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Vitraux
L'intérieur de la cathédrale
- la Nef
La nef se compose d’un Narthex de 2 Travées sous et entre les tours, suivies de 8 autres travées.
Le Vaisseau Central de 12 mètres de large, entre les axes des colonnes est bordé de 2 Collatéraux à voûtes Quadripartites
tant au Nord qu’au Sud, soit 5 Vaisseaux pour seulement 3 Portails, ce qui est exceptionnel. 2 rangées
de 7 Chapelles Latérales, construites entre les arcs boutants du vaisseau s’ouvrent, de la 4ème à la 10ème Travée,
sur les collatéraux extérieurs. L’élévation est à 3 Niveaux. Le 1er est constitué des grandes arcades ouvrant sur les collatéraux
intérieurs. Le 2ème correspond à une tribune à claire voie ouvrant sur la nef par des baies composées de 3 Arcades, lesquelles reposent
sur de fines Colonnettes. Au dessus de ces arcades, les remplages de ces baies sont pleins. Les tribunes sont garnies de petites Roses. Enfin le 3ème
niveau est celui des fenêtres hautes qui comportent 2 Lancettes surmontées d’un Oculus.
Les 14 Chapelles Latérales sont éclairées par des fenêtres à 4 Lancettes, groupées par 2 et surmontées
de 3 Oculi Polylobés. D’une part la tribune étant profonde et les vitraux de sa claire voie très sombres, et d’autre part les fenêtres
des chapelles collatérales étant fort éloignées du vaisseau central, l’éclairage de la nef repose essentiellement sur les fenêtres hautes et est de ce fait assez faible.
La nef présente plusieurs irrégularités. La 1ère travée est plus étroite que les autres, il en résulte que la tribune n’y a que 2 arcades
tandis que la fenêtre haute est une baie simple. De plus elle ne possède pas de chapelle latérale. La dernière travée a une élévation à 4 niveaux,
due à Viollet le Duc, la fenêtre haute est plus courte, et dans l’espace ainsi formé entre fenêtre haute et niveau des tribunes, on a introduit un Oculus
dentelé en forme de Roue. Une telle structure est analogue à celle du transept voisin.
Autre irrégularité les colonnes. Entre les piles massives de la croisée et les imposants piliers qui soutiennent l’angle intérieur des 2
tours, le vaisseau central est bordé de 2 Groupes de 7 Colonnes. Le plan primitif prévoyait des colonnes tout à fait cylindriques analogues
à celles du choeur, c’est ce qui fut réalisé à la fin du (XIIème siècle) pour les 5 paires de colonnes Orientales. Par contre
les 2 paires de colonnes Occidentales élevées aux environs de (1220) s’écartent de ce schéma. L’architecte de l'époque abandonna
la colonne cylindrique, une des caractéristiques fondamentales de Notre Dame, pour se rapprocher du modèle de Chartres. Il évita cependant
que cette différence ne paraisse trop brutale. Ainsi, il ajouta aux 2èmes colonnes une seule colonnette engagée, pour faire transition avec les
1ères colonnes qui en possèdent 4 .
Le revers de la façade est occupé par une tribune d’orgue, qui précède la rosace et en masque la partie inférieure. Celle ci est consacrée
à la Vierge, entourée des Prophètes, des vices et des vertus, des travaux des mois
et des signes du Zodiaque. Cette rose a été en grande partie refaite par Viollet le Duc au (XIXème siècle).
En (1965), les fenêtres hautes de la nef et les roses des tribunes ont été garnies de vitraux colorés remplaçant les verres gris et ternes implantés par les chanoines au (XVIIIème siècle). Non figuratifs, ils sont l’oeuvre de Jacques Le Chevallier qui a utilisé les produits et couleurs du Moyen Age. L’ensemble est à dominante rouge et bleue.
