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Glossaire - Biographies
Saint Pie X
la Basilique

- Basilique Notre-Dame-du-Rosaire, Lourdes


- Présentation
* Culte : Catholique Romain.
* Type : Basilique.
* Rattachement : Diocèse de Tarbes et Lourdes.
* Début de la construction : (1883).
* Fin des travaux : (1889).
* Style dominant : Romano Byzantin.
* Protection : Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
* Pays : France.
* Région : Midi Pyrénées.
* Département : Hautes Pyrénées.
* Commune : Lourdes.

- Historique

La construction de la grotte dédiée à Notre Dame de Lourdes débute seulement 18 ans après les 1ères apparitions. C'est grâce aux dons de la très pieuse Melle Valérie Du Vautenet, fille de Louis, et à l'aide de la population de Meillac qu'est érigé le monument situé face à l'hôpital privé de la généreuse donatrice. L'ensemble des travaux est supervisé par le concepteur de la grotte, Clovis Salin, alors chef de district aux Chemins de Fer de l'Ouest et demeurant à Combourg. Après son travail, celui-ci se rend sur le chantier à bord d'une voiture à cheval que lui adresse Melle Du Vautenet. Mgr de La Haylandière, ancien évêque de Vincennes USA bénit la grotte le dimanche 9 Septembre (1877). Au cours des ans, de multiples travaux et aménagements extérieurs agrémentent le domaine de la grotte. L'autel de granit ciselé provient de la chapelle de l'ancien manoir de Pirieuc.

- la Basilique

La 1ère basilique s'est rapidement avérée trop petite par rapport au nombre de pèlerins venant à Lourdes, le bâtiment étant construit au dessus du rocher de la grotte de Massabielle était d'accès peu aisé. La basilique N.D. du Rosaire est la 2ème en date des 3 basiliques de Lourdes, plus important centre de pèlerinage des Hautes Pyrénées et de France, depuis les apparitions de Lourdes.

Située devant, et en contrebas de la basilique de l’Immaculée Conception, elle a été construite de (1883) à (1889) sur les plans de Léopold Hardy et consacrée en (1901) pour pallier le manque de place dans cette dernière, au regard du nombre croissant des pèlerins. Cependant elle se révéla elle même insuffisante, ce qui décida 50 ans après les autorités ecclésiastiques à faire construire l'immense Basilique Souterraine Saint Pie X sous l'Esplanade du Rosaire. La Basilique ferme à l'Ouest la perspective de l'Esplanade du Rosaire, qui commence à la Porte St Michel au débouché du pont sur le Gave. Elle est le lieu naturel de convergence des processions. Contrairement à l'usage le plus habituel, les 2 basiliques ont leurs façades tournées vers l'Est, c'est-à-dire vers la ville et le château, orientation dictée par la conformation du terrain.

C'est pourquoi le nouvel évêque de Tarbes, Mgr Langénieux comprit rapidement la nécessité de construire un nouveau lieu de culte, mais parti de Lourdes pour devenir archevêque de Reims, il présenta lui même un projet en ce sens au pape Pie IX en Février (1875). Ce fut le supérieur des Chapelains de Lourdes, le Père Rémi Sempé, qui prit en main sa réalisation. Les 1ers fonds provinrent du reliquat des souscriptions collectées pour la "Manifestation de foi et d'espérance de (1872)". La construction put se poursuivre grâce à l'arrivée de dons provenant de tout le monde catholique.

Après d'importants travaux de préparation du terrain, la 1ère pierre du nouvel édifice fut bénite le 16 Juillet (1883), 25ème anniversaire de la dernière apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous. Le gros œuvre fut achevé en (1889), et l'église bénite le 7 Juillet. La décoration, tant intérieure qu'extérieure restait à faire, elle devait illustrer les mystères du Rosaire, et pour ce faire, l'architecte avait à l'origine prévu des sculptures. Ce furent finalement de grands panneaux de mosaïque qui furent réalisés, à partir de (1894), suivant les cartons de plusieurs peintres différents, la série ne fut terminée qu'en (1907). L'orgue construit par Aristide Cavaillé Coll date de (1897). L'édifice, pas encore terminé, fut consacré par le Cardinal Langénieux le 6 Octobre (1901). En (1907) furent terminés les 2 clochetons encadrant la façade. La croix et la couronne surmontant la coupole furent installées en (1923) et dorées 5 ans plus tard.

L'église reçut le titre de Basilique Mineure en (1926). Les dégradations dues au temps furent la cause d'une restauration d'ensemble dans les 1ères années du (XXIème siècle). En particulier les mosaïques avaient souffert d'infiltrations d'humidité. Ces travaux ont duré une dizaine d'années et ont coûté dix millions d'euros. La décoration extérieure de la façade fut terminée par les mosaïques du Père Ivan Rupnik, un Jésuite Slovène, inaugurées le 8 Décembre (2007).

- Architecture

L'architecte choisi, Léopold Hardy, devait tenir compte de multiples contraintes, et en particulier celle de ne pas occulter la Basilique de l'Immaculée Conception. De style Romano Byzantin, son plan est en forme de croix Grecque et permet d’accueillir 1.500 fidèles. Vers l'extérieur, elle s'ouvre sur une vaste esplanade, dite "Esplanade du Rosaire" pouvant rassembler quelques 80.000 visiteurs, encadrée par 2 rampes d'accès hémicycle supportées par des structures en arcades permettant de gagner la basilique de l'Immaculée Conception, située au dessus. Les arcades supportent des statues datant des années (1910) à (1914), de bas en haut et symétriquement disposées, "St Pierre et St Paul, St Martin et St Rémi, St Louis Marie Grignion de Montfort et St Vincent de Paul, Ste Anne et St Joachim, St Hyacinthe et St Bernard, enfin St Jean Baptiste et St Jean l'Apôtre".

Autour de la coupole centrale, les 2 bras du transept et le choeur sont percés de Chapelles Rayonnantes ornées de mosaïques réalisées par Giandomenico Facchina, dont une partie en émaux de Briare, qui aident à méditer les 15 "Mystères du Rosaire" plus précisément les mystères joyeux, douloureux, glorieux, dessinés par des artistes différents sur un espace de 13 années, les styles en sont donc très différents de l'une à l'autre :

Chapelles du bras gauche du transept, du côté nef au côté choeur :
* L'Annonciation, Doze (1896) :
* La Visitation, Grallet (1903) :
* La Nativité, Doze (1894) :
* La présentation au Temple, Fournier (1902) :
* Jésus parmi les Docteurs, Grallet (1907) :

Chapelles du choeur, de gauche à droite :
* Les Mystères douloureux :
* L'agonie au Mont des Oliviers, Grallet (1899) :
* La flagellation, Fournier (1904) :
* Le couronnement d'épines, Fournier (1905) :
* Le portement de croix, Maso (1907) :
* La crucifixion, Grallet (1901) :

- Bras droit du transept, Mystères glorieux :
* La Résurrection, Grallet (1902) :
* L'Ascension, Maxence (1899) :
* La Pentecôte, Cisterna (1903) :
* L'Assomption de Marie, Wencker (1907) :
* Le couronnement de la Vierge, Wencker (1907) :

Les "Mystères Lumineux" n’ayant été introduits par le pape Jean Paul II qu’en (2003), ils sont à l'extérieur de la Basilique et traduits en mosaïques de style beaucoup plus moderne par l'artiste Slovène Ivan Rupnik.

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