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Tugdual 2 - Chronologie 2 - Evêques
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- Chronologie.

L'édifice actuel fut achevé vers (1438) par l'aile Méridionale du transept dont le portail "A" surmonté du clocher ou tour neuve prit, le nom de portail des cloches,

"la charpente du clocher fut faite en (1432) et le clocher terminé la même année comme l'indique la mention du compte, à Jean le Corre pour avoir fait une croix pour le clocher nonobstant qu'elle n'y puisse être mise parce qu'elle est trop légère ".

Le portail des cloches, ayant été abîmé, fut refait, en (1470), en pierre de Pluzunet. Henry Ploegoulm, en sculpta les images. Il commença son travail le 5 Novembre et reçut pour les 35 journées pendant lesquelles il travailla en cette année la somme de 6 livres 4 sols 8 deniers. Après cette réfection, les marchandes trouvèrent commode d'y installer à l'abri leurs éventaires les jours de fête et de marché et finirent même par l'encombrer tellement que le vendredi 26 Septembre (1659), les chanoines,

"considérant que ces étalages apportaient beaucoup de trouble et incommodité, et même empêchaient la libre entrée de l'église ",

Invitèrent les sacristes et sous sacristes à ne plus les tolérer à l'avenir. A la fin du (XVème siècle), l'ancien porche "B" donnant sur le bas coté Sud fut muré et l'on y plaça les fonts baptismaux d'où le nom de porche des baptistères sous lequel il est mentionné, conjointement avec celui de porche Méridional, dans les actes postérieurs. Quant au 3ème porche "C", au bas de la nef, il portait les noms de porche Occidental ou plus souvent de porche des Ladres, les Lépreux s'y tenant pour suivre les offices ce portail, comme celui des cloches d'ailleurs, portait à son trumeau une statue de la Vierge, ainsi que nous le font connaître 2 marchés des 31 Juillet et 25 Août (1654) par lesquels maître Le Pelletier, de la Touche, maître doreur, est chargé d'étoffer ces statues.

La chapelle destinée à recevoir la dépouille de Jean V fut commencée en (1442), pour être achevée quelques années plus tard, elle fut dédiée à Dieu sous l'invocation de St Yves, d'où le nom de chapelle St Yves "D" qui l'a fait parfois confondre avec la chapelle St Yves de Kermartin au Minihy Tréguier. Elle reçut en (1451) le corps du Duc et fut aussi appelée, de ce fait, chapelle du Duc. Elle prit également le nom de chapelle du St Sacrement, la réserve eucharistique s'y trouvant et la Confrérie du St Sacrement y célébrant ses offices.

Le cloître actuel entrepris vers (1450) fut achevé en (1468) à dater de cette dernière année, en dehors de la réfection du portail des cloches en (1470), et de la reconstruction de la flèche en (1785), le gros oeuvre ne subit aucune modification importante. Vers milieu du (XIXème siècle), à partir de (1841) l'on entreprit d'importants travaux de restauration notamment; en (1842) on démolit et reconstruisit 6 des arcs boutants de la nef, côté Nord, et l'on procéda à la restauration du pignon Occidental; en (1843) on répara la tour du Sanctus; en (1848), on dut refaire le remplage de la grande verrière de l'aile Méridionale du transept qui s'était écroulée le 28 Février sous la poussée d'un violent ouragan, en (1860), où l'on commença la démolition des masures accolées à l'édifice, en (1866) et (1868) on refit plusieurs remplages des fenêtres des, chapelles; en (1875) le 28 Août, l'on posa au sommet de la flèche une croix pesant 500 kg. C'est, d'autre part, entre (1442) et (1453) que la cathédrale fut décorée de peintures murales, de vitraux et d'un pavage par l'évêque Jean de Ploeuc. La grande vitre au dessus du portail des cloches ne fut posée qu'en (1468). Quant à la décoration murale de cette époque, que l'on voit encore sur l'un des piliers de la nef, en face du porche des baptistères une image de St Corentin. Le compte de (1497) mentionne également, entre autres, la réparation d'un tableau en dehors du choeur, où est l'image de St Christophe.

