![]() - Reine de France![]() Fille de Laurent II de
Médicis duc d’Urbino et de Madeleine de la Tour
d’Auvergne comtesse de Boulogne, Catherine est orpheline quelques
semaine après sa naissance, ces parents étant morts tous
les Elle
subira l'influence du duc François de Guise et du cardinal
Charles de Lorraine, oncles de Marie Stuart qui a épousé
son fils François II, durant le bref passage au pouvoir de ce
dernier entre (1559) et (1560). A la mort de François II le 5
Décembre (†1560), c’est à son frère Charles IX
de monter sur le trône. Etant âgé seulement de Elle sera nommée gouvernante de France par le Conseil privé. Pour sceller la réconciliation, sa fille, Marguerite de Valois épouse Henri de Navarre. Elle tente d’abord une politique de tolérance et même de rapprochement avec les protestants aux états généraux d’Orléans en (1560). Le rapprochement esquissé entre les catholiques conduits par les de Guise, le connétable de Montmorency et le maréchal de Saint André et les protestants emmenés par Antoine de Bourbon, Condé et l'Amiral de Coligny échoue au colloque de Poissy en août et Septembre (1561). Catherine de Médicis et son chancelier, Michel de l'Hôpital,leur accorde une grande liberté suppression de la peine de mort pour hérésie, liberté de conscience et de célébration du culte hors des villes en (1562). La guerre civile durera plusieurs années malgré la paix signée à Amboise en (1563). L'édit de Saint Germain en (1570), qui amnistie les réformés, tente une nouvelle réconciliation. Coligny revient à la cour ou il prend un grand ascendant sur le Roi. Déçue et inquiète, Catherine de Médicis ne fera rien pour empêcher le massacre de la Saint Barthélemy, dans nuit du 24 Août (1572), au cours de laquelle l'amiral est assassiné. Aux côtés d’Henri III, dont elle a voulu qu’il fût roi de Pologne, elle s’efforcera, dès le retour de celui ci en France en (1574), de rétablir la paix intérieure en intervenant sans relâche auprès de son dernier fils François, duc d’Alençon puis d’Anjou, et de son gendre, Henri Roi de Navarre. Femme habile, entourée de fidèles dont certains viennent d'Italie, la Reine très superstitieuse est entourée des mages et autres prédicateurs. Elle reprendra la politique active de mécénat initiée par François Ier et fera venir à la cour des artistes parmi lesquels Philibert Delorme, le Primatice et Germain Pilon. Elle entreprendra des travaux de construction et d'embellissement des châteaux de Montceaux près de Meaux, de Saint Maur, de Chenonceaux et des Tuileries à Paris. Elle n’a aucune responsabilité dans le meurtre du duc de Guise et du cardinal de Lorraine à Blois en (1588). Elle meurt à Blois en (†1589) et est inhumée à Saint Denis auprès de son époux Henri II, dans le tombeau qu’elle même avait commandé à Primatice et à Germain Pilon. |