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- N.D. de l'Assomption
- Présentation
* Culte : Catholique Romain
* Type : Cathédrale
* Rattachement : Archidiocèse de Clermont, siège
* Début des travaux : (1248)
* Fin des travaux : (1884)
* Style dominant : Gothique, l'édifice, Roman la crypte
* Protection : Classée Monument Historique (1862)
- Situation
* Pays: France
* Région : Auvergne Rhône Alpes
* Département : Puy de Dôme
- le Chevet
Le Chevet de N.D. de l'Assomption, c'est la tête de l'église, la partie à l'intérieur de laquelle se trouve le choeur, et le maître
autel. Comme cela est habituel, il regarde vers l'Est, direction de Jérusalem et du soleil levant. Au centre de
la place de la Victoire, toute proche, la statue du Pape Urbain II, pape de la 1ère Croisade, indique la même
direction. Le chevet est la partie la plus ancienne de la Cathédrale, et la plus élaborée. Il a été construit par
Jean Deschamps (1248)-1267).
Au 1er niveau, 5 Chapelles Rayonnantes, ceinturent le choeur, séparées par de puissants
contreforts qui montent jusqu'au 2ème niveau pour soutenir les arcs boutants. Elles sont couronnées d'une balustrade,
un détail caractéristique du style de l'architecte. Derrière la balustrade, au dessus des 5 chapelles, se trouve
une large terrasse, on y trouve, gravées sur la pierre en grandeur nature, le plan de divers éléments architecturaux
de l'édifice, ce sont les fameuses Epures de Jean Deschamps.
Le 2ème niveau est Polygonal, clos de hautes fenêtres qui donnent de la clarté à l'intérieur du
choeur. Il est bien soutenu par la double volée d'arcs boutants qui reçoit la poussée des voûtes. Les arcs, soutenus par
des colonnettes, sont ornés de niches qui contenaient des statues. Ils servent aussi d'aqueduc en temps de pluie, l'eau
qui ruisselle des toits descend par leur pente et rejaillit sur les rues au travers de Gargouilles Grimaçantes.
Le toit commence à ce 2ème niveau, sur son faîte un arbre de Jessé en bronze, et ses vénérables
Patriarches, soutenant, à 45 mètres au dessus du sol, la célèbre statue de N.D.du Retour. Tout converge vers
cette statue qui donne son sens à l'édifice. C'est aussi, dans la tradition de Clermont, la Vierge du retour.
C'est celle que l'on priait pour le retour des disparus, lors des dernières Guerres, et que l'on voyait, grâce à sa
position privilégiée, briller comme l'étoile du soir, depuis les montagnes de Thiers. Une récente
restauration lui a rendu tout son éclat.
- la Façade Nord
Le portail Nord est resté longtemps l'accès principal de la cathédrale. Cette façade fut l'oeuvre
des premiers architectes Gothiques, Jean Deschamps fut enterré au pied du portail, elle domine la place, devant
Clermont, qui fut au Moyen Age l'une des places importantes de la ville, celle où l'on accueillait les hôtes
d'honneur. Le portail bien que très abîmé en (1793), où l'on avait projeté la destruction totale de l'édifice, ce portail
est resté très élégant. Le trumeau qui sépare les 2 portes était orné de la statue de N.D.de Grâce, perdue
puis retrouvée dans la crypte de l'église St Pierre les Minimes, Place de Jaude. Elle orne actuellement une des chapelles
de cette église. Au dessus des portes se trouvent le tympan, son gâble triangulaire, une balustrade, et la grande rose
Nord.