Le chapitre, désirant lui aussi embellir le choeur et les chapelles donnant sur le déambulatoire dont il avait la disposition, autorisa tout d'abord, par acte du 25 Août (1483), ceux de ses membres qui le désiraient à élire leurs sépultures dans ces diverses chapelles à condition de les décorer à leurs frais; puis quelques mois plus tard, en (1485), il passa commande à Albert de Horst et Jean Dedie du chanceau fermant le choeur. Enfin, au début du (XVIème siècle), par actes des 22 Mars (1508) et 20 Juillet (1509), il confia à Gérard Dru et Tugdual Kergus l'exécution des nouvelles stalles et d'un lutrin semblable à celui de St Pol de Léon. La confection de ces stalles ayant entraîné la démolition des anciennes portes latérales, au droit du marchepied du grand autel, et l'argent manquant, 2 chanoines, Guillaume de Guicaznou et Henry de Kerguenech s'obligèrent à les faire reconstruire en pierres de taille, Henry de Kerguenech s'engagea à rebâtir la porte du choeur vers le Midi, le 31 Août (1512), Guillaume de Guicaznou, de Kerphilippes, la porte du Nord, le 13 Juin (1513). En reconnaissance, ils eurent permission d'établir auprès une voûte pour leur sépulture, arcades qui servirent ainsi d'amorce à la clôture du choeur, laquelle fut terminée vers (1525) grâce aux libéralités de plusieurs chanoines qui obtinrent semblables permissions d'enfeux.

Le choeur occupait, l'emplacement actuel, il était bien loin de présenter la même physionomie. Fermé latéralement par ses hautes stalles surmontées de dais et entourées d'une clôture de pierre, séparé de la nef par son chanceau monumental, il offrait l'aspect classique conservé, actuellement, par plusieurs cathédrales, Auch et St Bertrand de Comminges par exemple. En (1641), le maître autel fut remplacé par le massif monument de Tugdual Caris, démoli lui même au milieu du (XIXème siècle), et les belles stalles furent malencontreusement modifiées; le chanceau subsista jusqu'à la Révolution. Le choeur ne servait qu'aux offices Canoniaux et aux cérémonies solennelles où l'évêque officiait pontificalement, la cathédrale n'étant pas paroisse; mais, fait des plus curieux, les offices paroissiaux, en l'absence d'églises, étaient cependant célébrés dans la cathédrale où chacune des 3 paroisses avait dans la nef un autel particulier. Seuls les services d'enterrement se célébraient, jusqu'en (1768), dans la vieille église de N.D.de Coatcolvezou, malheureusement détruite aujourd'hui, à l'exception de ceux des personnes inhumées dans la cathédrale, enterrements dits "au grand glas". Quant aux fondations, elles se desservaient soit sur les autels des diverses chapelles, soit sur ceux adossés aux piliers de la nef, enfin sur les 2 accostant le chanceau à gauche et à droite de l'entrée principale du choeur.

Aujourd'hui la nef est complètement dégagée de tous ces autels qui l'encombraient exagérément, et, malgré l'utilité de leurs balustres comme sièges signalée par le chanoine Philibert Le Gendre, on ne peut vraiment pas regretter cette disparition et celle du chanceau qui rendent à l'édifice la perspective voulue par le maître de l'oeuvre et permettent d'en admirer les harmonieuses proportions. Aussi, lorsque le visiteur pénètre dans la cathédrale, particulièrement par le portail Occidental, il ne manque pas d'être séduit par sa réelle beauté, malgré l'irrégularité de son plan et l'extrême variété des piliers supportant les grandes arcades. Les orgues étaient primitivement dans l'aile Nord du transept, contre la tour Hasting "E", mais leur soufflet ayant là à souffrir de l'humidité et surtout des rats qui obligeaient le chapitre à d'importantes commandes de poison chez l'apothicaire, il fut décidé, par délibération Canoniale du 20 Juillet (1665), de les transporter au bas de la nef à l'emplacement actuel "F", et, l'humidité sévissant encore, il fut convenu le 7 Décembre (1668) que, l'on maçonnerait le bas de la vitre du pignon occidental jusqu'à hauteur de deux panneaux de verre. Le buffet d'orgues ancien fut détruit au début de (1794), lors du sac de l'église par les soudards du bataillon d'Etampes qui brisèrent également les tombeaux de St Yves "G" et de Jean V "H" ainsi que tous les autels, les statues, les meubles et les boiseries. Leurs débris et les ornements qui avaient échappé au pillage ou qui avaient été restitués grâce à l'énergie des municipalité, furent vendus à l'encan du "26 messidor au Ier thermidor an III", comme en témoignent les procès verbaux qui ont été conservés, aux Archives de la Côtes d'Armor, district de Lannion.

