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Biographies N-D du Puy - Chronologie - Evêques Cloître - Extérieur - Intérieur - le Cloître![]() Accolé au côté Nord de la cathédrale, le cloître est classé monument historique depuis (1860). Il a été construit entre le (XIème siècle) et le (XIIIéme siècle). Il a fait l'objet de restaurations au (XIXéme siècle), par les architectes Viollet le Duc et Mallay. Mérimée le qualifie de plus beau cloître de France. Les arcades cintrées à double rouleau ont des claveaux Polychromes. Elles sont surmontées de mosaïques colorées. Les épais piliers qui les soutiennent sont agrémentés de colonnettes engagées aux chapiteaux sculptés. La galerie Ouest est adossée au bâtiment des mâchicoulis, qui symbolise le pouvoir temporel de l'évêque. C'est dans cette galerie qu'on trouve un chapiteau portant un Abbé et une Abbesse et celui des Centaures qui symbolise la luxure. On y trouve un chapiteau représentant, une Centauresse, qui porte le sceptre de la Victoire, fuit devant un Centaure. La galerie Sud est la plus ancienne, mais la plus remaniée par les restaurations. La galerie Est ouvre sur la salle Capitulaire, une porte joliment sculptée de motifs géométriques en marque l'entrée. Elle a aussi servi de chapelle Mortuaire, elle abrite les tombes de Chanoines de (1309) à la révolution. Elle est voûtée en berceau brisé. Au fond, se trouve une fresque du (XIIIème siècle) représentant la Crucifixion. On ne peut s'empêcher d'évoquer
l'architecture Arabe en Espagne lorsqu'on voit cette mosaïque polychrome de losanges rouges, ocres, blancs ou noirs qui
décore ses arcs. Ici, la lave calcinée se marie au grès blanc. La brèche basaltique a pris avec le temps une coloration
rose ou mordorée qui fait ressortir l'incrustation de briques de diverses tonalités. C'est cette richesse incomparable
qui a fait écrire à Émile Mâle que la magnificence de cette ornementation peut rivaliser avec celle de Cordoue ou de
Grenade. Les galeries prennent jour sur le préau au moyen de grandes arcades en plein cintre reposant sur des piliers
carrés, dont les Le côté Ouest de ce cloître est dominé par
un grand bâtiment du (XIIIème siècle), qui faisait partie, autrefois, du système défensif de la Cathédrale et du Palais
Episcopal. Ce bâtiment dit, des mâchicoulis, contient au rez de chaussée, la chapelle des reliques et au A remarquer la variété des sujets traités
sur les chapiteaux, mais il faut surtout regarder la richesse extraordinaire de la corniche qui court au dessus des
écoinçons mosaïqués, où la verve du Moyen Age s'est donnée libre cours. Cependant une grande partie de la corniche a
été remaniée au (XIXème siècle). On y retrouve quelques uns des Une admirable grille Romane en fer forgé ferme le passage conduisant à la cathédrale. Magnifique ouvrage de ferronnerie, elle fut réalisée par des Compagnons au début du (XIIème siècle). Elle se compose de différents panneaux comportant à chaque fois le même motif. L'ensemble, très régulier, est allégé à travers la technique du poinçonnage à chaud des motifs de la grille. Après la polychromie des claveaux et la cheminée Romane Minaret, cette grille Romane par sa ressemblance avec les Moucharabieh du Maroc, de l'Égypte. est un témoignage du caractère oriental de l'ensemble cloître et cathédrale du Puy. - la Vierge NoireLa statue du (XVIIème siècle), qui se trouve actuellement sur le maître autel provient l'ancienne chapelle St Maurice du Refuge. Elle fut couronnée par l'évêque du Puy au nom du Pape Pie IX, le 8 Juin (1856), jour anniversaire de la destruction de la précédente effigie qui fut brûlée par les ultra révolutionnaires de Louis Guyardin, le représentant de la Convention en mission en Haute Loire, le 8 Juin (1794), jour de Pentecôte, devenu celui de l'Etre Suprême. Le côté Ouest de ce cloître est dominé par
un grand bâtiment du (XIIIème siècle), qui faisait partie, autrefois, du système défensif de la cathédrale et du palais
épiscopal. Ce bâtiment dit, des mâchicoulis, contient au rez de chaussée, la chapelle des reliques et au Au (Xème siècle), le Concile du Puy avait
autorisé pour la Il s'agissait d'une statue en Cèdre représentant la Vierge assise sur un trône, l'Enfant Jésus sur les genoux. Si les visages de la Mère et de L'Enfant étaient d'un noir foncé, les mains, en revanche, étaient peintes en blanc. Sur le visage de Marie se détachaient des yeux en verre et un nez démesuré. La Vierge était vêtue d'une robe de style Oriental dans les tons rouge, bleu vert et ocre et était couronnée d'une sorte de casque à oreillettes en cuivre doré, orné de camées antiques. La statue était entièrement enveloppée de plusieurs bandes d'une toile assez fine, fortement collées sur le bois et peintes. Selon Faujas de St Fond, il s'agissait d'une statue très ancienne d'Isis, déesse égyptienne de la Fécondité que l'on avait métamorphosé en Vierge. Il est vrai que des statuettes d'Isis tenant Osiris sur les genoux lui ressemblent de façon frappante. Une autre thèse en fait une statue Ethiopienne, peut étre une Vierge Copte. Mais elle a tout aussi bien pu être façonnée au Puy avant l'an (1.000), peut être par un artisan Arabe. Certains spécialistes d'histoire de l'art évoquent la possibilité d'une statue dont le bois était clair à l'origine puis il se serait oxydé naturellement suite à l'exposition prolongée à l'encens et à la fumée des cierges. En Janvier (1794), la Vierge Noire arrachée de son autel fut dépouillée de ses richesses, pierres précieuses, dorures, reléguée aux Archives. On se souvint malheureusement d'elle, le 8 Juin (1794), jour de la Pentecôte, les représentants du pouvoir Révolutionnaire, dont Guyardin, vinrent la chercher pour la brûler place du Martouret. Quand les toiles enduites de couleur eurent fini de se consumer, une petite porte secrète pratiquée dans le dos de la statue s'ouvrit et une sorte de parchemin roulé en boule en sortit, malgré les protestations, on ne chercha pas à savoir ce qu'il contenait. Certains pensent que sur ce parchemin était inscrite l'origine exacte de la Vierge Noire. - la Légende de La PierreLa Pierre aux fièvres est à l'origine de la construction de la cathédrale et proviendrait d'un Dolmen dont elle tenait lieu de table. L'abbé Chanai nous en raconte l'histoire.
Au (IIIème siècle), une femme veuve, souffrant de fièvre maligne vint, sur l'ordre de la Vierge, se coucher sur cette
dalle et se releva guérie. St Georges, L'évêque de l'époque, Vosy, s'en fut alors
à Rome pour obtenir du Pape l'autorisation de construire une Basilique sur ce rocher indiqué par la Vierge, à
l'emplacement d'un sanctuaire Païen, et de transférer son Siège Episcopal sur le mont sacré. Scutaire, sénateur et
architecte Romain, aurait été chargé par le Saint Père de la construction. L'église achevée, l'évêque et son adjoint
se dirigèrent de nouveau vers Rome afin d'en obtenir la consécration. En chemin, La dédicace de la - le Jubilé du Puy en VelayEn (992), Bernhard, un moine Allemand, avait prédit la fin du monde pour le On en compte |