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Intérieur
- Mont St Michel
- Présentation
* Ordre : Chanoines (709)-(966), Bénédictins (966)-(1791)
- Bénédictins (1966)-(2001)
- Fraternités monastiques de Jérusalem, depuis (2001)
* Fondation : (709)
* Fermeture : (1791)-(1966)
* Diocèse : Coutances et Avranches
* Fondateur : Aubert d'Avranches (709), sanctuaire
- Richard Ier de Normandie (966), abbaye
* Dédicace : Saint Michel
* Styles : Architecture Romane, Cryptes, Nef et Transept de l'Abbatiale
- Architecture Gothique, Choeur, Cloître, Merveille
* Protection : Classé Monument Historique (1862)
* Protection : Patrimoine mondial (1979)
- Situation
* Pays : France
* Région française : Normandie
* Département : Manche
* Arrondissement : d'Avranches
* Commune : Le Mont Saint Michel
- Historique
Il y a 2 rochers de granit, l'un de 1 kilomètre de circonférence et de 80 mètres de haut, l'autre, au nord, de moitié moins haut, d'où leur nom latin, dans l'ordre, tumba et tumbellana. Si le 2ème est le diminutif du 1er , c'est certainement à cause de leurs tailles respectives. Leur racine tu'm, éminence, butte, tertre, est à chercher dans le patrimoine linguistique Indo Européen, qui a donné le grec tumbos, le latin tumulus et le gaulois dunos. Cette racine est présente dans bien de nos Toponymes, Châteaudun, Issoudun, Dunkerque. Après les temps Mérovingiens, oublia t'on cette origine, on leur donna un statut de nom propre, qu'on accola à mons, la désignation latine d'une petite montagne, d'un mont. Il y eut le Mont Tombe le grand, et Tombelaine le petit, appellation Francique peut être dérivée de tumbellana.
- Début de la Chrétientée
Le récit, légendaire et miraculeux de la fondation Chrétienne de l'abbaye est issu d'un texte en latin de la "Revelatio ecclesiae sancti Michaelis in monte Tumba", rédigé par un Chanoine du Mont St Michel ou de la cathédrale d’Avranches au (IXème siècle). Ce texte de circonstance s'inscrit dans le contexte de lutte de pouvoir entre la Bretagne et le Comté de Normandie avec le royaume Franc ainsi que des réformes Canoniques entreprises par les Empereurs Carolingiens. Aux alentours du (IVème siècle), le Mont Tombe fait partie du diocèse d’Avranches, dont les limites correspondent avec l'ancien territoire des Abrincates. Au milieu du (VIème siècle), le Christianisme s’implante véritablement dans la baie. A cette époque, le Mont Tombe offre un abri à de pieux solitaires, ermites, probablement des moines celtes approvisionnés par le curé d’Astériac, qui veillent sur le site et mènent une vie contemplative autour d'oratoires. Les ermites St Pair et St Seubilion en fondent un dédié au 1er martyr chrétien, St Étienne, élevé à mi hauteur du rocher et un 2ème en l’honneur du 1er martyr d'Autun, St Symphorien, élevé au pied du rocher.
E (710) le Mont perd son appellation de Mont Tombe pour celui de Mont St Michel au péril de la Mer, par l'évêque St Aubert, qui a la suite d'un songe, reçu 3 fois l'ordre de St Michel de faire ériger sur le Mont un Oratoire. L’archange aurait laissé la trace de son doigt sur le crâne d’Aubert. Ce crâne repose dans la basilique St Gervais d'Avranches et porte les traces d’un tel stigmate.
- Saint Aubert
Aubert construisit au début du (VIIIe
siècle) l'oratoire sur le Mont Tombe.
