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Glossaire - Biographies
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- Château de Bourines
* Début construction : (XIIIème siècle).
* Fin construction : (XVème siècle).
* Protection : "Monument Historique" Classé M.H. (1963).
* Pays : France.
* Région : Midi Pyrénées.
* Département : Aveyron.
* Commune : Bertholène

- Historique

L'e château de Bourines est une demeure fortifiée féodale sur la commune de Bertholène, dans le département de l'Aveyron, en France. Le château a été construit au début du (XIIIème siècle). Son donjon est un bel exemple de l'architecture des greniers et abris fortifiés du "Moyen Age" que la terre et son château ont été donnés par les comtes de Rodez à la maison d'Aubrac. Le château de Bourines a été la demeure du Cardinal d'Armagnac au (XVIème siècle). Le château de Bourines est une demeure "Fortifiée Féodale" peu modifiée. Il est constitué du Donjon Rectangulaire (XIIIème siècle) et du corps de logis attenant. La cour intérieure est protégée par un mur de Courtine flanqué de 4 tours d'angle. L'ensemble remonte au (XIVème siècle). Les salles ont conservé leurs cheminées, leurs poutres d'origine au plafond et quelques meubles. La Chapelle du (XVème siècle) est voûtée en Ogive. Au (XVème siècle) le Cardinal d'Armagnac a fait pratiquer des embellissements, le portail daté de (1546) et la galerie intérieure. La Croix de carrefour située devant la façade Nord du château est datée de (1579). Le Château et la Croix ont été classés "Monument Historique" le 12 Novembre (1963) puis tous les bâtiments des communs ont été inscrits le 12 Novembre (1963).

- la Ferme des Bourines

La La "Ferme Fortifiée" des Bourines est la ferme la plus remarquable et la mieux conservée du Rouergue. Dépendant de la Dômerie d'Aubrac jusqu'à la Révolution, elle a longtemps été considérée comme le plus riche domaine agricole de l'Aveyron. Elle est située sur la commune de Bertholène, qui abrite par ailleurs les restes impressionnants d'un "Château Médiéval", une des plus belles "Croix de Chemin" des environs et la "Merveilleuse Mise au Tombeau" visible dans l'église d'Anglars. La ferme des Bourines dépendait de la dômerie d'Aubrac lors d'un accord datant de (1369), au contraire de Galinières, qui dépendait de l'Abbaye de Bonneval. Les "Granges Monastiques" de ce genre ont été construites pour produire, sous la direction de "donats ou de régisseurs", avec un personnel parfois important 40 personnes aux Bourines au début du (XVIIème siècle), les éléments nécessaires à la table des Moines ou des Pauvres. A ce titre, les Bourines étaient chargés de produire le vin, et le froment, avec le domaine rattaché du Cruou, près de Marcillac Vallon. Elle est classée "Monument Historique", bien sûr, car le logis est garanti pur (XVIIème siècle), les autres éléments étant des (XVème siècle) et (XVIème siècle. Le Donjon servait aussi de grenier, ce qui explique en partie sa masse impressionnante. Le portail a été construit pour Georges d'Armagnac en (1547).

Les 1ères fortifications des Bourines sont citées en (1377). Il s'agissait alors uniquement de se mettre à l'abri des Routards et autres Pillards, en leur présentant une façade si hostile qu'ils renonçaient d'eux même à toute idée d'attaquer pareil édifice. D'autres ne renoncèrent pas immédiatement, ainsi les troupes Calvinistes en (1574). Mais elles échouèrent néanmoins à conquérir le château. Le château n'est là que pour contrôler la terre nourricière qui permettrait aux Moines d'Aubrac de vivre et d'accueillir les pauvres dans leur Hospice. Il est à l'écart de toutes les voies de communication, et n'est visible qu'au dernier moment, lorsqu'on arrive sur lui après un dernier virage. Les Bourines sont un lieu caché, et qui entend le demeurer, n'agresse pas son prochain mais cherche seulement à se protéger.