"Le 27 messidor l'on adjugea entre autres "Les 2 reliquer du cy devant Saint Yves (sic), en bois doré" moyennant 15 livres, et "une espèce de niche du ci devant coeur du Duc" pour 67 livres. Le 28, le coffre fort du chapitre monta à 100 livres, les boiseries du chapitre "avec les bois à l'autour" à 100 livres également, les devants d'autels "avec les autres mauvais bois de menuyserie, une vieille porte de confessionnal brisée" à 60 livres. 6 tapisseries du séminaire furent adjugées le même jour 305 livres, les 2 bancs des cy devant chanoines 24 livres 6 sols, tous les bancs et "mauvais bois se trouvant au cy devant coeur" 125 livres, les débris des meubles 1150 livres; différents morceaux de marbre provenant des statues et des tombeaux pour 32 livres 10 sols. Le 29 Messidor la balustrade du choeur avec les 36 stalles furent adjugées au citoyen Guillou l'aîné pour la modique somme de 39 livres Nota : Sans doute Guillou l'aîné, qui devint en 1801 maire de Tréguier, agissait il pour le compte de Mgr Le Mintier, puisque les stalles purent être, grâce à lui, heureusement conservées; les armoires de la sacristie pour 70 livres, enfin les bois des orgues et leurs charpentes, à l'exception des parties métalliques, trouvèrent preneur à 2050 livres".

Les orgues actuelles provenant de l'abbaye de Bégard et les beaux autels et meubles que l'on peut admirer dans le transept, dans le choeur et dans la sacristie, y ont été placés au milieu du (XIXème siècle) par l'abbé Durand, archiprêtre de Tréguier, à l'instigation duquel furent faites d'intelligentes restaurations, poursuivies avec tant de goût par M. le chanoine Lainé. Mentionnons encore, en terminant, que la librairie ou bibliothèque du chapitre s'étendait au dessus de la sacristie actuelle "I", et que la salle capitulaire ou chapitre, se trouvait, suivant les plans anciens, à l'ouest de l'aile méridionale du transept, entre celle ci et le porche des baptistères avec porte sur le bas côté Sud dont on voit encore l'accolade "J". Si le cadre dans lequel se déroulaient les diverses cérémonies s'est ainsi grandement modifié au cours des siècles, le nombre et la pompe de ces dernières n'ont pas moins évolué, particulièrement depuis la suppression du siège épiscopal en (1801), et plus récemment depuis l'exode des nombreuses communautés. A l'exception du 19 Mai, où le pardon de St Yves attire toujours une foule considérable de pèlerins, la grande nef est aujourd'hui souvent déserte et nous sommes bien loin de l'animation qu'y faisaient régner jadis, presque tout le jour, la foule des pèlerins, tant bretons qu'étrangers, accourant au tombeau du Saint, et des fidèles se pressant aux innombrables offices célébrés depuis matines jusqu'au soir, offices Canoniaux du choeur, offices Paroissiaux, anniversaires et fondations, enfin services des Confréries.

Si l'on veut avoir une image exacte de la cathédrale au temps passé et connaître en même temps à quelles cérémonies se rapportent les actes que nous énumérerons plus loin, d'indiquer en quelques mots les rites particuliers à ces dernières. Nous avons montré ailleurs que les chanoines trégorrois n'étaient pas, en général, des plus assidus aux offices Canoniaux, ce qui leur valut, surtout à partir du (XVIIème siècle), des remontrances aussi justifiées que fréquentes de la part des prélats éminents qui se succédèrent sur le siège de St Tugdual. Par contre, l'on ne peut certes pas leur contester un sens musical des plus développés, si l'on en juge par l'importance de la maîtrise de la cathédrale et par les nombreuses auditions de musiciens ambulants, notamment de joueurs de serpent, relatées dans les comptes du chapitre.

