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Glossaire - Biographies
les Evêques
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- Cathédrale Notre Dame de Grenoble


- Présentation.

* Culte : Catholique Romain.
* Type : Cathédrale.
* Rattachement : Diocèse de Grenoble.
* Début de la construction : (Xème siècle).
* Fin des travaux : (XIXème siècle).
* Style dominant : Roman, Gothique.
* Protection : Classée Monument Historique (1862)
 &nbs); Inscrit Monument Historique par arrêté du 12 Juin (2013).

- Situation.
* Pays : France.
* Région : Rhône-Alpes.
* Département : Isère.
* Ville : Grenoble

- Historique

La Cathédrale Notre Dame de Grenoble est un édifice singulier. Enchâssée dans un ilot urbain on n'aperçoit de l'extérieur que la façade Occidentale et le Chevet. Le gros de l'édifice, dépourvu de transept, remonte au (XIIIème siècle) mais a été remanié de nombreuses fois. L'aile Nord de l'ancien cloître Gothique a été raccordée au bas côté Sud. De l'autre côté, la cathédrale est flanquée d'une église à Nef unique dédiée à St Hugues. Un ultime ajout du (XIXème siècle), une fausse façade en ciment de style Néo Roman, a été supprimé en (1990). C'est une cathédrale Catholique Romaine située dans Grenoble en Isère. Construite à partir du (Xème siècle), elle est le siège de l’Evêché de Grenoble. Lentement abandonné en raison des travaux inachevés de restauration de (1966)(1989) des restes de son 1er Baptistère datant du (IVème siècle). Dans un urbanisme extrêmement dense, elle possède la particularité d'avoir des immeubles d'habitation accolés à sa structure ainsi qu'une autre église avec laquelle elle communique. La cathédrale a été classée sur la liste des Monuments Historiques en (1862). Puis, par arrêté du 12 Juin (2013), cette protection est étendue par une inscription concernant les abords de la cathédrale, les parties restantes du cloître et sa cour, le jardin de la cathédrale et de l'ancien évêché, les vestiges archéologiques.

L’emplacement actuel de la cathédrale se trouvait à l’époque Romaine près du rempart qui entourait la ville, près de la porte Viennoise ou Herculea, dédiée à l’Empereur Maximien. Des lieux de culte existaient déjà en ce lieu. En (1989)-(1990), les travaux d’une ligne de tramway ont révélé la présence d’un Baptistère à 4 Absides symétriques, remontant à la fin du (IVème siècle) mais abandonné vers la fin du (Xème siècle). Ce baptistère est toujours visible dans une crypte archéologique du "Musée de l'Ancien Évêché". La cathédrale fait donc partie d’un vaste ensemble de bâtiments très fortement remaniés au cours des siècles, qui comprenait l’évêché, une église dédiée à St Hugues, la cathédrale elle même, les maisons du chapitre, un cloître. La cathédrale n’apparaît donc, extérieurement, de la place Notre Dame, que par son clocher porche massif, de plan carré, qui a la particularité d’être construit en brique sur un soubassement en pierre gris clair provenant de la carrière de la "Porte de France" utilisée jusqu'au (XIXème siècle).

L’église St Hugues se trouve à gauche de la cathédrale. Elle est dédiée au Saint Evêque de Grenoble, qui y rencontra (St Bruno), créateur de l'"Ordre des Chartreux", scène illustrée par le vitrail central du choeur. D’époque Pré Romane, elle était primitivement dédiée à St Vincent et fut édifiée contre le rempart Romain. Elle fut reconstruite au (XIIIème siècle).Entre temps, on avait construit ou reconstruit à côté la cathédrale actuelle, à partir des (Xème et XIème siècles), suivant un système d'église double dont les exemples ne sont pas rares depuis le (Vème siècle). Si l’église St Hugues a une nef unique, la cathédrale possède des bas côtés, celui du Nord à gauche, étant plus large que son pendant au Sud, lequel est doublé d'un autre bas côté, dans des styles architecturaux qui témoignent des remaniements successifs, le bas côté extérieur Sud a été construit au (XVème siècle) aux dépens d’une aile du cloître qui jouxtait la cathédrale, et qui avait servi de nécropole, notamment pour les Dauphins Guigues IV mort en (†1142) et Guigues V mort en (†1162). Les piles carrées de la nef remontent au (XIIème siècle). Reliées par des arcades en brique, surélevées au (XIXème siècle), elles sont surmontées de grandes baies du (XVIIème siècle). La chaire en bois sculpté, du (XVIIIème siècle), classée, présente un panneau central avec une scène de la Visitation et, à la base, les symboles des Evangélistes.

Les Chapelles donnant sur le bas côté Nord, ainsi que le bas côté extérieur Sud, sont surmontés d'une large galerie, avec balustrades (XVIIIème siècle). Une voûte croisée d’arêtes en brique recouvre l’ensemble de la Nef. L’Abside fut reconstruite au (XIIIème siècle), sans doute à l'époque des évêques Falcon et Guillaume II de Sassenage. 2 chapelles dissymétriques flanquent l'Abside de chaque côté. Au (XIXème siècle), la cathédrale a abrité le "Reliquaire de la Sainte Épine de Grenoble" avant qu'il ne soit installé au "Musée de l'Ancien Evêché". Le 4 Juillet (2012), des reliques du Bienheureux Jean Paul II sont accueillies dans la Cathédrale. Ce jour là, de nombreuses messes, veillées et témoignages sont organisés.

