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Biographies Architecture - Evêques Photos ![]() - Saint Privat
- HistoriqueLa Basilique, Cathédrale N.D.et St Privat de Mende est le siège épiscopal du diocèse de Mende. Située dans le centre ville de la
préfecture de la Lozère, elle est classée Monument Historique depuis (1906). Il s'agit du seul édifice pleinement Gothique de l'ensemble du département.
L'église, dont la construction fut décidée dans les années (1360) par le pape Urbain V, a succédé à - HistoriqueLa ville de Mende, capitale de la province du Gévaudan possède depuis fort longtemps un lieu de culte sur le tombeau de son Saint protecteur.
Sans doute au (IIIème siècle), les Alamans, emmenés par leur chef Chrocus, pénètrèrent en pays Gabale, amenant terreur et destruction. La population
se réfugia dans la forteresse de Gredone et résista au siège C'est au dessus de son tombeau que fut donc fondée l'une des - la ConstructionEn (1310) naquit à Grizac Guillaume de Grimoard, fils de Guillaume et d'Amphélyse de Montferrand. Après des études en droit, il entra dans l'ordre Bénédictin, puis devint pape sous le nom d'Urbain V (1362). En (1364), une ordonnance du Roi Charles V de France enjoignit de faire le dénombrement général des feux en Gévaudan. Chaque feu devait, selon cette ordonnance, verser un florin à Urbain V qui projetait de rétablir l'église cathédrale. Cette volonté fut confirmée en (1369), quand Urbain V accorda, via une bulle papale, un budget au diocèse de Mende pour magnifier la cathédrale. Par ailleurs, il s'était réservé le siège épiscopal, jusque là occupé par Pierre d'Aigrefeuille, et fit administrer le diocèse par des Vicaires. Ceci permit d'affecter les revenus de l'évêque à la construction de la cathédrale. Ce fut Pierre Morell, de Majorque, constructeur de la Chaise Dieu, qui devint le maître d'oeuvre du chantier. Il semble que le but de ces travaux n'ait pas été pas de construire un nouvel édifice, mais de remplacer petit à petit le précédent, on commença par la nef, mais la mort d'Urbain V en (†1370) interrompit les travaux. D'autant plus que le royaume, plongé dans la guerre de (100) Ans, subissait une crise politique et économique extrêmement dure. Durant (60) ans la cathédrale resta dans cet état. Une nef dressée au dessus du tombeau de St Privat, richement décorée grâce aux cadeaux
d'Urbain V, qui avait en outre envoyé une épine de la Ste Couronne et la tête de St Blaise enchâssée dans un chef d'argent. Parmi ces trésors on trouvait,
une statue en vermeil de la Vierge, assise, et couronnée de perles, - le ChoeurLes travaux reprirent en (1452), sous l'impulsion des chanoines du chapitre de Mende. Guilhabert de Cénaret, le prévôt, en posa
la - les ClochersLes clochers, à Gauche celui de l'évêque, à Droite celui des chanoines. En (1508) François de La Rovère occupait le siège épiscopal
de Mende, il avait succédé à son frère, lui même précédé par leur oncle, qui n'était autre que Julien de La Rovère, devenu Pape sous le nom de Jules II,
instigateur de la construction de la nouvelle basilique St Pierre de Rome. L'évêque François désirant doter la cathédrale d'un clocher pour remplacer
celui en bois et la tour Campanaire, décida de l'édifier à sa hauteur et à ses propres frais. Les chanoines approuvèrent ce projet et l'imitèrent en bâtissant
