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- Sommaire
"La cathédrale Notre Dame de Paris, est la cathédrale de l’Archidiocèse catholique de Paris. Elle est située sur la moitié Est de
l’île de la Cité, dans le 4ème Arrondissement de Paris. Sa façade Occidentale domine le parvis Notre Dame, place Jean Paul II.
La construction s’étant étendue sur de nombreuses décennies (II siècles), le style n’est donc pas d’une uniformité totale, elle possède ainsi
des caractères du Gothique Primitif voûtes sexpartites de la nef, et du Gothique Rayonnant. Les 2 rosaces qui
ornent chacun des bras du transept sont parmi les plus grandes d’Europe, et mesurent chacune 13 mètres de diamètre. Elle fut lors de son achèvement
l'une des plus grandes cathédrales d’Occident. Après la tourmente révolutionnaire, la cathédrale a subi de (1844) à (1864) une restauration
importante et parfois controversée dirigée par l’architecte Viollet le Duc, qui y a incorporé des éléments et des motifs que le monument légué par
le Moyen Age n’avait jamais possédés.
- Etapes de la Construction
On pense qu’au début de l’ère chrétienne il existait à l’emplacement de Notre Dame, un temple Païen, ensuite remplacé par une grande
Basilique Chrétienne sans doute assez semblable aux basiliques antiques. On ne sait pas si cet édifice, dédié à St Étienne, a été élevé au (IVème siècle)
et remanié par la suite ou s'il date du (VIème siècle) avec des éléments plus anciens réemployés, hypothèse de la cathédrale de Childebert Ier, fils de
Clovis et de Clotilde.
Elle était de très grandes dimensions pour l’époque. Sa façade Occidentale se trouvait à une quarantaine de mètres plus à l’Ouest
que la façade actuelle de Notre Dame, elle mesurait 36 mètres de large et 70 mètres de long, un peu plus de la moitié de la longueur de la
cathédrale actuelle. Des rangées de colonnes de marbre séparaient 1 nef et 4 bas côtés. L’édifice était orné de mosaïques.
Un Baptistère était situé sur le flanc Nord de la cathédrale St Étienne, sa présence est attestée avant (452).
En (1160), l’évêque Maurice de Sully décida de construire un nouveau sanctuaire, beaucoup plus vaste que la cathédrale St Étienne. Comme dans l’ensemble de l’Europe de l’Ouest, le (XIème siècle) et (XIIème siècle) se caractérisent par une forte augmentation de la population des villes françaises, liée à un important développement économique, et les anciennes cathédrales étaient devenues trop petites pour contenir les masses de plus en plus grandes de fidèles.
Les spécialistes estiment que la population Parisienne passe en quelques années de 25.000 habitants en (1180), début du règne de Philippe II Auguste,
à 50.000 vers (1220), ce qui en fait la plus grande ville d’Europe, en dehors de l’Italie.
Notre Dame devait s’inscrire dans la ligne du nouvel Art Gothique. Plusieurs grandes églises Gothiques avaient déjà été inaugurées à
ce moment, l’Abbatiale St Denis, la cathédrale Notre Dame de Noyon et la cathédrale Notre Dame de Laon, tandis que la cathédrale
St Étienne de Sens était en voie d’achèvement. La construction, commencée sous le règne de Louis VII dura de (1163) à (1345). A cette époque,
Paris n’était qu’un évêché, suffragant de l’Archevêque de Sens.
- 1er période de 1163 à 1250
* 1163 : a lieu la pose de la 1ère pierre par le pape Alexandre III alors réfugié à Sens, en présence du Roi Louis VII. L’essentiel des travaux se fera sous la direction de l’évêque Maurice de Sully (1160)-(1197) et de son successeur Odon de Sully (1197)-(1208), ce dernier sans lien de parenté avec le 1er . On distingue 4 campagnes d’édification correspondant à 4 maîtres d’oeuvre différents inconnus.
