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- Angers
- Présentation
* Culte : Catholique Romain
* Rattachement : Diocèse d'Angers, siège
* Début des travaux : (XIIème siècle)
* Fin des travaux : (XIIIème siècle)
* Style dominant : Roman, Gothique Angevin
* Protection : Classée Monument Historique (1862)
- Situation
* Pays : France
* Région : Pays de la Loire
* Département : Maine et Loire
* Ville : Angers
-Historique
La 1ère
église d'Angers date du (VIème siècle). Elle est
dédiée à la Vierge. Lorsque St Martin offre
à Angers des "fioles contenant le sang de martyrs", parmi lesquels
se trouve celle de St Maurice, la cathédrale change de
patronyme, après une période de coexistence entre les
2 patronages. L'église est reconstruite au (VIIIème
siècle). Elle bénéficie d'une durable protection
Carolingienne. Un 1er incendie entraîne une reconstruction au
(IXème siècle), engagée par l'évêque
Hubert de Vendôme. En (1032), un nouvel incendie détruit
en grande partie le travail accompli. L'évêque Geoffroy de
Tours entreprend une remise en état à la fin du
(XIème siècle). La nef est reconstruite dans la
1ère moitié du (XIIème siècle). Il
s'agit d'une des 1ères nefs dotées d'une voûte
d'Ogives après St Denis. Elle est achevée vers
(1153)
. Le transept est reconstruit de (1190) à (1236). Le choeur est agrandi à partir
de (1274). A la fin du (XVème siècle), la Cathédrale reçoit en don la splendide
Tapisserie de l'Apocalypse.
La
Cathédrale St Maurice commencée au milieu du
(XIIème siècle) et achevée vers (1270), elle est
le 1er édifice où apparaît le style "Gothique
Plantagenêt Angevin". Celui ci se caractérise par la
présence d'une nef, elle est un des plus bel exemple
d'adaptation entre le "Roman et le Gothique". Elle comporte une nef
Romane couverte de voûtes
originales, dites, Angevines, ouvrant sur un transept et un choeur
Gothiques. Oeuvre de 2 évêques ambitieux et
cultivés, Normand de Doué et Guillaume de Beaumont, qui
se succédèrent à l'évêché
d'Angers, l'édifice conserve un magnifique ensemble,
sculpté influencé par le Portail Royal de Chartres, et un
remarquable décor peint du (XIIIème siècle)
découvert aux alentours de (1980). La verrière peinte
d'après la Vie de St Julien, dans le transept, est un
chef d'oeuvre de la peinture sur verre du milieu du (XIIIème
siècle). Très décorées avec des nervures
fines qui se multiplient de la nef vers le choeur, on peut
découvrir l'évolution de ce Gothique particulier à
cette région, au travers de plusieurs édifices,
subsistants dans la ville. A la Cathédrale St Maurice, on peut
également admirer un très bel ensemble de vitraux du (XIIème siècle),
(XIIIème siècle), et (XVème siècles). Elle subit par
la suites diverses avanies assez courantes, un clocher qui prend feu en
(1533), un saccage des Protestants en (1562) et des remaniements
malencontreux. En (1745), le trumeau est détruit et les statues
d'Apôtres qui ornaient le linteau sont remplacés par un
arc en granit. Les Révolutionnaires font main basse sur le
trésor de la Cathédrale. Au (XIXème
siècle), des restaurations sont entreprises. Les flèches
sont reconstruites au début du (XXème siècle).
- Configuration
La façade Occidentale n'est pas Harmonique,
puisqu'elle ne comporte qu'un
portail. Au dessus de ce portail, une grande baie cintrée est entourée d'arcatures aveugles.
Le haut du massif se
compose d'une galerie de 8 niches
abritant des statues de Chevaliers et de 2 baies étroites
entourées, là encore, d'arcatures aveugles. Enfin,
au delà d'une balustrade, on trouve une tour couverte d'une
coupole, qui date du (XVIème siècle) Sur les
côtés s'élèvent 2 tours dont les 1ers
niveaux sont ornés de bandes Lombardes. Le 2ème niveau est
rythmé par 4 grandes arcatures. Au Nord comme au Sud, les
2 arcades placées aux extrémités sont aveugles.
Mais au Nord, les 2 arcades centrales sont divisées en 2
verticalement et encadrent 4 petites baies. Au Sud, les 2
arcades centrales sont ouvertes. Les 2 tours sont surmontées
de hautes flèches, entourées de lanternons.
