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- Abat sons :
Planches de bois bardées d'ardoises ou de plomb garnissant dans les clochers les ouvertures placées au niveau des cloches.
- Abaque :
Fine pièce rectangulaire, attenante au chapiteau et surmontant la corbeille. A ne pas confondre avec le tailloir, qui occupe la même situation mais qui n'est pas solidaire du chapiteau.
-  Abbatiale :
Eglise d'une abbaye.
-  Abbaye :
Monastère dirigé par un(e) Abbé(esse).
- Abbé :
Etymologiquement, de l'Araméen "abba"- "père". supérieur d'un monastère d'hommes érigé en abbaye.
- Abergement :
Est, en droit féodal, un contrat par lequel un vassal remettait une terre à une personne pour la cultiver moyennant un prix convenu. Abergement est le toponyme de plusieurs communes françaises des départements du Jura et de l'Ain.
- Abside :
Partie demi-circulaire d'une église, derrière l'autel. Durant le Haut Moyen Age, le clergé se range dans l'abside de la cathédrale et le siège de l'évêque y est disposé..
- Absidiole :
Chapelle semi circulaire qui ouvre sur le transept.
- Acanthes :
Plante méditérranéenne épineuse, feuille d'ornement dans l'architecture.
- Accolade :
Arc formée de deux courbes symétriques alternativement, convexes et concaves et qui évoque une accolade horizontale.
- Acropole :
De façon générale, le terme Acropole signifie "ville haute" et désigne la citadelle d'une cité grecque. Elle est construite sur la partie la plus élevée et la mieux défendue d'une cité, et sert de refuge ultime lors des attaques.
- Acrotère :
Ornement posé aux extrémités des frontons.
- Admontion :
Avertissement fait à quelqu'un.
- Adoubement :
Cérémonie par laquelle on arme un chevalier.
- Ais :
Planchette ou plaque d'une matière rigide, utilisée dans différentes opérations de reliure. En menuiserie, tringles en bois de bateau qu'on emploie pour les cloisons à claire voie
- Ajour :
Ouverture, percement, qui laisse passer le jour.
- Alcôve :
Dans une chambre, l'alcôve est un renfoncement qui reçoit un lit de parade ou de repos.
- Allège :
Pan de mur situé sous une fenêtre.
- Alleu :
Terre libre ne relevant d'aucun Seigneur et exempte de toute redevance.
- Alma Mater :
Expression latine signifiant "mère nourricière". S'emploie parfois pour désigner l'Université.
- Altaryste :
Anniversaire soit hebdomadaire soir mensuelle - anniversaire annuel ou sans concession d'enfeu.
- Ambon :
Tribune élevée dans la choeur pour le sermon.
- Amortissement :
Elément ornemental placé au sommet de tout axe vertical d'une élévation (pinacle, statue, etc.).
- Anachorète :
Ermite, c'est à dire religieux contemplatif se retirant du monde pour mieux prier Dieu. Religieux Qui vivent séparés les uns des autres
- Anastasis :
Descente aux enfers du Christ.
- Angevine :
Voûtes très bombées; de sorte que la clef de voûte est plus élevée que la clef des arcs formerets et doubleaux.
- Annates :
Redevance équivalant à une année de revenu, que payaient au Saint siège ceux qui était pourvus d'un bénéfice.
- Anse de panier :
Arc aplati, très utilisé au Moyen Age et à la Renaissance.
- Antéfixe :
Ornement, souvent en terre cuite ou en pierre, décorant le bord des toits.
- Antependium :
Parure du devant de l'autel.
- Antienne :
Une antienne, du grec antiphonê, signifiant "qui répond à" est le refrain, souvent bref et de préférence chanté, avant et après un psaume, ou plus rarement, entre les strophes d'un hymne. Musicalement, l'antienne est l'ancêtre du refrain.
- Antiphonaire :
de "antiphona, Antienne, refrain d'un psaume" est un livre liturgique catholique rassemblant les partitions Grégoriennes des heures Canoniales "liturgie des heures, ou bréviaire".
- Apanage :
Terre ou bien donné le roi à ses enfants pour compenser leur exclusion à la couronne, celle-ci étant réservée à l'aîné.
- Apocalypse :
Le dernier des livres du Nouveau testament. Attribué à l'Evangéliste St Jean, il contient des visions prophétiques sur la fin des temps.