Le tympan était autrefois orné de belles statues, dont il reste un Christ Juge, assez abîmé mais que
l'on peut tout de même admirer dans une des chapelles du choeur. Le gâble donne un élan vertical au portail. Il
circonscrit une Rosace de pierre décorée de figurines qui représentent les 7 arts libéraux, "Géométrie, Astronomie,
Arithmétique, Musique, Grammaire, Réthorique, Dialectique. Au dessus, un Pélican qui se perce le flanc représente
"l'Alma Mater", l'Université, et témoigne d'une époque où religion, science et culture faisaient un tout. Une élégante suite
d'arcades entièrement vitrée correspond au triforium, et se trouve dominée par une balustrade faite de médaillons
entièrement sculptée, dans des thèmes satiriques que l'on retrouve dans les manuscrits enluminés de la même époque
(XIVème siècle), animaux fabuleux, moines, diables, singe chevauchant un porc. Dominant le tout, la grand rose Nord
déploie sa structure géométrique complexe.
- la tour de la Bayette
On dit que 4 tours, complétaient l'architecture gothique de la cathédrale, il ne reste
que celle là, qui flanque le côté Est gauche du portail. Peut être fut elle épargnée parce qu'elle était la plus haute.
Cette tour, 50 mètres, dite du Guet a servi de beffroi à la cité. Elle est surmontée d'une tourelle elle même
ornée d'une cloche. La cloche actuelle, qui date de (1606), sonnait les heures d'office pour les chanoines de la
cathédrale. De là haut la vue est superbe. Le beau frère de Pascal, le conseiller Périer, vint y continuer les expériences
sur la pression atmosphérique commencées sur le sommet du Puy de Dôme. En été la balustrade du sommet s'orne de nombreux
visiteurs. On peut y admirer de très près l'arbre de Jessé et la statue de "Notre Dame du Retour qui surmontent le chevet.
La tour du Sud donnait jadis sur les bâtiments de l'évêché.
- la Façade Sud
Elle donnait jadis sur la petite place derrière Clermont, circonscrite par les bâtiments de l'évêché.
C'est pourquoi elle apparaît beaucoup moins décorée que l'autre. L'on remarque surtout la dentelle de pierre de la rose
du transept, qui n'a subi que très peu de restauration depuis sa construction. L'évêché a disparu et cette façade
s'ouvre largement sur la Place de la Victoire. 2 bases de tours la flanquent des 2 côtés, elle ont sans doute été
utiles pour étayer le transept lors d'un tremblement de terre au (XIVème siècle).
- la Façade Occidentale
Cette partie de l'édifice date de la 2ème moitié du (XIXème siècle), entre ses tours Romanes,
elle était d'architecture primitive. Voulue par les Clermontois, subventionnée par l'empereur Napoléon III,
l'achèvement de la cathédrale fut exécuté sous la direction de Viollet le Duc et ses collaborateurs, dans le style Gothique
tel qu'on le comprenait à l'époque. Il fallut démolir l'ancienne façade Romane, qui menaçait ruine, pour allonger la nef
de 2 travées et construire un massif de façade impressionnant qui surplombe la rue des Gras, rue des Degrés. De là haut
la vue porte directement sur le Puy de Dôme. Depuis la vieille rue des Gras, très animée, l'oeil monte vers la volée
de marches qui permet d'atteindre le niveau de la nef. Le tympan sculpté représente le Jugement Dernier. D'autres statues
animent cette façade, un archange au sommet du pignon, des Saints et des évêques dans les bases des tours. Mais le plus
réussi reste sans doute le dessin des flèches, décorées de gables et de clochetons ajourés, qui culminent à 108 mètres
au dessus du pavé. On ne peut plus imaginer une vue de Clermont sans le jaillissement de ces 2 flèches jumelles, de
couleur noire ou mauve selon le temps, qui dominent les toits de tuile des anciens quartiers.
- la Nef
Elle est formée de 6 travées dont les 2ères , à l'Ouest, ont été construites en (1874) sur
l'emplacement de l'ancienne façade Romane. Ce sont des copies conformes des 4 suivantes, qui datent du (XIVème siècle).
