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Glossaire - Biographies
l'Eglise - Chronologie - les Abbés
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- Saint Germain des Prés


- Présentation
* Ordre : Saint-Benoît, Congrégation de Saint Maur
* Fondation : (558)
* Fermeture : (1792)
* Diocèse : Archidiocèse de Paris
* Fondateur : Childebert Ier
* Dédicace : Ste Croix, St Vincent de Saragosse
* Personnes liées : St Germain de Paris, Chilpéric Ier
* Styles dominants : Préroman, Roman, Gothique,
- Classique
* Protection : Classé Monument Historique
- (1862) l'église
* Protection : Inscrit Monument Historique
- (1953), le restes de l'abbaye

- Situation
* Pays : France
* Région : Ile de France
* Département : Paris

- Historique.

L'église et le monastère de St Germain des Prés remontent, comme l'église Cathédrale de Notre Dame dans la Cité, et comme l'église Collégiale de St Germain l'Auxerrois sur la rive droite, aux plus anciennes époques de la monarchie Mérovingienne, c'est-à-dire à Childebert Ier de (511) à (538).

Childebert, revenant d'une expédition contre les Wisigoths, rapporta d'Espagne comme trophées de sa victoire la tunique de St Vincent, une croix d'or et de pierreries conquises à Tolède, et des vases qui passaient pour avoir appartenu à Salomon. Sur le conseil de St Germain, évêque de Paris, il construisit, pour recevoir et garder les Saintes Reliques, une église et une grande abbaye sur la rive gauche de la Seine à l'extrémité Occidentale des jardins dépendant du palais des Thermes. Germain leur donna aussi l'exemption, le droit d'exercer une justice indépendante de l'évêque. Le Roi donna les terres avec dessus les moulins et les serfs, et le futur St Germain les confia aux moines de l'ordre de St Basile. L' Abbé de St Germain est donc devenu un personnage important de Paris. A certains moments, son autorité s'est étendue sur la moitié de parisiens. Il possédait des terres jusqu'au Champ de Mars. Les serfs qui étaient sous son autorité devaient lui demander son accord pour se marier. Il rendait la justice, l'abbaye avait donc une prison. Sa crosse finement ciselée, symbole de son pouvoir spirituel, témoigne de ce que fut sa richesse. Le jour même de la mort de Childebert, en (†558), St Germain dédia la nouvelle église sous le titre de Ste Croix et de St Vincent, et il y fut lui même inhumé lorsqu'il mourut en (†596).

Bientôt l'abbaye de St-Vincent ne porta plus d'autre nom que celui de St Germain, et devint la sépulture des Rois Mérovingiens qui ont décidés de se faire enterrer ici, dans la Basilique dédicacée à St Vincent, à côté de la chasse où reposait le corps de St Germain. Childebert et sa femme "Ultrogothe, Chilpéric et Frédégonde, Clotaire II et Bertrade, Chilpéric II et Bilihilde, Clovis et Mérovée, enfants de Chilpéric". Au cours du (IXème siècle), les expéditions menacèrent plusieurs fois la riche Abbaye qui était située en dehors de Paris. En (856), les Moines évitèrent la mise à sac au prix d'une forte rançon. Mais 4 ans plus tard, l'abbaye fut pillée. Puis à nouveau en (885). Le découragement s'empara alors des Moines qui vécurent pendant plus de 100 ans parmi les ruines, comme pour ceux de Ste Geneviève. A partir de (990), on reconstruisit l'abbaye. La visite du pape Alexandre III en (1163) fut l'occasion d'une double solennité, il inaugura la nouvelle abbaye de St Germain des Prés et il posa les ers fondements de N.D.de Paris.

L'Abbaye demeura longtemps isolée sur le versant méridional du petit Pré aux Clercs, les hautes murailles élevées autour du couvent en (1239) par Simon, Abbé de St Germain, devinrent en (1368) de véritables fortifications par ordre de Charles V, qui, en guerre avec les Anglais, craignait une surprise de leur part contre les faubourgs de Paris, en même temps fut creusé un petit canal large de 8 à 11 toises et profond de 5 toises, qui mettait les fossés de l'abbaye en communication avec la Seine. Ce canal, appelé la petite Seine ou la Noue, et qui séparait le petit Pré aux Clercs du grand, comblé vers le milieu du (XVIème siècle), devint ensuite la file des Petits Augustins, puis la rue Bonaparte.

A la même époque, l'enceinte de l'abbaye, qui s'étendait sur la rue de l'Échaudé à l'Est, la rue Ste Marguerite Gozlin au Midi, la rue St Benoît à l'Ouest, et la rue Jacob au Nord, fut démantelée, et les terrains qu'elle circonscrivait se couvrirent rapidement de constructions privées. 2 des anciennes portes par lesquelles on y pénétrait, celles de Ste Marguerite et de St Benoît, subsistaient encore au (XIXème siècle), elles ont été emportées, ainsi que les rues Portail de St Germain des Prés d'Erfurt, de Childebert et Ste Marthe, qui dessinaient une sorte de cloître autour de la place St Germain des Prés, par le percement de la rue de Rennes.

Il ne reste de l'Abbaye et de ses dépendances que des fragments épars, enfin, l'église elle même, a été cruellement mutilée, privée des sépultures Mérovingiennes qui, après avoir été violées et dispersées, se trouvent aujourd'hui réunies dans les caveaux de l'Abbaye de St Denis. 3 fois brûlée et ruinée par les Normands, elle fut rebâtie aux frais du Roi Robert dans les 1ères années du (XIème siècle) (1001) à (1014), quoiqu'elle n'eût été achevée que longtemps après. Le pape Alexandre III en fit la dédicace le 21 août (1163). Elle demeure, dans ses parties les plus anciennes, plus âgée d'environ (II siècles) que N.D.de Paris.

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