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- Cage :
La cage d’un clocher avec l’assemblage de charpente qui en forme le corps.
- Cagot :
Au féminin cagote, dans le sud-ouest de la France, était aussi appelé Agote, sur l'autre versant des Pyrénées, en Espagne. Il s'agissait de termes dépréciatifs qui désignaient des groupes d'habitants, exerçant des métiers du bois, ou du fer1, frappés d'exclusion et de répulsion dans leurs villages surtout en Gascogne et de part et d'autre du Piémont pyrénéen, entre le XIIIe siècle et les temps modernes. La réputation des cagots est associée à la peur de la lèpre. Des populations similaires existaient en Bretagne (les caqueux, caquins ou caquous).
- Cairn :
C'est un amas artificiel de pierres. On les trouve la plupart du temps sur les reliefs, les tourbières ou au sommet des montagnes. Ce terme est souvent utilisé en référence à l'Écosse, mais peut aussi être utilisé dans d’autres lieux.
- Caisson :
Compartiment creux, plus ou moins mouluré et orné, pouvant structurer ou garnir un plafond, une voûte.
- Calotte :
Portion de voûte, sphérique ou sphéroïde, qu’on élève au milieu des plafonds et des voûtes mêmes.
- Calvaire :
Dans la cathédrale ou l’église, suite de stations qu’on nomme plus ordinairement chemin de croix.
- Campanile :
Clocher à jour ou tourelle. Clocher isolé ou lanterne en charpente surmontant le comble d'un édifice et abritant la cloche de l'horloge.
- Canneau :
Synonyme de godron, sorte de cannelure.
- Cannelure :
(ital. cannellatura, moulure, rainure) Sillon longitudinal creusé dans un matériau, souvent sur le fût d’une colonne.
- Canoniale :
Maison canoniale, religion Maison affectée à une prébende de chanoine. Les maisons canoniales d’un cloître.
- Canonique :
Conforme aux canons de l'église.
- Canonnière :
Meurtrière pour le tir au canon, elle est généralement ovale ou ronde.
- Canossa :
Voir Réforme Grégorienne.
- Cantonné :
Un pilier est Cantonné lorsque ses angles saillants reçoivent des colonnes engagées. Une colonne est dite Cantonnée lorsqu'elle intègre l'angle rentrant d'un pilier Cruciforme.
- Capitulaire salle :
Egalement appelée salle du chapitre. Les moines s'y réunissaient quotidiennement pour y discuter un chapitre de la règle de St Benoit, pour y avouer leurs fautes ou pour y résoudre des problèmes administratifs. Le chapitre élisait l'Abbé chargé de diriger l'Abbaye. On trouve des salles capitulaires non seulement dans les Monastères mais aussi dans la plupart des Cathédrales, c'était en effet l'un des centres de décision de l'Evéché. Ex : la magnifique salle capitulaire de Tolède.
- Caponnière :
dans les fortifications, petit ouvrage dont les armes flanquent les fossés d'une place forte.
- Cariatide ou caryatide :
Statue de femme soutenant, un balcon, une corniche, sur la tête.
- Cartusien :
Le rite cartusien est la manière de célébrer la messe et les sacrements dans l'ordre des Chartreux. Il est indissociable de la manière de vivre des Chartreux, et ne peut être compris indépendamment. Les documents les plus anciens concernant ce rite remontent au 1er quart du (XIIème siècle), une (quarantaine) d'années après la fondation par de la Grande Chartreuse par St Bruno en (1084). Ils permettent quelques hypothèses concernant la liturgie de la communauté primitive.
- Cascaveous :
La révolte des Cascaveous ou Cascavèus désigne une révolte populaire survenue à Aix en Provence en (1630) sous le règne de Louis XIII, Roi de France, en raison des craintes d'inflation que provoque un édit du cardinal Richelieu.
- Casemate :
Emplacement situé dans le flanc d'une place forte pour défendre le fossé. La casemate n'est généralement pas reliée au reste du château. Local d'une fortification ou d'un fort qui est à l'épreuve des tirs ennemis. On peut classer les casemates en deux catégories, les casemates passives destinées à abriter la troupe ou du matériel, comme par exemple, dans un casernement de fort Séré de Rivières ou actives protégeant ainsi des organes de tir (casemate d'artillerie ou d'infanterie).
- Castel :
Petit Château, maison ressemblant à un Château.
- Castellum :
Le mot latin castellum au pluriel castella, diminutif de castrum désigne dans l'antiquité romaine deux types de construction. Le castellum militaire est un fortin, généralement intégré dans le système de fortification du limes. Le castellum divisorium est un ouvrage château d'eau qui recevait l'eau en provenance de l'aqueduc romain et qui la répartissait entre les différentes conduites de distribution. La ville de Nemausus Nîmes actuelle en Gaule narbonnaise conserve les vestiges de son castellum divisorium. Le mot latin castellum est l'origine des mots français castel et chastel, puis château.
- Castellogie :
La castellologie est l'étude des châteaux et autres fortifications, cette discipline prend son essor depuis les années (1980). Elle intègre la poliorcétique pour une part, mais s'intéresse également aux techniques de construction et aux parties habitables logis.
