Retour
Glossaire - Biographies
les Evêques
Photos

- Belley


- Présentation
* Culte : Catholique Romain
* Type : Cathédrale
* Rattachement : Diocèse de Belley Ars
* Début des travaux : (XIXème siècle)
* Fin des travaux : (1850)
* Style dominant : Néo Gothique
* Protection : Classée monument Historique (1906)

- Situation
* Pays: France
*Région : Auvergne Rhône Alpes
* Ville : Belley

- Historique

Une Eglise Paroissiale a succédé à un temple Romain dédié à Cybèle dont il ne reste que des colonnes. L'existence du siège épiscopal de Belley remonte au début du (Vème siècle). Présence de "Vincentius episcopus Ecclesiae Belicensis" aux conciles de Paris en (552) et de Lyon en (567). Le 1er évêque supposé serait Audax en (412). Une 1ère cathédrale fut consacrée en (722), probablement rebatie au (XIIème siècle). Malgré sont statut, l'évêque du Diocèse, qui recouvre le département de l’Ain, réside à Bourg en Bresse depuis (1978). La Collégiale N.D. de Bourg a été d’ailleurs érigée en Co Cathédrale en (1992). Enfin, c’est en (1988) que le nom Ars a été ajouté au nom du Diocèse. La cathédrale St Jean Baptiste constitue un bel exemple d’édifice religieux Néo Gothique du (XIXème siècle), elle se trouve à côté du Palais Episcopal, entre la place du parvis et la place Popielusko.

- Historique

La 1ère mention d'une cathédrale remonte au 5 Avril (722), l'édifice abrite alors une relique de St Jean Baptiste, constituée d'une partie de sa main droite. Au (XIIème siècle) est édifié une église Romane dont la nef subsistera jusqu’au (XIXème siècle). Les chapelles Absidiales sont reconstruites dans un style Gothique et sont terminées en (1520). La cathédrale souffre durement pendant la Révolution Française, elle perd ses reliques, ses 2 clochers sont détruits. Elle est transformée en temple de la raison. Le tremblement de terre de (1822) fragilise un peu plus l'édifice.

De (1835 à (1853), l'église est presque entièrement reconstruite, sur l'emplacement de l'ancienne cathédrale du (XIIème siècle) dont il ne reste que le portail Nord avec une porte en tiers point et une arcature à pilastres et pleins cintres. Sous l'impulsion de Mgr Alexandre Devie. L'architecte lyonnais Antoine Marie Chenavard, qui a construit le Grand Opéra de Lyon, réalise un édifice dans le style Néo Gothique, ne conservant de l'ancien que les chapelles Absidiales, le Choeur du XVème siècle) et une partie du portail Nord du (XIIème siècle), ancienne entrée principale de la cathédrale. Le 2 Juillet (1878), consécration de la nouvelle cathédrale par Mgr Jean Marchal. Le 30 Octobre (1906), l'édifice est classé Monument Historique. (1992) (1996), restauration de l'ensemble de la décoration, vitraux et décors peints. (2008), inauguration du nouveau mobilier liturgique réalisé par Dominique Kaeppelin.

La cathédrale présente 3 nefs de 4 travées, prolongées par un transept et par le choeur de 5 travées. Le déambulatoire de l'abside présente 5 chapelles Rayonnantes. 2 autres chapelles s'ouvrent des 2 côtés du transept. L'ensemble de l'édifice s'étend sur 78m,40 de Long, 32m,10 de Large, 17 mètres de Haut pour la nef principale et 9m,50 pour les nefs latérales.

- Extérieur

La façade principale à l'Ouest se caractérise par un simple clocher porche, la tour de 40 mètres de haut est flanquée de murs de façade des bas côtés sur lesquels s'appuient des arcs boutants. Un seul portail présentant un gâble ajouré d'une rose permet l'accès à l'édifice. La décoration de la façade se caractérise également par sa modestie, une statue de St Jean Baptiste, oeuvre d'un tailleur local, orne le tympan et 16 statues de Saints et d'Evêques ont pris place dans les 4 clochetons au sommet de la tour. Le portail de la façade Nord du transept, ancienne entrée principale de l'édifice, garde la trace de l'édifice de (XIIème siècle). Fortement restauré, il présente une archivolte à voussures reposant sur des colonnettes à chapiteaux de feuillage.