L’église Préromane
y fût alors élevée avant
l’an (1000). Il n'en reste rien aujourd'hui, mais il semble que
ce fut un bâtiment de forme circulaire. Dès le
début du (Xème siècle) cette chapelle
se révèle trop petite et de nouvelles
constructions sont décidées. Une église
est édifiée au sommet du Mont,
composée d’une nef rectangulaire
prolongée à l’Est d’un choeur
plus étroit, et dont l’entrée est au
milieu du mur Sud. De cette église, rasée lors de
la construction de l’église Romane, il ne reste
que les fondations découvertes en (1908) et dont le
tracé a été reporté sur le
sol de l’église actuelle. En contrebas
à l’Ouest, et dans l’exact alignement de
l’église, une chapelle remplace
l’Oratoire d’Aubert. C’est la chapelle N.D.Sous
Terre, qui fut conservée pour servir de soubassement
à la partie Occidentale de la nef de
l’église Romane.
L'arrivée en
(966), à la demande du Duc de Normandie, d'une
communauté de Bénédictins sur le
rocher, le développement des pèlerinages au
début du (XIème siècle), et aussi
grâce à l’apport financier des grands
seigneurs de Normandie, de Bretagne, d’Italie et de Gd
Bretagne, fait que le domaine du monastère
s’étend. Lorsqu’ils ne prient pas, en
dehors des cérémonies et des chants, les
religieux du Mont copient, étudient et enluminent des
manuscrits, tous les types d’ouvrages les
intéressent, littérature, histoire, science, dont
les fameux traités d’Aristote.
La construction d'une
église Abbatiale Romane fût
édifiée sur un ensemble de cryptes, au niveau de
la pointe du rocher et les 1ers bâtiments Conventuels
furent accolés à son mur Nord, en remplacement
des édifices Carolingiens. Il faut remarquer que la nouvelle
église est construite dans l’alignement parfait
des constructions précédentes. La
découverte des reliques de St Aubert encourage les dons.
Richard II offre alors les îles Chausey à
l’Abbaye, d’ou seront extrait le granit qui
alimentera la construction. Le projet est grandiose, construire
à 80 mètres au dessus de la mer une
église en forme de croix de 80 mètres de long.
Le sommet du rocher ne pouvant supporter que la croisée du
transept et les 2 1ères travées de la nef, le reste de
l'église repose sur des soubassements composés de
4 cryptes qui entourent totalement le sommet du Mont. L'ensemble
constitue une plate forme à hauteur du sommet, sur laquelle
va s'élever l'église Abbatiale. La construction
débute en (1023) par le choeur, et se fait d’Est
en Ouest. Le monastère et le village seront construits tout
autour, accrochés au rocher, suspendus entre ciel et mer.
Les miracles et les reliques attirent
les pèlerins, parmi lesquels on trouve des infirmes
espérant une guérison. Les pouvoirs miraculeux du
crâne et du bras de St Aubert s’étendent
sur tous ceux qui assistent aux processions. Mais en guise de miracles,
ce sont parfois des accidents qui se produisent au Mont, en (1318),
13 pèlerins meurent étouffés ou
piétinés par la foule, 18 se noient, et
12 s’enfoncent dans les sables mouvants. A cette
époque, le passage à pied s’effectue
depuis la côte Sud, ou depuis l’Est, à
5 kms la marée, conjuguée au brouillard, peut
devenir mortelle.
Le siège, l'abbaye
n’échappe pas non plus aux turbulences des
siècles qu’elle traverse.
L’îlot Tombelaine, à
proximité immédiate du Mont, est pris en (1423)
par les Anglais, et le Couesnon devient une défense
naturelle pour la garnison Anglaise. Le Mont est
assiégé, en (1434), tandis qu’un
incendie se déclare dans la ville, les Anglais tentent
d’en profiter, sans succès. Durant la guerre de
(100) ans, le Mont St Michel reste la seule place forte
de Normandie à échapper aux Anglais. Au
(XIVème siècle) et au (XVème siècle), la guerre
de (100) ans rendit nécessaire la protection de
l’abbaye par un ensemble de constructions militaires qui lui
permit de résister à un siège de plus
de 30 ans.
- L’arrivée des Mauristes.