- Castrum :
Contrairement à toutes les armées antiques, lorsque les légions de la Rome antique en campagne quittent la zone totalement sûre, elles construisent chaque soir un camp fortifié castrum en latin. Cette habitude est très ancienne, et remonte peut être aux réformes de Camille Marius qui a plus tard codifié ces habitudes.
- Catharisme :
Les Cathares estiment vivre dans la tradition des 1ers Apôtres et rejettent l'église Romaine et tous ses sacrements. Leur église est dirigée par des Bons chrétiens, hommes et femmes, qui ont reçu le Consolament, seul sacrement Cathare, qui se fait par imposition des mains, et qui remplace tous les sacrements chrétiens traditonnels. Ils choississent parmi eux un évêque et des diacres itinérants. Leur doctrine repose sur une doctrine dualiste de l'évangile, où ils voient une opposition entre le monde terrestre qui appartient au Mal et le monde céleste qui ne connaît que le Bien. Le diable aurait emprisonné des âmes célestes qu'il aurait entraînées dans sa chute dans des corps de chair. Les Cathares cherchaient donc à réveiller la part divine de ses âmes assoupies et condamnaient le corps de diverses façons, interdiction de consommer des produits issus du coït, nourriture par conséquent végétarienne, 3 jours de jeûne au pain et à l'eau par semaine, 3 carêmes de 40 jours, abstinence absolue, interdiction de voler ou tuer, même un animal, obligation de travailler de ses mains. Le Catharisme fut surtout vigoureux dans le Sud-Ouest de la France et dans le Nord-Est de l'Espagne. Après l'échec des prêches de St Dominique, Innocent III lança en (1208) une Croisade contre les Cathares, aussi appelés Albigeois, et organisa l'Inquisition pour les juger. Elle fut menée en France par Simon de Montfort, chef des armées, et Arnaud Amaury, chef spirituel. Elle fut l'occasion de grands massacres, sac de Béziers, "Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens". La lutte contre le Catharisme fut aussi ressentie comme celle du Nord contre le Midi, notamment lors de la 2ème Croisade contre les Albigeois (1221). Le traité de Paris met officiellement fin au conflit en (1229) mais certaines villes ne tombèrent que bien plus tard, Montségur en (1244).
- Cathédra ou Cathèdre :
Qui désigne le siège à dossier sur lequel s'assoit l'évêque dans son église, et qui symbolise à la fois son autorité et sa présence dans le lieu.
- Cathédrale :
Eglise du siège de l'autorité épiscopale. Où l'évêque a sa cathèdre, son siège. Quand les fonctions sont exercées par un archevêque, elle prend le nom de métropole ou de cathédrale métropolitaine.
- Cathèdre :
Chaise gothique à haut niveau d’où l’évêque préside les cérémonies. C’est ainsi qu’une église dans laquelle se trouve la cathèdre de l’évêque prend le titre de cathédrale, ecclésia cathedralis. La cathèdre est le signe de la fonction.: tout comme les rois régentaient de leur trône, les juges rendaient la justice depuis leur tribune.; ainsi, l’évêque enseigne depuis sa cathèdre.
- Caveau :
Construction souterraine pratiquée dans une cathédrale, une église ou dans un cimetière et servant de sépulture. Synonyme.: columbarium.
- Cavet :
Moulure en creux dont le profil est d’un quart de cercle.
- Cella :
Petit établissement monastique rural, de Baume.
- Cendal :
Tissus de taffetas.
- Cénobite :
Religieux qui vivent en communauté.
- Cénotaphe :
C'est un monument funéraire qui ne contient pas le corps du défunt.
- Cens :
Redevance due pour le fermage des terres.
- Cense :
Exploitation agricole, Fermière, ou Métairie.
- Censier :
En droit féodal, le censier recevait ou payait le cens. Il y avait d'une part le seigneur censier à qui le cens était dû et d'autre part celui qui devait le cens, généralement un vilain, fermier ou métayer. Dans le nord de la France et en Belgique, le mot censier désigne, par extension, celui qui tient une cense à ferme ainsi qu'une métairie, une ferme. Aujourd'hui, ce terme cinsier en patois s'emploie dans le sens de cultivateur, d'exploitant agricole, même lorsque celui-ci est propriétaire des terres cultivées. Censier ou papier censier désigne aussi les registres ou inventaires où était enregistrée la recette des cens et des rentes dues sur leurs tenures par les seigneurs. Ils servaient de facto de titres de propriété.
- Chaire :
Petite tribune surélevée accessible par un escalier qui permet au prêtre d'être plus près des fidèles lorsqu'il prêche. On trouve des chaires en bois, en pierre. La chaire de la Cathédrale St Stéphane de Vienne est probablement l'une des plus belles.
- Chambellan :
Officier domestique chargé de diriger la chambre du Roi, de la Reine ou d'un Prince. Il est chargé notamment des audiences.
- Chanceau :
Nom des barreaux d’une grille qui ferme une enceinte.
- Chancel :
Clôture basse devant le choeur, dans les églises Paléochrétiennes.
