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Glossaire - Biographies
l'Extérieur - l'Intérieur - Chronologie - Evêques
Extèrieur - Intérieur - Chapelles
Clôture - Statues

- les Chapelles Latérales

La nef possède 11 Chapelles Latérales, 6 au Nord et 5 au Sud. Elles n'étaient pas prévues dans le projet d'origine, mais l'obligation de leur construction se fit sentir dès la fin du (XIIIème siècle). Leur édification date des années (1290) à (1375). Les plus anciennes se situent à l'Est, les plus récentes à l'Ouest.

- les Chapelles Sud


* La chapelle St Christophe reçut sa décoration actuelle en (1762). Elle comprend une statue du (XVIIIème siècle) de St Christophe en pierre, de Jean Baptiste Dupuis, qui collabora à l'édification de la chaire de vérité mais aussi du Maître Autel actuel.
* Chapelle N.D. de Foy ou Chapelle de l'Annonciation, il y a une statue de l'Annonciation du (XVIIème siècle) de l'Amiénois, Nicolas Blasset, offerte par un maître de la confrérie N.D. du Puy. L'Annonciation y est sculptée en marbre blanc se détachant sur un fond de marbre de Rance.
* La 3ème Chapelle Sud de la nef est la chapelle de l'Assomption, anciennement chapelle St Nicolas. Elle fut offerte au (XIVème siècle) par les waidiers ou producteurs de guède. Elle prit son nom suite à la décoration offerte par un maître de la Confrérie du Puy N.D. appelé François de Fresne. On y trouve une des plus belles oeuvres de Nicolas Blasset, réalisée vers (1637), une représentation de l'Assomption de la Vierge. Celle ci, mais aussi les Anges et Dieu le Père sont sculptés en marbre blanc sur fond de marbre noir.
* La Chapelle St Étienne nommée aussi Chapelle St Laurent, les statues de St Étienne et de St Augustin. Le décor de la chapelle a été dessiné par Christophle en (1768). Au dessus de l'autel se trouve un tableau de Laurent de La Hyre, la Pâmoison de la Vierge, daté de (1628).
* Enfin la Chapelle Ste Marguerite semble être la plus ancienne des chapelles latérales de la nef. Elle fut construite en (1292 par l'évêque Guillaume de Mâcon. Sa décoration actuelle date de (1768) et fut réalisée par Jean Baptiste Dupuis et l'architecte Pierre Joseph Christophle. C'est une statue en marbre de Ste Marguerite posée sur un autel.

- les Chapelles Nord


* La 1ère Chapelle est de St Jean Baptiste ou Chapelle du Sauveur. Construite en (1375) par l'évêque Cardinal Jean de La Grange, on y trouve sa statue.
* La 2ème Chapelle, édifiée à la même époque par Jean de La Grange est connue sous le nom de Chapelle N.D. de Bon Secours. Elle contient une Vierge à l'Enfant, oeuvre de Nicolas Blasset.
* La Chapelle du St Sauveur s'appelait jadis Chapelle St Michel. Elle abrite un Christ Byzantin du (XIIème siècle) provenant de l'ancienne église St Firmin le Confesseur, détruite au début du (XIIIème siècle) pour faire place au bras Nord du transept.
* La Chapelle St Honoré, contient une sculpture de St Honoré exécutée en (1780) par le sculpteur Jacques Firmin Vimeux.
* La Chapelle N.D. de la Paix s'appelait jadis Chapelle St Louis. On peut y admirer un retable avec une Vierge en marbre blanc. C'est un puy, offert en (1654) et sculpté par Nicolas Blasset.
* Enfin la 6ème Chapelle ou Chapelle St Firmin, ex chapelle Ste Agnès, abrite une statue en plâtre de St Firmin.

- les Chapelles Absidiales

Les Chapelles Absidiales sont toutes pourvues de baies particulièrement allongées, à 2 lancettes surmontées de 3 Trilobes. Les 2 Chapelles les plus proches de la partie Rectangulaire du Choeur possèdent 2 Baies, la Chapelle Axiale, de loin la plus vaste, en a 7 . Les 4 restantes ont 3 Baies. Ces Chapelles sont particulièrement élevées, elles ont la même hauteur que les bas côtés du Choeur et de la Nef, autrement dit près de 20 mètres d'élévation, à titre de comparaison, le vaisseau principal des Grandes Cathédrales Gothiques de "Laon, Sens, Bruxelles" ont une hauteur ou moins 25 mètres).

