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Glossaire - Biographies
Photos

- Fort la Latte


- Présentation
* Nom local : Fort de la roche Goyon.
*Période ou style : (XIVème siècle)
* Type : Château Fort.
* Début construction : (1340).
* Fin construction : (XVIIIème siècle).
* Propriétaire initial : Étienne III Goyon.
* Propriétaire actuel : Famille Joüon des Longrais.
* Protection : Classé Monuments Historique (1925), (1934)
* Pays : France.
* Anciennes provinces de France : Bretagne.
* Région : Bretagne.
* Département : Côtes d'Armor.
* Commune : Plévenon

- Historique

Le château de la Roche Goyon fut construit au (XIVème siècle) par le seigneur de Matignon, Etienne III Gouÿon. La construction du château commença dans les années (1340), son donjon date des années (1365) (1370). En (1379), suite au retour d'exil du Duc de Bretagne Jean IV, le château fut assiégé par Bertrand Du Guesclin. Le château est attaqué et pris une 2ème fois lors des guerres de Religion au (XVIème siècle), cette défaite marquant un temps d'abandon de l'édifice. Ce n'est qu'au (XVIIIème siècle), sous Louis XIV, que le château reprend son intérêt stratégique et est bastionné. Il servira jusqu'à la fin du 1er Empire où l'évolution des techniques militaires conduisit à son inadaptabilité. A partir de (1892), il fut vendu à divers propriétaires privés avant d'être acheté par un passionné en (1931) qui entreprit de lourds travaux de restauration qui s'achevèrent dans les années (1950).

- Emplacement

Le Fort la Latte "anciennement la Roche Goyon" est situé sur un cap rocheux, à proximité du cap Fréhel). Ce site fut choisi en raison de son emplacement favorable, naturellement peu accessible et offrant une vue dégagée sur la Manche et sur la Côte d'Emeraude. Les falaises entourent le château et ses environs, ce qui le protège de toute invasion par la mer. De plus, les matériaux de construction étaient facilement accessibles, le granite venait du coeur de la Bretagne, le grès pouvait être directement récupéré sur les falaises, il reste d'ailleurs des traces des anciennes carrières sur le littoral, révélées par des toponymes tels que "port Taillé" toujours présents sur le cadastre. En outre, le bois était courant, avec les nombreuses forêts de l'époque Médiévale. Le fort était un point stratégique important puisqu'il se trouvait non loin des voies commerciales reliant St Malo, la Normandie et les îles Anglo Normandes.

- Description

Le fort est muni de 2 Châtelets, l'un s'ouvrant sur la Barbacane, l'autre sur la cour du château, chacun possède son Pont Levis. Dans la cour, on retrouve une citerne d'eau, une Chapelle, les différents moyens défensifs, notamment les emplacements des batteries de canons, et bien sûr le Donjon. Sur le chemin menant au château, on peut observer un petit menhir dressé qui selon la légende serait "le doigt de Gargantua".

- la Barbacane

Le 1er Châtelet de la Barbacane est muni d'un Pont Levis reconstitué en état de fonctionnement. A l'époque de sa construction au (XIVème siècle), il était aussi protégé par une Herse et une porte à double battant. Entièrement détruit à coup de canon lors de la 2ème prise du château, il a par la suite été reconstruit. La Barbacane est agrémentée d'un petit jardin Médiéval. Une bricole, arme, sorte de Catapulte, y est également présente.

- la Cour

La cour abrite de nombreux aménagements, tels que la Citerne, la Chapelle construite sous Louis XIV et le Donjon. Entièrement remblayée au (XVIIème siècle) pour y utiliser les canons, le sol Médiéval Originel se trouve jusqu'à 8 mètres de profondeur en dessous du sol actuel. Les fouilles archéologiques ont par ailleurs révélé une Tour Carrée qui servit probablement de Tour de Garde entièrement enfouie sous la terre. Un 2ème Châtelet protège la cour. On y trouve notamment une Oubliette. Muni lui aussi d'un Pont Levis et d'une Herse, il ne reste du Châtelet Médiéval que les 2 Tours, le reste, notamment l'étage supérieur, ayant été pulvérisé par la canonnade du (XVIème siècle). Les Ponts Levis respectifs des 2 Châtelets ne sont pas sur le même axe afin de gêner les manoeuvres des Béliers.

la Citerne

La Citerne d'eau, d'une capacité de 20.000 litres, devait pouvoir servir à toute la Garnison, environ 40 Hommes, ce qui compte tenu du volume maximal de rétention semble peu. Un système de récupération des eaux pluviales fut mis en place. Au niveau de la citerne, un Pont Levis factice était destiné à tromper les éventuels assaillants maritimes qui se dirigeait alors vers une zone de forts courants où le navire allait se fracasser contre les rochers. Ce Pont Levis factice était néanmoins peu efficace.

- les Canons

Il y eut 8 Canons sous Louis XIV. Les plus grands avaient un fût de 8 mètres de long. Seuls des exemplaires "moyens" sont présents sur le site, qui pouvaient envoyer un boulet jusqu'à 1 kilomètre de distance. Les réglages balistiques étaient facilités par le chemin de roulage, un arc de cercle en granite permettait de guider les roues du canon. Selon les archives militaires, 1 coup pouvait être tiré toutes les 3 minutes. Le Fort la Latte possède aussi un Four à Boulets qui permettait de chauffer au rouge les boulets de canon. Cette installation fut somme toute fort peu utilisée pour plusieurs raisons, le four consommait énormément de bois, il fallait, pour que cela soit efficace, chauffer pendant 8 heures, ce qui laissait largement le temps aux ennemis de s'enfuir, charger le canon était beaucoup plus dangereux, le boulet chaud risquant de faire exploser la poudre noire. Des Fours à Boulet nous sont restées 2 expressions "Tirer à boulets rouges", " Prendre avec les pincettes", cette dernière expression venant des pincettes géantes que l'on utilisait pour transporter le boulet chaud.

- le Donjon

Le Donjon est muni de Mâchicoulis et de plusieurs types de Meurtrières, les Arbalétrières en forme de croix pour le tir à l'arbalète et les Archères simple fente très allongée pour le tir à l'arc. Des trous permettant de tirer à l'arquebuse, trous plus petits situés de chaque côté des meurtrières, et à la Bombarde grand trou. Une ligne de bombardement est visible au niveau de ces meurtrières et correspond à la prise du château au (XVIème siècle) qui s'est accompagnée d'une canonnade du Donjon. 4 Sculptures représentant le Tétramorphe selon Ezéquiel se trouvent au niveau du cercle de granite jaune qui entoure le Donjon. On retrouve ainsi, face au Châtelet, l'Ange de St Matthieu, puis le Lion de St Marc, l'Aigle de St Jean et enfin le Taureau de St Luc à droite de l'entrée du Donjon. L'entrée du Donjon révèle la présence d'un 3ème Pont Levis aujourd'hui remplacé par un escalier. L'emblème des Goyon Matignon, une Sirène, couronne le passage. L'entrée du Donjon était protégée par une Herse et un Assommoir dans la Souricière. Dans le Donjon, on retrouve une exposition sur les travaux de restauration du fort. La dernière pièce soutient le toit par une voûte à Croisée d'Ogive datant de (1340).

- le Doigt de Gargantua

Sur le chemin menant au Château se dresse un Menhir qui représente "le Doigt de Gargantua". La légende dit avoir perdu ce Doigt alors qu'il enjambait la Manche afin de rejoindre les côtes d'Angleterre. On y trouve aussi la trace de son Pied et de sa Canne.

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