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Glossaire - Biographies
Chronologie - Evêques
Photos

(Chef Lieu du Département de la Charente, Poitou-Charentes, sur la Charente.)

- Historique

Un temple dédié à Jupiter aurait été élevé à l'emplacement de la Cathédrale d'Angoulême à l'époque Gallo Romaine. Les vestiges d'un 1er édifice remonte à l'époque de st Martial, l'apôtre d'Aquitaine, au (IIIème siècle). Au (IVème siècle), une Cathédrale consacrée à St Pierre est construite. Les Wisigoths la détruisent, rien ne subsiste de cet édifice lequel fut utilisé par les Wisigoths pour un culte à St Saturnin avant d'être évincés par Clovis en (507). La construction d'une 2ème église a débutée en (508) et fut consacrée en (566) par Grégoire de Tours. Ce 2ème édifice est détruit suite à un incendie lié aux raids Normands dans la région.

Une nouvelle Cathédrale est alors élevée par l'évêque Grimoard de Mussidan, la crypte de cet édifice Mérovingien subsiste toujours. La 3ème Cathédrale dont le construction débute en (1015), est consacrée en (1025). Elle est un vaste édifice en forme de Croix Grecque que l'on devait à Griomard, Abbé de Brantôme et de St Cybard. Celle d'aujourd'hui, la 4ème, est l'oeuvre de l'éminent évêque Girard de Blaye, légat du Pape, l'un de ces grands personnages qui ont marqué l'aube du (XIIème siècle). Lorsqu'il fut élu Evêque d'Angoulême, il décida de faire de sa Cathédrale l'un des plus fastueux édifices de la région, les travaux débutent en (1110), il dirige lui même le chantier, il choisit de couvrir sa Cathédrale de coupoles comme il a pu en observer de semblables à Périgueux et à Cahors. Il fait également preuve d'originalité en couvrant sa Façade de Sculptures, la cathédrale est presque achevée en (1128), elle sera consacrée en (1138).

La Cathédrale est pillée pendant les guerres de Religion. Elle sert de Temple de la Raison sous la Révolution. Elle subit la restauration radicale de l'architecte Paul Abadie qui ajoute à la façade son pignon, ses clochetons et ses statues équestres. Il reconstruit également le dôme de la croisée et le clocher. La façade, entièrement sculptée de 75 statues et bas reliefs, est purement Poitevine, à l'exception du pignon et des 2 tours ajoutés par Abadie. Lors du siège d'Angoulême par l'armée Protestante de l'Amiral de Coligny, la Cathédrale subit des dégâts considérables. De longues années furent nécessaires à sa restauration. Enfin, entre (1866) et (1875), elle fut en partie refaite, reconstruite diront certains, par Paul Abadie. La coupole surmontant le carré du transept, détruite en (1568), fut transformée en dôme surélevé.

- la Façade

La façade est dominée par 2 tours qui encadrent le pignon. De multiples petites arcades cintrées se répartissent à la base de ces tours. Des baies géminées occupent le dernier niveau. Les tours sont couvertes en pomme de pin et entourées de clochetons. Une façade Romane entièrement sculptée, comme celle de N.D.de la Grande de Poitiers. On distingue 2 niveaux dans la construction. Le 1er niveau est constitué par le portail et les 4 arcades qui l'encadrent. Le tympan de ce portail date du (XIXème siècle).

De la même époque, on trouve au dessus, à gauche, une statue de St Georges tuant le Dragon, assisté par un Ange. En face, à droite, St Martin partage son manteau avec un pauvre. Les tympans des arcades sont d'origine. On y trouve les Apôtres. En dessous du tympan de l'arcade immédiatement à droite une frise représente des combats de Chevaliers, inspirés probablement par la "Chanson de Roland".

La partie supérieure est la plus intéressante. Elle s'organise autour d'une sorte de tympan surélévé, au dessus de la grande baie cintrée centrale. On y trouve un Christ debout inscrit dans une Mandorle d'où partent des nuées. Il est entouré du Tétramorphe. Des volutes et des motifs géométriques s'épanouissent autour d'eux. Une petite frise de 10 médaillons soulignent la scène, peut être s'agit il de 10 Apôtres. Au dessous, dans les écoinçons et autour de la fenêtres se glissent des Anges et la Vierge, à gauche de la baie.