- Architecture

Les bâtiments fortifiés et la Tour Donjon datent du (XVème siècle), mais leur construction remonte vraisemblablement au début du (XIIIème siècle). Flanqué aux 4 angles de tourelles, il dresse à 21 mètres de hauteur ses 4 étages et sa plate forme sur voûte. Sur la face Sud de la plate forme, une échauguette défend le pont levis donnant accès à l'étroite porte percée au 1er étage. Un conduit cylindrique pour l'évacuation des grains avait été aménagé dans l'épaisseur des murs. Le Donjon servait à stocker les céréales récoltées sur le domaine ainsi que le blé issu des rentes féodales et des dîmes relevant de la Dômerie. En revanche, l'avant cour, bordée de 2 tours Rondes, dont le mur est renforcé en son centre par une tour Quadrangulaire, date du (XVIème siècle). Tout autour, les différents bâtiments agricoles, la splendide charreterie, et son magnifique alignement de colonnes carrées.

Au (XVIème siècle), Georges d'Armagnac, Cardinal, Evêque de Rodez, Dom de l'Abbaye d'Aubrac, ordonna la restauration du château et fit édifier le fronton d'entrée qui porte son nom et la date de (1547). Il fit construire l'avant cour avec terrasse, la galerie à l'Italienne, les gros piliers ronds portant les galeries bouchées datent du début du (XVIème siècle) et fit ériger la Croix sculptée, datant de (1579), située devant le château. Il fit également décorer la chapelle. A la Révolution, les Bourines furent vendues comme "Bien National" et rachetées en (1794) par la famille Granier de Montpellier Guillaume Granier et son épouse, Fanny Durand, qui les conserva jusqu'en (1952).

En (1868), le domaine vit le mariage de l'une des 3 filles Granier, Thérèse (1847)-(1933) avec Gabriel Aubaret, Consul de France en Turquie. Elle héritera de sa mère, Fanny Durand, le château des Bourines. Délaissée par son mari, elle administrera seule le domaine, et se montrera d'une grande efficacité. Les Bourines restent dans l'indivision jusqu'en (1934), soit un an après le décès de la comtesse d'Aubaret. Les terres furent partagées entre ses 4 fils. Le château revient à Milych d'Aubaret qui le légua en (1942) à son neveu Jacques du Cheyron du Pavillon. Le domaine avec le château comprenait alors 248 ha, le reste ayant été vendu à des agriculteurs d'Anglars.

En (1948), un particulier achète les 248 ha avec le château. Il les vendit en partie à 4 agriculteurs, en (1972). Le château, lui, fut revendu à un particulier de la Région Parisienne. Aujourd'hui, le château est une propriété privée et les bâtiments agricoles sont partagés entre plusieurs propriétaires. Le Château et la Croix sculptée sont classés aux "Monuments Historiques", les toitures et les façades des bâtiments agricoles sont inscrits à l'"Inventaire Supplémentaire".

- La Ferme

Au (XVIIème siècle), l'activité de la ferme permettait de procurer à l'abbaye d'Aubrac les céréales qu'elle ne pouvait produire sur le plateau, en particulier, le froment consommé par les moines. Sous l'"Ancien Régime", le domaine couvrait une superficie de 712 hectares, en outre, le fermier jouissait du droit d'utiliser une montagne sur l'Aubrac pour estiver les troupeaux. Le moulin de la Peyrade, sur l'Aveyron, dépendait aussi des Bourines ainsi que le vignoble de Cruou proche de Marcillac. En (1788), le cheptel se composait de 1.545 bêtes à laine, 18 paires de boeufs, 100 bêtes à cornes, 22 juments, 10 mules et mulets, 3 poulains, 1 étalon, 3 baudets, 16 cochons et 7 truies, 40 chèvres et 2 boucs. Environ 40 personnes travaillaient à l'année sur le domaine et l'on pouvait dénombrer jusqu'à 300 personnes lors des gros travaux d'été. La Porcheries du château, remarquable témoignage d'architecture rurale elles ont été bâties à la fin du (XVIIème siècle), sur un plan ordonnancé, autour d'une cour parvis fermée par un porche. Autour des bâtiments, vous verrez les restes des Pêcheries de l'abbaye.

-Ouverture au public

En (1981), le château a servit de cadre au tournage du film Malevil de Christian de Chalonge, inspiré du roman éponyme de Robert Merle. Le château des Bourines est une propriété privée. Il n'est pas ouvert directement à la visite. Toutefois en accord avec les propriétaires, l'"Office de Tourisme du Laissagais" organise chaque été quelques visites guidées qui s'étendent également au domaine agricole, indissociable du château. Renseignements et inscriptions obligatoires auprès de l'Office de Tourisme du Laissagais au 05 65 70 71 30.

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