Glossaire -
Biographies
Chronologie -
les Abbés
Photos
- Abbaye Aniane
- Présentation
* Culte : Catholicisme
* Construction : début (VIIIème siècle)
* Protection : Classée Monument historique (2004)
* Protection : Inscrit Monument Historique (2004)
- Situation
* Pays : France
* Région : Occitanie Midi Pyrénées
* Région : Languedoc Roussillon
* Département : Hérault
* Ville Aniane
- Ses Origines
Aniane, en Occitan
"Nhana" est une commune Française, située dans la
région Languedoc Roussillon, dans le Département de
l'Hérault. Ses habitants sont appelés les "Anianais". Quand
en (777), St Benoît a choisi les bords sauvages d'un ruisseau
pour implanter son monastère, il appela ce ruisseau Aniane ou
petit Anio, en souvenir de la rivière italienne Anio sur les
bords de laquelle St Benoît de Nursie, fondateur de l'ordre des
Bénédictins, avait édifié son
Monastère. Telle est l'origine du nom Aniane.
Benoît
né Witiza en (751), fils d'Aigulphe, Comte de Maguelone et 10
compagnons de Pépin le Bref. Comme d’usage à
l’époque Witiza d'origine Wisigothe, éduqué
à la cour des Rois Francs, à Aix la Chapelle, où
l'on voyait les fils des Seigneurs Goths se joindre aux enfants des
plus illustres familles Franques et Gallo Romaines. Witiza y devint ami
d’un autre Prince, Guilhem, fils d'Aude, fille de Charles Martel
et donc tante de Charlemagne, qui lui donna son nom Occitan, Guillaume
en langue d’oïl. Suite à un épisode curieux,
Witiza abandonne les armes pour les ordres, entre en religion sous l
nom de Benoît, et fonde non loin de Montpellier,
Aniane une Abbaye soumise à la règle
édictée au (IIIème siècle) par Benoît
de Nursie. Quant à Guilhem, après bien des
péripéties il revient au pays natal et fonde tout
près d'Aniane l'abbaye de Gellone, devenue
St Guilhem le Désert. Witiza embrasse les ordres et,
dès avant (780), se retire en ermite près de l'endroit
qui deviendra Aniane. Proche et conseiller de Charlemagne, puis de
Louis le Pieux dont il fut le tuteur, il est appelé à la
cour d'Aix la Chapelle, où il finit ses jours. Il est le grand
réformateur de la règle Bénédictine,
à l'origine du renouveau monastique et culturel de toute la
Chrétienté Occidentale.
L'abbaye est
fondée en (782) par le futur St Benoît d'Aniane. Il ne
reste apparemment plus de trace ni de l'abbaye Carolingienne qui fut
pourtant forcément Majeure, centre de diffusion de la
réforme de Benoît de Nursie, largement dotée et
favorisée par les Empereurs, mère de l'abbaye de Gellone,
St Guilhem le Désert, qui deviendra rapidement dès le (XIème
siècle) sa rivale. Le domaine de l'abbaye est vaste, il englobe
dans son enceinte tout le bourg monastique. Rien n'apparaît non
plus de l'Abbaye Médiévale qui fut très
prospère et richement dotée avant son déclin
extrême au (XIVème siècle) et sa décadence
totale sous le régime de la Commende dès avant les
guerres de religion.
Les bâtiments
monastiques sont complètement ruinés entre (1561) et
(1572). Les religieux adhèrent en (1633) à la
réforme de la congrégation des Bénédictins
de St Maur. Le 1er projet de reconstruction rejette un vaste
cloître très à l'Est, ce qui s'explique
peut être par la présence d'une zone de vestiges anciens
laissée libre au Sud de l'église. Le projet de (1661) est
celui qui correspond le plus exactement à la réalisation,
l'Eglise au Nord présente une Nef rectangulaire avec chapelles
latérales, sans Transept et au Choeur réduit,
entourée des bâtiments conventuels. La reconstruction
commence en (1679) par l'Eglise, et va durer jusqu'en (1714), puis le
grand bâtiment Ouest et le Cloître sont rebâtis. Les
travaux se poursuivent jusqu'à la Révolution. Des parties
importantes, notamment le logis Abbatial décoré dans un
style Louis XVI archaïsant, sont préservées.
L'Eglise devient paroissiale tandis que les anciens bâtiments
conventuels sont transformés, en (1810), en filature de coton,
puis, en (1845) l'administration pénitentiaire regroupe les
propriétés morcelées de l'ancienne enclos Abbatial
pour créer une maison centrale de détention. 2 ailes
parallèles encadrant une longue cour sont ajoutées
à l'Est. En (1951), de nouvelles extensions sont
réalisées. Malgré ces vicissitudes l'abbaye
d'Aniane reste, pour le Languedoc, un des rares exemples complets
conservé d'architecture monastique de cette période.
Dans les années
qui suivent la fondation de l'abbaye d'Aniane, l'abondance de
postulants amène Benoît à aider à la
fondation d'une série d'autres abbayes, St Guilhem le
Désert entre autre, en Languedoc qui s'appelait alors la
Septimanie. Lorsque Louis le Débonnaire succède à
Charlemagne, il confie à Benoît la réforme de la
vie monastique. Il est ainsi à l'origine
de la généralisation de la règle
Bénédictine dans tout l'Occident.
La
présence de nobles Wisigoths en Languedoc et dans le Nord de
l'Espagne, d'où ils menèrent la reconquête de
l'Espagne envahie par les Sarrasins, serait à l'origine de
l'expression de sang bleu pour parler de familles Nobles ou Royales,
la pâleur de leur peau de Germains révélait le bleu
des veines bien plus que ne le faisait la peau tannée des
autochtones. L'histoire du bagne d'enfants d'Aniane est tristement
célèbre pour ses révoltes durement
réprimées, cet épisode douloureux fait d'Aniane un
lieu de mémoire exemplaire qu'il importe de ne pas ignorer.
Haut de page
|