- Chanfrein :
Demi-biseau que l’on forme en abattant l’arête d’une pierre, d’une pièce de bois, de pierre ou de métal.
- Chanoine :
Les chanoines sont initialement régis par une règle inspirée de St Augustin, définie vers (654) par Chrodegang. Ils ne sont pas liés par des voeux contrairement aux moines. En (1059) est établie une distinction entre les chanoines Séculiers, en contact avec le monde, sans vie communautaire, et les chanoines Réguliers qui vivent en communauté tout en assurant des messes, des prédications et sacrements qui leur laissent un contact avec le monde extérieur. Un autre ordre, les chanoines de St Victor de Paris, est créé en (1108). Ces chanoines suivent une règle plus rigoureuse et leurs activités intellectuelles annoncent la création des grandes universités. Enfin, un 3ème ordre, les Prémontrés est créé en (1120) par Norbert et privilégie la pauvreté et le travail.
- Chapelle :
La chapelle peut être un lieu de culte intégré à un établissement, château, collège, hôpital, monastère. Dans une église, c'est un espace pour un culte secondaire, dédié à un Saint particulier. Enfin, cela peut être une église qui ne constitue pas une paroisse, du fait souvent de la présence d'une autre église proche qui remplit ce rôle.
- Chapelle axiale :
elle est situé dans le déambulatoire juste derrière le choeur.
- Chapelle castale :
Chapelle attachée à un château ou manoir, destinée à la famille du seigneur. Certains châteaux possède 2 chapelles de ce type, l'une dans les appartements privés, l'autre hors de l'enceint mais à proximité.
- Chapelle rayonnante :
Chapelle disposée perpendiculairement à l’abside.
- Chapelle orientée :
elle sont situées de chaque côté du choeur.
- Chapelle rayonnante :
elle sont situées dans le déambulatoire, derrière le Choeur de chaque côté de la chapelle axiale.
- Chapier :
Meuble religieux ayant de vastes tiroirs afin de ranger à plat les chapes, ces ornements liturgiques destinés à présider les offices comme les vêpres ou les laudes.
- Châtelet :
Petit château fort destiné à la défense d'un pont, d'une route ou d'une voie d'accès.
- Chapiteau :
Pierre qui couronne le fut d'une colonne, généralement composé d'un tailloir et d'une corbeille. Les chapiteaux portent généralement un décor. Celui ci peut être composé de simples feuillages, feuilles d'Acanthe ou crochets, très répandus dans l'art Gothique, de compositions végétales complexes, d'animaux étranges ou de scènes historiées, décors plus fréquents dans l'art Roman. Plus rarement, le chapiteau est cubique et sans décor, art Carolingien ou à Godrons.
- Charisme :
Ensemble des dons spirituels extraordinaires, prophéties, miracles, etc. Octroyée par Dieu à des individus ou à des groupes.
- Chartrier :
Le mot chartrier désignait la totalité des documents officiels appelés chartres par le passé et par dénaturation devenus chartes. Ces documents prouvaient la légitimité d’une propriété foncière et les droits d’un puissant seigneur ou d’une importante institution. Par extension, le mot chartrier s’appliqua à la salle ou le lieu où étaient rangés ces documents de valeurs.
- Châsse ou reliquaire :
Coffre souvent très richement orné ou l'on garde les reliques d'un saint. Les châsses peuvent prendre toute sorte de formes, main, statuettes, croix.
- Château :
Le mot château désigne une résidence fortifiée d’un homme et de sa mesnie, c'est à dire son entourage. Le château se définit plus par un critère social, la résidence, permanente ou temporaire, de la famille châtelaine, que par une description architecturale. Le château est fortifié de manière à pouvoir résister aussi bien à une attaque directe qu'à un siège. Il se distingue de la maison forte ou ferté en ancien français, firmitas des hobereaux, par ses dimensions et ses ouvrages défensifs plus importants. Le château est l’instrument et le symbole du pouvoir local, il permet d’asseoir l’autorité d’un sire sur une population. Dans cette acception, les 1ers châteaux apparaissent à la fin de l'époque Carolingienne.
- Chauffoir :
C'est la seule pièce chauffée de l'Abbaye. Elle était essentielle l'hiver pour les malades et souvent accolé au Scriptorium pour que l'encre des moines copistes ne gèle pas. Parfois le chauffoir faisait lui même office de Scriptorium.
- Chaussée :
Elévation de terre ou de pierre servant aussi de chemin.
- Chef :
Reliquaire contenant les ossements de la tête d’un saint.
- Chemin couvert :
Chemin hors de l'enceinte, protégé par un parapet et permettant la circulation des défenseurs et des pièces d'artillerie.
- Chemin de Croix :
Suite de tableaux représentant les divers actes de la Passion du Christ.
- Chemin de défilement :
Pour défendre l'accès au château, ce chemin obligel'assaillant à longer le plus longtemps possible les défenses afin d'être pris sous le tir défensif.
- Chemin de ronde :
Chemin au sommet des murs, souvent protégé par un parapet.
- Chemise :
Muraille enveloppant une tour ou quelque édifice fortifié.
