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Glossaire - Biographies
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- château de Rambouillet
* Période ou style : "Résidence Royale".
* Début construction : (1374).
* Propriétaire initial : "Famille d'Angennes".
* Destination initiale : "Château Fort".
* Propriétaire actuel : "État Français'.
* Destination actuelle : En Reconversion.
* Protection : "Monument Historique" Classé M.H. (1896).
* Pays : France.
* Région française : Ile de France.
* Département français : Yvelines.
* Commune : Rambouillet.

- Historique

Au (VIIIème siècle), ce qui sera le Château de Rambouillet, était tout au plus un hébergement au milieu d'une forêt de plus de 20.000 hectares, pour la plupart Domaniaux, où abondait le gibier. Survivance de l’ancienne forêt de l’Yveline. Le lieu tient son nom d'un ruisseau, le Rambe ou encore le Rambeuil. Pépin le Bref donne la demeure en (768) aux moines de l'Abbaye de St Denis. II siècles et demi plus tard, la forêt rentre dans le "Domaine Royal". Rambouillet bénéficie alors d'un grand défrichage. Au (XIIIème siècle) la paroisse compte 150 membres dont les activités sont très probablement en rapport direct avec les travaux de la forêt.

Puis, sous Charles V, un "Grand Bourgeois Parisien", Jean Bernier, achète pour 700 livres ce qui est désormais un Manoir et en fait un "Château Fort". Il fait agrandir le domaine avant de décéder en (†1416). A sa mort, son fils vend le château à Régnaud D'Angennes, 1er "Valet Tranchant et Chambellan du Roi". Sous les règnes de ses 2 fils, Jean I et II d'Angennes, le château sera pris, pillé et brûlé à 3 reprises par les Anglais.

Jacques D'Angennes, propriétaire du château de (1514) à (1562), reçoit souvent la visite de Rabelais, père de Gargantua à Rambouillet. Le 31 Mars (†1547), François Ier meurt au château des suites d'une longue maladie. On dit que le Roi est mort dans la tour qui porte maintenant son nom, mais il est probable qu'on ait installé le mourrant dans une pièce plus confortable.

Les 1ers canaux et bassins sont creusés entre (1699) et (1704). Le jardin aussi se voit réaménagé. Le propriétaire du château s'appelle alors Fleurian d'Armenonville. Puis, Armenonville vend le château à Louis XIV. Rambouillet rentre alors en possession du Comte de Toulouse, le dernier fils légitimé du Roi Soleil et de Madame de Montespan. De gros travaux sont entrepris. Sous la direction de l'architecte Jacques Sarda, 2 corps de logis sont construits, doublant ainsi le nombre de chambres, et le pont levis est détruit. Le Comte reçoit alors la célèbre Cour.

Le Duc de Penthièvre, fils du Comte de Toulouse, vend le château à Louis XVI qui fait creuser d'autres canaux et complète l'aménagement du jardin. Après la Révolution, à partir de (1793), le château est laissé à l'abandon pour une vingtaine d'années. En (1804), sur la demande de Napoléon Ier, l'architecte Auguste FarminRambouillet un rendez vous de chasse et une maison d'habitation. La remise en état est achevée en (1807).

Dès (1810), d'autres travaux sont entrepris, dont la construction de la fameuse salle de bain de style Pompéien. Un balcon extérieur entre les appartements de l'Empereur et ceux de l'Impératrice est également ajouté. En (1870), le château devient la propriété de l'Etat Français. Félix Faure en fait la résidence d'été des "Présidents de la République" en (1896).

En (1944), la 2ème division blindée du Général Leclerc sur le chemin de la libération de Paris passe par Rambouillet. Dans son sillon la ville verra passer Ernest Hemingway, l'écrivain Américain est alors Correspondant de Guerre. Si le Château de Rambouillet n'est plus le rendez vous de chasse célèbre qu'il était sous la présidence de Valery Giscard d'Estaing, il est souvent pressenti comme lieu de réunion pour de "Grandes Rencontres Internationales".

- La famille d'Angennes

En (1368), Jean Bernier, "Chevalier, Conseiller et Maître des Requêtes de l'Hôtel du Roi, prévôt de Paris", achète à Girard de Tournebu un simple Manoir qu'il fait transformer en (1374) en un véritable château fortifié et entouré de douves. Ce château primitif est de plan Pentagonal irrégulier, avec un corps de logis Triangulaire cantonné de tourelles, une grosse tour, un Châtelet d'entrée et une cour fermée de courtines. Ces transformations doivent se comprendre au regard de l'ordonnance de Charles V du 19 Juillet (1367) prescrivant d'armer tous les châteaux, c'est aussi l'époque où le Roi fait fortifier à Paris le Louvre et la Bastille.