De gauche, côté Nord à droite, on trouve :

* La 1ère Chapelle donne accès d'une part, du côté gauche, à un escalier à vis permettant d'accéder aux niveaux supérieurs, et d'autre part à une vaste chapelle nommée Chapelle des Catéchismes localisée en dehors de la Cathédrale.

* La 2ème Chapelle de St Jean Baptiste fut décorée de (1775) à (1779) par Jacques Firmin Vimeux. Elle contient un Retable où figure St Jean Baptiste.

* La 3ème Chapelle de Ste Theudosie s'appelait jadis Chapelle de St Augustin. C'est en (1853) que l'évêque d'Amiens, monseigneur de Salinis, ramena de Rome les reliques provenant des Catacombes, d'Aurelia Teudosia présumée Amiénoise. Napoléon III finança lui même la restauration et l'ornementation de la Chapelle de St Augustin, et assista à l'inauguration de ce qui devint par conséquent la chapelle de Ste Theudosie. La châsse de la Sainte se trouve dans un "Tabernacle Néo Gothique" exécuté par les frères Aimé et Louis Duthoit. On remarque une grille remarquable due à un serrurier Amiénois, nommé Corroyer. Les fort belles et intéressantes verrières datent de cette époque et représentent surtout Napoléon III et l'Impératrice Eugénie son épouse, le pape Pie IX et l'évêque d'Amiens, mgr de Salinis. On aperçoit aussi le fameux Château de Pierrefonds, en reconstruction à l'époque. Les vitraux du bas à droite, ou vitraux des Tisserands datent du (XIIIème siècle).

* La 4ème Chapelle la "Chapelle Axiale" est nommée Chapelle de la Vierge ou Chapelle de la "Petite Paroisse". C'est la plus Grande et la plus Longue des Chapelles Absidiales, 15,m25 de profondeur. Elle ressemble par son architecture à la Ste Chapelle de Paris, dont elle est contemporaine. Elle fut restaurée au (XIXème siècle) par Viollet le Duc et son équipe. L'autel en pierres est l'oeuvre des frères Duthoit. La Chapelle abrite 2 Tombeaux du (XIVème siècle), celui de l'évêque d'Amiens Simon de Gonçan et celui de Thomas de Savoie. Chacun de ces Tombeaux repose sur un soubassement orné de Pleurants. Ceux ci sont parmi les plus "Anciens de France".

* La 5ème Chapelle, est du Sacré Coeur, ancienne Chapelle de St Jacques le Majeur. Elle contient un superbe Autel en Bronze, oeuvre de l'orfèvre Parisien Placide Poussielgue Rusand. Elle renferme aussi les "Drapeaux des Armées Alliées qui ont défendu Amiens en (1918).

* La 6ème Chapelle de St François d'Assise, anciennement chapelle St Nicaise, fut décorée de (1775) à (1779) pour un Chanoine par Jacques Firmin Vimeux. On y trouve en particulier le Retable de St François d'Assise ainsi qu'un tableau réalisé par le peintre Bénouville"Saint mourant et bénissant la ville d'Amiens".

* La 7ème Chapelles, localisée à l'extrême sud du rond-point, porte le nom de Chapelle de St Éloi. Elle est fort surprenante, car elle affiche sur ses murs les représentations picturales des Sibylles, lesquelles ne sont pas exactement des personnages Chrétiens, mais bien des Voyantes liées au Paganisme de l'Antiquité. C'est néanmoins le "Doyen du Chapitre", Adrien de Hénencourt qui les fit peindre en (1506). Les 8 Sibylles représentées sont "Agripa, Persique, Tiburtine, Lybiqua, Europe, Phrygienne, Érythrée, Cumane". Restaurées en (1853) et en (1977), ces Sibylles sont un excellent échantillon de la peinture du début du (XVIème siècle) en France. Mais la Chapelle de St Éloi est avant tout une antichambre menant à la Chapelle des Macchabées et au Trésor de la Cathédrale.

- Autres Chapelles

Les 2 extrémités Orientales du Déambulatoire extérieur sont aussi aménagées en Chapelles. A l'extrémité Nord de cette allée extérieure du déambulatoire se trouve la Chapelle N.D. de Pitié qui comprend un autel Baroque surmonté d'une statue de la Vierge Marie douloureuse et suppliante. Un Glaive lui transperce le Coeur. Elle occupe une vaste niche au sein d'un haut Retable bordé de colonnes torsadées typiquement Baroques. Au sommet, une série d'angelots et divers personnages. Le tout, particulièrement luxueux, est fait en marbres de diverses couleurs.