En dehors des offices Canoniaux, l'on célébrait également au choeur les fêtes et offices solennels, en particulier les fréquents Te Deum ordonnés par Louis XIV et Louis XV à l'occasion des événements heureux de la cour, des victoires et des traités de Paix. " Pour les Te Deum et fêtes solennelles, des tapisseries de prix étaient suspendues devant le choeur". Pour ces cérémonies, il fut décidé qu'après que les ecclésiastiques, tant du haut que du bas du choeur, auraient occupé leurs places, les juges et magistrats de la ville, les gentilshommes et autres personnes de considération seraient admis dans le choeur et placés dans les chaires vacantes. Cette permission n'alla pas naturellement sans quelques abus, principalement de la part des laquais des hauts personnages qui se faufilaient dans les stalles sans la moindre discrétion et occupaient les sièges des chanoines avant que leurs légitimes possesseurs n'eussent pris place. Maintes fois même l'officiant fut gêné par leur foule se pressant jusqu'à l'autel, et le chapitre dut, à plusieurs reprises, prescrire des mesures pour empêcher de tels désordres.

Au cours de l'office, d'ailleurs, on devait être plus à l'aise, car le bas choeur, pointé à son entrée, n'avait rien de plus pressé que de s'éclipser et fut, à ce sujet, sans cesse admonesté par le chapitre. Il lui fut rappelé, entre autres, qu'il était interdit de sortir du choeur pour aller faire la conversation dans l'église avec les laïques, et qu'il était indécent de voir pendant l'office des prêtres divaguer et se promener au marché en surplis et aumusse, voir même au cabaret. Il fut donc décidé de pointer les assistants 3 fois pendant l'office, au début et à la fin, et de leur interdire la sortie du choeur pour quelque motif que ce fut, sous peine d'une amende ou mulete de 5 sols, il leur était, en tous cas, enjoint de fermer la porte. Enfin, le 9 septembre (1650), une délibération Canoniale sur le même sujet recommandait aux recteurs, vicaires, chantres et suppôts de la cathédrale d'avoir plus de tenue et aussi plus de dévotion au St Esprit.

Lors de ces offices solennels, avait lieu une procession qui descendait d'abord la nef avec de nombreuses stations devant le Crucifix et au droit des tombes des principaux fondateurs. Au retour, elle s'arrêtait devant le tombeau de St Yves, puis passait dans la chapelle du Duc, d'où, après une nouvelle station devant le tombeau de Jean V, elle entrait dans le cloître par la porte St Jean "K", en faisait le tour, et regagnait le choeur par la porte St Jérôme "L". Au milieu du (XVIIème siècle), les arrêts au droit des tombes des fondateurs furent considérablement réduits. C'est qu'en effet les fondations pieuses desservies dans la cathédrale étaient si nombreuses que certains jours elles ne pouvaient être célébrées sur l'autel désigné par le fondateur: Le 15 Décembre (1651), par exemple, les chanoines réprimandent François Mahé pour sa négligence à desservir l'altarystie du feu Sgr. d'Amboise les Dimanche et Mercredi sur l'autel St Martin et lui enjoignent, en cas de surcharge, de desservir sur l'autel Ste Catherine, proche et adjacent.

Elles revêtaient d'ailleurs diverses formes: chapellenie, altarystie soit hebdomadaire soit mensuelle, anniversaire annuel avec ou sans concession d'enfeu, enfin simple participation aux prières des trépassés. Certaines étaient même très particulières, témoin la donation faite le 26 Octobre (1537) par Yves Guézou d'une somme de 60 sols monnaie de rentes "pour que la plus grosse cloche de la cathédrale soit sonnée et gobetée de 24 coups tous les Vendredi par le sous sacriste à l'heure de midi en commémoration de la mort et passion de Notre Seigneur".

La plus importante de toutes ces fondations fut, celle faite par Jean V le 7 Octobre (1420). Le Duc, ayant élu sa sépulture en la cathédrale de Tréguier près du tombeau de St Yves, léguait en effet 500 livres de rentes pour la célébration de 12 anniversaires solennels, chaque 1er du mois non empêché, et d'une messe quotidienne à l'issue des matines. L'officiant, accompagné du diacre et sous diacre et précédé de tout le bas choeur, devait se rendre processionnellement à l'autel de la chapelle du Duc où il célébrait la messe. A la fin il devait aller sur la tombe ducale chanter le "ne recorderis, le pater noster et le de profundis". L'évêque et les chanoines étaient tenus d'assister à la cérémonie à moins de raison majeure, et chaque membre du chapitre, avant sa réception, devait prêter serment d'observer les volontés de Jean V.