- Cheval de Frise :
Les chevaux de Frise sont un type une barrière utilisée depuis le Moyen Age. Si l'origine du nom reste incertaine, ils semblent l'avoir reçu pendant la guerre de (80) Ans, ou révolte des Pays Bas. C'est avec eux que les assiégés de la ville de Groningue, très proche de la Frise, réussirent à contrer les assauts de la cavalerie espagnole, le nom donné en allemand ou dans les langues scandinaves aux chevaux de frise est d'ailleurs cavaliers espagnols.
- Chevet :
Extrémité orientale d'une église, partie extérieure du choeur ou de l'abside. Orienté vers l'Est.
- Chevêtre :
Elément de charpente, disposé horizontalement et longitudinalement, afin de réunir des éléments porteurs.
- Chiasme :
Procédé qui consiste à placer les éléments de 2 groupes formant une antithèse dans l'ordre inverse de celui qui laisse attendre la symétrie. Dissymétrie dynamique des parties du corps des membres d'une statue dans la statuaire classique Grecque.
- Chimère :
Dans la mythologie grecque, la chimère est une créature fantastique malfaisante. Elle est généralement décrite comme un hybride avec une tête de lion, un corps, ou une autre tête, de chèvre, et une queue de serpent.
- Chiton :
Le chiton, du grec ancien, est un vêtement de la Grèce antique. Tunique de lin au plissé fin cousue sur les côtés ou tissée sans coutures, cintrée à la taille, portée par les hommes comme par les femmes, courte et sans manche pour les hommes, longue et avec manches pour les femmes. D'abord confectionné en laine dans les périodes les plus anciennes, il est ensuite fabriqué en lin et gagne alors en ampleur pour se porter avec une ceinture à la taille. Le port de ce vêtement est complété par une écharpe, teinte ou non de pourpre.
- Chlamyde :
La chlamyde, du grec ancien, est une draperie portée exclusivement par les hommes originaire de la Grèce antique et plus précisément de Thessalie. Il s'agit d'un manteau d'une seule pièce de tissu carrée ou rectangulaire et sans coutures. Cette pièce de tissu mesure généralement environ 2 mètres de longueur sur 1 mètre de large, pour aller jusqu'au genou. La longueur pouvait être supérieure à 2 mètres pour permettre à la chlamyde de descendre jusqu'à terre. Elle peut se porter seule à même le corps ou sur un chiton. Elle se différencie de l'himation (sans attache) car elle comporte une attache sur l'épaule droite ce qui laisse le bras dégagé. La chlamyde était munie des 2 côtés de pointes en forme de triangle. Le carré ou le rectangle était placé dans le dos et on ramenait les pointes en avant en les fixant sous le cou par une agrafe. Selon la fantaisie ou l’élégance les 2 pointes étaient symétriques ou déplacées de côté.
- Choeur :
Partie d'une cathérale et d'une église qui abrite le maitre autel et dont l'accès est réservé au clergé. Stricto sensu, c'est la partie droite entre le transept et l'abside, même si par extension, il peut désigner l'ensemble. Dans les Cathédrales, il est très souvent entouré d'un déambulatoire, dont il est séparé soit par une grille, soit par des clôtures, de bois ou de pierre, et de chapelles. Le choeur a souvent été, également, séparé de la nef par un jubé, ce qui rompait l'unité de l'espace dont on bénéficie désormais en entrant dans la plupart des Cathédrales. Aujourd'hui, cet isolement complet du choeur ne se retrouve guère que dans les Cathédrales Espagnoles coro. Voir clôture, jubé.
- Chrisme :
Monogramme du Christ, formé des 2 1ères lettres de son nom en Grec (X), (P) ainsi que de l'Alpha et de l'Omega.
- Ciborium :
C'est une construction, parfois un objet mobilier, destiné à protéger et mettre en valeur un autel ou, spécifiquement, l'armoire où est déposé le ciboire. Le ciborium affecte généralement la forme d'un dais posé sur quatre colonnes. Il peut être en bois, en métal, en pierre, et constituer parfois un véritable édifice. Ce terme est surtout utilisé pour la période antérieure au monde médiéval Haut Moyen Age. A partir de l'époque Médiévale c'est le terme baldaquin qui est préféré.
- Cigloton :
Tissus de brocart.
- Cimaise ou cymaise :
Moulure ou membre qui forme la partie supérieure (d’une corniche).
- Cintre :
Voir arc en plein cintre.
- Cistercien :
Qui appartient à l’ordre religieux de Cîteaux, ordre bénédictin réformé. L’art cistercien, est une forme d’art roman pratiquée par les constructeurs de l’ordre de Cîteaux, au moyen âge.
- Citadelle :
Ouvrage fortifié, situé dans l'enceinte des remparts de la ville, disposant de puissants moyens de défense et dominant la ville Antique ou Médiévale.
- Citerne :
Réservoir dans lequel on recueille et conserve les eaux de pluie.
- Claire-voie :
Ensemble des fenêtres éclairant un vaisseau.
- Clausoir :
Dernière pierre d’une voûte.
- Claustra :
Grille de pierre à barreaux verticaux.