- les Mays des Orfèvres
En (1449) fut instituée par la confrérie des Orfèvres de Paris et la tradition de l’Offrande du Mays à N.D.de Paris. On appelle Mays à Notre Dame une série de 76 tableaux offerts à la cathédrale par la Confrérie des Orfèvres, presque chaque année en date du
1er Mai, d’où leur nom, en hommage à la Vierge Marie, et ce de (1630) à (1707). Les orfèvres avaient de longue date leur propre chapelle
au sein du sanctuaire. Au (XVème siècle), il s’agissait d’un arbre, décoré de rubans que l’on dressait devant le
maître autel en signe de piété mariale. Puis la tradition évolua vers le don d’une espèce de tabernacle auquel étaient accrochés des poèmes.
A partir de (1533), on accrocha aussi des petits tableaux se rapportant à la vie de la Vierge. On les appelle les petits mays. En (1630)
enfin, en accord avec le chapitre, les petits mays furent remplacés par les grands mays. C’étaient de grands tableaux de plus ou moins 3m,50 sur 2m,50 de dimension.
Ces Mays étaient commandités auprès de peintres de renom. Après la fondation de l’Académie Royale de peinture et de sculpture, en (1648), les artistes choisis tous membres, devaient soumettre leurs esquisses aux chanoines de la cathédrale. Ces commandes devinrent une forme de concours de peinture religieuse.
Leur sujet était relatif aux Actes des Apôtres. Après les avoir exposés sur le parvis, on les accrochait au niveau des arcades de la nef ou du choeur. Pour les peintres, c’était une promotion de voir exposée l’une de leurs oeuvres. Au début du (XVIIIème siècle), la confrérie des Orfèvres éprouva de grandes difficultés financières suite au désastreux état de la France à cette époque et aux réformes de Colbert, et ce fut la fin de cette belle tradition.
Les mays furent dispersés à la Révolution et beaucoup disparurent. Récupérés ensuite, ils embarrassèrent au (XIXème siècle) le restaurateur Viollet le Duc qui, orienté vers la pureté de l’art Gothique, n’avait que faire de cette décoration baroque ou classique. Certains se retrouvent au musée du Louvre, d’autres dans quelques églises ou dans divers musées français. Il en reste une cinquantaine actuellement. Les plus importants furent fort heureusement récupérés par la cathédrale et ornent aujourd’hui les chapelles latérales de la nef de Notre Dame.
- Chapelles Latérales Sud
* la 1ère chapelle : travée 4 est l’ancienne chapelle des orfèvres. Depuis (1964, elle leur a été restituée.
On y trouve le may de (1651), La lapidation de St Étienne par Charles Le Brun.
* la 2ème chapelle : héberge le Martyre de St André également de Charles Le Brun. C’est le may de (1647). On y voit
également le martyre de St Barthélémy oeuvre de Lubin Baugin peintre du (XVIIème siècle).
* la 3ème chapelle : contient le may de (1643), Crucifiement de St Pierre oeuvre de Sébastien Bourdon, lequel profite de cette commande exceptionnelle pour se lancer dans une composition audacieuse, complexité des lignes de force par un réseau de diagonales, créant une dynamique baroque
inédite dans l’oeuvre de l'artiste.
* la 4ème chapelle : Prédication de St Pierre à Jérusalem may de (1642), peinture de Charles Poerson.
* la 5ème chapelle : Le centurion Corneille aux pieds de St Pierre, may de (1639), oeuvre d’Aubin Vouet.
* la 6ème chapelle : contient le may de (1637), La conversion de St Paul par Laurent de La Hyre. On y admire une Nativité de la Vierge de Le Nain.
* la 7ème chapelle : may de (1635), St Pierre guérissant les malades de son ombre par Laurent de La Hyre également.
- Chapelles Latérales Nord
D'ouest en est, de la façade vers le choeur :
* la 1ère chapelle : contient les fonts baptismaux confectionnés d’après les plans de Viollet le Duc. On y trouve en outre
le may de (1634), La descente du St Esprit de Jacques Blanchard, ainsi que L’adoration des Bergers de Jérôme Franck, créé en (1585).
* la 2ème chapelle : on peut y voir St Paul rendre aveugle le faux prophète Barjesu, may de (1650) oeuvre de Nicolas Loir.