- Apocryphe :
L'adjectif apocryphe se rapporte originellement à un écrit caché. Il désigne plus globalement un écrit suspect dont l'origine est postérieure à la date prétendue. Après la mort du Christ, de nombreux écrits sont apparus qui prétendaient apporter des éléments supplémentaires sur la vie de Jésus et de ses proches ou révéler des enseignements que le Christ aurait réservé à un petit nombre. L'église combat généralement ces évangiles Apocryphes, d'abord appelés évangiles étrangers, dès leur apparition, les condamnant comme des hérésies qui s'écartent du canon la règle. Cependant, certains bénéficient d'une reconnaissance officielle. Le tri s'effectue jusqu'en (367), date à laquelle le canon est définitivement fixé. Pourtant, même les écrits reconnus ont été étouffés car les maladresses qu'ils montrent jettent la suspicion sur les véritables évangiles. Ainsi, l'évangile du pseudo Thomas, qui relate des épisodes de l'enfance du Christ, prête à celui ci des miracles fantaisistes et surtout des réactions de colère qui sont loin de l'esprit des évangiles. Mais si la doctrine dédaigne ces écrits, ce qui est parfaitement compréhensible au regard de leur teneur Théologique, ils présentent tout de même pour nous un intérêt, ils constituent, avec les évangiles eux-mêmes et la Légende Dorée de Voragine, une source importante d'inspiration Iconographique. Ils sont indispensables au culte Marial.
- Appareil :
Type de taille et d'agencement des éléments d'une maçonnerie de pierre ou de brique.
- Appareil cubique :
Parement dressé de petites pierres de tailles cubiques.
- Aptère :
Qui n'a pas d'ailes. Se dit d'un temple dont les côtés ne comportent pas de colonnes. Se dit d'une statue de Victoire qui ne comportait pas d'ailes afin qu'elle demeure à Athènes et de certains Anges.
- Aquamanile :
L'étymologie d'aquamanile, "aqua : eau & manus : mains" peut suffire à la définition de l'objet, un récipient contenant de l'eau destinée au lavement des mains, le contexte et les significations du geste simple qui est à l'origine de la création de l'aquamanile sont plus complexes à cerner. Un aquamanile est un récipient destiné au lavage des mains, soit lors des actions liturgiques, soit dans la vie courante. Il peut être réalisé en céramique, en alliage cuivreux bronze à la cire perdue ou en métaux précieux. Seuls ceux en céramique ou en alliages cuivreux sont parvenus jusqu'à nous. On recense environ 380 aquamaniles médiévaux en alliage cuivreux. Il prend généralement des formes animales, un tiers de ces 380 adoptent la forme d'un lion. Les aquamaniles sont apparus en Orient, puis ont été assimilés en Europe au début du Moyen Age. Leur utilisation connaît un apogée dans le Moyen Age tardif.
- Araignée ;
C'est une couronne supportée par quatre tridents où sont inscrits, en latin, les 12 douze mois de l’année. Entre l’indication des mois et le disque des heures figurent 365 points alternativement blancs et noirs, ce sont les jours. Pour le mois de Février il n’y a que 28 jours. Un cercle excentré par rapport au disque des mois avec la représentation des 12 signes du zodiaque finement peints est fixé sur les tridents.
- Arbre de Jessé :
Arbre peint ou sculpté représentant les ancêtres du Christ depuis Jessé, père de David.
- Arc :
Membre architectonique franchissant un espace en dessinant une ou plusieurs courbes (haut d'une baie, renfort d'une voûte...).
- Arcade :
Ensemble composé d'un arc et des montants qui le soutiennent.
- Arcade aveugle :
Ouverture pratiquée sous un arc dans un mur. Elle est aveugle quand elle ne perce pas toute l'épaisseur du mur dans lequel elle est construite.
- Arcature :
Décor architectural constitué d'un ensemble d'arcades, ou suite de petites baies libres couvertes d'un arc.
- Arc boutant :
Arc extérieur à l'édifice, accolé à un mur pour transférer la poussée d'une voûte vers un pile de pierre appelée culée. Les arcs-boutants peuvent être à deux niveaux, et, ou à double volée. Il s'agit d'une invention Romaine. Leur première utilisation dans les églises de France date de (1125), suite à l'effondrement de la voûte de Cluny. Cet outil Architectonique, jugé initialement peu séduisant, se généralise progressivement avec le Gothique et son esthétique s'améliore.