Ainsi rallongée, la nef offre toute la profondeur nécessaire à un bon équilibre architectural. Admirez, depuis la porte
d'entrée, la perspective des colonnes noires de la nef et du choeur, à travers lesquelles brillent les vives couleurs des
vitraux du déambulatoire. Chaque pilier de la nef est flanqué de colonnettes qui s'élancent, sans chapiteau intermédiaire,
d'un seul jet jusqu'à la retombée des croisées d'ogives, donnant à l'ensemble une grande légèreté.
Les clés de voûte culminent à 30 mètres de haut. La couleur noire de la pierre de Volvic augmente
l'impression de minceur des supports. Selon le schéma classique, au dessus des arcades principales se trouve un 2ème
étage constitué d'une galerie, le triforium, fermé par des arcades de pierre, puis le 3ème niveau de verrières hautes
qui donnent toute sa clarté à l'édifice. De chaque côté de la nef on trouve 2 nefs plus petites, les bas côtés, qui
supportent à l'intérieur la poussée des voûtes. L'ensemble date du (XIVème siècle), et son exécution est attribuée à
l'architecte Pierre de Cébazat, qui a également travaillé à l'édification de l'église Abbatiale de la Chaise Dieu,
Haute Loire. Enfin, pour les besoins du culte, une rangée de chapelles a été ajoutée de part et d'autre des bas côtés,
donnant à la nef une largeur sensiblement égale à sa largeur. Mais celle ci ne pouvait être rallongée davantage, à cause de
la pente du terrain. La porte d'entrée de la façade principale domine déjà de très haut la rue des Gras.
- le Transept
Le plan de la cathédrale est en forme de croix latine, dont les bras constituent le transept.
D'un style très dépouillé, celui ci est magnifiquement éclairé par 2 grandes roses qui surmontent une galerie également
vitrée. Le style du transept peut sembler austère. Des fenêtres ont été aveuglées lors de l'adjonction des tours des
portails Nord et Sud. Mais le contraste de leurs murs nus est saisissant avec les flots de lumière provenant des 2
grandes roses de 14m,50 de diamètre au dessus des 2 portes. Elles sont toutes 2 formées de 16 rayons principaux
dont les subdivisions présentent une géométrie différente. Elle sont inscrites dans un carré situé le plus haut possible,
juste sous la voûte. Le triforium court encore à mi hauteur, mais ici il est vitré vers l'extérieur, idée géniale de
l'architecte pour donner l'impression que les roses flottent au dessus d'une galerie de lumière. Du côté Nord, un escalier
tournant grimpe vers une salle du Trésor aux riches collections, puis jusqu'à la terrasse de la tour de la Bayette où de
nombreux visiteurs viennent chaque été admirer la ville, ses toits, la plaine de la Limagne et les Puys environnants.
Mais avant de s'engager dans l'escalier on peut voir le curieux Jacquemart de bronze qui a été enlevé à Issoire lors des
guerres de religion. Tous les quarts d'heure, Mars et Faunus frappent de concert sur une grosse cloche coiffant la tête
du Temps. Le système est un chef d'oeuvre de l'art horloger du (XVIème siècle).
- le Choeur
Construit par l'architecte Jean Deschamps vers (1248)-(1267), c'est la partie la plus originale de
l'édifice. Tout autour, un déambulatoire entouré de 7 chapelles présente une prestigieuse collection de vitraux
d'époque. Le choeur est relativement profond, 3 travées. On peut admirer les effets lumineux du soleil matinal à
travers les vitraux du déambulatoire et du transept. Après les 3 travées se trouve le rond point soutenu par 6 piliers.
Puis, comme dans la nef, viennent le triforium et les hautes verrières. Celle de l'axe, à l'Est, représente le couronnement
de la Vierge, rappelant la dédicace de l'église. La verticalité est soulignée par des colonnettes qui s'élancent d'un seul
jet jusqu'au voûtes, dans un style très en avance sur son époque, par sa hardiesse et son élégance, il préfigure le
Gothique Flamboyant. C'est évidemment cette partie qui a imposé le plan et le style du reste de l'édifice, construit
ultérieurement. Dessiné par Viollet Le Duc et mis en place en (1856), le Maître Autel Néo Gothique est entouré de 4
anges porteurs des instruments de la Passion, tandis que le tabernacle est surmonté d'une flèche élancée.