- le Choeur

Dans le Choeur, du côté droit, on admire le Ciborium qui fut commandé en (1455) par l'évêque Siboud Alleman. De style Gothique Flamboyant, en pierre de Voreppe, haut de 14 mètres, cet ouvrage se présente comme une sorte de façade très ouvragée, terminée par un Clocher à arcs boutants, orné de crochets. L'armoire à ciboire elle même est au 1er étage de cette construction, encadré par des niches vides dont les statues furent détruites en (1562) par les Calvinistes du Baron des Adrets lors des guerres de religion. La partie droite habille une porte en simulant une façade avec baie en arc brisé, surmontée d'un gâble et d'arcatures décoratives. Du côté gauche, le tombeau des évêques construit en (1407) par Aymon Ier de Chissé. Au centre, l'autel contemporain a été installé en (2008), ainsi que la Cathèdre, siège de l'évêque, qui porte les armoiries de Mgr de Kerimel.Le fond du choeur est orné de panneaux de bois sculpté et doré, représentant des scènes de la vie du Christ (XVIIIème siècle). Le Maître Autel présente un double tabernacle sous un Baldaquin, le tabernacle supérieur (XVIème siècle) provient du monastère de la "Grande Chartreuse", à qui il avait été donné par la "Chartreuse de Pavie".

A l'extérieur, le chevet de la cathédrale encastré dans les remparts a été rénové de 2008 à 2011, permettant aux anciens jardins du palais de l'évêque aménagés en 1775 d'être totalement rénovés. Cette rénovation qui a englobé une campagne de fouilles archéologiques, permet de mieux contempler au-dessus du chœur un ancien chemin de ronde fortifié établi en 1374 par l'évêque Rodolphe de Chissé, époque où les Grandes compagnies menaçaient la ville. Porté par des arcs et des contreforts afin de ne pas obstruer les vitraux, il possède de petites baies alternées par la présence de meurtrières. Avec le recul nécessaire, les jardins permettent également de voir la chapelle de la Vierge et la sacristie de l'église Saint-Hugues5.

- la Nef Centrale

Des chapelles latérales s'ouvrent sur les bas côtés. A l'extrémité du bas côté Nord, on trouve une chapelle d'Abside, consacrée à la Vierge, selon la tradition, c'est à cet endroit que l'évêque St Hugues accueillit St Bruno en (1084). Puis, en descendant vers l'entrée, les chapelles latérales, peu profondes. La 1ère est dédiée à Notre Dame de la Salette. Sur la gauche, on voit un pilier saxon massif, sans doute vestige d'un édifice antérieur. Puis la chapelle Ste Anne, et la chapelle Ste Philomène, anciennement dédiée à Jeanne d'Arc. Une plaque rappelle le passage du Père Lacordaire en (1844). La chapelle suivante est le passage qui mène à l'église St Hugues. Suivent la chapelle Notre Dame du Sacré Coeur, et l'ancienne chapelle St Georges où se trouve une porte d'accès à l'atrium de St Hugues. A gauche du porche se trouve encore une chapelle, qui est dite chapelle des Alleman, car elle fut édifiée par cette famille importante dont plusieurs membres, Siboud Alleman (1450)-(1476), Laurent Ier Alleman (1476)-(1482) et (1484)-<(1518), et Laurent II Alleman (1518)-(1561), furent évêques. Elle présente une belle voûte à liernes et tiercerons.

Du côté Sud, en remontant le bas côté vers l'abside, on longe d'abord un mur rythmé par des pilastres et des chapiteaux sculptés en molasse très érodée, d'époque Renaissance. Puis une série de chapelles, qui formaient autrefois une aile du cloître, cette aile fut incorporée à la cathédrale à l'époque de Laurent Ier Alleman. La 1ère chapelle est consacrée à St Louis. Un vitrail représente le cardinal Le Camus, évêque majeur de Grenoble au (XVIIème siècle). Puis la chapelle St Victor, ancienne chapelle St Sébastien, présente une arcade d'entrée sculptée de pampres et de raisins, et une belle voûte en étoile avec liernes et tiercerons. La chapelle consacrée à Notre Dame de Lourdes, ancienne chapelle de l'"Adoration des Mages", offre aussi un encadrement sculpté représentant une guirlande de feuilles de chardons. On y voit une clé de voûte représentant le "Couronnement de la Vierge par la Ste Trinité". Suit la chapelle de St Vincent de Paul, ancienne chapelle de la Nativité. L'ancienne chapelle des Griffon, ou de Ste Anne, donne accès au cloître. Enfin, la chapelle au fond du bas côté, à droite du choeur, est la chapelle du Sacré Coeur, décorée de 2 fresques de l'abbé Laurent Guétal.