Dès (1384), Guillaume, fils de Jean Bernier, vend ce nouveau château à Regnault d'Angennes, "écuyer et 1er Valet Tranchant du Roi". Il restera dans la famille d'Angennes pendant plus de (III siècles), jusqu'en (1699). Pendant la guerre de 100 Ans, le château fut pillé et incendié entre (1425) et (1428), et restauré en (1484) par Jean II d'Angennes et son épouse. Jacques d'Angennes, "Capitaines des Gardes du Corps de François Ier", agrandit le domaine en achetant les terres d'Auffargis et de Poigny, la Châtellenie des Essarts le Roi et divers terrains alentours, constituant ainsi un magnifique domaine de chasse. Grand amateur de chasse, François Ier vient souvent à Rambouillet. Il y meurt le 31 Mars (†1547) d'une septicémie, selon la tradition dans la "Chambre haute de la grosse tour", qui a subsisté jusqu'à nos jours malgré les transformations considérables subies par le château. Jacques d'Angennes fait en outre embellir le château. Au rez de chaussée, il fait aménager une grande salle dans le goût Italien, aux murs recouverts de plaques de marbre, par le Maître Maçon Olivier Ymbert, auteur, dans les environs, du château de Thoiry. Il fait également construire le grand escalier en brique et pierre.

En (1612), Louis XIII érige la terre de Rambouillet en Marquisat au profit de la famille d'Angennes. C'est l'époque où Catherine de Vivonne, Marquise de Rambouillet, épouse de Charles d'Angennes, tient salon dans son hôtel de Rambouillet à Paris. Leur fille, Julie d'Angennes, est la dédicataire de la fameuse "Guirlande de Julie". Elle épouse le Duc de Montausier à qui elle apporte en dot le domaine de Rambouillet. Celui ci agrandit le domaine par d'importantes acquisitions entre (1670) et (1681) et fait redessiner les jardins. Il est possible que le célèbre Jean Baptiste de La Quintinie y ait créé un verger.

- les Jardins

A la suite du mariage de la 2ème fille de Julie d'Angennes, le domaine passe au Duc d'Uzès. Celui ci a des problèmes financiers et doit vendre le domaine en (1699) à l'un de ses créanciers, Joseph Fleuriau d'Armenonville. Il n'avait dépensé que 140.000 livres pour acquérir le domaine, y engloutit plus de 500.000 livres en l'espace de quelques années. Selon la tradition, c'est lui qui fait transformer les jardins à la Française en créant une succession de parterres et de plans d'eau, alimentés par les nombreuses sources de ces terrains marécageux. Un canal est creusé dans l'axe de la façade Sud-Ouest du château et prolongé par un tapis vert. Un autre canal, Perpendiculaire, longe les parterres de broderies qui s'étendent au pied du château. Au delà de ces parterres sont aménagés 3 bassins de formes différentes. Le parc est agrémenté de sculptures par Simon Mazière, Pierre Legros et René Frémin.

- le château des Bourbons

Louis Alexandre de Bourbon, Comte de Toulouse, fils naturel légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan, "Amiral de France", souhaitant posséder un domaine de chasse aux environs de Paris, jette son dévolu sur Rambouillet. Fleuriau d'Armenonville est contraint de lui céder le domaine en (1706) pour la somme de 500.000 livres. Le Comte de Toulouse va considérablement développer et embellir le domaine. Il procède à d'importantes acquisitions foncières, ajoutant au Marquisat de Rambouillet les terres de St Léger en Yvelines, Montfort l'Amaury, Gazeran et une bonne partie du Duché d'Épernon. Il porte ainsi le domaine jusqu'à 13.000 hectares. Il fait construire de splendides écuries et de vastes communs, reliés au château par un souterrain. Il fait également réaliser d'importants travaux sur le château lui même.