- Claveau :
Pierre taillée en coin, utilisée dans la construction des linteaux et des voûtes et qui sert à fermer une plate-bande.; à former le dessus d’une fenêtre, où d’une porte carrée ou d’une corniche. Cette pierre s’appelle voussoir, lorsque ces portes ou ces fenêtres sont en arcade.
- Clef d’arc :
Claveau central d’un arc appareillé, qui placé en dernier au sommet (ou au faîte) de l’arc, a pour but de bloquer sa structure.
- Clef de voûte :
Pierre placée à l'intersection des nervures qui soutiennent une voûte. La Clef peut être pendante, exemple de la 1ère chapelle sur la partie droite du déambulatoire de la cathédrale de Senlis.
- Clef pendante :
Elément décoratif en saillie pendant de la faîtière.
- Clergeon :
Enfant de Choeur, ou petite salade.
- Clepsydre :
C'est une Horloge à Eau, fonctionnant sur le principe d'un écoulement régulier au fil du temps.
- Clocher :
Bâtiment élevé qui fait partie de la cathédrale ou de l’église et dans lequel on suspend les cloches.
- Clocher/mur :
Clocher composé d’un seul mur pignon avec ouvertures ou baies pour les cloches. On parle aussi de clocher peigne.
- Clocher/peigne :
Clocher ayant des cloches placées en file en haut d’un mur.
- Clocher/porche :
Tour établie au milieu d’une façade de l’église et comportant un porche aux rez-de-chaussée.
- Clocheton :
petit clocher ornant la base d'une flèche ou les angles d'un édifice exemple de la Cathédrale de Rouen.
- Cloître :
Le cloître est constitué de 4 galeries encadrant un jardin. On trouve souvent 2 points d'eau : un puits au centre, destiné à collecter les eaux de pluie, et un lavabo sur l'un des côtés pour les ablutions. C'est à la fois un lieu de méditation et un lieu de passage. Dans les monastères, la salle capitulaire, l'église, le réfectoire, entre autres, ouvrent souvent sur le cloître.
- Clôture :
Les clôtures enserrent le choeur et les stalles des chanoines. Elles marquent la séparation ente les religieux et les simples fidèles. A l'origine, elles étaient souvent totales, instaurant une rupture entre le choeur et la nef, marquée par un mur percé d'une porte. Elles étaient donc à la fois séparation et lien, surtout lorsqu'elles étaient surmontées d'un Jubé. Elles sont souvent ornées de programmes iconographiques très développées, notamment lorsqu'elles séparent aussi le choeur du déambulatoire, Chartres, Albi. Voir aussi jubé.
- Collégiale :
Eglise qui, sans être une Cathédrale, ni un siège épiscopale, possède néanmoins un chapitre de chanoines.
- Colarin :
Nom de la petite frise du chapiteau des colonnes toscanes et doriques.
- Collatéral :
Nef latérale d'une église. Si sa hauteur est inférieure à celle de la nef principale, elle est nommée bas côté.
- Collégiale :
Eglise qui, sans être une cathédrale possède un chapitre de chanoines.
- Colombage :
Technique de charpente en pan de bois.
- Colombier :
Pigeonnier, souvent circulaire et détaché mais parfois incorporé dans une tour ou autre partie de la résidence seigneuriale.
- Colonne :
Support, pilier, généralement cylindrique. Les colonnes peuvent être Monolithes ou Composées de plusieurs Tambours. Elles sont Adossées lorsqu'une petite partie de leur fut est noyée dans la maçonnerie d'un pilier ou d'un mur. Elles sont Engagées lorsqu'il n'y a plus qu'une demi colonne qui ressort de la maçonnerie. Elles sont Cantonnées quand elles se glissent dans les angles rentrant d'un pilier Cruciformes. Elles sont Fasciculées lorsque qu'elles sont réunies en faisceau. Elles sont, Géminées ou accouplées lorsqu'elles se présentent par 2.
- Colonnade :
File de colonnes sur une ou plusieurs rangées, décorant un édifice ou formant un ensemble architectural.
- Colonne :
(lat. colonna). Support architectural vertical composé d’un fût, dont la section est soit un cercle, soit un polygone régulier à plus de quatre côtés et généralement d’une base et d’un chapiteau. La colonne peut être adossée, engagée, jumelée avec une autre.
- Colonne engagée :
Demi colonne qui se fond dans un mur ou dans une colonne plus large.
- Colonnette :
Petite colonne. Les colonnettes d’un triforium, d’une architrave.
- Columelle :
Petite colonne.
- Comble :
Construction surmontant un édifice et destinée à en supporter le toit.
- Commendataire :
Dans le régime de la commende, un Abbé, ou un prieur, commendataire est un ecclésiastique, ou quelquefois un laïc, qui tient une abbaye, ou un prieuré, in commendam, c'est-à-dire qui en perçoit personnellement les revenus, et qui, s'il s'agit d'un ecclésiastique, peut aussi exercer une certaine juridiction sans toutefois exercer la moindre autorité sur la discipline intérieure des moines.