Les anniversaires ordinaires, les plus nombreux d'ailleurs, le cérémonial était le suivant: La veille, à l'issue des vêpres, on sonnait les cloches, soit toutes, soit au moins les 2 plus grosses. L'officiant, accompagné d'un diacre et sous diacre en chasubles noires et précédé d'enfants de choeur et du porte croix, se rendait tout d'abord au choeur où des prières étaient récitées, généralement vigiles des morts et leçons diverses dont le nombre variait avec l'importance de la fondation. Puis, tous se rendaient en cortège sur la tombe du fondateur sur laquelle avaient été posés préalablement des chandeliers. Autrefois chandeliers de fer portant chacun 2 cierges, plus tard 4 chandeliers d'argent à un seul cierge, et la piscine avec l'aspergeoir. Après récitation du "de profundis et du ne recorderis", l'officiant bénissait la tombe. Le lendemain, service d'anniversaire, à notes ou à basse voix suivant les cas, à l'intention de Dieu, de Nos seigneurs St André, 1er patron de la cathédrale. Ce 1er patronage non breton semble confirmer la tradition qui place au Yaudet "vetus civitas" le siège d'un évêché gallo romain disparu avec la ruine de cette cité par les pirates du Nord et auquel succéda l'évêché de Tréguier sous Nominoë, St Tugdual et St Yves, du défunt, de ses parents et amis, service célébré, à moins de stipulations contraires, sur l'autel le plus proche de la tombe, puis, à nouveau, procession, récitation de prières et bénédiction de l'enfeu comme la veille. Les fondations anciennes paraissent avoir été desservies avec ponctualité jusqu'au (XVIIème siècle), mais il semble bien que, dans la suite, les chapelains, désignés par les descendants des fondateurs ou à défaut par les chanoines, n'aient pas toujours été très zélés.

A Tréguier, comme dans le reste de la chrétienté, les offices des confréries étaient très nombreuses, soit purement pieuses comme celles de St Yves, de la Charité, du Rosaire, des Agonisants, des Trépassés, du Sacré Coeur, soit corporatives placées sous le patronages d'un Saint:

* "Filotiers" : Confrérie de St Tugdual.
* "Tailleurs" : Confrérie N.D.de Pitié.
* "Menuisiers" : Confrérie St Joseph.,
* "Cordonniers" : Confrérie du Sacre.

Les suivantes se desservaient en la chapelle de N.D.de Coatcolvezou.

* Confrérie de l'Assomption de la Vierge,
* "Jardiniers" : Confrérie St Fiacre.
* "Bouchers" : Confrérie Ste Catherine.

Le nombre des confréries augmentant, presque toutes les chapelles du choeur, au milieu du (XVIIIème siècle), en abritaient une dont les membres pourvoyaient à la décoration de l'autel et à l'entretien du linge. Aussi, à cette époque, la plupart des gouverneurs furent ils remplacés par des femmes ou des ecclésiastiques: En (1750) nous trouvons, L'abbé de Kerguenech, gouverneur de la chapelle St Joseph, la baronne de Penmarch, gouverneur de la chapelle St Nicolas, la Vicomtesse de Talhouet, gouverneur de la chapelle Ste Anne, Mlle de Keranmazé de Parthenay, gouverneur de la chapelle de Bons Secours, Mme de Kerouzy, gouverneur de la chapelle de Bonnes Nouvelles, Mlle du Bizien du Lezart, gouverneur de la chapelle de Jésus, Mlle Le Bonniec, gouverneur de la chapelle du Rosaire.

Un dernier élément, contribuait à animer la cathédrale, un peu trop ? les mendiants ne manquaient pas dans la cathédrale tant que, le 14 Juin (1658), le théologal, Jean du Val, ayant remontré que depuis longtemps "la grande multitude des pauvres et mendiants qui se trouvait en cette église troublait les prêtres en la célébration des messes et divertissait le peuple de sa dévotion par leurs cris et demandes importunes", demanda l'institution d'un homme aux "fins de réprimer les dits pauvres, les obliger de se retirer aux portes, chasser les chiens et autres animaux et faire cesser tout ce qui peut apporter trouble à l'office divin". Le chapitre approuva cette institution et décida l'achat d'étoffe de couleur violette pour un jupon ou casaque avec une toque. Cet uniforme du bedeau subsiste encore au milieu du (XXème siècle) à St Brieuc et à Tréguier à 3 siècles d'intervalle.

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