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Glossaire - Biographies
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- Extérieures

Entrée entre la tour du "Pied de Biche" et de la Boulangerie, surmontée du Campanile les accès, l'entrée principale, situé place Marc Elder, point vulnérable de la forteresse, possède une Herse et 2 portes protégées par des ponts levis à bascule, une grande pour le passage des Charrettes et des Cavaliers, une plus petite pour le passage des Hommes à Pied, qui furent récemment restitués lors de la restauration du château. Les 2 autres entrées "Fortifiées Historiques", moins connues, sont la Poterne de la Loire, sur la façade Sud du château, construite par Anne de Bretagne entre (1491) et (1494), et le Pont de Secours, sur la façade Nord. Ces 2 entrées furent également remises en service lors des travaux de restauration. les tours du "Pied de Biche" et de la Boulangerie, ces tours jumelles datent de (1466), année de construction du château par François II. Elles encadrent et protègent l'entrée principale par le pont levis. La tour de la Boulangerie porte les armes de la Duchesse, un "écu d'hermine, surmonté de la couronne ducale". Une devise y est également inscrite, "Amavi" - "j'ai aimé" en Latin. Il s'agit d'une libre déclinaison, tardive, de la devise des Ducs de Bretagne Monfort et de l'"Ordre de l'Hermine A ma Vie". La devise personnelle d'Anne de Bretagne en qualité de Reine de France est la formule Béarnaise "Non mudera" - "je ne varierai pas". Quant à la devise personnelle de son père François II, on pense qu'il s'était choisi l'écrit épicurien gravé à l'intérieur d'un bijou de son trésor "Il n'est trésor que de liesse". La tour des Jacobins, ainsi nommée car elle faisait face au couvent du même nom, elle est parfois appelée tour des Anglais, car elle a servi à emprisonner des soldats Anglais au cours du (XVIIIème siècle). Est conçue pour résister aux tirs de l'artillerie et adaptée à l'usage des armes à feu. Elle possède 9 chambres de tir aménagées dans l'épaisseur du mur et dotées de Canonnières. Un bâtiment la surmontait au (XVème siècle).la tour du Vieux Donjon", unique vestige visible du château dit de la "Tour Neuve", cette tour Polygonale a été construite au (XIVème siècle) par le Duc de Bretagne Jean IV de Monfort.

Les autres tours, on compte par la suite, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, la tour du Port, la tour de la Rivière et la tour du Fer à Cheval. Le Campanile situé côté Douves, est hérissé, d'une Flèche puis d'une Lanterne qui surplombe l'entrée. A la suite d'un incendie en (1670), le Couronnement détruit du Campanile est reconstruit, composé d'un Fronton avec, en son centre, une Horloge. En (1800), l'explosion de la tour des Espagnols détruit une aile du "Grand Gouvernement" et le Campanile disparaît. Le nouveau Campanile a été rétabli entre les tours jumelles à l'occasion de la récente restauration. Réalisé à partir d'un dessin de (1715), il respecte à la lettre les volumes de son ancêtre . Avec ses 6 tonnes et ses 8 mètres de haut, il est travaillé dans du Chêne de France et taillé de manière traditionnelle, gage de qualité et de longévité. La Courtine de la Loire, construite entre (1491) et (1494) par Anne de Bretagne, cette partie de l'enceinte protégeait le château du côté fleuve. Elle est percée d'une entrée fermée à l'origine par une herse, qui était utilisée pour sortir discrètement du château et permettre à certains visiteurs d'arriver par voie d'eau. Au début du (XVIème siècle), François Ier ordonne des travaux, ajout d'un bâtiment sur cour s'appuyant sur les remparts, le "Petit Gouvernement", et transformation de la partie Haute de la Courtine. Crénelée, elle est ornée de gargouilles et de mâchicoulis ornés du (F) de François Ier.

- Intérieures

Le "Grand Logis", réalisé sous François II par Mathelin Rodier et Jean Perréal, ce bâtiment est un lieu de résidence pour le Duc de Bretagne et sa Cour. Edifiées sous le règne d'Anne de Bretagne, les lucarnes témoignent par leur décor sculpté de leur union Bretagne et France, le Porc Epic de Louis XII fait face au Lévrier d'Anne Reine de France. Les lucarnes sont de style "Gothique Flamboyant". Les loggias de la tour de la Couronne d'Or" relie le "Grand Logis" au "Grand Gouvernement". Elle est édifiée sous François II et achevée sous sa Fille Anne de Bretagne, tient son nom de la proximité du puits, surmonté de fers forgés symbolisant la Couronne Ducale. La tour est haute de 40 mètres. 4 loggias sur 2 niveaux, qui sont des pièces ouvertes sur l'extérieur, agrémentent les étages élevés de la tour. Elles sont principalement réservées à la Détente, la Parade et permettent d'assister aux Fêtes dans la Cour. Elles constituent un élément décoratif nouveau, issu des 1ères influences Italiennes. Le "Grand Gouvernement", ce corps de bâtiment, autrefois appelé le "Palais Ducal", a été reconstruit sur ordre de Louis XIV suite à un incendie. Il s'appelle aujourd'hui le "Grand Gouvernement", en souvenir du Gouverneur de Bretagne Charles de la Porte, Duc de la Meilleraye, qui décide de s'y installer au (XVIIème siècle). Mutilées pendant la Révolution, les armoiries de Louis XIV ont été restaurées en (1999). La partie détruite, le 25 Mai (1800), une violente explosion, déclenchée par l'effondrement d'un plancher vermoulu sur lequel étaient stockées 3 tonnes de poudre, anéantit la tour des Espagnols, le bâtiment du Lieutenant du Roi ainsi que la Chapelle et la "Salle des Archives", qui se trouvaient dans le prolongement du "Grand Gouvernement". On déplore également 60 morts, 108 blessés et une centaine de maisons du voisinage endommagées. Les militaires reconstruisent un mur en schiste pour combler la brèche. Son aspect le plus sombre le distingue du mur , qui présente en alternance des blocs de granit et de fines assises de schiste. Les fondations de la tour sont toujours visibles de nos jours dans les douves.