Au sud, aussi à l'extrémité du déambulatoire extérieur, on peut voir la Chapelle St Joseph, anciennement Chapelle St Charles Borromée. Elle comporte elle aussi un autel surmonté d'un Retable Baroque à colonnes torsadées. Ce dernier a reçu au (XIXème siècle) une statue de St Joseph, due aux frères Aimé et Louis Duthoit. Le Retable particulièrement richement orné, est surmonté à Droite d'une belle statue de l'Apôtre St Mathieu, ainsi qu'à Gauche d'une tout aussi belle statue de St Luc.

- les Stalles

Réalisées en bois blond de Chêne, les stalles de N.D. d'Amiens représentent le plus "Grand Chef d'Oeuvre d'ébénisterie" jamais réalisé sur terre, avec celles de la Cathédrale de Tolède, et jamais identiqueé depuis. De style Flamboyant, elles ont été conçues par les Maîtres Huchiers Arnould Boulin, Antoine Avernier et Alexandre Huet.

Elles mettent en scène plus de 4.000 Personnages et elles furent exécutées en 11 ans, de (1508) à (1519). Elles étaient au nombre de 120 à l'origine, elles sont 110 actuellement, dont 62 Hautes et 48 Basses. Les 2 Stalles Maîtresses étaient réservées au Roi et au Doyen du Chapitre. Ces dernières sont uniques en leur genre, car surmontées d'une énorme dentelle de bois qui s'élève à pas moins de 13,m 50 du sol. Sur la stalle réservée au Roi, se sont assis surtout "Louis XII, François Ier, Henri IV, Napoléon Ier et le "Président De Gaulle". Techniquement la perfection de ces stalles est telle que l'oeil ne peut pour ainsi dire y déceler la moindre trace d'assemblage. Il n'y a ici ni "Clous, ni Vis, ni Chevilles", rien que des "Tenons et des Mortaises". A lui seul ce Chef d'Oeuvre justifie une Visite à la Cathédrale. Bien que de style Gothique Flamboyant, cette oeuvre magistrale incorpore déjà des éléments Renaissance.

Sur les Miséricordes et sur les Rampants, une grande variété de personnages sculptés aux visages bien typés, retracent les évènements principaux décrits dans l'Ancien Testament, depuis la création de l'Homme jusqu'au Roi David. Ces personnages Bibliques sont habillés et exécutent divers travaux à la manière Picarde de l'époque. On peut admirer Pharaon assis sur un Trône surmonté d'un Baldaquin du (XVIème siècle), enturbanné comme l'étaient les Sarrasins. On a ainsi toute une documentation sur la manière dont on pratiquait la Batellerie ou la Meunerie, par exemple, au début du (XVIème siècle) en Picardie. Le Char de Pharaon a un attelage particulièrement couleur locale Picarde. Sur les Joues des Stalles, des scènes de la vie de Marie sont sculptées avec énormément de délicatesse. On assiste ainsi à son parcours depuis sa Conception jusqu'à son Couronnement, suivant les textes du "Nouveau Testament" et la "Légende Dorée".

Sur les Accoudoirs, une foule de personnages fréquemment truculents nous racontent la vie Quotidienne à Amiens et , de façon plus générale, en France au début du (XVIème siècle). De petits personnages, sculptés habilement et avec humour, nous fait entrevoir ce qu'étaient les Pèlerins, les Religieux, les Artisans, bref le monde de cette époque. Les Dossiers ou Dosserets des Stalles, sont "Fleurdelysés". Ce n'était pas un hommage à la Monarchie Française, mais à Marie Mère de Jésus. La fleur de Lys est en effet la fleur Mariale. On compte 2.200 fleurs de Lys réparties sur les Dosserets. Lors de la Révolution, elles furent bûchées. De (1949) à (1952), le sculpteur Amiénois Léon Lamotte les reconstitua entièrement à la main, selon les techniques du (XVIème siècle). Il utilisa du bois prélevé sur la charpente d'un château Picard datant de la même époque. Enfin les Dais des Stalles, dont certains atteignent plus de 13,m 50) de hauteur, sont constitués d'entrelacs de feuillages en alternance avec de petits personnages. Concernant cette "grande oeuvre", le compte de dépense des Notaires du Chapitre nous a été conservé. Il se monte à 9.498 Livres, 11 Sols et 3Deniers, ce qui équivaut à plus ou moins 150.000 "Francs Germinal" ou encore 1 million 1/2 "d'euros (2008)".