Le portail Ouest,
bien qu'un peu écrasé par la hauteur de la
façade, est l'élément le plus intéressant. Le tympan
est consacré à l'Apocalypse, on y voit le Christ
entouré du Tétramorphe, les vieillards se trouvent dans,
2 des 4 voussures, dans les, 2 autres voussures, on voit
des Anges. Le linteau a été complètement
démoli. Dans les ébrasements, on trouve, à droite,
Moïse, la Reine de Saba
, à gauche se trouve David, Salomon, et peut être
Melchisédech et Esther. Il est difficile d'avoir un
aperçu extérieur de la nef, car diverses constructions
sont venues se greffer sur son flanc Sud et le flanc Nord n'est pas
accessible, on perçoit cependant les grandes baies
cintrées, séparées par de larges contreforts.
Le Transept Sud
est dépourvu d'entrée
monumentale. Il est dominée par une "Rose Rayonnante",
inscrit dans un arc brisé. Le pignon qui surplombe
l'ensemble est orné de 4 arcades, dont 2
aveugles aux extrémités.
Le Chevet
est très sobre. Dépourvu d'arcs boutants, il est
divisé verticalement par de minces contreforts, le seul
décor est constitué par les baies à 2
lancettes surmontées de roses, une balustrade court entre les
contreforts.
La Nef
se compose d'un vaisseau unique de 3 travées.
L'élévation est à 2 niveaux. Une galerie de
circulation, avec une balustrade en fer forgé, court devant les
fenêtres, composées de 2 baies cintrées et
géminées par travée. Le 1er niveau est
composé d'une arcade aveugle formant une sorte de niche peu
profonde. La nef
est voûtée d'ogives de type "Gothique Plantagenêt
Angevin", ce qui signifie qu'elles sont bombées de telle sorte
que la clef de voûte est plus élevée que la clef
des arcs formerets et doubleaux.
La
galerie est soutenue par de jolis modillons têtes humaines,
bestiaire, dans la 3ème travée se trouve une
belle Chaire en bois sculpté.
Chaque
croisillon du transept comporte une seule travée dont
l'élévation est presque semblable à celle de la
nef, la large arcade aveugle est remplacée par plusieurs
petites, les murs de fond reprennent également cette
élévation, en substituant une rose aux fenêtres, les voûtes, plus
tardives et plus complexes, sont
Octopartites. Dans le croisillon Sud, on trouve 2 chapiteaux historiés qui raconte l'Annonciation, sur
le 1er chapiteau, on voit l'archange Gabriel, qui fait une légère révérence,
sur le 2ème , la
Vierge acquiesce et retient les pans de son manteau.
Le Choeur date de
la fin du (XIIème siècle). Il
est coupé de la nef et du transept par un autel Baroque, on y trouve la galerie de circulation
déjà présente dans la nef et le transept,
le rond point, à 7 pans, il est éclairée par des baies à 2 lancettes
surmontées de roses,
il est précédé d'une travée
droite à voûte Octopartite.
- Donation entre patronage
"Au nom de la
Sainte et Indivisible Trinité. Moi Ulger, indignement dit
évêque de l'Eglise d'Angers, je désire qu'il soit
précisé à tous, présents et futurs, que
Mathieu fils de Giraud, sur le point de partir pour Jérusalem,
m'a demandé d'édifier une église et de
bénir un cimetière sur sa terre dite Belle Noule,
en concédant et attribuant à l’Eglise St Maurice d'Angers? et à
moi même, à Perpétuité, le
Presbytérat de cette église de telle sorte que
m'appartienne le libre pouvoir d'en nommer et déposer le
Prêtre. Ont vu, entendu et concédé Marthe,
épouse du dit Mathieu, et ses fils Giraud et Geoffroi qui ont
déposé l'acte sur le Maître Autel de
l'église St Maurice d'Angers, étaient présents
à cette donation Geoffroy Doyen, Richard Archidiacre,
Bohémond Archidiacre, etc. suivent des noms de chanoines de la
cathédrale".
Cependant,
le Seigneurs des Paroisses affirmaient, poussés davantage
croyons nous par l’avarice et l’orgueil que par un souci de
justice, que cette terre de Mathieu relevait de droit de leurs
Paroisses,
Mathieu et beaucoup avec lui disaient au contraire que cette terre
avait fait partie de la grande forêt du Comte Foulque ? et
n’avait jamais appartenu à aucune Paroisse, en fait, au
gré de Giraud, père de Mathieu, et de Mathieu
lui même, les habitants cette terre fréquentaient
tantôt l’une, tantôt l’autre des églises
du voisinage sans opposition ni contrainte, les arguments respectifs
ayant été entendus, les avis exprimés et date
prise, Mathieu prêta le serment suivant dans la Salle Capitulaire
de St Maurice "Les hommes et les femmes de ma terre dite Belle Noue,
aussi bien du temps de mon Père n’ont jamais
été dans l’obligation d’aller et ne sont
jamais allés dans aucune Paroisse en vertu d’un quelconque
droit Paroissial, m’en soient témoins Dieu et ces Saintes
reliques. Fait, comme il a été dit, au Chapitre de
St Maurice, siégeant et entendant les Chanoines et les
Prêtres de St Maurice et de nombreux autres".
