- Litéraire
(Née à Paris en (1626), morte au château de Grignan en (†1696).
Elle est issue, du
côté de son père, d'une ancienne famille noble de
Bourgogne, et du côté de sa mère d'un milieu de
financiers récemment anoblis, mais fort riches. Femme de lettres
française, Marie de Rabutin Chantal est la petite fille de
Jeanne de Chantal, qui fonda l’ordre de la Visitation avec
François de Sales. Elle perd son père en (1627), puis sa
mère en (1633) puis 3 de ses grands parents. Elle est
élevé par son grand père, puis à la mort de
ce dernier ce sont ses 2 oncles l’abbé Philippe de la
Tour de Coulanges, qui possédait un château à Sucy,
près de Paris et Christophe de Coulanges le "Bien-Bon"
qui lui donneront une instruction et une éducation exemplaires.
La légende veut que Ménage et Chapelain aient
été ses maîtres. Mais ces importants personnages ne
formèrent son esprit qu’après son entrée
dans le monde.
En
(1644) Marie a 18 ans, quand elle épouse Henri de
Sévigné, de 3 ans son aîné. Ce dernier
léger et dépensier lui donnera 2 enfants,
Françoise Marguerite en (1646) et un garçon en (1648). En
(†1651) son mari Henri trouve la mort lors d’un duel. Veuve
à 25 ans, elle a diverses occasions de se remarier, mais
elle décide de se consacrer exclusivement à sa vie
mondaine et à l’éducation de ses enfants. Madame de
Sévigné fréquente la bonne société
de son temps, où elle tient très bien sa place,
grâce au charme qui émane d'elle et à l'esprit dont
elle fait preuve, elle mène une vie mondaine et enjouée,
et les hommages masculins ne lui manquent pas, Fouquet et Turenne, par
exemple, la poursuivent de leurs assiduités, mais elle ne se
remariera jamais, préférant se consacrer à ses
enfants.
En
(1669), sa fille épouse le comte de Grignan, qui est
bientôt nommé Lieutenant Général du Roi en
Provence, en (1671), Madame de Grignan rejoint son mari dans le midi,
et Madame de Sévigné a bien du mal à supporter la
séparation d'avec sa fille, d'où une correspondance entre
mère et fille qui va durer un quart de siècle. Mais
Madame de Sévigné, qui partage son temps entre
l'hôtel parisien où elle s'est installée en (1667),
son domaine de Bretagne et le château de Grignan, en Provence,
où elle effectue plusieurs séjours, entretient
également une correspondance avec son fils, avec son cousin
Bussy Rabutin, avec ses cousin de Coulanges, mais aussi avec Madame de
La Fayette et d'autres encore. Elle meurt,subitement, à Grignan
dans la Drôme le 17 Avril (†1696), où elle était
venue soigner sa fille, gravement malade.
Environ 1.500 lettres, seront adressées principalement
à sa fille madame de Grignan, mais aussi à son fils
Charles, à son cousin Bussy Rabutin, à ses amis Madame de
Pomponne, le cardinal de Retz, La Rochefoucauld, le philosophe
Corbinelli, qui fut son lecteur, Madame de La Fayette, Madame
Scarron...Ces lettres connues de son vivant ont souvent
été copiées et transmises de main en main.
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