De part et d'autre de la baie centrale, 4 arcades répondent au 4 arcades inférieures. Les tympans de ces arcades représentent les Elus. En dessous de ces tympans, se trouve un autre espace sculpté divisé en petites niches. La niche la plus à gauche représente les Damnés. Les autres niches contiennent les Apôtres. Cet ensemble représente à la fois l'Ascension et le Jugement Dernier. Le pignon est orné d'arcades aveugles encadrées de colonnettes qui s'étagent le long du fronton. Ces arcades, soulignées par un décor de Billettes, sont décorées de superbes motifs Végétaux qui abondent sur l'ensemble de la façade.

- l'Extérieure

La Nef possède de chaque côté des porches. Les grandes baies s'inscrivent dans de grandes arcatures cintrées. Ces porches sont finement décorés de motifs à Billetes, les Archivoltes et les impostes sont ornées de motifs végétaux. Le Linteau mêle Animaux et Végétaux. Les flancs des porches possèdent de beaux Modillons aux figures grimaçantes.

Au Nord s'élève le Clocher de la Cathédrale. De base carrée, il présente une belle élévation à 6 niveaux. Les niveaux supérieurs, moins élancés, présentent plus d'ouvertures. La Croisée est dominée par une grande Coupole reposant sur une base Polygonale. Cette base est percée de fenêtres cintrées. Le Chevet présente un décor d'arcades cintrées aveugles. Il est ceint de seulement 2 chapelles Rayonnantes, il n'y a pas ici de chapelle Axiale. La grande fenêtre cintrée axiale est surmontée d'un ensemble sculpté. 2 lions encadrent d'élégants animaux batifolant dans une végétation luxuriante.

- l'Intérieur

La Nef comporte 3 travées couvertes de coupoles sur pendentifs. Il n'y a pas de bas côtés autour de cette Nef voûtée de coupoles. Les murs sont percés de 2 fenêtres hautes cintrées et animées d'un jeu d'arcades aveugles. La croisée est couverte par une coupole Octogonale sur trompes dont la base est percée de baies cintrées. L'arc qui sépare la Nef de la croisée est orné d'une série de petites arcatures aveugles. Le mur de fond du transept Nord ouvre sur le Clocher. Initialement, on trouvait la même disposition au Sud, mais le Clocher Sud a disparu.

Dans le Clocher, le 1er niveau est occupé par de grandes arcades entre lesquelles s'intercalent des baies. Un étage ajouré dont la section Octogonale est obtenue en coupant les angles par des murs Diagonaux et non par des trompes ou pendentifs comme c'est souvent le cas. Les Chapiteaux de la tour sont ornés de motifs végétaux ou de scènes fantaisistes, comme ces 2 personnages dont les bras sont dévorés par une bête. On trouve également ce genre de scènes dans le transept même. Le Choeur est voûté d'un large berceau cintré s'achevant en Cul de Four. Il est percé de baies cintrées ébrasées entre lesquelles s'intercalent des Chapelles Rayonnantes.

- l'Orgue

Le jubé de l'orgue à l'arrière de la Cathédrale date des années (1780)-(1786). Le 1er instrument, construit par Simon Pierre Miocque, de Paris, était un orgue de conception classique de 4 claviers et pédalier avec 44 jeux dans un buffet fabriqué par Croizeau entre (1781) et (1783) avec quelques sculptures de Jolliet. La tribune sur laquelle est installé l'instrument est construite par Dereix en (1781)-(1782). En (1822), 3 jeux ont été ajoutés lors d'une reconstruction exécutée par Didier, un élève de Miocque. En (1848), le facteur Henry, de Bordeaux, a reconstruit l'instrument avec 3 claviers et 44 jeux selon l'esthétique Romantique.

En (1931), la firme Puget, de Toulouse, a procédé à une reconstruction et en (1965), l'orgue a été à nouveau reconstruit dans ses dimensions actuelles par la firme Beuchet Debierre, de Nantes, en tant qu'instrument éclectique de 3 claviers et 55 jeux et 61 rangs avec une traction électro pneumatique tant pour les claviers que pour les jeux. Jean Langlais était particulièrement attaché à ce facteur qui avait aussi restauré l'orgue Cavaillé Coll de Ste Clotilde à Paris. En juillet (1975), le buffet est classé "Monument Historique". Jean Pascal Villard intervient sur l' orgue pour des travaux en (1996).

La cathédrale possède aussi un orgue de Choeur lequel a été construit, en (1846), par Henry et reconstruit, en (1946), par Beuchet Debierre. Il possède un seul clavier divisé de 45 notes et un pédalier de 30 notes avec 10 jeux et une traction mécanique.

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