Le "Petit Gouvernement", de style Renaissance, il garde ses cheminées de brique et d'ardoise d'origine. Construit sur ordre de François Ier, il sert de "Logis du Roi" lors de ses séjours à Nantes. Il communique par les combles avec le Chemin de Ronde. François Ier obtient en (1532), grâce à son épouse Claude de France, l'"union perpétuelle entre la France et la Bretagne". Le "Petit Gouvernement" se prolonge par le Pavillon de la Rivière. La Conciergerie, ce bâtiment a été édifié au début du (XVIIIème siècle afin de loger le Lieutenant du Roi puis les bureaux de l'Arsenal. Il est devenu la Conciergerie du château en (1924) lors de la transformation du site en Musée. Le Harnachement, ce bâtiment abrite des expositions Temporaires.

- le Musée d'Histoire de Nantes

Le "Musée d'Histoire de Nantes" occupe 32 salles du château rénové. Jalonné de dispositifs Multimédias, le musée présente plus de 850 objets de collection. En proposant des clefs de lecture de la ville qui mettent en perspective "passé, présent et avenir", le château et son musée s'inscrivent dans une vision actuelle du Patrimoine. Un portrait de la ville en 7 grandes séquences est présenté au public :

* Le château, Nantes et la Bretagne de l'Antiquité jusqu'au (XVIIème siècle).
* Nantes, fille du fleuve et de l'Océan.
* Le négoce et l'Or Noir au (XVIIIème siècle).
* Nantes en Révolution.
* Un port Colonial et Industriel (1815)-(1940).
* La nouvelle forme d'une ville (1940)-(1990).
* Une "Métropole Atlantique", aujourd'hui et demain.
* Le parcours s'achève par une vision de la ville, création multimédia d'un artiste contemporain. Pierrick Sorin est le 1er artiste invité.
* Le 2 Juin (2000), lors de la vente aux enchères des archives de la chanteuse Barbara à Cheverny, la partition manuscrite de la chanson Nantes est préemptée par le "Ministère de la Culture" pour le compte de la ville de Nantes. Ce document est maintenant exposé dans le château des Ducs de Bretagne.

- Circuit des Remparts

La création d'un circuit complet des Remparts, la mise en place d'un 1er accès par les Douves et d'un 2ème par une Passerelle, l'arrangement d'un Jardin dans les Douves, la mise en "Lumière Nocturne" participent à la renaissance du site. Les mètres de "Chemin de Ronde" sur les "Remparts Fortifiés" offrent des points de vue sur les bâtiments, la Cour, les Douves, mais aussi sur la Ville, la tour (LU), l'emplacement du bras de la Loire qui baignait le château avant les comblements des années (1930), la Cathédrale St Pierre et St Paul et le quartier du Bouffay.

- Personnalités liées au château


* 1440 : Gilles de Rais, ancien Compagnon de Jeanne d'Arc, y est emprisonné avant son 1er jugement, alors qu'il est accusé d'avoir violenté et assassiné nombre de jeunes enfants et de jeunes gens.
* 1477 : Anne de Bretagne naît et grandit dans ces lieux. En (1499), ses noces avec Louis XII sont célébrées dans la Chapelle. Devenue "Reine de France", elle revient rarement.
* 1532 : François Ier, usufruitier du Duché, y donne l'édit prononçant, sur la requête des États assemblés à Vannes, l'union perpétuelle des pays et Duché de Bretagne avec le Royaume de France.
* 1598 : "Ventre Saint-Gris ! Ce n'était pas de petits compagnons, ces ducs de Bretagne", s'éclame Henri IV en découvrant le château lors de sa venue pour la signature de l'"Édit de Nantes.
* 1626 : Henri de Talleyrand, Comte de Chalais y est emprisonné, convaincu d'un complot contre le Cardinal de Richelieu. Louis XIII est alors à Nantes avec sa Cour pour Marier son Frère Gaston d'Orléans à Mademoiselle de Montpensier. Chalais, condamné pour crime de lèse majesté, est "décollé" sur la place du Bouffay le 19 août.
* 1661 : Louis XIV y tient Conseil le 5 Septembre avant de faire procéder à l'arrestation de Nicolas Fouquet par d'Artagnan.
* 1728 : François Louvard, Moine Bénédictin, y est emprisonné avant d'être transféré à la Bastille.
* 1815 : Mai 100 Jours, Dirk van Hogendorp (1761)-(1822), est commandant au château.

- Anne de Bretagne

* Anne de Bretagne (1477)-(1514) ,Fille de François II ,qui fut de par ses mariages, Archiduchesse d'Autriche.
* Reine des Romains (1490)-1491) Reine de France (1491)-1498).
* Reine de Sicile et de Jérusalem, puis de nouveau Reine de France (1499)-(1511) et Duchesse de Milan.
* Elle est un enjeu central dans la lutte d'influences qui aboutiront après sa mort a l'union de la "Bretagne à la France".


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