Glossaire -
Biographies
l'Historique -
les Evêques
Cathedrale -
Vitraux
- Chronologie
- Dimensions
* Longueur totale : 99 mètres.
* Longueur du choeur : 36 mètes.
* Longueur de la nef et du transept : 46m,75 .
* Longueur du transept : 32m,70 .
* Hauteur de la croisée du transept : 28m,70 .
* Hauteur des bas-côtés : 14m,30 .
* Hauteur de la tour de la Bayette : 50m,70 .
* Hauteur des flèches : 108 mètres.
La cathédrale Gothique N.D.de l’Assomption à Clermont Ferrand fut précédée, au même emplacement,
de 3 sanctuaires chrétiens. La majeure partie de sa construction actuelle date du (XIIIème siècle). Elle se trouve au
sommet de la butte centrale qui forme le centre ancien de Clermont Ferrand, sur la place de la Victoire,
juste à côté de la statue du Pape Urbain II, qui a lancé la 1ère croisade au cours du concile de (1095).
Représentation moderne de St Namacius, Namace, portant la 1ère cathédrale, église St Eutrope à Clermont Ferrand.
Au (Vème siècle), St Namace, un évêque de la cité des Arvernes, fit bâtir une 1ère cathédrale obtenant ainsi que le
culte chrétien sorte de ce qui était appelé par Grégoire de Tours le "vicus christianorum". Il dédia cet édifice
aux Sts Vital et Agricol dont on fit venir les reliques de Ravenne. L'aspect de plan Basilical nous est connu par la
description qu'en fit Grégoire de Tours. Longue de 43 mètres, elle était ornée de marbre, possédait une nef et 2
collatéraux plafonnés, un transept et 70 colonnes. Elle fut détruite en (760) par Pépin le Bref.
Celui-ci, se repentant de son acte, donna une somme importante à l’évêque Haddebert pour financer sa
reconstruction qui dura de (764) à (768). Ce 2ème édifice fut à nouveau détruit par les Normands en (915). L’évêque
Etienne II fit bâtir une 3ème cathédrale Romane, qui fut consacrée en (946). Elle passa pour un modèle inégalé
et servit probablement de prototype à de nombreuses églises en Auvergne. La crypte date du (Xème siècle), elle comprend
un déambulatoire et des Chapelles Rayonnantes. Elle possède un Sarcophage du (IVème siècle) en marbre blanc.
En (1248), l'évêque Hugues de la Tour décida de lancer le chantier d'une nouvelle cathédrale, s'inspirant
de la Ste Chapelle qui avait fait son émerveillement lors d'un passage à Paris. Construire une église dans le
prestigieux style Gothique du Nord lui permettrait ainsi d'affirmer sa suprématie sur une ville qui avait été remise au
pouvoir épiscopal juste quelques décennies auparavant. N.D.du Port, inspirée de la cathédrale d'Etienne II serait
alors de nouveau surpassée.
- Façade
Le chantier fut confié à Jean Deschamps il réalisa des plans originaux où les fenêtres n'occupent
pas tout l'espace disponible entre les supports et ne possèdent pas d'arcs formerets, où les ogives sont à pénétration directe sous la
voûte, où le plan elliptique des piliers du rond point du choeur laisse toute la lumière des fenêtres absidiales pénétrer
dans le sanctuaire et où d'ingénieux débords de la terrasse permettent de faire le tour des arcs boutants.
L'originalité de l'édifice est le matériau utilisé, la pierre de Volvic, de type trachy andésitique, qui donne
une couleur sombre et dont la résistance permit d'élever des piliers d'une grande sveltesse.
Jean Deschamps travailla de (1248) à (1287) sur le choeur, dans lequel St Louis vint marier son fils, le futur Philippe
le Hardi, avec Isabelle d'Aragon. Le Roi finança peut être pour cette occasion, une partie des vitraux qui paraissent
sortir du même atelier que ceux de la Ste Chapelle. Le choeur, le transept et le début de la nef sont achevés vers
(1295).
Pierre Deschamps prit la succession de son père jusqu'en (1325), poussant les travaux au delà de la
croisée de transept. De (1325) à (1340), les tours des bras de transept furent élevées par un maître d'oeuvre inconnu.
L'une d'entre elles nous est familière, la tour de la Bayette, la plus haute, qui doit son nom au guetteur que l'on postait
à son sommet, bayer voulait dire guetter. De (1340) à (1355), Pierre de Cébazat, connu pour avoir travaillé à la
Chaise Dieu, acheva les 3 travées de la nef, qui permettaient de rejoindre les tours Romanes de l'église d'Étienne II.
Les troubles de la guerre de (100) Ans ne lui laissèrent pas le temps d'achever son oeuvre. Durant les années qui suivirent,
le chapitre se contenta de faire sculpter un nouveau chambranle pour la porte de sa sacristie.
La rose à dominante bleue placée au dessus du portail Nord date du (XIVème siècle) ainsi que
celle à tonalité orangée qui surplombe le portail Sud. Toutes les 2 s’inscrivent dans un carré de 8m,50 de côté.
Entre (1444) à (1474), fut placé au dessus du choeur le clocher dit, du retour, véritable dentelle de pierre ajourée. Il fut
abattu après (1741). Entre (1507) et (1512) fut élevée une haute toiture couverte de plomb, en remplacement du toit
d'origine. Un projet de façade Gothique Flamboyant fut refusé par le chapitre car son coût était trop élevé.
Durant la Révolution, les révolutionnaires voulurent abattre l'église, mais le bénédictin Verdier Latour
réussit à les persuader qu'elle constituerait un excellent lieu de rassemblement populaire. Seuls jubé, stalles, autel,
statues et mobilier, à l'exception du chandelier pascal de Philippe Caffieri, furent détruits et 3 des tours des
transepts furent rasées. La Bayette ne dut sa survie qu'à son utilité pratique, elle donnait l'heure !
La façade Romane de la cathédrale d'Étienne II fut abattue en (1851).
Il fallut attendre (1866) pour que démarrent les travaux d'achèvement, réalisés d'après les plans de Viollet le Duc par son
élève Anatole de Baudot. En (1884), la façade Occidentale avec ses flèches et la dernière travée de la nef étaient enfin
achevées dans le respect complet des méthodes de construction du Moyen Age. Seule la taille un peu plus sèche des pierres
marque la différence. Détail peu remarqué, l'intérieur de l'édifice fut entièrement peint en faux appareil. L'emmarchement
d'accès sur la rue des Gras ne fut réalisé, quant à lui, qu'au tout début de notre siècle. Détail curieux, lors de ces
travaux la maison natale de Blaise Pascal fut détruite.
* Une vierge noire Romane a été découverte assez récemment.
* Le Maître Autel en cuivre doré a été dessiné par Viollet le Duc.
* La crypte date du (Xème siècle), elle comprend un déambulatoire et des Chapelles Rayonnantes. Elle possède un
Sarcophage du (IVème siècle) en marbre blanc.
* Le Trésor est situé à l'étage de l'horloge à Jacquemarts, il possède des pièces d'orfèvrerie, des émaux et des
sculptures Romanes.
Haut de page
|