Glossaire -
Biographies Chronologie - Evêques Intérieur - Extérieur - Vitraux - l'Horloge Astronomique.![]() Conrad Dasipodius
élabore et fait construire par l'horloger Isaac Habrecht la
Dasipodius, un adepte de la nouvelle théorie héliocentrique du Monde de Nicolas Copernic (1543), il place du côté gauche de l'horloge, sur la tourelle des poids et à la même hauteur que l'Astrolabe, une représentation en pied, de Copernic. Cette allusion à la nouvelle théorie du Monde, condamnée par l'église, et affichée publiquement sur l'horloge, révèle sa liberté de pensée, qui n'a pu s'exprimer que parce que la ville était à cette époque Protestante. L'astrolabe montre la véritable position des Astres, tels qu'ils sont vus d'un point de la Terre. La représentation géocentrique du Monde est fausse, mais la représentation géocentrique du Ciel est juste. La représentation des Astres sur un cadran astrolabe géocentrique est plus riche en indications astronomiques que sur un cadran héliocentrique. Pour nous terriens, les informations pratiques vues sur le cadran, nous montrant la position de notre système Solaire, sont assez relatives, positions des Planètes les unes par rapport aux autres et par rapport au Soleil. Il est donc difficile de faire une lecture correcte des positions des Planètes dans l'elliptique, a cause d'erreurs de parallaxe variables en fonction du diamètre du cadran planétaire. L'astrolabe géocentrique, présente l'avantage de donner pour un point géographique, des informations pratiques, d'un usage quotidien et immédiat. La combinaison des positions de l'écliptique et des aiguilles représentant les différents Astres, donne les informations suivantes. Des Automates qui
chaque jour à Midi, se mettent à bouger, un
Ange tape - L'Elliptique seule. - Le Soleil. - La Lune. - Les Eclipses. - Les Planètes. Ainsi l'astrolabe géocentrique constitue une exceptionnelle synthèse de notre environnement quotidien, et représente l'un des instruments scientifiques les plus fabuleux conçus par l'esprit de l'Homme. Gardons nous de taxer l'astrolabe de conception fausse et rétrograde et d'un autre âge, la représentation du Monde, tel que nous le voyons de la Terre garde toute sa valeur. Rappelons que ces observations, sont à la base de nos repères temporels et calendaires, heures, jours, mois, années, dates. - Pourquoi une horloge dans les Eglises ?.Au (XVIème siècle), il y avait peu d'horloges en raison de leur prix élevé, en posséder une, était un signe de richesse et de fierté , elles se trouvaient dans les Châteaux, les Monastères et les Eglises où elles réglaient la vie des hommes. Dans son livre L'heure qu'il est David S. Landes parlant de l'horloge de Cambrai, avance une autre raison, d'après les écrits de la cathédrale de cette ville, l'horloge astronomique, la Merveille de la région était devenue matière à évocation, à mystère et à rentabilité. Il ne faut pas oublier qu'une, horloge miracle, attirait les Pélerins, Touristes du Moyen Age, et constituait donc une source de revenus, nouvelle ou complémentaire, des reliques religieuses qui restaient jusqu'alors le meilleur atout qu'une église pouvait posséder. Il faut aussi se
rappeler que nous sommes au (XVIème siècle),
époque où s'opère une véritable
révolution dans la conception de l'Univers. On admettait
jusque là, à la suite de l'astronome grec
Ptolémée que la Terre était le centre du Monde,
opinion basée sur le mouvement apparent des Astres, que
semblaient confirmer certains textes bibliques. Le polonais Nicolas
Copernic (1473)-(1543) démontre le double mouvement des
Planètes sur elles-mêmes et autour du Soleil. Thèse
qui fut reprise un peu plus tard par Galilée (1564)-(1642).
Celui-ci fut le Nous noterons
cependant, que Bruno Giordano, moine Dominicain, est mort sur le
bûcher en (†1600) pour avoir critiqué Aristote. De ceci
découlent - l'Oeuvre de Jean Baptiste Schwilgué.Dans l'autre conception plus moderne, plus proche de la réalité, le Soleil est le centre de l'Univers, Strasbourg, Beauvais. Un jour que le suisse de la cathédrale, après avoir présenté à des visiteurs l'horloge immobile et muette, concluait que personne ne pourrait plus jamais la remettre en marche, un garçon lui lança, Eh bien "! moi, je la ferai marcher !" Il s'agissait du jeune Jean Baptiste Schwilgué (1776)-(1856) qui allait consacrer son existence à acquérir en autodidacte toutes les connaissances nécessaires à une telle entreprise. Devenu
ingénieur mécanicien, il fut enfin chargé,
à l'âge de |