Après
une
période de décadence, l’abbaye est
réunie en (1622) à la congrégation de
St Maur, un mouvement Bénédictin
réformé. En (1629), ils s’installent
dans la Merveille et abandonnent le reste de
l’édifice aux Militaires. Les nouveaux Moines
modifient profondément l’utilisation des
bâtiments, en divisant le Réfectoire pour en faire
un dortoir ou en utilisant les salles des soubassements comme cave.
Après l’incendie de (1776) et
l’effondrement d’une partie de la Nef, ils
reconstruisent ce qui est la Façade actuelle. Ce grand foyer
spirituel et intellectuel fut avec Rome et St Jacques de Compostelle
l'un des plus importants pèlerinages de l'Occident
Médiéval. Pendant près de (1000) ans
des hommes, des femmes, des enfants sont venus, par des routes
appelées "Chemin de Paradis", chercher auprès de
l'Archange du jugement, peseur des âmes, l'assurance de
l'éternité.
L'Abbaye devient une prison, les
Bénédictins sont chassés du Mont libre
pendant la Révolution Française. Les vitraux
Romans sont retirés du mont. L’Abbaye
désertée de (1792) à (1863), devient
prison sous la Révolution et l'Empire. Un plancher est
installé à mi hauteur de la nef pour entreposer
la paille, certains murs sont percés pour faciliter la
circulation et on installe une grue à treuil dans
l’Ossuaire. Les prisonniers tressent des chapeaux de paille
- Les restaurations.
Mal
entretenue, victime
d’un énorme incendie en (1834), le Mont St Michel
est dans un état de délabrement avancé
quand un décret du 20 Avril (1874) affecte
l’abbaye au service des Monuments Historiques. Commence alors
(I siècle) de restaurations qui vont suivre
l’évolution des mentalités. Les 2ers architectes en chef sont,
Édouard Corroyer, et
Victor Petitgrand, ce sont des élèves de
Viollet le Duc, pour qui restaurer un édifice ce
n’est pas l’entretenir, le réparer ou le
refaire, c’est le rétablir dans un état
complet qui peut n’avoir jamais existé
à un moment donné. C’est le cas de la flèche
réalisée par Petitgrand de (1890) à
(1897). A son arrivée sur le Mont,
l’église était surmontée
d’un étage couvert d’une toiture
à 4 pans. On sait aussi qu’elle
était surmontée d’une flèche
Gothique à la fin du (XIVème siècle).
Petitgrand conçoit donc cette flèche
Néo Gothique élevée
s’inspirant de celle de N.D.de Paris
réalisée par Viollet le Duc. L’Archange
de Frémiet la couronne en Août (1897). La
période d'Yves Marie Froidevaux est un moment important de
l’histoire des restaurations, principalement pour ses 2
chantiers principaux, la restauration de N.D. Sous Terre et
l’établissement d’un jardin au coeur du
cloître. Les travaux actuels conserve cette approche
historique, en interprétant les documents anciens.
Pierre André Labaude depuis (1983).
Le niveau inférieur,
l'aumonerie, ainsi qu'une partie des murs de la salle des
Hôtes sont probablement une reprise des bâtiments
du monastère Roman du (XIIème siècle).
Comme il devait être encadré par 2 autres
édifices, la façade Occidentale était
provisoire. C'est ce qui explique les grandes baies du
cloître qui devaient s'ouvrir sur la salle du Chapitre. La
célébration du millénaire monastique
en (1966) a précédé l'installation
d'une communauté religieuse dans l'ancien logis Abbatial
perpétuant la vocation première de ce lieu, la
Prière et l'Accueil. Les Frères et les Soeurs des
Fraternités Monastiques de Jérusalem assurent
cette présence spirituelle depuis (2001). Inscrit au "Patrimoine
Mondial par l'Unesco" en (1984). Avec plus de 1 millions 335 visiteurs par an en (2010),
l'abbaye fait partie des premiers sites culturels visités en France.
an.
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