* la 3ème chapelle : chapelle de la Ste Enfance, ou Enfance Missionnaire, contient le reliquaire de St Paul Tchen, martyr. Ce dernier, séminariste chinois au grand séminaire de Tsingay, en Chine, fut décapité pour sa foi en Juillet (1861), avec 3 autres chrétiens chinois.
Ces 4 martyrs furent béatifiés en (1909) par le pape Pie X et canonisés par Jean Paul II le 1er Octobre (2000). La chapelle abrite aussi le may de (1755) représentant La flagellation de St Paul et de St Silas de Louis
Testelin.
* la 4ème chapelle : Le may de (1670) oeuvre de Gabriel Blanchard représente St André tressaillant de joie à la vue de son supplice. La chapelle contient aussi le monument au cardinal Amette créé en (1923) par Hippolyte Lefèbvre.
* la 5ème chapelle : est dédiée à Notre Dame de Guadalupe au Mexique. Elle contient le may de (1687) représentant le prophète Agabus prédisant à St Paul ses souffrances à Jérusalem, oeuvre de Louis Chéron.
* la 6ème chapelle : may de (1702), Les fils de Scéva battus par le démon par Mathieu Elias. Les fils de Scéva étaient 2 exorcistes juifs. On peut y voir aussi Le martyre de Ste Catherine peinture du peintre graveur Joseph Marie Vien, daté de (1752).
* la 7ème chapelle : contient la pierre tombale du chanoine Étienne Yvert.
- le Choeur
Le choeur de la cathédrale est entouré d’un double déambulatoire. Il se compose de 5 travées rectangulaires ou droites surmontées
de 2 voûtes sexpartites. L’abside est à 5 pans, correspondant à 5 chapelles rayonnantes. L’élévation de la 1ère travée est semblable à celle du transept, elle comporte 4 niveaux, une petite rose est intercalée entre le niveau des tribunes et celui des fenêtres hautes. Par contre les autres travées y compris celles de l’abside, ont une élévation à 3 niveaux, semblable à celle de la nef. Tout autour du choeur, la tribune est éclairée par des baies à 2 lancettes, structure que l’on retrouve au niveau des fenêtres hautes. Les 2 lancettes de ces dernières
sont surmontées d’un grand Oculus.
Le choeur de la Notre Dame a été profondément remanié au début du (XVIIIème siècle), lorsque Robert de Cotte implanta le voeu de Louis XIII suivant la décision de Louis XIV. Les travaux d’installation du dit voeu se déroulèrent de (1708) à (1725) et se terminèrent
donc bien après la mort de Louis XIV. La cathédrale subit alors quelques pertes irréparables, telles la démolition du Jubé du (XIIIème siècle), la destruction d’une bonne partie de la superbe clôture du choeur, chef d'oeuvre du (XIVème siècle), la destruction d’anciens tombeaux, des stalles et du maître autel. En revanche quelques chefs d'oeuvre nouveaux, firent leur apparition.
Toute la décoration du choeur avait été refaite par Robert de Cotte. Lors de la restauration du (XIXème siècle), Viollet le Duc désirant en revenir au style Gothique de l’édifice, supprima des transformations effectuées par de Robert Cotte, telles le revêtement des arcades Gothiques par des colonnes classiques en marbre supportant des arcs en plein cintre. Il supprima aussi le maître autel de Robert Cotte pour en revenir à
un autel du Moyen Age. Du choeur du (XVIIIème siècle), il reste cependant les stalles et les sculptures derrière le maître autel
- Composition actuelle du choeur
Pour satisfaire au nouveau Rite Catholique défini au Concile de Vatican II, le choeur a été agrandi, il occupe désormais la moitié
Orientale de la croisée du transept. Un nouvel autel a été commandé par l’archevêque Jean Marie Lustiger et occupe cet espace, bien visible à la fois de la nef et des 2 croisillons du transept. Le nouvel autel, en bronze, a été réalisé par Jean Touret et Sébastien Touret, artistes d’art sacré, en (1989). On peut voir les 4 évangélistes, "St Mathieu, St Luc, St Marc et St Jean", ainsi que les 4 grands prophètes de l’Ancien Testament, Ézéchiel, Jérémie, Isaïe et Daniel.
