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Biographies Chronologie - l'Horloge - le Mobilier - Evêques Horloge - Extérieur - Intérieur - les Orgues de St-Omer![]() En (1717) commence la construction de l’Orgue par les Frères Thomas et Jean Jacques Desfontaines, facteur d’orgues à Douai. Les frères Piette, maîtres sculpteurs
de St Omer construisent le Buffet. Pendant près de Des retouches plus ou moins heureuses sont apportées à l’instrument par Antoine Séquiès, de Lille. L’inauguration a lieu le - la MarseillaiseAllons enfants de la patrie. L’air de La Marseillaise aurait il été créé sur l’orgue de St Omer ? Tout un livre a été écrit par Philippe Parès, en (1974), qui fait état d’une vieille controverse à ce sujet. De plus, l’historien Robert Poinard, a réaffirmé que St Omer est à l’origine de l’hymne "National Français". En critiquant ses paroles guerrières, il ajoute que la musique elle même n’est pas de "Rouget de Lisle", mais un emprunt à une musique d’église ! Avant d’aller tenir garnison à Strasbourg, il avait été en poste à St Omer. C’est donc là qu’il avait entendu un "Oratorio" composé par le Maître de Chapelle de la Cathédrale qui se nommait Grison, sur le texte biblique du Livre d’Esther. Cet "oratorio" fut joué sur l’orgue et dans la, "marche d’Assurérus", on trouve, note pour note, la mélodie de la future, Marseillaise ! Cet air a dû lui plaire, peut-être l’a t il chanté, car il fréquentait les cercles musicaux de St Omer. A Strasbourg, il n’eut qu’à lui adapter d’autres paroles pour qu’il devienne, "Chant de guerre pour l’Armée du Rhin" et finisse par être l’"Hymne National Français". - Vue généraleDans le style baroque, du portugais barocco qui signifie "perle irrégulière", plus rien n’est guindé, froid, rigide, austère. Au contraire, tout tourbillonne comme une danse.
Les vêtements des personnages, toute statue est saisie dans l’instant et le mouvement précis qui enseigne, signifie et démontre. Il s’agit de redonner courage et joie à
tout le peuple des croyants ! Certes, ce style sera plus près du décor théâtral que de l’architecture aux Le buffet est le fruit du travail collectif d’une famille de sculpteurs et de menuisiers Audomarois, les Piette. Le 17 Février (1716), le Chapitre conclut un marché avec
les Piette en vue de la fabrication d’un buffet pour le nouvel orgue, le délai est de Le buffet du grand orgue de la cathédrale N.D.de St Omer est parmi ceux qui subsistent en France, l’un des plus beaux de sa génération. Dès le (XVIIIème siècle), il suscita l’admiration des contemporains, celle notamment d’un Anglais de passage dans la ville, Charles Barney, qui l’évoqua dans un ouvrage publié en (1771) sur la situation de la musique en France et en Italie. Au siècle suivant, Aristide Cavaillé Coll, dont la compétence dans ce domaine ne peut être mise en doute, n’hésitait pas à le reconnaître comme un des ouvrages les plus remarquables de son temps. Cette opinion est partagée au (XXème siècle) par Georges Servières, dans une étude sur la décoration des buffets d’orgue, cet auteur le considère comme un des plus magnifiques travaux de menuiseries et de sculpture sur bois qu’ait produit l’art des huchiersNord. De même Norbert Dufourcq lui accorde une place importante dans le livre fondamental qu’il consacra à l’"orgue français". Le visiteur qui pénètre dans la cathédrale par le portail Nord est d’abord séduit par le climat de recueillement et de paix, propre à toutes les églises
Gothiques. Mais après quelques pas, s’il se retourne, il n’en croit pas ses yeux. Le spectacle est saisissant. Et cette fois, ce n’est plus la pierre qui parle à son
coeur, c’est le bois, le bois chaleureux, le bois de chêne qui fleure bon la cire familière, et il se sent environné, pris, saisi. Des personnages sont là, qui lui font
signe, et pour peu qu’il lève la tête, il se sent emporté dans un tourbillon de corniches curvilignes, de tourelles, d’entablements, d’arcades, d’angelots musiciens,
d’où jaillit une forêt de tuyaux d’orgue qui pointent vers le ciel. - le BuffetRegardons le portique qui porte l’instrument, les colonnes cannelées, décalées en oblique, sont au nombre de C'est St Paul, l’Apôtre des nations Païennes, qui symbolise cet aspect. Regardez le donc, appuyé sur l’instrument de son martyre, il a péri par le glaive, chevelure et barbe fleuve, la tête inclinée, il regarde son jarret. C’est que ses jambes amorcent un départ, on dirait même un pas de danse, il nous semble qu’il va bondir. Et Pierre, brandissant les cléfs du Paradis dans une attitude très déclamatoire. Remarquez le drapé fluide et ondoyant du vêtement de St Pierre, rappel de l’Antique, qui laisse deviner que les Piette avaient reçu une solide culture classique, peu commune chez les sculpteurs de province. Au Au - les AngesLes - Jésus EnfantMais, planté sur la terre, voici l’Enfant Jésus. On le dirait propulsé par la trouée de Lumière. Il est là, aérien, intemporel, il a déjà les attributs du Ressuscité du matin de Pâques, l’auréole triomphale ceint sa chevelure, et de la hampe de la croix, qui est l’Etendard Pascal, il vise la tête de l’antique serpent. Pourquoi donc ce Jésus Enfant, frêle et léger, et non pas le Christ en croix, le Christ enseignant, le Christ Pantocrator, le Christ du Jugement Dernier. Sans doute pour évoquer ce que la théologie appelle, "le Mystère de l’Incarnation" et pour nous redire que le Fils de Dieu est bien celui qui est venu dans l’humilité, batir son église. Les hommes sont représentés, au milieu du buffet, par un globe terrestre tout rond et tout bleu, posé comme en équilibre sur la tourelle centrale, et tout irait pour le mieux, s’il n’était pas encerclé, enserré, étouffé, par le Serpent du Mal. A gauche, la Foi est représentée par ce personnage qui propose une grande et belle croix toute enveloppée d’or. A droite, l’Espérance, regardez cette femme qui symbolise l’Espérance Chrétienne, regardez le geste énergique et expressif qui est le sien, de la main droite, elle fait fi des espérances humaines, elle les rejette. Elle nous dit : "Si vous ne mettez votre espérance que dans l’Argent, le Plaisir, la Puissance, l’Orgueil et autres voies en impasse, vous êtes perdus! Prenez plutôt cette ancre d’or que je vous tends, c’est l’Espérance. Elle opère votre ancrage dans la Vie Eternelle". La Charité, regardez ce petit orchestre de Chérubins, tous ces angelots musiciens qui ont la vivacité joyeuse et le visage attentif que les Piette ont donné à la plupart de leurs personnages. Ils chantent à pleine voix, ils jouent de la guitare, de la viole de gambe et du violon, sous l’impérieuse baguette d’un petit chef d’orchestre. A ce même étage, au dessus des portes latérales, il y a aussi d’autres putti, non musiciens cette fois, qui présentent les cartouches aux armes du chapitre
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