- le Transept

Les 2 Croisillons du Transept comportent chacun 3 travées et 2 collatéraux, l'un à l'Ouest , l'autre à l'Est . L'élévation du transept est à 3 niveaux, comme la Nef et le Choeur, grandes arcades donnant sur les Collatéraux, Triforium à claire voie, et fenêtre hautes. Chaque croisillon est éclairé par une grande verrière pourvue d'une Rosace, verrière qui occupe la partie supérieure du mur de fond, et qui surmonte une claire voie de 5 Arcades. Cette claire voie correspond à la paroi externe du Triforium. La rosace du croisillon Sud nommée Rose du Ciel est Flamboyante, alors que celle du croisillon Nord ou Rose des Vents est Rayonnante. A l'extérieur, les 2 Croisillons sont soutenus, comme la nef et le chœur, par 2 séries, l'une à l'Est, l'autre à l'Ouest, de 3 Arcs Boutants ajourés, de même type que ceux du Choeur et du Chevet.

dans le Croisillon Nord se trouve une "Cuve à laver les Morts datant du (XIIème siècle). Du côté gauche, Occidental de ce croisillon, on peut voir une série de 4 niches en pierre de style Flamboyant, sculptées sur le modèle de l'ancienne clôture du Choeur de la même époque. On y a sculpté des scènes, peintes et dorées, se déroulant dans les 4 parties du Temple de Jérusalem :
* Dans la 1ère niche on voit Jésus dans l'Atrium du Temple s'avançant parmi les Marchands.
* La 2ème scène se déroule dans le Tabernaculum et montre toujours Jésus au milieu des Marchands.
* La 3ème partie du Temple nommée le Saint, 2 Prêtres encensent un Autel, et sur une table sont empilés 12 Pains.
* La 4ème niche abrite une scène se déroulant dans le Saint des Saints, le Grand Prêtre encensant l'"Arche d'Alliance".
* Une relique constituée d'un "petit éclat d'os crânien", présumé appartenir à St Jean Baptiste, est présenté dans une vitrine, un coffre en bois avec vitre, dans le Transept Nord.
* Un Crâne, seul rescapé des destructions de la Révolution est conservé dans le trésor près de la Sacristie, il est reconnu comme étant celui de St Jean Baptiste, soupçon renforcé par le fait que sur ce Crâne manque précisément un éclat de la taille de celui présenté comme étant une relique du Saint dans le Transept. Ce crâne a été ramené en (1206) lors de la 4ème Croisade par un Chanoine de Picquigny, Wallon de Sarton. Le Reliquaire est composé, d'une part de "Cristal de Roche" du (XIIIème siècle), et d'autre part d'une pièce d'Orfèvrerie Reconstitution du (XIXème siècle), faite par l'orfèvre Parisien Placide Poussielgue Rusand, sur base de l'oeuvre de Ducange du (XVIIème siècle), détruite à la Révolution.

- la Chapelle de St Sébastien

La Chapelle de St Sébastien : statue de St Roch et de son Chien, par Nicolas Blasset, et tableau de la Crucifixion de Guillaume Hergosse. Elle est localisée au croisement du transept et du côté Nord du double Déambulatoire du Choeur, à l'avant du pilier séparant les 2 allées de ce Déambulatoire. La Chapelle date de la 1ère moitié du (XVIIème siècle) et fut restaurée en (1832) par les frères Duthoit. Elle comporte un petit autel surmonté d'une peinture localisée au centre d'un imposant Retable de marbre sculpté et partiellement doré. Le tableau est une Crucifixion, provenant du Couvent des Fontevristes de Moreaucourt, et attribué au peintre flamand Guillaume Hergosse (XVIIIème siècle). Il est entouré à droite de St Louis, Roi de France, portant la "Couronne d'épines". A gauche se trouve la statue de St Roch accompagné de son chien, oeuvre de Nicolas Blasset datée de (1634). Au dessus de la totalité, une fort belle statue du Martyre de St Sébastien, ce dernier transpercé de flèches et la tête entourée de Chérubins. L'association des 3 Saint Louis, Saint Roch Saint Sébastien se comprend, car ils étaient tous 3 invoqués lors des "Epidémies de Peste".

- la Chapelle de N.D. du Puy

Correspondant au Sud à la Chapelle de St Sébastien, cette Chapelle est celle de l'importante Confrérie du Puy N.D. dont le Maître, désigné chaque année, se devait d'offrir un Cadeau à la Cathédrale, le plus souvent sous forme d'une riche oeuvre d'Art. La Chapelle date du (XVIIème siècle) et comporte avant tout un superbe Retable au centre duquel se trouve une fort belle Peinture de l'Assomption de la Vierge. 2 Statues l'entourent. À droite, Judith tenant la tête du Géant Holopherne, ainsi qu'à gauche Ste Geneviève. Cette dernière fut transformée en déesse Raison durant la Révolution, et on mit alors entre ses mains la table des "Droits de l'Homme et du Citoyen". Après la Révolution, elle fut à nouveau transformée, en Sibylle cette fois, cette dernière étant censée porter les Tables de la Loi. Chapelle N.D. du Puy, oeuvre de Nicolas Blasset, offerte en (1627) par Antoine Pingre, Maître de la "Confrérie du Puy", le tableau, une Assomption de la Vierge, est l'oeuvre de François Francken le Jeune. Statue de Ste Geneviève, oeuvre de Charles Cressent. statue de Judith tenant la tête d'Holopherne, oeuvre de Nicolas Blasset Retable La Vierge sortant un Enfant d'un Puits.