A l’Est du choeur, près de l’abside, l’ancien maître autel créé par Viollet le Duc au (XIXème siècle), avec les superbes statues implantées au début du (XVIIIème siècle) par l’architecte Robert de Cotte et faisant partie du voeu de Louis XIII. La magnifique Pietà de Nicolas Coustou est placée derrière l’autel. De part et d’autre se trouvent les statues des 2 Rois, Louis XIII par Guillaume Coustou et Louis XIV sculpté par Antoine Coysevox. Une série de 6 statues d’ange en bronze entourent l’ensemble et portent chacun un instrument de la Passion du Christ,
"une couronne d’épines, les clous de la crucifixion, l’éponge imbibée de vinaigre, l’inscription qui surmontait la croix, le roseau avec lequel le Christ fut fouetté et la lance lui ayant transpercé le coeur".
Les stalles en bois sculpté sont installées des 2 côtés du choeur. Il y en avait 114 . Il en reste 78 , dont
52 hautes et 26 basses. Réalisées au début du (XVIIIème siècle) par Jean Noël et Louis Marteau d’après les plans de René Charpentier et Jean Dugoulon. Les hauts dossiers des stalles sont ornés de bas reliefs et séparés par des trumeaux décorés de rinceaux et des instruments de la Passion. De chaque côté, les stalles se terminent par une stalle Archiépiscopale, surmontée d'un baldaquin avec des groupes d’anges sculptés par Dugoulon. L’une de ces 2 stalles est réservée à l’Archevêque, l’autre étant destinée à un hôte important. Le bas relief de la stalle de
droite représente le martyre de St Denis, celui de gauche la guérison de Childebert Ier par St Germain, évêque de Paris.
- la clôture du choeur
Avant les transformations effectuées par de Cotte pour l’installation du voeu de Louis XIII, le choeur était clos par une muraille à soubassement historié, qui, commençant à l’Est, au sommet de l’abside, se poursuivait vers le Nord, et, arrivée à la rencontre du transept, continuait vers le Sud, se relevant sur un jubé qui clôturait la partie Occidentale du choeur et redescendant de l’autre côté, à l’angle du croisillon méridional, pour achever de ceinturer la totalité du choeur en remontant jusqu’à l’Est. Cette oeuvre magnifique fut hélas mutilée par l’amputation de sa partie Orientale d’abord, pour installer des colonnes de marbre de style classique destinées à supporter des arcs en plein cintre et à masquer ainsi les colonnes et ogives d’origine, témoins de l’art Gothique du Moyen Age, qualifié alors d’art Médiocre ou d’art Barbare. C’est ensuite la partie Occidentale qui disparut lorsqu’on détruisit le jubé. Elle ne subsiste donc plus qu’à titre de clôture latérale, au Nord et au Sud, s’adossant aux stalles des chanoines.
Tn distingue aujourd’hui la clôture Nord de la clôture Sud, les 2 parties ayant un style et un âge différents. Il s’agit là de
2 oeuvres majeures de la sculpture Gothique, datant des (XIIIème siècle) et (XIVème siècles), représentant une série de scènes des évangiles.
Toutes les scènes représentées, tant au Nord qu’au Sud, sont Polychromes. Les couleurs ont été restaurées au (XIXème siècle) par l’équipe de
Viollet le Duc. La clôture Nord date du dernier tiers du (XIIIème siècle), peu après l’édification du jubé aujourd’hui disparu, aux environs de (1260). On y a sculpté 14 scènes de la naissance et de la vie de Jésus avant sa passion. Ces scènes s’enchaînent sans rupture entre elles et constituent donc un seul continuum. La clôture Sud du choeur peut être datée des 1ères années du (XIVème siècle), époque de la fin du règne de Philippe IV le Bel dont il ne nous reste quasi aucun autre témoignage sculpté. Elle est constituée de 9 scènes des apparitions du Christ après sa Résurrection. A l’inverse des scènes de la clôture Nord, elles sont bien séparées les unes des autres grâce à la présence de colonnettes les isolant complètement.