- le Déambulatoire
Si l'on y entre par le côté Nord, on remarque après le buffet de l'Orgue de choeur la porte de la
sacristie (XIVème siècle), en forme d'arc surbaissé et décorée d'une frise de feuillage sculptée en relief, qui préfigure
le style Tudor Anglais quelques (150) ans plus tard. La 1ère chapelle, St Georges, est carrée, et décorée de
fresques et de vitraux qui sont un constant rappel des croisades, dont la 1ère fut prêchée à Clermont par le pape
Urbain II en (1095), suivent 5 chapelles rayonnantes de forme Polygonale construites entre les puissants arcs boutants
du chevet. En levant les yeux, on peut admirer la façon dont les colonnettes et croisées d'ogives de ces chapelles
s'articulent avec les croisées de la voûte du déambulatoire. Dans l'ordre où nous les visitons, elles sont dédiées
successivement à St Austremoine, Ste Marie Madeleine, St Jean Baptiste, chapelle axiale, St Bonnet, Ste Anne. La chapelle
Axiale est celle du St Sacrement, on y voit la statue relique de Notre Dame, copie de la célèbre statue de N.D.de Clermont
jadis honorée dans le choeur sur le Maître Autel, et qui servit de modèle à toutes les Vierges Romanes
d'Auvergne avant d'être détruite à la Révolution. La chapelle Ste Anne est la chapelle funéraire des évêques de Clermont,
marbre de l'évêque Massillon.
Après ces chapelles Octogonales, magnifiquement éclairées de vitraux d'époque, viennent sur la partie
Sud de l'édifice 4 chapelles carrées, Ste Marguerite, Ste Agathe, St Pierre et N.D.d'Août. Celle dédiée à
Ste Marguerite contient actuellement ce qui reste de la merveilleuse statue du Christ Juge, qui dominait autrefois le
portail Nord. La chapelle de N.D.d'Août donne directement sur le transept et s'ouvre donc sur 2 côtés, elle
contient une Vierge couronnée qui accueille directement le visiteur venant de la Place de la Victoire. C'est l 'un des
points forts de la dévotion mariale à la cathédrale.
- les Bas Côtés
De chaque côté, Nord et Sud, la nef est flanquée de 2 nefs plus étroites et moins hautes, les
bas côtés. Ceux ci sont bordés d'une rangée de chapelles. Les voûtes de la nef sont soutenues sur les côtés, à l'extérieur
par les arcs boutants, à l'intérieur par les collatéraux ou bas côtés. A Clermont il y en a 2 de chaque côté, qui
reproduisent, avec des dimension réduites de moitié, la nef principale. Ils sont bordés par une rangée de 4 chapelles,
prolongée par une sacristie et une chapelle située sous la tour de façade. Celle du Sud contient une belle statue de
N.D.de toute grâce, celle de droite, les fonts baptismaux. Elles sont éclairées par 2 intéressants vitraux du
(XXème siècle) "Genèse et Apocalypse" dûs au Maître Verrier, Alain Makaraniez. Entre les 2 tours, l'imposante tribune
d'Orgue est soutenue par un arc, sous lequel se trouve le vestibule d'entrée de la cathédrale, ou narthex. Il est de
profondeur réduite car à cet endroit on ne pouvait donner plus de longueur à l'édifice, on domine déjà de haut la rue
ascendante des Gras. En remontant les bas côtés Nord, on observe un intéressant vitrail du siècle dernier représentant
le Roi St Louis à Clermont, y mariant son fils Philippe Le Hardi avec Isabelle d'Aragon (1262). Cette composition comporte
des anachronismes, mais elle est importante par le rappel d'un grand événement en ces lieux au (XIIIème siècle), et par la
part prise par le Roi à l'édification de la cathédrale.
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