- la Chapelle St Pierre et Paul

Elle occupe l'extrémité Sud du Collatéral est du Croisillon Sud du transept, aménagé en Chapelle Collatéral du côté du Choeur. L'autel, en bois sculpté fut commandé en (1750) par le Chanoine François Cornet de Coupel, bras droit et soutien actif de l'évêque Louis François Gabriel d'Orléans de Lamotte, dans l'entreprise de rénovation baroque de la Cathédrale. Il est peint en imitation de marbre. Une grande toile représente l'Adoration des Mages. L'autel est entouré des statues de St Pierre et de St Paul. Dans cette Chapelle s'ouvre un escalier menant aux niveaux supérieurs du Transept Sud.

- le Grand Orgue

La Cathédrale d'Amiens possède un Orgue de 57 Jeux répartis sur 3 Claviers et un Pédalier. Il a été construit en (1936) par Roethinger à partir de l'orgue d'Aristide Cavaillé Coll qui a fortement souffert durant la 1ère "Guerre Mondiale". Le buffet de cet instrument date du (XVème siècle).

- la Confrérie les puys d'Amiens

La confrérie N.D. du Puy est un Puy, "Société Littéraire Pieuse" de la fin du Moyen Age aux Pays Bas Belgique, en Picardie et en Normandie. Elle fut Fondée en (1388), depuis l'année (1452) jusqu'en (1693). Du Moyen Age au Grand Siècle, la confrérie a exécutée presque chaque année une oeuvre d'Art. Au total 185 oeuvres d'art produites, témoignage de la dévotion à la Vierge et conçues pour embellir le sanctuaire. Ces oeuvres picturales ont progressivement acquis elles-mêmes le nom de Puys.

* Au (XVème siècle), un total de 34 tableaux ont été produits dont 4 de type Polyptyque, comportant des volets.
* Au (XVIème siècle, on dénombre 86 tableaux, dont 10 sont actuellement conservés. Au début de ce siècle 5 tableaux pourvus de volets sont recensés. A partir de (1518), on retrouve des mentions concernant des encadrements sculptés.
* A la fin du (XVIème siècle), un nouveau type d'oeuvre d'art apparaît, la clôture de chapelle. Ces clôtures intégrent toujours le don d'un tableau qui prend le plus souvent place dans le couronnement de la clôture. Ce type d'offrande va se généraliser au (XVIIème siècle). On recense en effet q>10 clôtures de chapelles entre (1600) et (1615). Bientôt, l'ensemble des emplacements disponibles pour les clôtures ayant été pourvus, on assiste à la livraison de retables sculptés, dont le nombre atteint 14 entre (1614) et (1664). Ainsi en (1627) et en (1634)-(1635), la chapelle de la "Confrérie du Puy" et celle dite de St Sébastien seront magnifiquement aménagées par la création d'un ensemble incluant un retable, avec tableau et statues, un autel et une clôture.
* Quelques chefs d'oeuvre d'un autre type seront aussi offerts à la Cathédrale, une Chaire en (1602), une Table d'Autel en (1636), 2 Bénitiers en marbre en (1656).
* A partir de (1625), la donation d'oeuvres purement sculpturales se manifeste, on note 8 cas au (XVIIème siècle), dont 7 sont aujourd'hui toujours en place. Dans la production de tableaux isolés on ne recense que 8 cas au (XVIIème siècle).
* Enfin, à partir de (1647), date du déclin de la confrérie, la donation d'objets de culte va devenir de plus en plus courante, on dénombre 16 donations de ce type avant (1686). Malgré toutes ces mutations concernant la forme et le type des oeuvres offertes, un élément reste cependant presque immuable au fil des siècles, le thème de la Vierge, "Patronne de la Confrérie". Celle ci est en effet présente dans les 1ers tableaux connus (1438) et on la retrouve jusqu'en (1678) avec le dernier Puy conservé en la Cathédrale N.D. d'Amiens.

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