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Glossaire - Biographies
la Cathédrale - les Chapelles - Evêques
Extérieur - Intérieur

(Lille Chef lieu du Département du Nord, sur la Deûle.)

- Historique

Lla Cathédrale de Lille est née dans l’esprit de riches Lillois du (XIXème siècle). Ils souhaitaient, bâtir, la plus somptueuse et la plus parfaite église dans le Style Gothique du (XIIIème siècle), afin d’y abriter une Sainte image Mariale, l’antique statue de N.D. de la Treille, Bienveillante Patronne de la ville depuis ses origines. La 1ère pierre est bénie le 1er juillet (1854). La dernière est scellée en (1999). Chantier de longue haleine, la “Treille” comme on l’appelle, se place de ce point de vue dans la lignée de ses aînées. La construction, largement portée par l’éminente figure du Cardinal Liénart, connaît des vicissitudes nécessitant des compromis et des renoncements. Dernière cathédrale du (XXème siècle), fruit de techniques traditionnelles et de technologies d’avant garde, elle abrite une communauté vivante et priante. Eglise Mère, la cathédrale N.D. de la Treille accueille les grands moments de la vie du Diocèse et la prière du passant.

- la Statue

A Lille, la dévotion Mariale s’est incarnée depuis les origines de la ville dans la Vierge de la Treille. La statue du dernier quart du (XIIème siècle) est vénérée depuis cette époque au sein du Vieux-Lille. Ce surnom de Treille lui vient certainement de Treola, domaine viticole à proximité de ce qui n’est pas encore Lille. C’est entre (1238) et (1254) que la statue est installée dans la Collégiale St Pierre où elle siège jusqu’à la Révolution aux côtés du corps de St Eubert, 2ème patron de la Ville. C’est précisément en (1254) que se produisent les 1ers Miracles qui valent à la statue une ferveur qui croît au fil des siècles. 2 autres séries de faits miraculeux sont associées à la statue, de (1519) à (1527) et de (1634) à (1638), qui en feront la patronne de la ville. Jean le Vasseur, Mayeur de Lille dédie la cité à la Vierge le 28 octobre (1634) et dépose les clés de la cité aux pieds de la Madone. En (1667), Louis XIV qui vient de se rendre maître de la Flandre, prête serment devant la statue de respecter les libertés des Lillois. Autant dire que l’histoire de Lille est intimement liée à la Sainte image de sa Patronne.

La Révolution met à bas la Collégiale St Pierre et la grande procession annuelle inaugurée en (1270), plongeant ainsi la Treille dans l’oubli. La statue sauvée par un Chapelain est déposée en (1801) dans l’église Ste Catherine où elle sombre dans l’indifférence avec son histoire pluriséculaire. Le Père Charles Bernard restaure au (XIXème siècle) le culte de N.D. de la Treille, devenu curé de Ste Catherine, en pleine floraison de la Mystique Mariale, il rétablit un culte qui connaît très rapidement un essor extraordinaire. En (1846), Mgr Giraud archevêque de Cambrai consacre sa Personne et son Archidiocèse à N.D. de la Treille.

En cette fin des années (1840) les Lillois décident d’élever une nouvelle église Monumentale vouée à cette dévotion Mariale retrouvée. Elevée au coeur même du Vieux Lille sur le site de l’ancienne "Motte Castrale", là même où naquit la cité, l’église abrite la statue depuis le 21 Septembre (1872). En (1874), la Vierge lilloise est Couronnée devant plus de 100.000 Pèlerins, avec la bénédiction de Sa Sainteté le bienheureux Pape Pie IX. Mainte fois remaniée, la statue originale disparaît, volée une nuit de juillet (1959). C’est alors que le Saint Patronage de Notre-Dame prit les traits qu’on lui connaît aujourd’hui, sous le ciseau de "Marie Madeleine Weerts". La cathédrale conserve dans la Chapelle Capitulaire une très belle représentation Néo Gothique (1870) de la Vierge exécutée selon les dessins d’un maître du genre, le Baron Jean Baptiste Béthune. Signalons que le visiteur peut découvrir de nombreuses représentations de Notre-Dame sur les pignons et les façades des maisons du Vieux-Lille.

- la Vierge ?

Aussi bizarre que cela puisse paraître, aucune légende ne justifie la présence de N.D. de la Treille à Lille. Il est même délicat de décrypter ce terme de Treille signifiant à la fois grillage, rempart et vigne. Une vigne que l'on a cultivée à Lille jusqu'au début du (XXème siècle) et que l'on tente aujourd'hui de réintroduire. En (1189), la Vierge est ici connue sous le nom de N.D.de la Salle, car associée au palais des Comtes de Flandre. 25 ans plus tard, elle est simplement N.D.de Lille, puis, en (1270), apparaît le terme de Treille. Or, à la même époque, à Ypres Belgique, il existe une Madone protégée d'un grillage connue sous le nom de N.D.de la Halle. De là à penser qu'une Madone en a inspirée une autre, il n'y a qu'un pas.

Notre Dame de la Treille ne serait donc que N.D.du Treillage, et la sorte de corbeille hexagonale disposée à ses pieds ne serait en fait qu'une grille en réduction. A la Collégiale Pierre, une autre statue de la Vierge, protégée par une petite treille de fer, a la réputation de faire des Miracles, en (1254), les pèlerins affluent, et en (1270), la Comtesse Marguerite institue la procession de N.D.de le Treille, elle part de la collégiale, fait le tour complet des remparts de la ville le 2ème Dimanche après la Pentecôte. Une fête qui rythmera pendant des siècles la vie des Lillois. En (1431), Philippe Le Bon, duc de Bourgogne, déclare cette Vierge Patronne Officielle de laville de Lille lors de la tenue du 1er chapitre de l'ordre de la Toison d'Or. Le culte de la Treille est restauré, les lillois décident d'édifier un nouvel et extraordinaire écrin pour Notre Dame, une église monumentale vouée à la dévotion Mariale. La cathédrale, dont la construction a débuté en (1854) à l'emplacement de la "Motte Madame", devant et en bas du rempart qui entourait autrefois le château du Buc, coeur légendaire de Lille, est longtemps restée inachevée. Mais la dévotion des fidèles accompagnant en procession la statue de leur Madone aux vêpres du 15 août est, elle, bien entière. Cathédrale N.D.de la Treille, Basilique, du (XIXème siècle), érigée en Cathédrale en (1913), achevée en (1999). Diocèse de Lille créé en (1913)

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