- Commende :
Le régime de la Commende, instauré par Clément VI (1342)- (1352) implique pour une Abbaye de perdre partiellement son autonomie puisque son abbé est alors choisi par le Pape parmi les membres du clergé Séculier. L'abbé ainsi nommé perçoit les revenus de l'Abbaye et s'occupe de sa gestion tandis que le pouvoir spirituel est remis aux Prieurs. Par la suite, la possibilité de confier un bénéfice ecclésiastique à un clerc ou même à un laïc s'étend aux Souverains. En France, c'est le Concordat de Bologne (1516) entre François Ier et Léon X qui permet l'instauration d'une Commende Royale et non Papale. Le passage à ce régime marque souvent le début d'une décadence des moeurs, l'abbé ne se souciant que de son propre profit.
- Communs :
Bâtiments qui servent de logement aux valets.
- Compas :
(Nommé «.circunus.» par Vitruve, architecte romain du I° s). Au Moyen Age, il y a un grand nombre de compas.: à branches droites avec stabilisateur, en arc de cercle, à branches courbes entrecroisées, d’appareilleur. Les compas servaient à mesurer, à reporter une dimension, à dessiner. Dans le compagnonnage il était nommé l’outil du seigneur. Au plan ésotérique, il est généralement associé à l’équerre et est un important symbole cosmologique en tant qu’il sert à mesurer et à tracer le cercle, tandis que l’équerre sert à tracer le carré.
- Concile de Trente :
Assemblée écclésiastique qui s'est réunie de (1545) à (1563) dans la ville de Trente. Le but des réflexions menées était de contrer la Réforme Protestante. La contre réforme eut des implications artistiques, notamment sur le plan pictural, retour aux écritures, et notamment à l'ancien testament, pour contrer les accusations selon lesquelles les prêtres catholiques étaient ignorants, réalisations d'oeuvres devant frapper les imaginations et ranimer la piété.
- Conciergerie :
Logement des soldats de la garde, nommée également le corps de garde.
- Confession :
Crypte contenant les restes d’un martyr.
- Confrérie :
Association de laïques fondée sur des principes religieux.
- Congé :
Moulure concave en quart de cercle (voir également cavet) raccordant deux saillies d’un élément d’architecture.
- Connétable :
Initialement chargé de l'entretien des chevaux, le connétable devient le conseiller militaire du Roi ou du Prince. Parfois véritable chef des armées, il peut jouer un rôle politique.
- Console :
Pierre en saillie dans un mur et destinée à porter une charge, par exemple une statue ou une ogive qui ne retombe pas sur une colonne, ou des mâchicoulis.
- Continuum :
Un continuum est un ensemble d'éléments tels que l'on peut passer de l'un à l'autre de façon continue.
- Contre-boutant :
Pièce de bois de construction en saillie, ou en autonome, intégré dans ou contre le mur extérieur d'une cathédrale, qui stabilise la structure en s'opposant aux poussées latérales des voûtes. L'apparition de la double portée des arcs-boutants première a eu lieu à Saint-Denis.
- Contrebutement :
Action de soutenir une poussée par un contrefort ou un pilier.
- Contrebuter :
Construction, Architecture, opposer à la poussée d'un mur, d'un plafond, d'une voûte, d'un édifice, une force opposée, afin de les consolider. Contrebuter une charpente par des contreforts. Contrebuter une voûte par des arcboutants.
- Contre-courbe :
Se dit d’une courbe renversée qui termine un arc en tiers-point à son sommet. On peut également parler d’une courbe concave accolée à une courbe convexe.
- Contrefort :
Massif maçonné, formant une sorte de pilier engagé, assurant la stabilité d'un édifice en lui apportant un appui extérieur. Voir arc boutant, culée.
- Contre-retable :
Fond du lambris où l’on place un tableau sur l’autel, et contre lequel le tabernacle et les gradins sont adossés.
- Contrescarpe :
Paroi extérieure du fossé, qui ceinture une fortification.
- Convers :
Membre non clerc d'une communauté religieuse, qui ne chante pas au choeur et est chargé du service domestique de la communauté monastique, notamment des travaux les plus pénibles, agriculture. Il n'a pas voix au chapitre, c'est à dire qu'il n'a pas à donner son avis. Les convers n'ont pas la même instruction que les moines et n'ont pas les mêmes obligations spirituelles, leur emploi du temps ne laissant pas autant de place à la méditation.
- Corbeau :
Elément encastré en saillie sur un mur, pour supporter un encorbellement. Le corbeau n'a pas la fonction décorative des modillons, cul de lampes ou consoles.
- Corbeille :
Dans un chapiteau, partie principale autour de laquelle se déploie un décor géométrique, végétal ou historié.
- Cordelière :
Elément décoratif sculpté en forme de corde.
- Cordon :
Moulure décorative et peu saillante.
- Corinthien :
Ordre dans l'architectural grec, caractérisé par l'emploi de la feuille d'acanthe, dans l'ornementation des chapiteaux.
- Corniche :
(du lat. cornice, du gr. korônis). Ensemble de moulures en surplomb les unes sur les autres, qui constituent le couronnement d’un entablement, d’une façade, d’un piédestal, etc. et protégeant de la pluie les parties inférieures.
- Cornier :
Qui est à la corne, à l’angle des corps de bâtiment.