* 1163-1182 : construction du choeur et de ses 2 déambulatoires.
* 1182-1190 : construction des 4 dernières travées de la nef, des bas côtés et des tribunes. La construction de la nef commença
en (1182), après la consécration du choeur. Certains pensent que les travaux débutèrent dès (1175). Les travaux s’arrêtèrent après la 4ème travée
laissant la nef inachevée.
* 1190-1225 : construction de la base de la façade et des 2 1ères travées de la nef. On commença l’édification de la façade
en (1208). A partir de cette année, les portails furent construits et décorés. L’étage de la rose date de (1220)-(1225). La construction des
1ères travées de la nef fut reprise en (1218) afin de contrebuter la façade.
* 1225-1250 : partie haute de la façade, et les 2 tours. (1230) agrandissement des fenêtres hautes, suppression des
petites rosaces. La toiture des combles des tribunes est remplacée par des terrasses, et de nouveaux arcs boutants, dotés de chaperons à chéneaux, permettent l’évacuation
des eaux de pluie de la partie supérieure de l’édifice. On construit les chapelles latérales de la nef entre les culées des arcs boutants. La tour Sud est achevée en
(1240) abandon de l’idée de doter les tours d’une flèche. En (1250), fin de la construction de la tour Nord. A cette date, la cathédrale est en fait terminée
et totalement opérationnelle. Nous sommes en plein règne de St Louis). Les phases ultérieures de l’édification concerneront des additions, embellissements,
réparations et modifications parfois fort importantes.
- 2ème période de 1250 à moitié du XIVème siècle
A cette époque, on s’aperçut que les portails du transept, construits en style Roman, contrastaient par la sévérité de leur style avec
la grande façade Gothique richement ornée au goût du jour. La reconstruction des parties Romanes fut alors prestement décidée par l’évêque Renaud de Corbeil
(1250)-(1268). Nous connaissons les noms des Maîtres d’Oeuvre durant cette période, Jean de Chelles procéda à l’allongement du transept, au Nord d’abord
vers (1250), puis au Sud. On lui doit la façade Nord du transept et sa superbe Rosace. Suite à son décès en (†1265), son travail sur le croisillon Sud fut
terminé par Pierre de Montreuil à qui l’on doit la façade Sud du transept et sa tout aussi belle Rosace. Il mourut en (†1267). Pierre de Montreuil avait également
achevé les chapelles et la Porte Rouge. De même, il débuta le remplacement des arcs boutants du choeur.
Son successeur Pierre de Chelles construisit le Jubé et commença les chapelles du chevet en (1296).
Ces dernières furent achevées par Jean Ravy qui fut maître d’oeuvre de (1318) à (1344). Jean Ravy débuta la construction des admirables arcs boutants du
choeur d’une portée de 15 mètres. Il commença aussi la confection de la clôture du choeur. En (1344), son neveu Jean le Bouteiller lui succéda
jusqu’en (1363). Après son décès, son adjoint Raymond du Temple termina les travaux, et notamment la superbe clôture du choeur.
- XVIIème et XVIIIème siècles
A la fin du (XVIIème siècle. L’architecte Robert de Cotte à la demande de Louis XIV, démolit le jubé, remplacé par une grille en fer forgé
doré à la feuillure d’or. Une partie des hauts reliefs des clôtures, afin d’ouvrir le choeur sur le déambulatoire, furent remplaçés par des grilles, ainsi que des tombeaux
pour permettre le réaménagement complet du choeur, comme dans bon nombre d'autres cathédrales Gothiques de toute l’Europe, au (XVIIème siècle)
et (XVIIIème siècle). De nouvelles stalles furent réalisées, ainsi qu’un nouveau Maître Autel pour lequel furent confectionnées les statues qui
l’ornent encore aujourd’hui, représentant Louis XIV renouvelant le voeu de son père Louis XIII, tous 2 agenouillés devant la Pietà. Puis,
en (1756), les chanoines jugeant l’édifice trop sombre demandèrent aux frères Le Vieil de détruire les vitraux du Moyen Age et de les remplacer par du verre blanc,
après quoi on badigeonna les murs de la cathédrale. Les rosaces furent conservées. Enfin, à la demande du clergé, Soufflot, architecte du Panthéon de Paris, fit
disparaître le trumeau et une partie du tympan du portail central, orné du célèbre Jugement Dernier, pour laisser passer plus aisément le Dais
des processions.