une Au départ il fut envisagé de les élever au dessus des - Destruction de la CathédraleEn (1572), lors du massacre de la St Barthélemy, le baron Astorg de Peyre fut assassiné dans la chambre du Roi. Sa veuve engagea un jeune homme, Matthieu Merle, afin de venger la mort de son époux. De (1569) à (1576) il occupa avec ses troupes la forteresse de Grèzes d'où il s'empara peu à peu du Nord du Gévaudan. A partir de (1577) il s'installa avec ses troupes à Marvejols avec l'intention de prendre Mende. La nuit de Noël (1579) les soldats de Merle attendirent que les Mendois fussent à la messe de minuit pour entrer dans la cité. Merle occupa avec ses troupes la ville. Il choisit tout naturellement comme résidence celle des comtes évêques du Gévaudan, le palais épiscopal. De là, il décida de réduire les dernières places fortes de la région qui lui résistaient encore, comme Balsièges, le Chastel Nouvel, Ispagnac, Quézac ou Bédouès. Pour cela, il fallait des munitions à son armée. Canons, couleuvrines et boulets furent fabriqués à partir du bronze, récupéré en fondant les cloches et les bénitiers. La Non Pareille disparut ainsi avec les autres cloches. En (1581), Merle reconquit Mende qu'il avait un temps perdue. Ce fut à ce moment que le parti Huguenot lui demanda de trouver
- la ReconstructionSous l'impulsion de l'évêque Adam de Heurtelou, la cathédrale fut reconstruite de (1599) à (1605). Mais elle le fut sans façon ni ornements, tout en respectant le plan original. En (1605) eut lieu l'inauguration, mais la consécration ne fut célébrée que le 10 Octobre (1620) par l'évêque Charles de Rousseau. C'est durant cette période que furent installés de nouveaux vitraux, dont une rosace. Tout cela fut détruit en (1793). En (1605), la cathédrale fut le théâtre d'un règlement de compte, qui se conclut par le meurtre d'un des seigneur du pays, lors des États du Gévaudan, le baron de Randon, Armand de Polignac, et celui d'Apchier, Philibert, se disputèrent, Philibert, ancien chef de la Ligue en Gévaudan, fut poignardé quelques jours après, le 18 Janvier alors que l'on célébrait la messe. Son assassin, Annet de Polignac, baron de Villefort, était le frère cadet d'Armand. En (1692), l'évêque François Placide de Baudry de Piencourt offrit à la cathédrale des tapisseries d'Aubusson représentant le
Nouveau Testament. Cet évêque de Piencourt enrichit d'ailleurs grandement la ville de Mende. Outre ces dons à la cathédrale, il prit soin des malades et des
nécessiteux en faisant reconstruire l'hôpital général. A sa mort, il légua, de plus, tous ses biens à cet hôpital. En (1732), la foudre démolit une
des - la ModernitéLe porche, durant la période révolutionnaire, le petit clocher est aménagé afin de pouvoir servir de prison. Cependant, le projet n'aboutit pas. Ce n'est que sous le Premier Empire, et jusqu'en (1815), que le petit clocher remplit cette fonction de prison. Parmi les prisonniers, ont figuré le Sous Préfet de Florac, ainsi que le Maréchal Soult. En (1825), un nouvel autel fut consacré, entièrement de marbre blanc. L'édifice figurait sur la liste des Monuments Historiques de (1840) pour lesquels des secours furent demandés, cette année là, les ardoises du toit, tirées de carrières avoisinantes, furent remplacées par des plaques de zinc. Rapidement détérioré, le toit fut à nouveau refait vers (1880). Ce fut à la même époque, sous l'épiscopat de Julien Costes, que fut façonné le portail méridional, sur l'actuelle place Chaptal. Les armes de cet évêque sont visibles au dessus du tympan. En Juin (1874) la cathédrale de Mende fut élevée au rang de Basilique Mineure par bref Pontifical. Ce sanctuaire,
lié à En (1985) l'intérieur de l'édifice a été ravalé par la société Thoman Hanry, et en (1989) furent mis en place le maître autel et l'ambon modernes. La cathédrale est aussi église Paroissiale, ce qui en fait le lieu de culte où se tiennent tous les offices catholiques ordinaires à Mende. En plus de sa destination religieuse, la cathédrale est également, chaque année, le théâtre de plusieurs évènements musicaux, principalement dans le domaine de la musique classique. Il s'agit aussi d'un des lieux touristiques les plus importants de la ville de Mende. Un dispositif de fond sonore pour accompagner la visite libre a été mis en place. Des visites guidées de l'édifice et de ses clochers sont organisés par l'office du tourisme intercommunal de la ville. |