- Corporal :
Lorsque plié, dans le rite Romain actuel, il a la forme d'un carré. Selon l'ordinaire de l'Eglise Romaine du (XIVème siècle), il devait avoir 4 plis dans le sens de la longueur et 3 dans le sens de la largeur, de manière à enfermer les parcelles d'hosties qui auraient pu y tomber, et que le prêtre n'aurait pas vues et ramassées lors de la communion. Après Vatican II, par simplification, il est normalement plié 2 fois en 3 dans le sens de la largeur, c'est à dire que les plis 2 plis dans un sens, et 2 plis dans le sens perpendiculaire, dessinent 9 petits carrés presque égaux. Déplié, il a la forme d'un grand carré, mais dans sa forme primitive, il était plus long que large, sa partie postérieure étant repliée sur le calice en guise de pale.
- Correrie :
Le terme de Correrie, parfois écrit Corroirie ou Courerie, désigne depuis le (XVème siècle) un groupe de bâtiments monastiques qualifiés de maison basse du monastère de la Grande Chartreuse, destinés à l'habitat et aux ateliers des frères convers, ils abritèrent notamment une imprimerie et une infirmerie pour les religieux âgés. Durant les périodes d'absence des chartreux, y furent abrités successivement une école de laiterie et même une colonie de vacances.
- Coudée (lat. cubitus) :
Est une unité de longueur vieille de plusieurs milliers d'années. Elle a comme base la longueur allant du coude jusqu'à l'extrémité de la main. C'est la coudée, dite naturelle, de 24 doigts (= 6 paumes ou pieds). Elle correspond donc à 45 cm environ. Très tôt, la coudée pouvait signifier des unités de longueur plus grandes, plus pratiques. Ainsi la "coudée de Nippour", mesure de référence de tous les systèmes de l’Antiquité, tenait 30 doigts exactement. Cela certainement pour des raisons de compatibilité avec le système Sexagésimal Babylonien. Les Egyptiens, eux, divisèrent cette même coudée en 28 doigts seulement. Ceci à cause d’une approximation Trigonométrique très pratique pour les géomètres lors des redivisions des champs après les crues du Nil. Ainsi la mesure de longueur appelée doigt, crût d’un 14ème par rapport à sa valeur déjà observée dans la verge mégalithique "ang. megalithic yard". Plus tard, pendant le Moyen Age, la coudée pouvait localement signifier la mesure de 2 pieds. Mais très souvent, on préférait lui attribuer une valeur plus grande encore. Le yard anglais est une "coudée de trois pieds". Pour mesurer, par exemple, des étoffes sans outil : "du centre du corps humain à l'extrémité de la main, le bras étendu". Soit un peu plus de 90 cm. Ce qui donna la définition royale seulement légendaire : "du bout de nez d'Henri Ier à son petit doigt" L'aune de Paris de François Ier — attestée dès la fin de l’Antiquité sous le nom latin ulna "gromatici veteres" unités de mesure romaines — est une coudée de 4 pieds. Soit un peu moins de 1m20 "de la hanche gauche par exemple, à l'extrémité de la main droite, le bras levé". Une valeur très spécifique fut donnée à la coudée par les bâtisseurs des cathédrales : 233 lignes au lieu des 216 lignes =1½ pieds du système standard. La ligne "line, symbole: ln" est une unité de mesure de longueur conçue durant le Moyen Age. Généralement, c’est le Pouce divisé par 12.

La ligne du système anglo-saxon vaut aujourd’hui exactement 2,116 mm. La ligne du Roi de France, symbole (l), un douzième du pouce du Roi, est définie par la Loi du 19 frimaire An (VIII 10 décembre 1799) qui stipule que "le mètre est égal à 3 pieds et 11,296 lignes de la toise de Paris". Ce qui donne environ 2,256 mm à la ligne de l’Ancien Régime. Selon le système officiel du Moyen Age, il y a :

- 4 lignes dans un grain d'orge = 1/9 paume.
- 9 lignes dans un doigt = 1/4 paume.
- 12 lignes dans un pouce = 1/3 paume.
- 36 lignes dans une paume.
- 144 lignes dans un pied = 4 paumes.
- 216 lignes dans une coudée = 6 paumes.
- 864 lignes dans une toise = 24 paumes.

Parallèlement, les bâtisseurs des cathédrales employèrent un système basé sur 5 nombres de la suite de Fibonacci (1175)-(1240) : 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21,34, 55, 89, 144, 233, 377, 610, 987 ...

Leur instrument de mesure s’appelait "la canne royale".
Elle mesurait au total 555 lignes 1m25.
Elle était composée de 5 mesures différentes, reliées entre elles par additions des mesures précédentes.

- 34 lignes dans une paume "lat. palmus minor". - 55 lignes dans une palme "lat. palmus maior". - 89 lignes dans un empan = une palme plus une paume.
- 144 lignes dans un pied = un empan plus une palme.
- 233 lignes dans une coudée = un pied plus un empan.
- Coupole :
Voûte hemisphérique lorsque la coupole est construite sur un plan carré ou octogonal, le passage du carré ou de l'octogone à la sphère se fait par le biais de trompes ou de pendentifs.