Au cours de la Révolution Française, de nombreux actes de vandalisme visèrent la cathédrale, les Rois de Juda de la
galerie des Rois de la façade furent décapités et enlevés, on croyait qu’il s’agissait des Rois de France. On a retrouvé une bonne partie de ces têtes
en (1977), elles sont actuellement au musée National du Moyen Age. Presque toutes les grandes statues des portails furent anéanties et le trésor fut pillé.
L'intégralité des autels furent détruits, et le mobilier du culte, statues, tableaux, garnitures, tentures, anéanti ou dispersé. Le Culte de la Raison
fit son apparition à Notre Dame de Paris le 10 Novembre (1793), avec la fête de la Liberté Ce culte fut organisé par Pierre Gaspard Chaumette, et
le maître autel se vit ainsi transformé en autel de la Déesse Raison. Fin Novembre de cette année, le culte catholique fut d’ailleurs interdit à Paris.
La cathédrale fut ensuite transformée en entrepôt.
- Restauration du XIXème siècle
Peu après la signature du concordat de (1801), la cathédrale fut rendue au culte 18 Avril (1802). On procéda à quelques
réfections si bien qu'en Décembre (1804), Napoléon Bonaparte put s’y sacrer Empereur des Français, en présence du pape Pie VII. L’édifice blanchi à la chaux,
puis dissimulé sous des décors de Charles Percier et François Léonard Fontaine. Les drapeaux d’Austerlitz avaient été accrochés aux murs afin de masquer le pitoyable
état de l’édifice.
Une fois la paix retrouvée, la cathédrale étant trop délabrée les responsables de la ville envisagèrent de l’abattre totalement. Victor Hugo,
admirateur de l’édifice, écrivit alors son "Roman Notre Dame de Paris" publié en (1831) qui eut un énorme succès et avait pour but de sensibiliser
le public à la valeur d’un tel monument. Son roman avait rendu vie à un monument alors marginalisé et l’avait rendu plus familier aux Parisiens. A cela s’ajoutait le poids
du nouveau courant Européen appelé "Romantisme" qui s’efforçait de donner une nouvelle conception du monde. Par son roman, Victor Hugo contribua largement
à sauver le chef d’oeuvre d’un destin fatal. Le sort de Notre Dame focalisa différents courants de pensée, les catholiques bien sûr qui désiraient réconcilier la France
avec la piété et la foi d’antan, les monarchistes aussi qui s’efforçaient de renouer avec un proche passé, mais aussi le
courant laïc.
Le ministre des Cultes décida d’un grand programme de restauration. L’architecte Godde chargé de l’entretien de l’édifice et dont
les méthodes faisaient l’unanimité contre elles fut écarté. On se tourna vers Jean Baptiste Antoine Lassus et Eugène Viollet le Duc qui
s’étaient distingués sur le chantier de la Ste Chapelle. Ces derniers déposèrent un projet et un rapport, et ayant emporté l’appel d'offres en (1844),
présentèrent en (1845) un budget de 3.888.500 francs, qu’ils durent réduire à 2.650.000 , pour la réfection de la cathédrale
et la construction d’une sacristie. L’Assemblée nationale vota une loi accordant cette somme et c’est ainsi qu’après de longues années d’attente,
la restauration put vraiment débuter. Le maigre budget fut épuisé en (1850). Les travaux s’arrêtèrent. Viollet le Duc dut présenter à plusieurs reprises de
nouvelles propositions afin que les travaux puissent se terminer. Au total plus de 12 millions de francs furent ainsi octroyés. Lassus étant décédé
en (†1857), c’est lui seul qui termina la restauration le 31 Mai (1864).
