures, représentent, le Christ en croix Christ souffrant, la Résurrection du Christ, St Sébastien, une Vierge de Pitié, Ste Madeleine, St Jean, un soldat, masque, armoiries, fleuron et volute.

A l'ouest, sur le croisillon supérieur, le Christ en Croix entre la Vierge et St Jean. Sur la traverse inférieure, le Christ souffrant accosté de soldats à cheval. Sur le noeud, amoiries des Kergoët et des Kerpaën tenues par des angelots. A l'Est, sur le revers, St Sébastien entre 2 archers. Sur le noeud, armoiries des Kergoët encadrées de 3 masques. Sur la traverse inférieure, un groupe de la Vierge de Pitié. Au pied de la croix, un groupe de la Résurrection. Au revers, Ste Marie Madeleine et le donateur. Sur le socle, frise de 16 masques. Sur les traverses, décor Renaissance de feuillage, de volutes et de macarrons.

-Patrimoine de St Ségal

L'ancienne chapelle St They, détruite après la Révolution. le calvaire (1550)-(1630), situé place de l’église. Il porte St Pierre, St Sébastien et une "Descente de Croix". D'autres croix ou vestiges de croix, Ar-Groas-Ven - Moyen Age, Lanvélé (1651)-(1936), Penfrat (XIXème siècle), la croix du bourg de St Ségal (XVème siècle), la croix du cimetière de St Ségal (1926). La fontaine de St They (XVIIIème siècle). 4 moulins dont le moulin à eau de Kerbriant, de Cozcamec.

Haut de page