- Couronne :
La partie plate et la plus avancée de la corniche, et qui se nomme aussi larmier.
- Couronnement :
Entablement terminant un édifice et superposant généralement architrave, frise et corniche.
- Coursière :
Passage étroit dans l'épaisseur des murs, ou encorbellement ou porté par une file de supports. Le Triforium des églises Gothiques est en principe un Coursière. Chemin de ronde d'une Forteresse.
- Courtine :
Dans l’architecture militaire médiévale, une courtine est la muraille reliant 2 tours flanquantes, dans l’architecture militaire bastionnée, c’est le rempart reliant 2 bastions.
- Coustilleur :
Combattant armé d'une épée et d'une longue dague, auxiliaire de l'homme d'armes à cheval.
- Crapaudine :
Pierre évidée dans la maçonnerie d'une porte et permettant à un vantail de pivoter.
- Crédence de justice :
Buffet à tablettes populairement associé au droit de justice, pour conserver des documents et livres.
- Créneau :
Aujourd'hui, on ne désigne par le mot créneau, anciennement quernal, aquarniau, carnel ou créniau, que les vides pratiqués dans un parapet pour permettre aux défenseurs des murailles de voir les assaillants et de leur lancer des projectiles. Mais au Moyen Age, on entendait par créneau toute ouverture pratiquée au sommet d'une tour ou d'une courtine, couverte ou découverte, et qui servait à la défense.
- Crènelage :
Le crènelage ou repli de spectre est un phénomène qui peut se produire lors du traitement numérique d'un signal, lorsque des fréquences qui ne peuvent normalement pas être représentées sont introduites par erreur dans le signal, par conséquence de son échantillonnage ne respectant pas le Théorème d'échantillonnage de Nyquist Shannon.
- Crochet :
Ornement en forme de crosse végétale, de bourgeon recourbé.
- Croisade des Albigeois :
voir Catharisme.
- Croisée :
Espace déterminé par le croisement du vaisseau central de la nef d’une église avec le vaisseau central du transept.
- Croisée d'ogives :
Avec l’arc-boutant, elle est une caractéristique essentielle de l’architecture gothique. L’idée fondamentale de la croisée d’ogives est de faire des voûtes qui ne reposent pas directement sur des murs, mais sur des ogives croisées, et celles-ci convergent vers des piliers. La poussée n’est plus répartie tout au long du mur, mais concentrée sur un point au sommet du pilier. De ce fait, le mur lui-même n’est plus utilisé et peut, par exemple, servir à la pose de vitraux. La poussée reçue au sommet des piliers peut être alors aisément compensée par des arcs-boutants (voir ce mot).
- Croisée du transept:
Espace situé au croisement du transept et de la nef de la cathédrale.
- Croisillon:
Le terme croisillon, selon certains spécialistes, ne devrait être employé que pour désigner la traverse d'une fenêtre à meneaux. Cependant, son acception la plus courante est celle qui désigne le bras du transept, et c'est dans ce sens que nous l'employons.
- Cromorne :
Le cromorne est un instrument de musique à vent à anche double. Son nom vient de l'allemand krumm-courbé, et Horn-cor ou corne.
- Crossette :
Ressaut décoratif sur la pente de certain toit.
- Crypte :
(lat. crypta, caveau souterrain, grotte). 1 Caveau souterrain, généralement aménagé en dessous du choeur et qui abrite les corps de saints et parfois de rois. 2 Chapelle souterraine (souvent plus ancienne que l’église sous laquelle elle se trouve.
- Cubiculum :
Est une pièce souvent carrée, de petite taille, qui sert de chambre à coucher. Les murs sont peints à fresques et les sols peuvent être ornés de mosaïque. Peu meublée, elle abrite a minima un lit et un coffre servant à ranger les effets de l’occupant.
- Cuculle :
Capuchon qui fait partie du vêtement de certains moines.
- Culée :
Elément de maçonnerie destinée à contenir la poussée d'un arc, d'une voûte. La culée est aussi appelée pile.
- Cul de four :
Voûte formée d'une demi coupole, quart de sphère.
- Cul de lampe :
Console d'encorbellement constituée d’une pierre saillante dont la forme rappelle le dessous d'une lampe d'église, servant à supporter une base de colonne, la retombée d'un arc, des nervures de voûte ou encore une statue. On appelle ainsi cul de lampe les encorbellements qui terminent les cuves de certaines chaires à prêcher.
- Culée :
Massif de maçonnerie destiné à contrebuter la poussée des voûtes, des bas-côtés ou des arcs-boutants de l’église.
- Culot :
Support d'une retombée d'ogive lorsque celle ci ne repose pas sur une colonne.
- Custode ou Pyxide :
Boite dans laquelle on place l'hostie consacrée pour l'exposer dans l'Ostensoir, ou pour la porter en communion aux malades.
- Cymaise ou cimaise :
(gr. kumation petite vague) Corps de moulure comprenant un talon ou une doucine et formant partie supérieure de corniche, corniche entière ou bien le long d’un mur, cordon de lambris à hauteur d’appui.

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