Découvertes
en (1984), ces peintures étaient cachées derrière
les stalles actuelles, sur le mur de l'Abside. Elles relatent la vie de
St Maur Ille, évêque d'Angers, et notamment le Miracle
de la Résurrection de St René, devenu ensuite Chanoine
de la Cathédrale. D’abord datées du début du
(XIVème siècle), elles furent plus probablement
réalisées sous l’épiscopat de Michel
Villoiseau (1240)-(1260), peut être sur la commande du chantre et
à l’occasion du transfert des reliques de St
René.
Il
est intéressant de noter la nette séparation entre
l'espace de l'évêque et l'espace du Chapitre à
l'intérieur de la Cathédrale. A l'évêque, le
maître autel avec la châsse de St Maurille et les
bancs pour les célébrants qui l'entourent. Au Chapitre,
l'autel de St René, situé tout au fond de l'Abside,
derrière le maître autel, et devant lequel s'agenouillent
les Chanoines en allant de la sacristie au choeur, ils font tout le
tour de l'Abside, suivant un rituel très précis, avant de
rejoindre leurs stalles. Une suggestion en réponse à
l’interrogation de M.P.Subes, pourquoi 2 scènes sur
la consécration épiscopale de Maurille ? La
2ème ne serait elle pas la confirmation demandée
à l’archevêque de Tours ?
- le Cloître des Chanoines
Jusqu'à la Révolution, 30 Chanoines étaient attachés à la Cathédrale. De l'ensemble des bâtiments communs du Chapitre St Maurice, il ne reste que 2 arcs, vestiges de la "Salle du Chapitre" et 3 Travées de la galerie Orientale du Cloître (XVème siècle) avec au dessus une partie de l'ancienne Bibliothèque. L'aile du cloître le long de la Cathédrale était occupée par 2 Chapelles dont il ne subsiste que celle de St Jean fin (XIVème siècle). Mais les 2 plus importantes Chapelles étaient celle de Ste Anne, abritant aujourd'hui le Trésor, et surtout celle de N.D.de Pitié au Sud, qui servait d'église Paroissiale. Celle ci fut en grande partie tronquée au début du (XIXème siècle), on y remarque encore 2 Nefs, l'une au Nord du début du (XIIIème siècle) et l'autre au Sud résultant d'agrandissements à la Renaissance.
- les Tombeaux
L'usage d'inhumer les évêques dans la cathédrale s'établit au (XIème siècle) et (XIIème siècle. De cette 1ère époque, on peut voir dans la Nef les Enfeus "niches funéraires" des évêques Raoul de Beaumont et Ulger, ce dernier conserve son exceptionnel parement en bois du (XIIème siècle), encore revêtu en partie de lames de cuivre décorées de vernis brun. Victimes du vandalisme des âges, quelques tombeaux subsistent néanmoins dans le transept du côté du "Palais épiscopal". Ils présentent une remarquable évolution de l'art funéraire de l'époque Gothique au (XIXème siècle). Depuis 2 Siècles, les évêques sont inhumés dans un grand caveau au centre de la Nef.
- le Trésor
Il demeure l'un des plus riches de France. Rares sont les objets originels du trésor mais ils sont du plus haut intérêt, la baignoire antique comme l'Urne de Cana, "d'époque antique ou copie médiévale", furent pour leur part données par le Roi René. Les fouilles des tombes des évêques dans la Cathédrale ont permis de retrouver un "mobilier liturgique Médiéval". Au (XIXème siècle), des objets anciens provenant des églises du diocèse furent rassemblés et complétés par une production contemporaine remarquable que l'on doit aux plus grands Orfèvres Français. En (2003), le Général Beaussant a donné un remarquable Retable en bois, peint vers les années (1480) par un artiste Angevin dont on ne connaissait jusqu'alors que de très belles miniatures.
- les Tapisseries
La Cathédrale d'Angers possède le plus important trésor de Tapisseries d'Europe. A côté de la tenture de l'Apocalypse, léguée à la Cathédrale par le Roi René en (1480), se trouvent aujourd'hui 90 pièces de tapisserie qui forment un véritable panorama de la production lissière des Flandres et de France du (XVème siècle) au (XVIIIème siècle. Ce trésor, reconstitué durant la 2ème moitié du (XIXème siècle), permet de maintenir la tradition séculaire de présentation des tapisseries dans les édifices Religieux. Longtemps suspendues pour quelques fêtes annuelles, elles le sont désormais pour la "Saison Estivale" de la St Jean à la St Maurice. Ainsi, par roulement, une quinzaine de pièces orne les murs de la Nef et du Transept, respectant une Logique Liturgique.
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