Une 1ère campagne de travaux a lieu de (1706) à (1709) sous la direction de Pierre Cailleteau dit Lassurance. Les façades sur cour sont homogénéisées et la cour est fermée par une grille semi circulaire. L'aile Nord-Ouest, aujourd'hui détruite, est dotée d'une façade incurvée sur le jardin et d'un escalier extérieur en fer à cheval. En août (1707), alors que l'essentiel de ces travaux est achevé, le château reçoit la visite du Grand Dauphin, du Duc et de la Duchesse de Bourgogne, de la Princesse de Conti et de nombreux courtisans. Louis XIV lui même vient 2 fois rendre visite à son fils, en compagnie de Madame de Maintenon, la 2ème fois peu avant sa mort en (†1714).

Lorsqu'il quitte le conseil de Régence en (1722), le Comte de Toulouse se retire à Rambouillet. Il lance de (1730) à (1736) une 2ème campagne de travaux sous la direction de l'architecte Desgots dit Legoux. Elle vise à doubler l'aile Ouest par la création d'un appartement dit appartement d'assemblée. En dépit de l'importance du projet, l'intervention de Desgots est relativement discrète. Il fait déplacer la tourelle d'angle pour ne pas bouleverser l'équilibre du château. La principale originalité est un balcon courant sur la façade le long du nouvel appartement, disposition qui était depuis longtemps passée de mode. Les aménagements intérieurs réalisés à la même époque et pour l'essentiel toujours en place sont en revanche d'un très grand luxe. Un très bel ensemble de boiseries sculptées est réalisé par les Ornementistes François Antoine Vassé, qui a travaillé également à l'Hôtel de Toulouse, et Jacques Verberckt.

A la mort du Comte de Toulouse en (†1737), le domaine passe à son fils unique, le Duc de Penthièvre. Né à Rambouillet, il y passe beaucoup de temps et se consacre principalement à l'embellissement des jardins. Il fait développer le réseau de canaux pour constituer un ensemble d'îles et fait aménager 25 hectares du parc à l'Anglaise avec fabriques, selon une mode qui commence alors à se répandre. La chaumière aux coquillages, l'ermitage et le pavillon Chinois datent des années (1770)-(1780).

Le Roi Louis XVI qui, comme Louis XV, chasse souvent en forêt des Yvelines mais trouve trop exigu son château de St Hubert, demande à son cousin le duc de Penthièvre de lui céder son château de Rambouillet. La vente est conclue en Décembre (1783) pour la somme considérable de 16 millions de livres. Louis XVI envisage tout d'abord de faire reconstruire le château, mais les plans demandés à l'architecte Jean Augustin Renard ne sont pas concluants, compte tenu des contraintes du site, notamment la proximité de la ville et la présence du canal. En définitive, le Roi décide de conserver le château mais fait construire sous la direction de l'architecte Jacques Jean Thévenin de vastes communs, pouvant accueillir 400 serviteurs, à la place des anciennes écuries, et de nouvelles écuries pour 500 chevaux. Dans la ville sont en outre construits l'"Hôtel du Gouvernement", le bailliage, le bâtiment de la vénerie ainsi qu'un "Hôtel pour le Gouverneur de Rambouillet", Charles Claude Flahaut de La Billarderie, Comte d'Angivillers.

Marie Antoinette déteste Rambouillet dont elle trouve l'allure, Gothique. Pour tenter de la séduire, Louis XVI fait construire dans le plus grand secret une magnifique laiterie, inaugurée en Juin (1787), et remanier les jardins par Hubert Robert.

- Rambouillet au XIXe siècle

Sous la Révolution, le domaine est délaissé. Napoléon Ier fait restaurer le château, qui est inscrit sur sa liste civile. Il aime Rambouillet pour les possibilités cynégétiques qu'offre le domaine. Il engage des travaux de réaménagement. Une 1ère campagne, sous la direction de l'architecte Guillaume Trepsat, aboutit en (1805) à la démolition de l'aile Nord-Ouest, déséquilibrant de manière irrémédiable la composition de la cour d'honneur. On songe alors à reconstruire entièrement l'édifice, et plusieurs projets sont élaborés en (1809) par l'architecte Auguste Famin, dont aucun n'est finalement retenu. Famin est toutefois chargé de revoir un certain nombre de circulations intérieures ainsi que la décoration de plusieurs appartements. Dans le parc, il sème de nouvelles fabriques et fait planter de nouvelles essences, dont une allée de cyprès chauves de Louisiane, la 1ère de France, qui sera célèbre, elle a été malheureusement abattue lors de la tempête de Décembre (1999).