- Intérieur

L'intérieur présente une ampleur certaine et une grande harmonie. L'architecte Chenavard a en effet réussi à unifier les parties anciennes Gothiques du choeur avec la nef nouvellement construite. La décoration est sobre, les chapiteaux sont tous identiques et une coursière fait le tour de l'édifice. L'intérieur est riche d'oeuvres d'art, dans la chapelle Axiale, statue de la Vierge Marie par le sculpteur Joseph Chinard (1756)-(1813). Commandée par Mgr Gabriel Cortois de Quincey, dernier évêque avant la Révolution qui est aussi à l'origine du Palais Episcopal, la sculpture a été terminée en (1789). Elle trouve son inspiration dans un dessin de Canova et dans la statue Livie adorante du musée Pio Clementino à Rome. Ressemblant plus à une Dame Romaine qu'à la Vierge, l'oeuvre a été respectée par les révolutionnaires qui l'ont peut être utilisée comme représentation de la déesse Raison, l'orgue fabriqué par Aristide Cavaillé Coll et inauguré en (1860), restauré en (1978), la partie instrumentale de l'orgue composée de 51 jeux est classée Monument Historique depuis (1973). Le Cardinal Richard évêque de Belley de (1872) à (1875, commanda un orgue de 12 jeux qui remplaça le grand orgue, déplacé du choeur vers la tribune.

Son décor peint, réalisé entre (1869) et (1875), en fait une des églises les plus représentatives de l'art religieux du (XIXème siècle) de la région. Le peintre lyonnais Antoine Sublet, décorateur de St Bruno des Chartreux à Lyon, des peintres Bourguignons, ainsi que le Chanoine Taconnet. Plusieurs techniques ont été employées, peintures à fresques, peintures murales à l'huile et à la cire, peintures à l'huile sur papier marouflé, huiles sur papier et toiles marouflées sur le mur.

Les vitraux datent de la reconstruction de la nef, ceux du Choeur d'une iconographie complexe représentant, St Jean Baptiste, St Anthelme, St François de Sales. Ils sont signés de l'atelier Thibaut de Clermont Ferrand, du peintre Belleysan Desbordes ou des Lyonnais Carré et Ambriot. Ils présentent l'originalité d'être sertis dans un cadre métallique. L'ensemble de la décoration a été restauré à l'identique entre (1992) et (1996) avec un financement de l'Etat. Un ensemble important de fresques et de peintures murales réalisées de (1869) à (1875), notamment par le peintre Antoine Sublet.

- Les chapelles du déambulatoire


* Sainte Blandine, esclave lyonnaise morte en martyre en (†177) dans l'amphithéâtre des Gaules. Portrait de St François de Sales, évêque de Genève Annecy mort en (†1622), qui sacra Jean Pierre Camus évêque de Belley.

* Saint Joseph : autel en marbre polychrome provenant probablement de la chartreuse de Pierre Châtel.

* Vierge : statue de la Vierge Marie, réalisée par le sculpteur lyonnais Joseph Chinard en marbre de Carrare, représentée sous les traits d'une Matronne Romaine et épargnée de ce fait par les Révolutionnaires.

* Sainte Anne : peintures d'Antoine Sublet et Joseph Marinelli. Statue de Ste Anne guidant Marie. Plaque commémorative du Frère Gabriel Taborin, fondateur des Frères de la Ste Famille dont le musée situé rue du Chapitre se visite, sur réservation e renseigner auprès de l'Office de tourisme.

* Sainte Philomène, martyre des Catacombes, ou chapelle du St Curé d'Ars, statue du Saint réalisée en (1938).