- Arc brisé :
Arc composé de 2 segments de cercle se coupant suivant un certain angle.
- Arc de décharge :
Arc incorporé au-dessus d'un linteau ou d'arcades afin de soulager les parties inférieures d'un mur qu'ils soutiennent, souvent placé au-dessus d'une baie.
- Arc diaphragme :
Mur intérieur en pignon monté sur arc transversal, pour porter les pannes de la charpente.
- Arc doubleau :
Arc séparant 2 parties de voûte ou renforçant un berceau.
- Arc à double rouleau :
Arc à double rangée de claveau.
- Arc en accolade :
Arc formant une accolade. Les arcs en accolade sont d'origine extrême orientale. On les trouve surtout dans l'art Bouddhique. En Occident, ils apparaissent d'abord dans des décors de tombeaux. Ils se répandent ensuite sous des formes diverses en Angleterre. On les voit dans des décors gothiques flamboyants et dans l'architecture civile, surmontant des fenêtres à meneaux.
- Arc en mitre :
Arc non ogival, formant un angle, qui se compose de deux lignes droites se coupant et qui se rencontre fréquemment dans les clochers du languedoc.
- Arc en plein cintre :
Arc en demi cercle parfait.
- Arc en tiers points :
Arc brisé dans lequel on peut inscrire un triangle équilatéral.
- Arc formeret :
Arc placé à la rencontre d'une voûte avec le mur portant.
- Arc outrepassé :
Arc en fer à cheval dont la courbe dépasse celle du demi cercle, le diamètre de l'arc étant plus large que l'espace entre les piliers qui le soutiennent.
- Arc réhaussé :
Arc dont les 1ers claveaux forment un alignement vertical, comme un prolongement des colonnes sur lesquelles il repose, avant de se rejoindre, de sorte que sa hauteur est supérieure à son diamètre.
- Arc triomphal :
Terme qui désigne la grande arcade à l'entrée du Choeur.
- Arche :
Partie d'un pont formée de la voûte prenant appui sur les deux piles qui la portent.
- Archère :
(ou archère, archière, raière ainsi qu’arbalétrière après l'invention de l'arbalète) Ouverture longue et étroite dans un mur pour tirer à l'Arcou à l'Arbalète, v. Meurtrière.
- Archère à niche :
Archère comportant une niche pour le tireur.
- Archimandrite :
Ancien supérieur de monastère dans les églises Chrétiennes Orientales, Titre honorifique conféré à certains moines Orthodoxes.
- Architrave :
Dans une colonnade, pièce rectiligne de longue portée reposant sur les colonnes par l'intermédiaire des chapiteaux.
- Archivolte :
Arc qui surmonte l'ensemble des voussures.
- Arianisme :
Doctrine énoncée par Arius> en (320) et selon laquelle Dieu est incréé et inengendré. Elle remet en cause la nature divine du Christ puisque celui-ci a été engendré par la volonté de Dieu et ne saurait donc être son égal. Le Christ, le Père et l'Esprit sont trois substances séparées, ce qui remet en cause l'unité de la Trinité. L'Arianisme est condamné au Concile de Nicée en (325), sans apaiser la querelle qui secoue l'église. Un compromis qui admet une inégalité entre le Dieu et le Christ est admis aux Conciles de Rimini et de Séleucie. Il sera adopté par les Goths. L'Arianisme ne sera définitivement rejeté qu'en (381), concile de Constantinople. Les Goths n'abandonnent l'Arianisme que deux siècles plus tard.
- Ardoise :
schiste imperméable argileux gris bleuté qui sert de revêtement de murs ou de toiture.
- L'Arithmomètre :
ou Arithmomètre de Charles Xavier Thomas de Colmar, fut la 1ère machine à calculer commercialisée au monde et, pendant près de 40 ans, il sera le seul type de machine à calculer disponible à la vente./dd>
- Armarium :
A l'époque médiévale ce mot désignait le meuble ou la niche aménagée dans le mur pour la conservation des livres. Par un glissement sémantique simple, au début du moyen âge, "armarium" en est venu à désigner, en plus du meuble, la pièce attribuée à la conservation des livres, mais aussi au fonds même d'une bibliothèque, c'est à dire l'ensemble d'une collection.
- Arrachement :
Pierres saillant d'un mur, témoignant d'une destruction ou d'une volonté de reprise de maçonnerie.