Sur le chemin de l'exil, Napoléon passe à Rambouillet la nuit du 29 au 30 juin (1815). Avec le retour des Bourbons sur le trône, le château est remeublé et des travaux sont exécutés pour effacer les insignes Impériaux. On entreprend de modifier la façade sur le jardin, mais le chantier est interrompu après avoir fait réaliser 3 baies en plein cintre, ce qui donne aujourd'hui un aspect étrange et peu homogène à cette partie du château.

Le Roi Charles X aime à chasser à Rambouillet. C'est là que, prenant lui aussi la route de l'exil, il abdique en faveur de son petit fils le Duc de Bordeaux le 2 août (1830).

Louis Philippe Ier ne veut pas conserver le château sur sa "Liste Civile" et le remet à l'"Administration des Domaines", qui le loue à divers occupants, le Baron de Schickler, le Comte Duchâtel, un restaurant de luxe, un cercle parisien. En (1852), il réintègre la "Liste Civile" de Napoléon III qui y fait quelques séjours.

- Rambouillet,
résidence Présidentielle

Après la chute du "Second Empire", l'administration envisage un moment de transformer le château en hôpital, soulevant les protestations indignées d'Adolphe Thiers. Mais dès (1883), les "Présidents de la République" reprennent la tradition des chasses à Rambouillet. Jules Grévy, Sadi Carnot, Jean Casimir Perier aiment le château. Celui ci est aménagé en résidence d'été pour Félix Faure et devient officiellement "Résidence Présidentielle" le 23 Février (1886).

Le château de Rambouillet fut le siège de la 1ère rencontre au sommet des pays les plus industrialisés (G-6), à l'initiative du président Valéry Giscard d'Estaing en (1975). 6 pays y participaient : l'"Allemagne "Helmut Schmidt", les États Unis "Gerald Ford", la France, l'Italie "Aldo Moro", le Japon "Takeo Miki" et le Royaume Uni "Harold Wilson". Depuis, le château accueille régulièrement les chefs d'États étrangers en visite en France, par exemple "Boris Eltsine", "Hosni Moubarak" et "Nelson Mandela".

En (1999) y fut rédigé l'accord de Rambouillet, une proposition d'accord de paix entre la Yougoslavie et les Albanais du Kosovo. La Yougoslavie le rejeta, ce qui conduisit à la guerre du Kosovo.

Depuis Mai (2007), le château est mis à la disposition du "Premier Ministre Français" par le "Président de la République", suite à l'annexion par ce dernier du pavillon de La Lanterne à Versailles, résidence de villégiature jusqu'à là affectée aux chefs de gouvernement.

- Dépendances

La chaumière aux coquillages fut édifiée vers (1770)-(1780) par Claude Martin Goupy, architecte du Duc de Penthièvre, pour la belle fille de ce dernier, la Princesse de Lamballe. Elle est révélatrice de l'engouement pour le pittoresque campagnard qui se développe à partir de (1760) et dont attestera également le hameau de la Reine à Versailles construit entre (1783) et (1787). D'extérieur, cette construction ressemble à une chaumière, et elle est de nouveau , comme à l'origine, couverte en chaume, mais l'intérieur est très richement décoré, marbre, coquillages, nacre.

- l'Ermitage

Réalisé sur une hauteur escarpée du parc dite, du Coudray, l'Ermitage correspond également à un exercice quasi obligé dans les parcs à l'Anglaise de la 2ème moitié du (XVIIIème siècle). Il date, comme la chaumière aux coquillages, de la campagne de travaux effectuée vers (1770)-(1780) par Claude Martin Goupy pour le Duc de Penthièvre. Beaucoup plus vaste que la plupart des ermitages contemporains, il comprend plusieurs pièces dont une chapelle. Endommagé par un incendie en (1977), il est en cours de restauration (2005).

- la Laiterie

La laiterie de la Reine fut construite en (1785) à la demande de Louis XVI pour Marie Antoinette, de façon à lui faire aimer Rambouillet en lui rappelant le Petit Trianon de Versailles. Plus tard, la laiterie fut réaménagée par Napoléon. Édifiée par l'architecte Thévenin, c'est l'une des plus importantes fabriques de jardin du (XVIIIème siècle). La laiterie comprend une salle ronde surmontée d'une coupole qui ouvre sur une grotte abritant une statue de la nymphe Amalthée avec une chèvre due à Pierre Julien (1787), plusieurs médaillons et 2 bas reliefs.

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