* Saint Anthelme : dans cette chapelle sont inhumés les évêques de Belley dont Mgr Devie, 1er évêque du diocèse (1823)-(1853) qui fit reconstruire la cathédrale. Derrière les pierres tombales des évêques morts durant leur épiscopat belleysan se trouve le reliquaire contenant les ossements de St Anthelme et dans lequel il n'y a plus qu'une effigie.

Autour de l'autel on peut admirer 4 peintures à fresques représentant des scènes de la vie de St Anthelme dont, à gauche, celle de sa consécration épiscopale par le Pape Alexandre III. A droite, une composition imaginaire où l'on voit Anthelme sur son lit de mort et le Comte de Savoie à genoux lui demandant pardon. La chasse de St Anthelme a été offerte en (1901) par les Chartreux dont il fut le 1er Prieur Général.

- Nouveau mobilier

La cathédrale de Belley était dotée d’un mobilier liturgique héritier de la réforme de la liturgie conciliaire dans les années (1970), rassemblant des éléments composites. Le souci pastoral dominant consistait, à juste titre, à rendre fonctionnelles les célébrations liturgiques, portées par les signes de la "présence du Christ". Sous l’impulsion du nouveau Curé, l’Abbé André Perdrix, un dossier fut réalisé en (1997). Le descriptif présente les travaux nécessaires pour aménager le "Sanctuaire, l’autel, la cathèdre, l’ambon, le siège de présidence, le chandelier pascal, la croix de procession, les chandeliers de l’autel sur pied, la crédence". Le décor du maître autel évoque la Source du Temple d'Ezéchiel dans l'Ancien Testament. La structure est en bois recouverte de Palladium jumelé avec de l'Or.

Il n’oublie pas l’aménagement de la chapelle Ste Anne (XVème siècle), située dans l’abside, pour accueillir la sépulture du vénérable Frère Gabriel Taborin, fondateur des Frères de la "Sainte Famille de Belley".

En (2005), le projet est réactualisé et la Commission diocésaine d’Art Sacré (CDAS) est chargée de trouver un artiste pour exécuter ce travail de création. Le choix de Dominique Kaeppelin, sculpteur du Puy en Velay s’est imposé en raison de la conception plastique de son projet et du programme iconographique qui le portait. Ce mobilier, agréé par les partenaires culturels du département et de l’Etat, est réalisé au cours de l’année (2008) et béni, le 22 Juin, au cours de la messe dominicale par Mgr Guy Marie Bagnard, évêque de Belley Ars, en présence du clergé paroissial et de la communauté chrétienne.

- Histoire du Diocèse

L'existence du Siège Episcopal de Belley remonte au début du (Vème siècle). A partir du (XIème siècle, le Bugey passe sous la dominaison de la Maison de Savoie. Afin de contrer l'influence des Comtes de Savoie, en (1175), l'Empereur Frédéric Barberousse, fait de l'évêque de Belley un Prince d'Empire, jouissant des droits régaliens sur sa ville. Le 1er de ces Princes d'Empire fut St Anthelme, évêque de Belley de (1163) à (1178).

Le diocèse de Belley est rattaché par Henri IV à la France à partir du Traité de Lyon de (1601). C'est lui qui, en (1608), nomme à Belley Mgr Camus, écrivain et ami de St François de Sales. En (1790), les diocèses sont réorganisés par la Constitution civile du clergé sur la base des Départements. Le Concordat de (1801) englobe le département de l'"Ain la Loire et le Rhône", dans le diocèse de Lyon, sous l'autorité du Cardinal Joseph Fesch, l'oncle de Napoléon. Par une bulle du 6 Octobre (1822), le Pape Pie VII rétablit le Siège Episcopal de Belley en lui attribuant le territoire correspondant au département de l'Ain. Le 1er évêque de ce nouveau diocèse fut Mgr Alexandre Devie (1823)-(1852). Depuis Mars (1978), l'évêque réside à Bourg en Bresse, avec son administration, le Siège Episcopal restant à Belley. En (1988) est ajouté au nom du diocèse le titre d'Ars.

Haut de page