- les chapelles au tour du choeur
Ln partant de la droite du choeur, on rencontre à droite, la sacristie des messes dont le fond correspond au bras Occidental
du cloître du Chapitre. La chapelle suivante contient le tombeau de monseigneur Denys Affre qui fut tué en (†1848), à l'entrée de la rue du Faubourg St Antoine Il voulait calmer les émeutiers qui avaient dressé des barricades, car l'armée avait amené des canons sur la place de la Bastille pour tirer sur les barricades.
Le Général Cavaignac voulut dissuader l'archevêque d'y aller, mais Mgr Affre voulait parlementer pour éviter que l'armée ne tire. Il fut applaudi sur la 1ère barricade mais lorsqu'il arriva à la 2ème , il reçut un coup de feu dans le dos, dans les reins, il mourut 2 jours après. Suit l’emplacement de l’entrée de la Sacristie du Chapitre qui mène au trésor de la cathédrale.
Vient ensuite la Chapelle Ste Madeleine contenant la sépulture de monseigneur Sibour. Ce dernier, comme monseigneur Affre et monseigneur Darboy,
fut assassiné au cours du (XIXème siècle) Il fut poignardé par un prêtre à l'esprit dérangé. Le gisant de monseigneur Dubois mort en (†1929) se trouve dans le déambulatoire contre la clôture du choeur. Il a été réalisé par Henri Bouchard. La Chapelle St Guillaume est la 1ère des 5 chapelles rayonnantes de l’abside. On y trouve le mausolée du lieutenant général Henri Claude d’Harcourt par Jean Baptiste Pigalle, ainsi que la Visitation de la Vierge de Jean Jouvenet, datée de (1716) et le monument de Jean Jouvenel des Ursins et de son épouse Michelle de Vitry (XVe siècle). Le thème de cette composition "la réunion conjugale" était défini dans le contrat passé entre le sculpteur et la comtesse le 1er Juillet (1771).
La Chapelle suivante, St Georges, il y a le tombeau de monseigneur Georges Darboy fusillé en (†1871) avec 30 autres prêtres pris en otage par les Communards, oeuvre de Jean Marie Bonnassieux, ainsi qu’une statue de St Georges. De (1379) à la Révolution, cette chapelle fut celle des cordonniers. La 3ème chapelle axiale, est celle de la Vierge ou de N.D.des Sept Douleurs. On peut y admirer les statues d’Albert de Gondi, maréchal de France décédé en (†1602), et de Pierre de Gondi, cardinal et évêque de Paris décédé en (†1616). Sur un côté de la chapelle se trouve une fresque du (XIVème siècle) montrant la Vierge et d’autres Saints entourant l’âme d'un évêque, Simon Matifas de Bucy./p>
Face à l’entrée de cette chapelle axiale, dans le déambulatoire, on peut admirer, juste derrière le choeur, le gisant de l’évêque Simon Matifas de
Bucy mort en (†1304). La chapelle axiale expose depuis peu un coffre fort de verre rouge, contenant la couronne d'épines du Christ, relique insigne, achetée en par St Louis à l'empereur de Byzance et transférée de la Se Chapelle à Notre Dame en (1792). La 4ème Chapelle St Marcel, contient les tombeaux de monseigneur du Belloy, cardinal, par Louis Pierre Deseine et de monseigneur de Quélen, oeuvre d’Adolphe Victor Geoffroi Dechaume.
Enfin la dernière absidiales, chapelles St Louis abrite le tombeau du cardinal de Noailles sculpté par Geoffroi Dechaume. Les dernières chapelles entourant le choeur sont les chapelles latérales Nord, dans la Chapelle St Germain on peut voir le tombeau de monseigneur de Juigné décédé en (†1809), exécuté d’après les plans de Viollet le Duc. Enfin dans celle qui précède la Porte Rouge, la Chapelle St Ferdinand, on trouve les mausolées de monseigneur de Beaumont mort en (†1781) et du maréchal de Guébriant mort en (†1643). On peut aussi y voir le priant du cardinal Morlot mort en (†1862).