- l'Artothèque :
est une structure de diffusion de l’art contemporain dotée d’une collection d’œuvres d’art originales, enrichie chaque année et prêtée à un large public, particuliers, établissements scolaires, associations, entreprises, collectivités, à la manière dont une bibliothèque prête des livres et diffuse la lecture. Elle soutient également les artistes à travers des expositions, des résidences de création, des éditions. L'artothèque est un outil culturel permettant d’offrir une rencontre privilégiée et directe entre une oeuvre d’art et des individus, rencontre étayée par un travail de médiation.
- Arts libéraux :
Programme de l'enseignement au Moyen-Age. Ils se subdivisaient en trivium, grammaire, dialectique, rhétorique et quadrivium, arithmétique, géométrie, astronomie, musique.
- Assise :
Assemblée de seigneurs réunie par le souverain pour juger une cause importante.
- Assommoir :
Dans une place forte, il s'agit d'une trappe placée au dessus d'un couloir étroit permettant aux défendeurs de laisser tomber des projectiles divers sur l'assaillant.
- Assomption :
Montée au Ciel de la Vierge.
- Assoté :
Rendre sot, notamment par une affection, une passion exagérée.
- Astragale :
Anneau à la base d'une corbeille de chapiteau.
- Astrolabe :
A l’origine, l’Astrolabe inventé par Hipparque, deux siècles avant notre ère, servait à relever la position des astres et à déterminer leur hauteur au dessus de l’horizon. Il servait aussi pour les horoscopes. L’astrolabe planisphérique, projection stéréographique, peut être considéré comme l’un des chefs d’oeuvre du génie géométrique Grec. L’astrolabe se compose de deux parties, l’une fixe appelée tympan, et l’autre mobile dite araignée. Les astrolabes portatifs utilisés au Moyen Age devaient posséder plusieurs tympans, ceux ci n’étant, en effet, valables que pour une seule latitude. Pour l’araignée, qui représente la voûte céleste, une seule est utile par hémisphère. "Une aiguille et un mécanisme compliqué indiquent la position du soleil selon les saisons, les phases de la lune." Mais cela est beaucoup trop compliqué pour. nous.
- Attentat d'Agnani :
Philippe le Bel entretenait de longue date une relation houleuse avec le Pape Boniface VIII. En (1296), le Pape ordonne au clergé de ne pas payer la décime que le Roi veut prélever sans son accord. La querelle s'aggrave lorsque le Roi de France fait condamner un évêque protégé du Pape. Boniface veut réunir en (1302) un Concile pour corriger le Roi. Philippe le Bel le contre en convoquant les Etats Généraux à Notre Dame de Paris et en obtenant le soutien du clergé. Le Pape voulant excommunier le Roi, ce dernier lui envoie Guillaume de Nogaret pour arrêter la procédure d' excommunication. Ils se retrouvent à Agnani en (1303). L'entrée du lieu où séjourne le Pape est forcée. Sans que le fait soit avéré, on prétend que Nogaret en est responsable et même qu'il aurait giflé le Saint Père. Celui ci meurt quelques jours plus tard. Le Roi ouvre ensuite un procès contre Boniface, tandis que le successeur de celui ci, Benoît XI, menace d'excommunier Nogaret. La mort rapide de Benoît XI (1304) permet l'élection de Clément V. Sous la pression du Roi, celui ci s'installe en Avignon et condamne les Templiers. Les Papes resteront en Avignon jusqu'en (1377).
- Auscii = Ausques :
Etaient un peuple Aquitain autour de l'actuelle ville d'Auch à laquelle ils ont d'ailleurs laissé leur nom. On a rapproché leur nom de celui d’euskara, la langue basque, rapprochement encouragé par la ressemblance entre ,Eliberris/Elimberrum, (nom antique d'Auch) et Hiriberria (« ville neuve » en basque).
- Aula :
/ola/ féminin.
1.(Antiquité) Grand vestibule d'une maison, cour intérieure, atrium.
2.(Antiquité) Palais où résidait la Cour, ensemble des personnes composant la Cour. Aula Regia, partie centrale de la scène des théâtres représentant le palais royal.
3.Dans certaines universités, grande salle des actes et des fêtes.
- Aumusse :
Peau de martre ou de petit gris que les Chanoines et les chantres, couvrent leur tête, ou portent sur les bras lorqu'ils vont à l'office.
- Aveu :
Document d'enregistrement des terres et des rentes accordées par un seigneur à son vassal.

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