La construction de la sacristie se révéla un gouffre financier. Il fallut en effet descendre à 9 mètres avant de rencontrer un
terrain stable. L’état lamentable des maçonneries de la cathédrale était généralisé, la Porte Rouge par exemple était en ruines. On ne comptait plus les
pinacles brisés, les gables effondrés. Quant à la grande statuaire des portails et de la façade, il n’en restait plus grand chose. Les restaurateurs durent effectuer
un travail de recherche afin de restituer les parties dégradées, ce dont témoignent les écrits et dessins de Viollet le Duc.
La restitution du programme sculpté de N.D. qui constitue une réussite des 2 architectes. Ils ont voulu reconstituer toute l’ornementation
sculpturale détruite en s’inspirant ou copiant des oeuvres de la même époque et restées intactes d'Amiens, Chartres et Reims. Pour ce faire les architectes
réunirent une équipe d’excellents sculpteurs sous la direction d’Adolphe Victor et Geoffroy Dechaume. Beaucoup d’entre eux provenaient de l’atelier de David d’Angers
et se connaissaient. Plus de 100 grandes statues furent ainsi créées pour l’extérieur, dont les 12 statues en cuivre entourant la base de la flèche,
oeuvres de Geoffroi Dechaume lui même, qui témoignent du grand talent de ce sculpteur. Viollet le Duc apporta un très grand soin à la réalisation de ces statues.
Elles étaient d’abord dessinées par lui, puis une maquette grandeur nature en plâtre était réalisée. On apportait alors les corrections jusqu’à ce que l’oeuvre soit
satisfaisante. A ce moment, on procédait à la réalisation de la statue définitive en pierre. Aucune liberté de création n’était autorisée de la part des
sculpteurs dont le travail était totalement contrôlé par les architectes.
Lors de la restauration, la cathédrale fut quelque peu remaniée. La rosace Sud par exemple fut pivotée de 15 degrés afin de la faire
reposer selon un axe vertical, modification qui, parfois critiquée, était motivée par la nécessité de consolider l’ensemble dont la maçonnerie s’était affaissée. Enfin
quelques statues sorties de l’imagination de l’architecte furent édifiées, telles les impressionnantes "chimères" contemplant Paris du haut de la façade.
La restauration achevée, c’est monseigneur Darboy, archevêque de Paris, qui consacra la cathédrale le 31 Mai (1864).
- Restauration du XIXème siècle à nos jours
Peu de temps après, la Commune de (1871) faillit anéantir l’édifice. Des émeutiers mirent le feu à quelques bancs et chaises, mais
l’incendie fut vite maîtrisé et ne causa que des dégâts très légers. La cathédrale passa les 2 guerres mondiales sans problèmes notables. Dans les
années (1990), les procédés modernes ont permis de redonner à la pierre extérieure de la cathédrale noircie par les siècles, sa pureté et une blancheur supposée
d’origine. On distinguait 2 couches distinctes de pollution qui noircissait la pierre, une partie brune correspondant à la partie de la pierre
exposée à l’air et aux rayons du soleil une couche noire de surface constituée de gypse. La crasse, représentant un danger pour la pierre,
a été éliminée. Les sculptures ont été traitées par laser, micro gommage et compresses humides afin de pulvériser la poussière sans altérer la patine
du temps. Les pierres trop détériorées ont été remplacées par d’autres, identiques, prélevées en région parisienne dans des gisements de calcaire coquillier.
De plus, un réseau de fils électriques, invisibles depuis le sol, a entraîné le départ des pigeons responsables d’altérations importantes au niveau des pierres.
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