- le Transept
Le transept est plus large que la nef, plus ou moins 14 mètres contre 12 pour la nef. Il n’a pas de bas côtés, la stabilité de l’ensemble étant assurée par les contreforts extérieurs. Le transept comprend la croisée du transept et 2 croisillons de 3 travées. Les 2 travées les plus proches de la croisée du transept sont couvertes d’une voûte sexpartite, la 3ème d’une voûte quadripartite. Dans les 2 1ères travées, l’élévation est à 4 niveaux, et non pas 3 comme la nef. Les grandes arcades, s’ouvrent sur les bas côtés de la nef. Le 2ème niveau est toujours constitué des tribunes. Ce qui change est l’adjonction d’un 3ème étage formé d’oculi semblables à des roues. Le 4ème niveau enfin est celui des fenêtres hautes. Celles ci sont plus petites que celles de la nef, puisque l’adjonction des oculis les a amputés de la hauteur correspondante. Au total le sommet de la voûte atteint la même hauteur que celui de la nef ou du choeur. Le mur de la 3ème travée est plein au niveau des grandes arcades. Il est ensuite surmonté de 2 niveaux d'arcatures décoratives aveugles dans le croisillon Sud, mais d'un niveau seulement dans le croisillon Nord. La partie Orientale de la croisée du transept est occupée par le nouveau maître autel de la cathédrale.
- le Croisillon Sud et sa Rosace
On y trouve un tableau de i>Antoine Nicolas, La Fontaine de la Sagesse réalisé en (1648). Contre le pilier Sud-Est de la croisée du transept se trouve une statue de la Vierge appelée, à tort N.D.de Paris, la véritable statue détenant ce titre étant celle du trumeau de la porte du cloître. Elle est datée du (XIVème siècle) et provient de la chapelle St Aignan située dans l'ancien cloître des Chanoines de l'Île de la Cité. Elle fut transférée à Notre Dame en (1818) et placée d'abord au trumeau du Portail de la Vierge en remplacement de la Vierge du (XIIIème siècle) mutilée en (1793). En (1855), Viollet le Duc la posa à son emplacement actuel. Tout près de là, se trouve une plaque rappelant que c’est dans la cathédrale N.D.de Paris qu’a eu lieu le procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc. Presque face à la statue de la Vierge, sur le pilier Sud-Ouest de la croisée, se trouve le mémorial au million de morts de l’Empire Britannique tombés durant la 1ère Guerre mondiale et dont la plupart reposent en France.
On peut également voir dans ce croisillon une plaque signalant l’endroit où se trouvait Paul Claudel en décembre (1886), lorsque, âgé de 18 ans et brusquement touché par une illumination religieuse, il se convertit au catholicisme. L’énorme rosace de 13m,10 de diamètre, offerte par St Louis et située au haut du mur d’extrémité du croisillon, conserve une partie seulement de ses vitraux d’origine, certains d’entre eux ayant été remplacés lors d’une restauration en (1737). La rosace souffrit encore lors de la révolution de (1830), suite à l’incendie de l’archevêché tout proche. Elle subit dès lors une nouvelle restauration menée par Viollet le Duc qui la fit pivoter de 15° degrés afin de lui donner un axe vertical robuste pour la consolider. Elle est organisée autour du Christ qui en occupe le centre. Tout autour sont représentées les vierges Sages et les vierges Folles, des Saints, des Anges, des Apôtres, des Saintes.
On peut y voir contre le pilier Nord-Est de la croisée du transept, une statue de St Denis, oeuvre de Nicolas Coustou. Le mur de fond du croisillon Nord comporte 3 niveaux, une porte, surmontée d'un pan de mur sans ornement. Le 2ème niveau est constitué d'une claire voie à 9
arcades de 2 lancettes. Enfin un 3ème étage est constitué de la rosace. A l’inverse de la rosace Sud, la rosace Nord a conservé presque intacts ses vitraux originels du (XIIIème siècle). Le centre est occupé par la Vierge Marie. Autour d’elle gravitent les Juges, les Rois, les grands Prêtres et les Prophètes de l'Ancien Testament. La partie inférieure du mur de fond de ce bras du transept s'ouvre sur le portail du Cloître.
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