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- le Buisson Ardent

Le Buisson Ardent, triptyque de Nicolas Froment (1461)-(1483), artiste Avignonnais, Peintre et Verrier, rattaché aux artistes Primitifs "Français de l'Ecole d'Avignon" qui se caractérise par des influences "flamandes, françaises et italiennes". A volets mobiles de tradition Flamande, pièce maîtresse du monument réalisée au (XVème siècle), commandité en (1476) par le Roi René pour le tombeau de ses entrailles. L'oeuvre provient du couvent des Grands Carmes, détruit sous la Révolution. Le panneau central représente la Vierge et l'Enfant sur le buisson ardent. Au 1er plan, sur la droite, Moïse, gardant son troupeau, se déchausse à la vue de cette apparition. Les 2 autres parties du triptyque représentent les commanditaires de l'oeuvre, le Roi René et la Reine Jeanne, dans une attitude pieuse. René porte l'habit des chanoines de St Victor. Une citation du livre des Proverbes surmonte l'oeuvre, " Qui me trouve, trouve la vie..." Selon des spécialistes, la ville représentée sur la droite du tableau évoquerait Avignon. Quant au château sur la gauche, ce pourrait être le château de Saumur en Anjou, propriété du Roi René. Il est considéré comme un chef d'oeuvre emblématique de la fin du Moyen Age et une icône de l'identité Provençale, associée à la légende du "bon roi René". Le seul autre tableau authentifié de ce peintre la résurrection de Lazare est conservé à Florence. Après un long et délicat processus de restauration entamé en (2003) en partenariat avec l'Université de Tokyo et le Centre Interrégional de Conservation et de Restauration du Patrimoine de Marseille, le Triptyque du Buisson Ardent est restitué dans ses dispositions d'origine. Restaurée, le tryptique, qui pèse près d'une ½ tonne, a été réinstallée dans la cathédrale fin Janvier (2011).

* Transfiguration du Sauveur, de Jean Daret Fils.
* La Cène, de Jean Daret Père.
* L'Incrédulité de St Thomas, de Finsonius.
* Le Triomphe de la Foi.
* La Résurrection de Lazare, de Christophe Veyrier, provenant de l'ancienne chapelle des Carmélites.
* 17 tapisseries dues au peintre Flamand Quentin Metsys, la Nativité, la Présentation, l'Annonciation, la Visitation, l'Annonce aux Bergers, la Nativité de "Notre Seigneur", le "Baptême de Jésus", le "Sermon sur la montagne", la "Résurrection de Lazare", la Flagellation, le "Couronnement d'épines", la Crucifixion, la "Descente de croix", la "Visite aux limbes", la Résurrection, l'Ascension et la Pentecôte.

- l'Annonciation d'Aix

Le Triptyque de l'Annonciation d'Aix est un retable peint à huile sur Bois, daté des années (1443)-(1445), Dimensions Hauteur 155cm sur Longueur 350cm, attribué à Barthélemy d'Eyck autrefois conservé dans la cathédrale St Sauveur d'Aix en Provence et aujourd'hui démembré en 6 panneaux dispersés entre 3 musées, Musée Boijmans Van Beuningen Rotterdam, Musée royal d'art ancien Bruxelles, Rijksmuseum Amsterdam et, en temps habituel, l'église du St Esprit à Aix en Provence.