- le Clocher Porche

Edifié au (XIIIème siècle), sur le soubassement en pierre calcaire, probablement après un incendie qui obligea aussi à reconstruire les voûtes, on opta alors pour la brique. Le clocher, de plan carré, haut de 17 mètres sur 12 mètres de large, présente 3 étages dans lesquels s’ouvrent des baies en plein cintre, de nombre croissant et de taille décroissante, 2 baies au 1er étage, 3 au second, 4 au 3ème. Une porte en plein cintre donnait accès à un vestibule, qui s'ouvre ensuite dans l’axe de la nef. Aujourd’hui on entre dans la cathédrale par une 2ème porte Ogivale, à droite de la 1ère, qui donne accès au bas côté droit.

En (1885), on plaqua une fausse façade en ciment moulé, matériau alors très en vogue à Grenoble. Oeuvre de l’architecte diocésain Alfred Berruyer, cette façade en pseudo style Roman réclamée par les évêques successifs, désireux de faire ressortir la cathédrale au milieu des immeubles qui l'avoisinent, était supposée assurer une liaison entre les bâtiments de part et d’autre, tout en lui donnant une visibilité qu’elle n’avait pas auparavant. Toutefois en (1990), à l'occasion des travaux de construction de la ligne (B) du tramway de Grenoble passant devant la cathédrale, il a été préféré de supprimer cette façade pour revenir à l'état du bâtiment en (1810), montrant par là même combien l'intervention de Berruyer se justifiait. Cette démolition a privé la région Grenobloise de l'une de ses constructions en ciment moulé les plus emblématiques du (XIXème siècle).

- l'Eglise St Hugues

La cathédrale possède la particularité d'avoir une autre église accolée contre elle et à laquelle on peut accéder par un atrium depuis la place, mais aussi par un passage depuis l'intérieur de la cathédrale. Construite au début du (XIIIème siècle), l'église Paroissiale St Hugues possède une nef unique composée de 3 travées voûtées d'arêtes. On y remarque un vitrail (XIXème siècle) représentant St Hugues et St Bruno et, au dessus, un 2ème vitrail qui représente St Vincent, ancien patron de cette église. Au fond de la nef, se trouvent des fonts baptismaux en marbre blanc que fit réaliser Mgr de Bruillard (1826)-(1853), en remplacement de ceux où furent baptisés les Grenoblois célèbres Antoine Barnave et Stendhal, entre autres. La permanence jusqu'à nos jours d'un tel système d'église double "Cathédrale et Eglise Paroissiale accolées", assez fréquent dans les (Ier siècles) chrétiens, est extrêmement rare.

- le Cloître des Chanoines

Sans doute édifié à l'époque de l'évêque Hugues II, puis remanié au (XIIIème siècle), il n'en subsiste qu'une aile, actuellement fermée au public. Cette aile, acquise par le diocèse de Grenoble en (2010), a été restaurée et inaugurée en 2014.

- l’Evêché

L(1680) par le cardinal Le Camus, évêque de Grenoble, succédant à un édifice du (XIIIème siècle). Désaffecté, il devint un musée des "Instituts de Géologie et de Géographie alpines". Ravagé par un incendie, l’ensemble du bâtiment a été restauré pour abriter le "Musée de l'Ancien Evêché", ouvert en (1998), présentant les découvertes archéologiques du site et en particulier le baptistère, ainsi que de nombreux témoignages sur l’histoire de Grenoble et de sa région depuis la Préhistoire. La visite du musée permet de découvrir le bâtiment, ses parties subsistant du (XIIIème siècle), la chapelle de l'évêque et son ornementation Restauration. L'évêché actuel se trouve 12 place de Lavalette juste en face du Musée de Grenoble, il s'agit de la "Maison diocésaine" du diocèse de Grenoble Vienne.

- le Chapitre

Comme dans la plupart des cathédrales se trouvait autrefois un "Chapitre de Chanoines". Mentionné pour la 1ère fois vers (1040), le Chapitre comprenait 18 chanoines ayant à leur tête un Doyen. Ses armoiries étaient "D’Argent à une Notre-Dame d’azur, sous un chef de gueules". Dispersé à la Révolution, le Chapitre fut reconstitué en (1803) par Mgr Simon, mais il ne comprenait alors plus que 8 chanoines, doyen compris. Le chanoine Joseph Rousselot (1785)-(1865), doyen du Chapitre de (1855) à (1865), fut chargé de l'enquête qui conclut à l'authenticité des apparitions de La Salette. Le dernier doyen en date fut le chanoine Joannès Praz (1906)-(2004), membre de "l'Académie Delphinale", doyen de (1978) à sa mort. Le dernier chanoine étant décédé en (2005), le Chapitre est actuellement éteint.

- Personnalités


* les Dauphins Guigues IV et Guigues V qui furent inhumés dans le cloître.
* le Chevalier Bayard dont les obsèques furent célébrées en (1524).
* Stendhal (1783)-(1842), qui fut baptisé à l'église St Hugues.
* l'Abbé Jean-Baptiste Gerin (1797)-(1863), le Saintt curé de Grenoble.
* l'Abbé Pierre Henri Grouès, vicaire à la cathédrale en (1942).

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