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(Sisteron, chef lieu de Canton, des Alpes de Haute Provence, sur la Durance.)

- Histoire de Sisteron .

A l'époque des glaciations, une immense barre montagneuse qui s'étend toujours de Gap au Mont Ventoux fut recouverte par une masse de glace. Le bloc rocheux de faible épaisseur céda et un passage s'ouvrit sur la Provence, à l'emplacement de Sisteron. Sisteron s'étend le long de la "Cluse de la Durance" et marque le passage entre les "Alpes et le Dauphiné". L'Empereur Romain, Auguste, en 27 avant J.C., asservit les Sogiontii, le peuple Celto Ligure de la confédération Voconce qui donna son nom à la ville. Segustero était, dès le (IVème siècle) une ville importante de la 2ème Narbonnaise. Des fouilles ont exhumé des parties basses d’un mausolée et des restes de la "Cité Gallo Romaine" s’étendant au long de la Via Sinistra qui reliait entre elles la voie "Domitienne et la voie Aurélienne". Etape des Romains sur la voie Domitienne qui reliait l’Italie au delta du Rhône, évêché au (VIème siècle), place forte des Comtes de Forcalquier au (XIème siècle), propriété des Comtes de Provence, elle est pour eux la frontière du Nord.

Perchée sur un éperon rocheux à 485 mètres d'altitude, une puissante citadelle. A la fin du (Vème siècle), Sisteron reçoit un siège épiscopal, et subit les incursions de tous les peuples qui, pendant 400 ans, ont ravagé la Provence. Après Charlemagne, Sisteron fait partie du "Royaume d’Arles", puis pendant (I siècle et 1/2) la capitale politique ou du moins la place forte du minuscule état qui retourne au "Comté de Provence en (1209) après la mort de Guillaume II.

Puis de (1209) à (1481), la ville vit l’existence tantôt brillante tantôt difficile de l’état Provençal que Charles III lèguera à Louis XI. En (1481), Sisteron devient ville du "Royaume de France". Elle n’en perd pas pour autant sa valeur stratégique, et cet écrit du (XVIème siècle) le laisse bien entendre qui dit que Sisteron est, "Forto villo de gran passage per passa los mons".

De (1560) à (1600) la ville est le théâtre de luttes sans merci. Sisteron passe des mains des Protestants à celles des Catholiques. Les sièges y durent des mois, la ville est abandonnée, reprise, et quand la France retrouve la paix sous Henri IV, la cité n’est plus qu’un amas de ruines. 40 années de luttes lui ont coûté sa prospérité, les trésors de ses églises, et ses plus beaux monuments.

Les (XVIIème siècle) et (XVIIIème siècle) y seront sans histoire, à peine en (1617) une révolte, un impôt nouveau, brutalement réprimée. C’est le dernier sursaut d’une ville qui rentre dans le rang sous la poigne terrible de la monarchie retrouvée. Le 5 Mars (1815), Napoléon, de retour de "l’île d’Elbe", s’arrête à Sisteron et déjeune à l’auberge du "Bras d’Or".

Le 15 Août (1944), Sisteron offre à la libération du territoire une centaine de morts, lors d’un bombardement et le 5ème de ses maisons, dont la Citadelle réhabilitée depuis à l'identique et la "Porte du Dauphiné".

- Une Cité fortifiée

Un très important champ de repos du Bas Empire a été retrouvé sur l'emplacement de la cathédrale Romane. Les tours de fortifications font partie de l'enceinte élevée vers (1370) pour protéger la ville des armées. L'enceinte formait un anneau de remparts, ouvert de portes et ponctué de tours. C’est alors que Jehan Sarrazin, ingénieur militaire d'Henri IV, renforce la ville et imagine la citadelle actuelle. Sa puissance préserva la ville au (XIVème siècle) faisant ainsi de Sisteron, une place forte. Une grande partie des remparts et les portes ont été abattues au (XIXème siècle). Prosper Mérimée, nommé "Inspecteur Général des Monuments historiques en (1834)", sauva de la démolition les 5 dernières tours.

- La Citadelle

Parmi toutes ces constructions, la Citadelle demeure la pièce maîtresse. classée "Monument Historique", elle se compose de plusieurs édifices correspondant à diverses campagnes de construction du (XIème siècle), (XIIIème siècle), (XVIème siècle) et (XIXème siècle). Au sommet, la chapelle du (XVème siècle) repose sur une terrasse soutenue par des arcades. Henri IV fit construire l'ancien "Fort Médiéval". Sous Louis XIV, Sébastien Vauban compléta les installations militaires. La Citadelle resta longtemps une place de sûreté de l'armée française jusqu'aux conflits du (XXème siècle). Aujourd'hui, le donjon et la chapelle sont ouverts au public. Du haut des remparts et de l'échauguette du Diable, le point d'observation est exceptionnel sur la vallée de la Durance et sur le Dauphiné au Nord. Le grand escalier creusé dans la roche et le panorama au sommet du petit donjon méritent le détour. Il faut savoir qu'en (1639), le Prince Jean Casimir Vasa qui devint Roi de Pologne en (1648), y fut enfermé sur ordre de Richelieu. Dorénavant, la Citadelle est un musée qui raconte son histoire aux visiteurs en images tout au long d'un parcours sonorisé. Une exposition de voitures hippomobiles vaut également le coup d'oeil.

Sisteron mérite, d'être préservée car elle montre des constructions de tous âges. Les traces d'un riche passé sont nombreuses grâce notamment au commerce de la laine et des bois flottés. Les passants peuvent admirer au fil des rues des édifices religieux aux structures Romanes comme la petite église de St Marcel du (XIIème siècle) ou le sanctuaire de St Dominique qui conserve une Nef inspirée par le Gothique. Par ailleurs, quantité d' hôtels particuliers furent construits au (XVIème siècle) et (XVIIème siècle). Les promeneurs pourront admirer les portes anciennes sculptées et décorées des maisons comme celle sur la façade de "l'hôtel de la famille d'Ornano" datant du (XVIème siècle).

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