La provenance du retable est bien connue grâce à sa description dans un document d'archives. Il est commandé le 9 décembre (1442) dans le testament d'un drapier Aixois, Pierre Corpici, fournisseur du Roi René d'Anjou, pour être placé sur l'autel de sa chapelle dans la cathédrale St Sauveur d'Aix en Provence. Il commande avec une prédelle en partie basse ainsi qu'un superciel en partie haute dont on ne sait pas s'ils ont été réalisés. Le tableau est achevé soit pour le jour de l'Annonciation (1444) soit en (1445). En (1618), l'ensemble est déplacé de la chapelle au Baptistère de la Cathédrale. En (1623), il est toujours décrit avec ses volets ce qui n'est plus le cas en (1679). En (1791), la partie centrale est toujours placée au même endroit selon le maire de l'époque, Alexandre de Fauris de St Vincens. Celui ci le fait déplacer dans l'église de la Madeleine après la Révolution Française. Cette dernière église étant fermée pour des raisons de sécurité depuis (2006), le tableau a été transféré dans une autre église d'Aix, l'église du St Esprit. On retrouve la trace du volet gauche vers (1900) avec le Prophète Isaïe et la Madeleine au revers mais mutilé, ayant perdu son entourage de colonnes et la nature morte en partie supérieure. Il appartient alors à la collection Cook de Richmond. Dès (1909), l'historien de l'art Flamand Georges Hulin de Loo fait le rapprochement avec l'Annonciation d'Aix. La Nature morte aux livres est retrouvée la même année lors d'une vente à Amsterdam et achetée par le Rijksmuseum. Le panneau droit, resté lui complet, réapparait lors d'une vente à Paris en mars (1923), le catalogue indiquant une provenance d'une résidence des environs d'Aix en Provence. Il est alors acheté par les "Musées Royaux des Beaux Arts de Belgique" à la demande justement de Hulin de Loo. L'ensemble de ces panneaux sont présentés ensemble dans une exposition pour la 1ère fois en (1929) au Musée du Louvre.

- le Portail

Les Portes sculptées de la Cathédrale St Sauveur à Aix en Provence. Les vantaux des portes, en bois rougeâtre, recouverts de volets de protection, forment une oeuvre demeurée intacte et d'une remarquable richesse. On y voit, au milieu d'une belle décoration à la fois Gothique et Renaissance, les prophètes "Isaïe, Jérémie, Ezéchiel et David", vêtus à la Judaïque, et les 12 Sibylles, chacun surmonté d'un dais en grande saillie. Chaque vantail est encadré et coupé dans sa largeur par des guirlandes de fleurs et de fruits délicieusement fouillées. La Renaissance se manifeste, non seulement par les guirlandes, mais aussi par l'attitude des personnages, le drapé des costumes. Les Prophètes et les Sibylles sont déjà des contemporains de Louis XII. Ces portes en coeur de noyer bien sec furent commandées le 15 Octobre (1505), aux frères Raymond et Jean Bolhit, ouvriers sur bois, pour le prix de 4.000 florins, 4 salmées de blé et 12 millerolles de vin. Les frères Bolhit s'adjoignirent Jean Guiramand, de Toulon, qualifié fustier ou ouvrier qui travaille le bois. c'est lui qui exécuta, en 2 ans, la sculpture des 2 vantaux, dont les dimensions sont de 4m,70 sur 2 mètres. Ce travail fixa Guiramand à Aix. Il s'installa rue Judaïque. Par le moyen de prix faits on peut connaître l'histoire de ces travaux, qui nous enchantent et que l'on pourrait croire sortis de l'atelier d'un ciseleur de grande classe. Et l'on est surpris de constater qu'ils ont été exécutés par de modestes ouvriers.

- Caractéristiques

Saint Sauveur :

* Longueur extérieure : 70 mètres.
* Largeur extérieure : 46 mètres.
* Hauteur sous la clé de voûte : 20 mètres.
* Hauteur du clocher : 64 mètres.

* Styles de la cathédrale.

* Plusieurs styles architecturaux cohabitent dans la Cathédrale d'Aix.
* La partie la plus ancienne de la Cathédrale est le baptistère avec ses 8 colonnes d'époque Romaine, il est un des plus anciens de France et date du Vème siècle) ou (VIème siècle).
* La partie Romane de la Cathédrale fut construite au (XIème siècle) et les gros blocs de pierre réguliers proviennent du Forum Romain.
* Le reste de la façade de la cathédrale est de style Gothique. Le portail est la partie la plus récente et date du (XVIème siècle).
* L'orgue est classé aux "Monuments Historiques". Le buffet, vert et or, date de (1745), la partie instrumentale a été livrée en (1855), l'instrument comporte 38 jeux de répartis en 3 pédaliers.

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